Page 831 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap   .VI .                    LE    CANTIQUE DES                 CANTIQUES.                                      364
                                                                   38
                  c Cant . 3.5.
                                     8   37 Filles de Jerufalem ,    je vous | neaux d'or, où il y a 2 des chryfolites en-  62 Ou , des turquoises
                  37 Voi fus ch. 1. 5. &                                                                64
                                              fi vous trouvez mon bien-ai-     chaffez : 63 fon ventre eft 4 d'yvoire bien Tris, comme Exod.23 .
                 2.7. & ce qui y eft re- adjure ,
                                                                                     65                                  y. 20.
                 marqué.
                                  mé4°quevous lui rapportiez : & quoi?        poli , "s couvert de faphirs.
                  38 C. je vous recom-                                                                                    63 H. fes entrailles:Mais
                 mande & obtefte fur la 41 Queje me pafme d'amour.               15 66 Sesjambes comme des piliers de    iciil les fautprendre pour
  :              foi & leferment quevous                                                                                 leventre & la poitrine où
                 devés à Dieu : C'eft ce  9 42QU'EST - CE deton bien-aimé     marbre , fondez fur des foubaffemens       elles fe renferment : Et
                 que dit l'Epoule ,apres 43 plus que d'un autre , ++ô la plus belle  de fin or : "7fon port eft  comme le Li-  par là s'exprime la ten-
                 s'étre échappée des gar-                                                                               dreffe & la pureté des in-
                                                                                                                        clinations & des affe-
                 des & de leurs rondes , d'entre les femmes? 45 qu'est-ce de ton  ban , 69 exquis comme les cedres.
                 cherchant entre les vrais                                                                              Alions de l'Epoux , c.de
                 fideles & parmi les Egli- bien-aimé plus que d'un autre , que tu  167 ° Son palais n'eft que douceur : fon amour, de fa grace &
                 fes particulieres , du fe-
                 cours & de la confola- nous as ainſi adjurées ?              bref   tout ce qui eft en lui est autant de de fes compaflions. Voi
                                                                                                                        Luc 1. 78. 2 Corint. 7.
  146
                 tion.
                                     10 4 MON bien-aimé         eft 47 blanc,                                            .15.Philipp. 2. 1 .
                  39 Comme fi elle di-                                        fouhaits. Teleft mon bien-aimé , 72 tel    64 H.la refplendeurdela
  2
                                                                                                                        dent , aff. de la dent d'ele-
                 foit, Quand vous com- & vermeil, 4 un port'-enfeigne choifi  eft mon ami , filles deJerufalem .
                                                                                                                        fant: C'est pour denoter
  ET             paroiffes devant lui en 49 d'entre dix mille .                                                       65 C. orné & decoré defa-
                vos prieres , repreſentés                                     l'yvoire le plus net , leplus éclatant & le mieux poli.
                lui le trifte & lechetif é-  11 Sa tefte est un 5° tres-fin or : fes  phirs : Et parce qu'il yen adedeux fortes , les uns bleus & les autres blancs , quibrillent
                tat où je fuis reduite,                                       à peu prés comme des diamans , il faut ici entendre les blancs , pour marquer la candeur &
                                                                               pureté de l'Epoux. Voi touchant le faphir Job 28. 6.  66 Sous ce nom il faut en-
                foupirant apres fa miferi- flocquets  crefpelus, s noirs comme un  la
                corde , & fouhaitant qu'il                                    tendre generalement , les cuiffes , les jambes & lespieds , depuis la hanche enbas , quifont
                                 corbeau.
                veüille guerir mes playes;                                   les organes & lesparties qui foûtienent tout le corps , le portent & le meuvent de lieu à autre :
                & lui declarés que je  12 d Sesyeuxfont 53 comme ceux des    Cétemémecomparaifon s'employe aufli Apoc. 1. 15. Voi Pf . 147. 10. La force, la vertu ,
                tombe en fyncope & en                                        laverite&lapuiffance deJefus Chrift , de laquelle il brife la tête du ferpent ancien , & affifte
                defaillance s'il me faut colombes 54 fur les ruiffeaux des eaux  continuellement fonEglife contre tous les ennemisde fon falut, s'accompare ici à des piliers
  !
                attendre plus long- tems,                       56           de marbre , fondés fur desfoubaffemens d'ormaffif& bien épuré , pourfinifier lapureté , la
                ax étre davantage privée courantes  5 lavez en du lait ,  &comme  folidité, la conftance , la fermeté & l'inébranlable vertu des promeffes & des œuvres du Sei-
                defa favorableprefence.  enchaffez en des chatons d'anneau.  gneur, ouï méme contre lesportes de l'enfer : C'eft pourquoi il fe nomme la pierre fur la-
                 40 H. que lui rapporte-                                     quellefon Eglife eft edifiée , Matt. 16. 18. 1 Pier. 2. 6.  67 Ou, fon maintien. D'au-
                                                                                                                    68 C. élevé, honorable, agrea-
                                                                                 fon regard : Onpourroitaufli traduire , ſaſtature.
                rés-vous ? Queje me på  13  $ 7 Ses jouës font comme un par-  ble & de bonne odeur, comme le mont Liban , fameux & riche en plantes nobles , oucom-
                me , &c.
                41 F. Quejefuis malade quet de drogues aromatiques , &  com-  me les plus beaux arbres qui croiffent au Liban , defquels voi fus ch. 4. 8.  69 H. &F.
 TR
               d'amour : Car l'amour me tourelles d'odeurs :  9 fes levres font  choifi comme les cedres , c.beau & agreable comme des cedres d'élite : Les chofes , qui fur-
               poffedant eft content &                                       montent lesautres en grandeur & en beauté , font celles que les hommes ont coûtumede
               gai , mais l'attendant & comme  du muguet , 6 ° diftilantes la  trier & dechoisir , & aufquellesilsdonnent la preference.  70 C. La parole , fon di-
               le traversé, produit beau-                                    fcours , (comme Prov. 5. 3. & 8.7.) fes enfeignemens , fes confolations, fes promeffes ac-
               coupd'angoifle , detrou- myrrhe franche.                      compagnées de l'efficace de fon Elprit , qui font comme le fouffle & l'haleine de fa bouche.
               ble, de douleur & de tri-                                                             71 H.il cft tout defirs , commeil eft dit de Dieu qu'il
                                    14 ❝  Ses mains font comme des an- Voi Rom. 15.4. Coloff. 3. 16 .
               fteffe.                                                              I
                                                                             eftcharité 1 Jean 4. 8, 16. c. qu'il n'y a rien en lui qui ne foit tres aimable, tres-defirable
                42 Céte demande tend ce ſemble à éprouver laperfeverance de l'Eglife en la vraye connoif-  & tres-fouhaitable: Et veritablement tel eft Jefus Chrift à fon Eglife & àtous les élûs; mais
               fance deJ. Chrift, ou bien à declarer que c'eft de l'Eglife méme & en facommunion , que cha-  quant aux méchans & aux reprouvés , il eft folie & fcandale, 1 Corint. 1. 23. Voi Pf. 22.7.
               que particulier fidele apprend à connoîtreJ. Chrift : On le peut aufli entendre de tels membres  Efa. 52.14. & 5 3.2.  72 Parcesparoles l'Epoufe conclud l'excellente defcription de
               de l'Eglife qui n'en font pas encore tout-à-fait inftruits, & qui defirent d'enétrecatechifés.  fon Epoux, pour le relever au deffus de tout autre.
                43 C. plus que d'autres amis , qui font auffi cheris & bien voulus , (voi fus v.1 .) comme les
               Patriarches, les Prophetes, les fideles Miniftres del'Evangile,qui n'ontpoint l'Epoule, maisfont
               les amis du marié, &font tout réjouis d'entendre la voix ,Jean 3.29.  44 Voice qui eft
  G
               annoté fusch. 1.8. & remarque que l'Epouſe, pour avoir été battue & fort bleflee (fus y. 7,8.)  CHAP.  VI.
               étant tombée dans l'obſcure nuit de la perfecution , ne laiffe pas de demeurer laplus belle d'en-
               tre les femmes. Voi Heb. 11. 26.  45 La reiteration de céte demande fert à marquerle
                                                                              Les compagnesde l'Epouse s'informent d'elle touchant le départdefon
              grand defirqu'elles ontdebien connoîtreJ. Chrift , & d'en ouïr une parfaite deſcription.
               46 C'eft la réponse que donne l'Eglife à celles qui lui demandoyent fus v. 9. quel étoit  Epoux , v. 1. Elle leur marque où il est allé , 2. L'Epoux décrit la
                                                                            beautéde fon Epouse , 4. & lavifite de fon jardin , 11. Il conviefon
              fon Epoux, &la profopographie qu'elle en fait.  47 Ces deux couleurs bien tempe-
                                                                            Epouse a for, 13.
              rées en quelqu'un, concourent à la conftitution d'une parfaite beaute : Le blanc eft l'em-
              bleme de la pureté & de la gloire triomphale : Car autrefois les victorieux étoyent au jour
              deleur triomphe vêtus d'habits blancs : Ils font donnés tels aux Anges en leurs apparitions,  I          1 Ce
                                                                                        laplus belle d'entre les fem- des filles de Jerufalem,
              àJefus Chrift en fa transfiguration, & aux Saints en leur gloire , Matt. 28.3. Act. 1.10 . Matt.  OUEST allé ton bien-aimé,  ce font les paroles
              17.2. Apoc. 6. 2, 11. & 19. 14. Lerouge ou levermeil nous conduit au Sacerdoce deJefus                  defquelles il eft parlé fus
                                                                            mes ? De quel cofté 2 a tiré ton bien- ch.5.8 , 16.
              Chriſt , qui nous alavés de nos pechés en fon fang, Apoc. 1.5. & 19.13 . & Ela . 63. 1, 2, 3 , &c.       2 Ou , a tournétête, ou,
              Le blanc & levermeil ont deu fe rencontrer & en fa perfonne , par la conjonction perfonnel-
  121         le des deux natures , divine & humaine , & en ſon merite , par la pureté de fon obeïflan-  aimé ,  ³ & nous le chercherons avec  dreffefaface, en te qui-
                                                                                                                      tant pour aller ailleurs.
              ce , & par la plenitude de la fatisfaction qu'il a fournie pour nous en l'effufion de fon
                                                                           toi?
  188         fang: Aufli eft-il venu par cau & par fang ; par le fang pour expier notre criminauté , &                3 Ou , comme F. afin
              par l'eau , pour laver & pour blanchir nos taches , 1 Jean 5. 6.  48 Lemot H. fem-
                                                                              2 +MON bien-aimé         eft defcendu que nous le cherchions : Les
              ble valoir autant que banneret , ou celui qui hauffe la baniere : Et c'eft une metafore ti-             filles de Jerufalem ayant
              rée du port'enſeigne & de fon drapeau , qu'on peut voir au deflus de tous ; pour finifier  ❝ enfon verger , 7 aux parquets des dro- entendu les louanges que
              que Jefus Chrift furpaffe en eminence & en dignité les plusfublimes des creatures , puis qu'il          l'Epoufe avoit données à
              eft le Chef de toute l'Eglife , non moins militante que triomfante , & qu'il porte enla main.gues aromatiques ,  pour paiftrefon trou-  fon Epoux ,furent émuës
             &foûtientfeulpar fa puiffance divine , l'enfeigne ou la baniere du S. Evangile , Efa. 11. 12. &  9 és  10 & cueillir du  par là à s'informer de lui
             49.22. Onpourroit aufli traduire , il eft orné de la baniere de dix mille.  49 Ou , entre dix  peau  vergers ,  mu- jufques à deux fois , pour
                                                                                                                      ainfi témoigner la fer-
             mille ,fans y joindre le mot choifi , qui n'eft pas au texte , ou , furdix mille, c.fur plufieurs  guet.  veur de leur zele , & lui
             milliers, unnombre defini & certain fepofant pour un grand nombre & indefini : Et c'eft pour
             dire qu'encore que J. Chrift ait une armeeinnombrable d'elûs fousfoi, (Apoc.7.9. & 19.14.)  3 "Je fuis à mon bien-aimé & mon promettre de fe vouloir
                                                                                                                     auffi mettre en quête
             il les furmonte pourtant tous en dignité & en autorite , comme leur General, leur Prince & leur  bien-aimé est à moi ,  lequel paiſt fon pour le trouver, & d'étre
             Chef: Car il fe trouve qu'au ftyle de l'Ecriture l'enfeigne ou l'etendart étoit en la main du Ge-
                                                                                                                     rendues participantes de
             neral Jof. 8. 18, 26. & aujourd'hui en quelques republiques le fupreme Magiftrat s'en appel-  troupeau parmi le muguet.
             le le Gonfalonnier.  so Icifejoignent deux motsenfemble , dont les H. ont coûtume                       fesbenedictions & de fa
             defefervirpour exprimer le meilleur or, chethem & phaz: Et c'estpour finifier combien eft gran-  4 a13 MA grand' amie tu es belle grace : Telle eft l'efficace
                                                                                                                     dela predication du S. E-
             de la gloire de Jefus Chrift, confiderépar l'eternelle divinite de fa perfonne & la durée non
             moins majeſtueuſe que perpetuelle de fon regne , Dan. 7. 14.  51 Ou,frifes & boucles.                   vangile au cœur de tous
                                                                          les élus. Voi Act. 2. 37. & 4.4. & 11. 20, 21.  4 L'Epoufe , qui avoit premiere-
              52 Ou, reluifans : Et ceci encore fert à la defcription de la beauté: Car ancienement les
  民          cheveux noirs étoyent reputés un des grands ornemens des jeunes hommes : Et en effet ce  ment cherche fon Epoux , & ne l'avoit point trouvé , fçait maintenant où il eft, & en
             font des marques de chaleur & de force.  d Cant. 1. 15. & 4. 1.  53 Sus ch. 1.  inftruit & informe les autres : Tellement que nous voyons ici accompli , cequepromet
                                                                          Jefus Chrift Matt. 7.7. Cherchés & vous trouveres. Voi Deut. 4. 29.  5 C'est une
              .15.& 4. 1. des yeux de colombefont auffi donnés à l'Epoufe ; mais ici ceux de l'Epoux fini-
                                                                          allufion à la fituation des jardins de Salomon , qui étoyent au bas de Jerufalem ; au
             fient tant la netteté defon jugement Ela. 11.3 . que fon regard aimable & gracieux Dan. 10. 6.
                                                                          lieu que fon palais étoit fur la croupe de l'une de fes montagnes. Voi Nehem. 3.15.
             desyeux font donnés à J. Chrift ſemblables à des lampes de feu , & Apoc. 1.14. comme des
                                                                           6 Le jardin de Jefus Chrift c'eft fon Eglife , comme fus chap. 4. 16. & 5. 1. C'eſt là
             flammesdefeu ; bien plus vifs que ceux d'Augufte, & bien plus perçans & plus fixes que ceux
                                                                          où il le faut chercher , & c'est là qu'il le trouve.  7 Ou , aux quarreaux des plan-
             qu'un ancien Philofophe donnoit à la juftice en la defcription qu'il enfaifoit , pourfinifierque
                                                                          tes aromatiques : Et il femble que fous ce nom il faut entendre la multitude & la fo-
             toutes chofesfont nues & decouvertes à fes yeux & qu'il meten evidence les chofes cachées des
                                                                          cieté des croyans , au cœur defquels , comme en un bon terroir, eft femée la bonne &
             tenebres, & qu'il penetre juſqu'au fond des cœurs , 2 Chron. 16. 9. Pf. 11. 4. & 90.8 . & 94.
                                                                          odorante femence de l'Evangile , Matt. 13. 8, 23. C'eft là le jardin de delices de l'Epoux ,
              . 9.Jerem. 16.17 . Heb. 4. 13.  54 Oufimplement , fur les ruiffeaux d'eau , fans yfup-
                                                                          où il eft toûjours prefent par fa Parole & par fon Efprit , & il y prend fon plaifir aux
             pléer ce mot de courante , parce qu'à parler proprement les ruiffeaux ne font & ne fe forment
                                                                          bonnes & aux faintes œuvres des fiens , comme feroit un homme en fon jardin aux lits
             que d'eau courante : Et c'eft l'eau que cherchent les pigeons tant qu'ilspeuvent , tantpoury
                                                                          & aux parterres qui feroyent femes & plantés de toute forte de plantes exquifes & de
             prendre dugravier, que pour s'y baigner & y étancher leur foif .  55 C.aufli blancs &
                                                                          belles fleurs : On pourroit auffi entendre ce jardin de la gloire celefte & eternelle , où
             nets ,en ce qu'ils doivent avoir de blanc , & en leurs paupieres, que fi on les avoit lavés de lait.  Jefus Chrift eft defcendu de fa croix , où il le faut chercher par la foi Coloff. 3. 1. & où
             Confere Gen. 49.12.  56 H.pofés au remplacement , c. qu'ils font beaux, éclatans, vifs &
                                                                         le poffedent les biens durables d'incorruption & d'immortalité, finifiés ordinairement en
             fixes tout enſemble , & femblables à despierres precieuſes & brillantes , montées & enchaf-
                                                                         ce livre, par les plantes & les drogues aromatiques , parce que leur proprieté eft de re-
            féesartiftement en des bagues d'or.  57 C. quefon regard ou fon vifage appliqué par  fifter à la putrefaction.
            la foi en céte vie , & par la veue en l'eternelle , a en foi la plenitude de la vie & de la joye , Pf.  8  C. pour avoir communion avec les élus , y mangerde
                                                                         fes fruits delicieux fus chap. 4. 16. & auffi les repaître & raflafier eux-mémes de fa gra-
            16.11. & 17.15. & 42. 6. Etant remarquable que la face deJ. C.fecompare à un quarreau ou
                                                                         ce, & leur communiquer les dons de fon Efpric : Ontre qu'il paîtra eternellement les
            un parterre de drogues aromatiques , quine font pas feches &fletries , mais chargées defeuil-
                                                                         fiens dans le ciel , & les y menera auxvives fontaines.  9 C. dans les Eglifes & les
            les & de fleurs qui rendent une tres-bonne odeur : Et c'eft pour mieux exprimer , combien
                                                                         aflemblées particulieres des fideles, comme fus ch. 5. 1. Auffi le ciel des bienheureux fe
            foueves, agreables & douces font les graces & les bienfaits deJefus Chrift , dont tousfes élus
                                                                         peut exprimer par des vergers au pluriel, parce qu'il y a plufieurs demeures , Jean 14. 2.
            font rendus participans , en céte vie par la foi , & en l'autre par la veue. Voi fous ch. 6. 2.
                                                                          10 F. & pour raffembler les lus , c. pour recueillir & raflembler à foi fes élús, qui font au
             58 Ou, comme des tourettesde drogues odorantes , c. ou comme des berceaux dreffés en forme
                                                                         monde comme des lis entre les épines , fus chap. 2. 2.  II C'est la fuite & l'effet
            de tours dans les jardins pour les plantes aromatiques ; ou comme ces boettes d'apotiquaires
                                                                         du mariage mystique de Jefus Chrift avec fon Eglife , comme il fe fait au mariage une
            & des droguiftes , faites ainfi que de petites tours , dans lesquelles ils gardent leurs fines épi-
                                                                         tradition reciproque de corps entre ceux qui le contractent , 1 Corint. 7.4. Etici l'Epou-
            ces, leurs precieux parfums & leurs drogues aromatiques.  59 C. quefes levres rendent
                                                                         fe fe réjouit au fujet de l'amour & de la paix renouvellée entre fon Epoux & foi , au
            une odeur douce , commecelledes lis oudu muguet & dela myrrhe tout enfemble : C'eft
                                                                         regard de fes foibleffes precedentes , par lefquelles elle lui avoit témoigné un peu trop
            pour finifier la pureté , la douceur agreable & confolante , & la bonne odeur deles enfeigne-
                                                                         de fioideur , & donné une jufte caufe d'alienation : L'Eglife tient encore ce méme di-
            mens & de fa Parole.  60 C. que commegrace merveilleufe eft épandue fur fes levres fcours fus chap. 2. 16. &fous chap. 7. 10. mais en unfens un peu different , ou du moins
            Pl. 45. 3. Efa. 50. 4. auffi les paroles pleines de grace & deverité qui en fortent Luc 2. 12.  pour une autre fin.  12 C. qu'il conduit fon troupeau non feulement dans un pâ-
            Jean 1. 14. reffemblent à del'huile compofée de myrrhe &de muguet oudelis.
                                                                         turage fort fain, mais aufli fort agreable & fort delicieux , comme s'il étoit parfemé de
            61 D'autres, ily a des anneauxd'or àfesmains: pour finifierles pierres precieuſes & lesglorieu-
                                                                         muguet ou de lis , au plein raffafiement & à l'eternelle confolation de fes brebis.
           fés œuvres de l'Epoux: Ainfi le nomdemains, feprend pour l'operation &le pouvoir 1 Chron.
                                                                         a Pf. 45.12. Cant. 1. 15. & 4. I.  13 L'Epoux ayant trouvé fon Epouſe , ou plû-
            29. 12. & 2 Chron. 20. 6. Et d'ailleurs comme la main eft l'embleme de la poffeffion &dela
                                                                         tôt s'étant laiffé trouver à elle , la recommende & la loue à raifon de la multiplicité des
           diftribution , ceci peut finifier que J. Chrift a enfa main tous les precieux joyaux des donsde
                                                                        dons &desgraces dont elle eft ornée par lui. Voi ſus ch. 4. 1.
           fon Efprit , & qu'il en eftun très-liberal diſtributeur aux fiens.
                                                                                                          comme
                                                                                     Ppp 4
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