Page 827 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap . III .                    LE    CANTIQUE             DES     CANTIQUES.                                      362
                                                                                                              61
                                  par les montagnes , & bondiffant par les       15 6° PRENE Z-nous       les " renards  60 Ce peut étre une
                                                                                                                        promeffe de J. Chrift, &
                                  montagnettes.                               & les renardeaux , qui gaſtent les vi-    qu'il ordonnera un jour
                                                                                     62                                 à fes Anges de renverfer
                                    9 Mon bien-aimé eft femblable au                    depuis que nos vignes font
  K                                                                           gnes ,
                                                                                                                     en & détruire les tyrans &
                                  chevreul , ou au fan desbiches : le voila   grappe.                                   les perfecuteurs , Pf. 80.
                                                                                                                         . 14. Ou un comman-
                  33 Quoi que l'Eglife ne qui 33 fe tient derriere 34 noftre muraille:  16 63 MON bien-aimé eft à moi ,  & dement qu'il adreffe aux
                Yoy partout plein, 35 il regarde par les feneftres ,
                fus Chrift  à                                        fe fai-  jefuis à lui : "+ il paift fon troupeau parmi pateurs aux docteursde
                ce qui s'obtiendra feule- fant voir à demi 37 par les treillis.  le muguet .                            fideles Magiftrats, com-
                ment au ciel 1 Corint.
                                                                                                                        meauxgardiens des deux
                13.12. elle ne laiffe pas
                                    10 3 Mon bien-aimé 39 a pris la paro-
                                                                                17 dos Devant que le vent du ferein
                de fe l'appliquer par la                                                                                tables de la Loi,de repri
  4a                                                                                                                    mer les herefies & les
                foi &defentir les favora- le , & m'a dit , 40 Leve-toi , ma grand ' a-
                                                                             fouffle , & que   les ombres  s'enfuyent , fchifmes , qui troublent
                bles effets de fa gracieufe mie , ma belle , & 4¹ t'en vien .
                prefence, 1 Pier. 1.8.                                       ❝7 retourne , mon bien -aimé : " fais com- la paix de l'Eglife , & ne
                 34 La muraille de l'E-                                                                                s'excitent qu'a fa ruïne :
                                    II   Car voila 42 l'hyver eft paffe ,
                glife eft une muraille de                                    me le chevreul , ou le fan des biches 69 fur LesMagiftrats doivent te-
                                                                                                                       nir en bride, l'infolence
                                                             &
                                                                   s'en
                feu ,puis que cen'eftau- 43 la pluye eft changée , &  s'en eft  les montagnes  fenduës .               desheretiques, & les Pa-
                tre chofe que la garde & allée.                                                                        fteursdoiventvigoureufe-
                la protection que Dieu
                                                                             ment s'opposeràleurs erreurs & les refuter, & ainfi les prendre & lesattraper par unechaffe
                lui faitreffentirpar le mi-
                                    12  Les fleurs +5 apparoiffent en la
                niftere defes Anges. Voi                                     heureufe & falutaire , ( où le pris & le prenant profitent également ,) aux pieges & auxchauf
                                                                             fetrappes de la verite : C'eft en méme fens qu'un ancien a ditqu'il faut lapider les hereti-
                2 Rois 6. 17. Pl. 34. 8. terre , 4 le temps des chanfonnettes eft  ques avec les pierres qui fe tirent de la carriere des Ecritures.  c Ezech. 13.4. Luc 13.
                Zach. 2. 5. Et ce mot no-                                    V. 32.  61 Ces animauxfort rufesgâtent les vignes, en en mangent les grappes : Ainfi
                 muraille ,marqueque venu , & la voix de la tourterelle a déja
                tre                                                          gâtent l'Eglife &ruïnent la religion , les feducteurs , les heretiques & les conducteurs vicieux
                céteprotectionparticulie- efté ouïe en noftre contrée.       de L'Eglife: Ils s'accomparent aux renards , ici & ailleurs , Ezech. 13.4. Luc 13. 32. en par-
                re eftpropre à l'Eglife, &                                   tie à caufe de leurs rufes à cauteleufement feduire 2 Corint. 11. 13. & en partie à cause du
                n'eftque pour elle. D'au-  13 47 Le figuier + a jetté fes figons, &
                                                                             dommage qu'ils font ; car leur parole ronge commeunchancre , 2 Tim.2 . 17. Et il y a long-
                                              50
               tres pretendent queJelus 49 les vignes sofont en grappe , &  ¹ren-  tems qu'on les a dit ſemblables aux renards de Samſon , entant qu'étant divifés de fentimens
  13
                                                                            & de têtes , ilss'accouplent neanmoins par la queue , pour porter leur embraſement par tout,
               riere la muraille , pour dent odeur. Leve-toi , ma grand ' amie,  Jug. 15.4, 5. Voi une femblable defcription & avertiffement Jerem. 12. 10. Ephef. 4. 14-
               exprimer une commu-                                          Tit. 1. 10, 11. Heb. 13. 9. 2 Pier. 2. 1, 12.  62 Ou, tandis que nos vignes bourgeonnent.
               nionplus étroite avecfon ma belle, & s2 t'en vien.           Voi du mot H. fusy. 13.  63 Cefont les parolesde l'Epoufe , comme fous ch. 6. 2. &
               Eglife, que lors qu'ilétoit                                  7. 10. pour dire qu'il y a entr'eux unecommunauté conjugale de tout, par laquelle elle fe
               encore plus éloigné , &  14 53 Ma colombe ,  qui te tiens és  donneà fon Epoux , &fonEpoux à elle , ¬amment ellele reconnoîtpour fon Berger &
               qu'il venoit fautant fur fentes de la roche,  s és cachettes de con-  feprofeffe d'etre fon troupeau , voilà pourquoi elle ne peut avoir faute de rien , Pf. 23. 1 .
               les montagnes fus v. 8.                                      1Jean 4. 13.  64 Ou , qu'ilpait parmi les lis , c. que Jefus Chrift paît fon troupeau
               bien que cete commu- tremont , " fais - moi voir ton regard ,  endes pâturages , quinon feulement font bienfains , mais auffi qui font également & a-
               nion ne foit pas encore fi
                                                                            bondans & delicieux , comme ti tout y étoit feméde lis : Car tres- fain & tres- doux eft le
               proche , qu'il ne refte u- & me fais ouïr $7 ta voix , b dautant que
                                                                            pâturage de la Parole deDieu, plus douce que le miel , & les brebis deJ. C. ypaiffent en la fo-
               ne muraille entre deux , ta voix s'eft douce , & " ton regardde
               laquelle fe renverfera en                                    cieté & en la communion des Saints , qui ont l'odeur & la blancheur du muguet ou des lis:
                                                                            Et non feulement J. Chrift recueille fucceffivementfes élus en ces gras pâturages de fa Paro-
               la conformationdes fie- bonne grace.                         le, mais méme il fait la charge de fouverain Paſteur des ames bienheureuſes en fon Paradis,
               cles : Et en ce fens nous
                                                                            Apoc. 7. 17.  d Cant. 4. 6.  65 Ou, Enattendantque le vent de ce jour-la viene&
               ferions ici conduits aux
                                                                            que les ombres s'enfuyent. F. Jusques à ce que cejour viene & que les ombres fuyent. H. Jusques à co
               divers degrés par lefquels Jefus Chrift veut manifefter fon amour à fon Eglife , non pas uni-  quele jourfouffle: Parce que lejour a coûtumede fe lever ou de fe coucher avec quelquefrais,
  L:           formement & tout à lafois ; mais felon qu'il le trouve expedient pour notre bien & pour  Gen. 3. 8. c'eft pourquoi nos Interpretes auroyent pû auffi-bien mettre le vent dujour , que
               nôtre falut.  35 C'estune fimilitude tirée d'un homme pofe en fentinelle, ou qui
                                                                            le vent duferein , puifque le nom de vent n'eftpoint formellement au texte , mais feulement
  12           fait le guet au haut d'une tour, 2 Rois 9.17 . Ezech. 33. 2. Or Jefus Chrift eft la vraye  le verbe de fouffler , & que le motde joury eft couché. Voi de ce grand & folennel jour, qui
               garde d'Ifrael , qui veille pour fa fureté fans s'endormir & fans fommeiller , Pf. 121.4. Il  eft pour les enfans de Dieu un tems & un jourde connoiffance, defainteté , deconfolation &
              voit, il decouvre, il previent & il diffipe toutes les machinations des mechans contrefon Egli-  dejoye , Pf. 49. 15. Cant.7.12. Rom.13.12,13. 1 Theff. 5. 5. 2 Pier. 1. 19. On lepourroit
               fe , Pf . 2.4.  36 D'autres, paroiffantpar les treillus. F. refplendiſſant : Ou , eclattant com-
                                                                            auffi prendre fimplement pour ledernierjour, auquel la figure de ce monde paffera & s'enfui-
  C            me une fleur par les treillis , c. fe produifant foi-meme environne de lumiere , comme une  racomme une ombre , 1 Corint. 7. 31.  66 C. toute l'imperfection & la defectuoſité
              belle & agreable fleur : Et ceci confirme de Jefus Chrift ce qui venoit d'en etre dit ; car  prefente: Les ombres des ceremonies legales s'en font fuies par la doctrine de l'Evangile ; les
              c'eft à quoi de telles repetitions fervent en l'Ecriture.  37 Les treillus fe joignent  ombresdes erreurs & des vices s'enfuient par la publication & la reception de la verite , & les
              fouvent en l'Ecriture avec les fenêtres , comme Jug. 5. 28. Prov. 7. 6. & ailleurs.  ombres paffageres du monde & de fes faux biens s'évanouiront & s'enfuiront en la confom-
               38 Par ces paroles l'Epoufe donne à connoître la caufe de la venue fi diligente de fon  mation des ficcles.  67 Aff. vers moi : Car l'Epoufe fuppliefon Epoux , qu'il la veüil-
  1 :
              Epoux , aff. pour l'appeller par fa Parole & par fon Efprit de fa condition fi douloureufe  le affifter , confoler & proteger en fes angoiffes & enfes traverses, jufques à la confommation
              & fi trifte, à un état plus agreable.  39 H. & F. arépondu. D'autres , m'aparlé, ani-  des fiecles , felon fa promeffe Matt. 28. 20.  68 C. accours à mon aide auflì diligem-
  !           mant les exhortations exterieures de fa Parole , par les infpirations interieuresdefon S. E-  ment &promtement qu'un chevreul. Voi fus v.8 . Quand le foleil au zodiaque entreau figne
              fprit.  40 C. quite le monde de cœur & d'affection , pour me fuivre, &tendre au  du chevreul , il commence de remonter vers nous.  69 D'autres & F. fur les montagnes
              but de lavocation fupernelle.  41 H. viens toi: Ainfi fous y. 13. Confere Gen. 12.
                                                                           de Bether , ou, Bitron , ou , defeparation : Cefont les montagnes de Galaad , divifées ou
               . 1. & ce qui s'y remarque : Et viens ici , afl. pour me fervir.  42 Cet hyver  feparées de la Judée par le Jordain ; elles étoyent bien fournies devenaifon & étoyent un grand
              peut finifier premierement l'état de l'homme fous le peché & fous la condamnation , à  pais dechaffe. Voi ce qui eft annoté z Sam.2. 29. On le pourroit auffi prendre indefiniment,
              laquelle il étoit affujetti avant que le printems de la redemtion fut arrivé. 2. La rude  comme nos Interpretes , pour des roches montagneufes , retraite ordinaire des chamois, lef
              faifon de la Loi & du V. Teft. encomparaifon du printems agreable de la grace & de l'E-  quelles fefeparent les unes des autres, par degrandes crevaffes & par d'affreufes fentes.
              vangile. 3. Le tems de l'oppreffion & de la perfecution de l'Eglife , oppoſe à celui de fa
              delivrance & de fa profperité , Zach. 14. 8. 4. Le tems de céte vie & de notre fejour ici
             bas, par oppofition à l'etat heureux de la gloire , qui ne ſera qu'un printeins eternel.
              43 C. que l'orage eft appaiſe , que la tempête eft finie , que le mauvais tems de l'épreuve
              & de l'adverfité eft diffipé par le Seigneur. Voi Efa. 4. 6. & 32.2. Matt. 7. 27.
                                                                                        CHA P.      III .
              44 Ou, eftpaffee outre, aff. pour fondre avec plus d'impetuofité fur les méchans : Car fi
             ces chofes ont été faites au bois verd , que ne fe fera-t-il point au bois fec ? Voi 1 Pier. 4.
             Y. 17, 18.  45 Ou, femontrent : C'eft une defcription du printems , qui étant entendu  L'Epouseraconte, avec quelle diligence elle avoit cherchéfon Epoux,
             fpirituellement , & par oppofition à la trifte & orageufe faifon de l'hyver , nous conduit à  bienqu'en vain , v. 1 , 2, 3. enfin elle le trouve & le tientferme , 4. Il
             l'heureux rétabliffement de l'Eglife , apres que toutes les difficultes font diffipées. Voi Pf. 72.  ne veutpas qu'on laréveille, 5. L'ornement del'Epouſe, apresétrefortie
  5          y. 16. Efa. 27.6. Ofee 14. 4, 5, 6.  46 Ou, le temsdu chant , & du fredonnement , aff.  d'oppreffion, 6. Le lit ou le chariot de l'Epoux , fous lafigurede celui
             des oifeaux , qui commencent en la belle faifon de faire ouir leur agreable ramage: C'eſt  de Salomon, 7. Lesfidelesfont conviés ,fous les termesfleuris des nocesde
             pour finifier le tems auquel les fideles font appellés à fe réjouir au Seigneur & à le glori-  Salomon , au Royaume de lagloire , 11.
             fier pour fes delivrances : On le pourroit auffi traduire , le temsde couper , ou , d'émonder les
             arbres.
                      47 C. que les homines , qui étoyent auparavant comme des arbres fecs , com-
                                                                             I    'AI   CHERCHE '        durant les
             mencentde reverdir & de fleurir par la grace de J. Chrift , & que l'Eglife, qui étoit auparavant          H.dans lesnuits : Ici
                                                                                                                                 ;
             comme toute defolée , commence de produire de beaux & agreables fruits , qui épandentune  nuicts  parmi mon lict  a celui fe reprefentent les gran-
                                                                               J'A
             odeur fort douce par faParole &par fon Efprit , 2 Corint. 2. 15. Voi la fimilitude du figuier          des agitations d'efprit &
             Matt. 24. 32. Luc 13.6.  48 Ou , a produitfer figues : Le motH. ne fe trouvenulle-part
                                                                          qu'aime mon ame : je l'ai cherché , mais les extremes anxietés de
             ailleurs en l'Ecriture.  49 Parces vignes au pluriel , s'entendent les Eglifes particulieres,          l'Eglife, dans les épreuves
            comme Efa. 5. 1. Ofée 9. 10.  so Mais en grappes qui commencent à fe former , en-  je ne l'aipoint trouvé.  des defertions fpirituel
            corepetites , & non meures. D'autres , font enfleur: Le mot H. ne fe trouve qu'en ce livre,             les , comme Efa. 21.12.
            aff ici & fousy. 14. & chap. 7. 12.  51 Aff. une odeur exquife & agreable , comme  2 +Je me leverai maintenant, & tour-
                                                                                                                    &26.9. Amos 5. 18. Et
            fousch. 7.13.  52 Commefusy. 10.  53 L'Eglifeeft ainfinommée pourexpri-
                                                                         noyerais par la ville , par  les carrefours , de plus qu'au tems des
            mer fa pureté, fa chafteté , fa fimplicité , fa douceur , fa focieté , comme ces oifeaux n'ont          tentations & des perfecu-
            point de fiel , ne nuifent ni des onglesni du bec , font fort privés , choififfent les grainsplus  & par les places ,  & je chercherai celui tions, bien qu'elle pa-
            purs, aiment les bonnes odeurs , &c. Matt.10.16. &fusch. 1. 15. L'Eglife eft formée à ces               roiffe abandonnée & de-
                                                                         qu'aime mon ame. Je l'ai cherché , mais
            vertus par l'operation du S. Efprit , qui apparut auffien forme de colombe, Matt. 3. 16.                ftituée de tout fecours ,
             54 Ou , quies dans les crevaſſes des rochers: Ce qui eft fort ordinaire aux pigeons Jerem.  je ne l'ai point trouvé .  elle recherche toûjours
            48.28. pour s'y cacher contre les pourfuites des faucons, & y faire leurs nids : Et ceci               J.C.par des ardentesprie-
            marque que l'Eglife eft fouvent contrainte de fe tenir à l'écart , & de chercher des fe.  3 7 Le guet qui faifoit la ronde par la res & par des faintes ele-
            cretes retraites contre les perfecutions , fans pourtant fe départit jamais de la profeffion           vations de cœur vers lui.
                                                                         ville m'a trouvée.
            & de l'invocation du nom de J. Chrift : Ceci fe peut auffi appliquer à la honte que l'E-  Avez - vous point voi Deut. 4.29 .Jer.50.4.
            glife a d'etre encore travaillée du peché : Outre que Jefus Chrift étant le rocher des fie-            Ofée 3. 5. & ch. 5.15.
            cles, il n'y apoint de furetépour l'ame fidele & penitente,qu'en fes fouffrances & enfesplayes:  Soph. 2.3. Matt. 7. 7.  2 Aff.J. Chrift mon Epoux , fa beneficence & fa grace: Et ilfe
            Et l'ouverture qui fe fit de fon côté en la croix , eft la fente ou la crevaffe , où fa  trouve de nous , quand apres uneferieufe recherche il nous fait fentir en nos cos les inex-
           colombe trouve un afyle affuré.  55 Ou , dans les cachettes des precipices : Pour di-  plicables confolations de fa Parole & de fa grace.  3 Ceci ne repugne pas à lapromeffe
           re que l'Eglife eft fouvent cachée à caufe de la perfecution , dans des lieux inhabités &  de JefusChrift , Cherchés & vous trouverés , Matt. 7. 7. Car il ne preferit & ne determine
           dans les trous & les cavernes de la terre , comme 1 Rois 18.4. Pl. 55.7, 8. & 68.14.  pas precifement le tems auquel on le trouvera ; Dieu refervant lestems & les faifons en
           Apoc. 12. 6. Tant s'en faut qu'elle foit toûjours éclatante, vifible & reconnuë de chacun.  fa puiflance , & connoiffant feul l'occafion & le tems convenable pour nous fecourir,
           Quelques-uns traduifent , en la montée fecrete , ou , cachée , l'appliquant à Jefus Chrift , qui  Heb. 4. 16. Auffi ſous  .4. il eft rapporté que l'Epoufe trouva peu apres fon Epoux, à
           non feulement eft la roche ou l'Eglife fe retire en affurance , mais auffi l'echelle myfte-  fa grande joye.  4 Paffant de la contemplation à l'action.  sAff. là Jerufa-
           rieufe par laquelle elle monte au ciel , Gen. 28. 12. Jean 1. 52.  56 Ou, montre moi  lem fpirituelle , qui eft l'Eglife de Dicu , Pf. 87.3 . Heb. 12. 22. On le pourroit auffi en-
           ton vifage , c.regarde vers moi pour en étre illuminée , viens à moi pour étre fauvée , &  tendre indefiniment du monde.  6 Ou, les marchés. Voi Luc 14. 21 , 22, 23.
           chemine en toute integrité devant moi , comme Gen. 17. 1. Rom. 12. 1. Ephef. 5.27.  7 Ou, Ceux de la garde : Quelques-uns l'expliquent des grands & des fages du fiecle ,
           aff. apres que tu auras été nettoyée par mon fang & par mon Efprit , comme il fut dit au le-  qui ont la conduite & lagardedes Etats & des Royaumes de la terre, defquels on fe vou-
           preux nettoyé qu'il fe montrât au Sacrificateur , Matt. 8.4.  57 C. tes prieres & tes  droit informer en vain ou Jefus Chrift fe peut trouver, parce qu'ils n'en fçavent rien. Voi
           actionsde graces. Voi Pf. 5. 4. & 28. 2. & 42. 5. & 50. 15. & ailleurs. Il eft remarquable  Matt. 2. 3 , 4. & confere fous ch. 5.7. Mais fi la ville dont il eft ici parlé n'eſt pas tant le
           que cela meme que Jefus Chrift demande ici à l'Eglife , l'Eglife le doit d'ailleurs demander à  monde en general , que l'Eglife vifible , il vaudroit mieux l'entendre de tels conduteurs de
           J. Chrift, qu'il lui fafle voir fonviſage benin & doux , & ouir fesgrandes & fes precieufes pro-  l'Eglife , qui s'appellent des guettes aveugles & des chiens muëts , Ela. 56.10.  8 C. ne
           meffes.  b Cant. 5. 13,16.  58 C. m'eft agreable, quand elle procede d'unevraye  me fauriés-vous dire & enfeigner où est mon Epoux ?
           & vivefoi.  59 Ou, ton vifage eft beau & aimable.
                                                                                        Ppp 2                veu,
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