Page 823 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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L'ECCLESIASTE.
Chap .XII . 360
46 Ou, les pleureurs tour- fon où il demeurera à tousjours , 4º &on ment: mais ce qui en a eftéici efcrit, eftla
noyeront par les rues, c.
qu'on fera le convoi fu- tournoyera en la ruë menant deüil. droiture mefme: cefont paroles de verité.
nebre du trépaffe , & 8 47 Avant que 48 la corde d'argent
13 68 Les paroles des fages font com- 68 C. la Parole deDieu
qu'on le portera en terre revelée par les faints Pro-
folennellement, & qu'on 49 fe defchaine , & la conche d'or fe me" des aiguillons, & 7° les maiftres qui phetes.
yfera de grandes lainen- 69 Il veut dire que
tations felon la coûtume; desbonde, & la cruche foit briſée fur la ont fait des recueils font 71 comme des comme on pique les
à quoi on prenoit autre fontaine , & ¹³ la rouë foit rompuë fur la
fois des pleureurs à loage. clous 72 fichez , 73 lefquelles chofes ont efté bœufs attellés à lachat- fi-
rueavec des aiguillons
Voi Jerem. 9. 17. & les cifterne. ches au bout des gaules
données de par 74 un paſteur .
notes. dontonlesconduit, pour
J 47 C. aye fouvenance 9 a Et que 54 la poudre retourne en 14 Mon fils, 75 garde-toi de ce qui eft relever leur parefle &les
de ton Createur & defon
méme il faut que les
jugement devant que tu terre, comme elle y avoit efté : & que outre ceci. Car 76 iln'y a jamais de fin à exciter à l'ouvrages de
meures , & avant qu'arri- 5s l'efprit retourne 5
ve l'entiere diffolution de à Dieu qui sil'a faire 77 plufieurs livres : & tant d'eftude hommesfoyent piqués &
réveillés par de faintes &
toncorps &de ton ame. donné. graves exhortations à la
n'eftque 78 travail 79 qu'on fe donne.
48 C. l'épinedu dos, & 81
10 css Vanité des vanitez,dit le Pref- 15 80Lebut de tout le propos , qui probité & à la pieté, &
lamoëlle qui eft en tou- rappellés par ce moyen
tes fes vertebres: Carcéte cheur, tout eft vanité. a efté ouï , c'est, 82 Crain Dieu , & garde des vanités du monde
moëlle eft blanche com- aux devoirs & à la prati-
mede l'argent, degrande II Et dautant plus que le Prefcheur fes commandemens : car ³³ c'est là le tout quedel'une & de l'autre.
valeurpour la vie, & tou- 70 H. bagnale afup-
te l'epine s'étend enfor- a eftéfage , de tant plus 9 a-t'il enfeigné de l'homme. poth, c. lesSeigneurs ou
mede chaine oude corde 60 fcience au peuple , laquelle il a fait 16 fCar Dieu 84 amenera toute au- les maîtres des colle-
le long du dos. D'autres ations; lesprincipauxcol-
d
* 2 e tendent par la corde efcouter, & 62 afondée , & en a 3 dreffe vre en jugement , touchant tout ce qui lecteurs des enfeigne-
d'argent,les arteres: Quel- mens divins, qui lesont
ques - uns l'expliquent pluſieurs 64 graves ſentences. eft caché, foit bien , ſoit mal. couchésparécritfousl'in-
( comme fi c'étoit unc les maitres des affemblées , c. les docteurs de l'Eglife, qui fe recueille & s'aflemble fous la condui
fpiration du S.Efprit:Ou,
12 Le Preſcheur ❝s a cherché pour
metafore prife des puits)
67
de toute l'aconomie & trouver des propos "7 de contente- tedefes Pafteurs , en de faintes affemblées, pour étre inftruite dans les chofes de fon falut.
71 D'au-
fabrique du corps hu- D'autres traduifent , ceux quiparquent , vaquant à laconduite du troupeau.
main , par laquelle fi elle eft entretenueenfon entier & en fon jufte temperament , ilpuiſe tres & F.joignent ainfi ces paroles : Lesparolesdesfages font commedes aiguillons, & commedes
fa viede l'ame qui en eft la fource ; mais il meurt fi elle fe defait oufe romt. 49 Ou, clouxfichesparles maîtresdes affemblées: Ou , Lesparoles des fages & des maîtres desrecueils font
fe rompe , ou , s'en aille , ou , s'enchaine & fe lie , c. fe feche & fe roidiffe , pour n'étre plus ca- commedes aiguillons , &c. Mais toûjours le motque nous interpretonsdes cloux , fe peut aufli
pable de mouvement. so C. les meninges du cerveau , & les coiffes &les pellicules traduire par celui depieux , oude paux , quifefichenten terre à la façon des parcs que les
dans lefquelles il eft renfermé , & qui , felon que quelques-uns penfent , paroiflent jaunâtres bergers dreffent pour la garde de leurs troupeaux ; parce que la Parole de Dieu fert à l'Egli-
& de couleur d'or: Ou felon d'auties le crane méme qui l'enveloppe ; parce qu'enla mort le fe non feulement depâture pour la nourrir , mais auffi de cloifon & de parc , pour la garder
cerveau s'affaifle & dechet , & tout feperd. D'autres , parcéte conched'or , entendent lefoye, & pour empêcher que les fideles ne s'egarent aux erreurs ou auxvices , & ainfi les contenir
on la ratte, oula veſicule du fiel ; qui imite la couleur de l'or : Mais quelques-uns pen- en leurdevoir. 72 H.plantes. 73 C. ces paroles des Sages & des maîtres des
fent, que ces mots d'argent & d'or ne finifient autre chofeque l'excellence en general des recueils ; ou ces aiguillons & ces cloux fichés. 74 Ainfi H. c.unfeul ou unique pa-
organes corporels reprefentés par des termes qui fe tirent d'un riche ameublement , dont fteur , aff. le Fils eternel de Dieu , l'unique & le fouverain Pafteur de fon Eglife Jean 10. 11. 11
toute l'harmonie fe diffipe par la mort , comme lors que le ménage fe romt. SI Ou , 1 Pier. 2. 25. & 5. 4. & felon que David appelle l'Eternel fon Berger Pf. 23. 1. qui a en-
comme F. & d'autres , fe briſe enpieces, &fecaffe. 52 Lesuns l'expliquent du teft & voyé de tems en tems fes ferviteurs Prophetes fous le V. Teft. & depuis fes Evangeliftes &
du cerveau; les autres des grandes veines qui font inferées au foye , fource & officine du fes Apôtres fous le N. éclaires par fes revelations & infpirés immediatement parfonEſprit,
fang, & quelques-uns du cœur. 53 C. le poûmon , qui par fa continuelle refpira- pour l'inftruction de fon Eglife , & le recueil par écrit dans les Livres Canoniques , de
tion fert à la ventilation & au rafraichiflement de tout le corps ; attirant l'air à foi & le re- tous les enſeignemens qui nous fontneceffaires aufalut. D'autres , du premier Pafleur.
jettant, comme la roue d'un puits tantôt tire le feau en haut & tantôt le renfonce en 75 C. contente-toi pour étre fage à falut, de nepoint étre fage audelà de ce qui eft écrit,
l'eau: Et quand ce mouvement du poûmon ceffe , l'homme expire & cete roüc eft rompuë. niau delà des paroles des fages procedees dans les faintes Ecritures du fouverain Pafteur de
a Gen. 3.19. 54 C. lecorps, qui fut au commencement pris de la terre & enfutfait, nos ames : Ou, fois de plus admonêté, ou , averti par ces choses. H. proprement , fou éclairé,
Gen.3. 19. VoiJob 7.5 . 55 C. l'ame. Voi Nomb. 16. 22. & 27. 16. 56 Non ou , illuminé, aff. par les falutaires enfeignemens contenus en ce livre , & en celui des
pas pour le refoudre en fon principe de compofition, ainfi que le corps , mais comme au juge Proverbes & en tous les autres de l'Ecriture divinement infpirée : Tu y as dequoi étre
fouverain de tous , qui incontinent adjuge à l'ame feparée , ou le repos & la joye de fon pa- fuffifamment inftruit à toute bonne œuvre , & te rendre fage à falut ; feulement obfer-
radis , ou les peines de la gehenne. Confere Luc 16. 22. On pourroit auffi dire que Sa- ve bien les enfeignemens qui y font & les garde ; te contregardant fur tout de la Phi-
lomon n'a ici voulu parler que du peuple de Dieu & des fideles , defquels l'efprit en la lofophie & vaine illufion du fiecle , & de ce que les Sages mondains peuvent avoir é-
mort s'en retourne à Dieu dans le ciel pour yjouïr de fa gloire. b Gen. 2.7 . Nomb. crit & difcouru du fouverain bien de l'homme & des moyens d'y parvenir : Car n'ayant
15.22. 57 Voi Gen. 2.7. c Pf. 62.10. & 144. 4. Ecclef. 1.2. point été infpirés ni gouvernés par l'Eſprit de Dieu , ils fe font fort égarés en leurs ima-
58 Voi fusch. 1. 2. 59 Apres s'étre converti à Dieu , auffi a-t-il travailléà l'inftru- ginations , & extrémement détournés de la verité. 76 Comme les Philofophes &
tion & à la converfion des autres. 60 C. bonne & falutaire doctrine. 61 D'au-
10 les fçavans du fiecle fe font de tout tems occupés à écrire quantité de livres touchant
tres, & la lui afait entendre. F. & s'y est rendu attentif, ou , & l'a pefee , aff . en la balance les fciences humaines , dont la curiofité infatiable ne porte aux meilleurs efprits qu'un
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de la fagefle. 62 Ou, examinee , ou , recherchée. di Rois 4. 32. travail inutile pour le but de la vraye felicité. 77 Ou, beaucoup de lecture : "Céte
63 Salomon a prononcé en fon tems une grande quantité de belles fentences 1 Rois grande quantité & varieté de viandes charge l'eftomac , & nefepeut pas bien digerer.
4.32. dont nous avons au livre des Proverbes, & en ce livre de l'Ecclefiafte , la meilleure 78 C.fait tourner la tête , &trouble, oudu moins fatigue le cerveau. 79 H.F.
part , & ce que Dieu a voulu en etre refervé pour l'inftruction perpetuelle de fon Eglife. & d'autres, à la chair , c. à l'homme. 80 C. lafin, lefommaire , laconclufion.
64 H. mefihalim , qui eft le méme mor que celui de Mifchle , qui a donné le nom au livre 81 C.tout lefujet de ce mien livre, & tout ce que j'y ai difcouru touchant le fouve-
que nous appellons des Proverbes; & finifie proprement , des propofitions fuccinctes & rain bien & la vraye felicité. e Deut. 6. 2. & 10. 12. Prov. 3.7. 82 Par
moüelleufes , en forme d'apophthegmes & de dits norables , qui concernent la vie & lequel feul tu peux obtenir le falut & le fouverain bien , & non pas par aucune chofe ter-
les mœurs des hommes , & le cours des affaires du monde , pour y regler la conduite riene & paflagere. 83 C. c'eft en cela que confifte la principale & la fouveraine fin
de chacun. Confere 1 Rois 4.32. & les notes. 65 C. qu'il a taché par une fainte étu-
de la viehumaine , tout l'ouvrage auquel l'homme fe doit employer , tout le devoir auquel
de & une profonde meditation de trouver ce qui eſt expedient pour le falut ; à quoi s'étant il doit vaquer uniquement , & en quoi confiftefon bonheur, faprofperité , fa felicité &fon fa-
jointe l'infpiration divine , qui illuminoit , perfuadoit & fortifioit tout à plein la pen- lut: Ou , cela convient à tout homme , ou , à tout l'homme , qui s'y doit appliquer tout en-
C
fce des Prophetes , il en eft venu à bout , & par la grace de Dieu a trouvé ce qu'il en tier , de corps & d'ame. f 1 Corint. 4. 5. & 2 Corint. 5. 10. 84 C. qu'il fera
propofe en les écrits tout rayonnans d'une fagefle furnaturelle & celefte. 66 Oll ,
venir à l'examen de fon jufte & dernier jugement , tout ce que les hommes aurontdit &
des chofes. 67 C. agreables & d'une particuliere delectation à l'ame. D'autres , approu- fait de bien ou de mal , pour rendreà chacun felon fes œuvres ; mettant en evidence les
vees, oudroites & juftes , c. d'une verité infaillible , & aufquelles perfonne ne peut contre- chofes cachées des tenebres, & jugeant méme les plus fecretes penfees des cœurs , Rom.
dire avec raifon. 2.16. 1 Corint. 4. 5. Heb. 4. 12.
Fin dulivre de l'Ecclefiafte oudu Précheur.
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