Page 834 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap. VIII.                    LE   CANTIQUE             DES      CANTIQUES.
                    46 L'Epoufe recherche  II Vien , mon bien -aimé , 4  for   feignerois : & ' je te ferois boire du  vin  C. jeproduirois tant
                   & defire la    &                                                                                       de bons & falutaires
                                                          48
                   la communion de Jefus tons 47 aux champs , 4 paffons la nuict  aromatifé , & 10 du mouft de mes grena fruits à ton hous
                   Chrift; parce que fans 47 aux villages .                                                               que tu y trouverois au
                   lui & hors de lui nous ne                                   diers.                                     tant de goût & y pren
                                                                                       11
                   pouvons rien, Jean 15.                                         3   a 1  Que fa    main    gauche foit
                   y.5.                12 49 Levons-nous de matin pour aller                                              drois autant de plaifir,
                                                                                                                          que les hommes enpeu
                    47. 47 L'Epouſe prie 50 aux vignes : & voyons fi la vigne s'eft  fous ma tefte ,  & que fa droite m'em ventavoirà boiredirect
                                                                                                                          aromatife, ou le deli
                   l'Epouxde pouvoirfortir avancée , & fi¹ la grappe 2 eft formée :  braſſe.                              cieux fuc des grenades.
                         à la campagne ,
                   avec
                   poury voir fon laboura- & fi les grenadiers font fleuris : " là je  4  12Je vous adjure filles dé Jerufa
                                                                                                                            Ou
                   ge, & comment tout y                                                                                   me ce , mixtionné; com
                                                                                                                                 nous nom
                                                                                      13
                   va , & fi les arbresy por te donnerai 54 mes amours.        lem ,    que vous n'efveilliez ni ne ref   mons de l'hipocras . Voi
                   tent de bonsfruits & en
                   abondance , ainfiqu'ilfe  13 " Les mandragores " jettent leur  veilliez m'amour , jufqu'à ce 14 qu'elle Prov.9.2. & 23.31 .
                                                                                                                           10 Ce bruvage agrea.
                                                                                                                          ble & delicieux eft dire
                   declare fous . 12. Ce qui odeur , & 7 en nos portes ily a  de tou |  le veuille.
                   témoigne Paffection                                                                                    & tement contraire à la
                                                                                  5 Is Qui eft cette-ci qui monte 16 au       dont il eft parlé
                   le foinde Jefus Chrift & tes fortes de fruicts exquis , " nouveaux                                     coupe dont
                   de fon Epoule pour la     60
                                                                                                                             de la fameufe Cir
                              S.
                   propagation du souvana & vieux, “ queje t'ai gardez, mon bien  deſert,  mignardement appuyée ſur ſon Apoc . 17.2, 4. pire que
                   gile & l'accroifferent de aimé.                             bien-aimé: 18JE t'ai refveillé fous 19 un cé , qui pardes potions
                   l'Eglife par tout le mon
                                                                                                                                   changeoit
                   de, (car le champ c'eft le                                  pommier 20 là où 2 ta mere 22 t'a enfan- les hommes en brutes.
                   monde Matt. 13. 38.) comme Jefus Chrift méme aux jours de fa chair circuiffoit par  té , là où t'a enfanté celle qui t'a con- 1 Cantube
                   les villes , par les bourgades & par les villages , pour y précher l'Evangile , Matt. 9.35.             11 L'Epoufe reconnoif ?
                   Marc 6. 6. Et ainfi ont été envoyés les Apôtres pour annoncer l'Evangile à toutes nations ,  ceu.      fantfa foibleffe , priefon
                   Matt.28. 19. Voi pareillement Act. 15. 36. Außi l'edification de l'Eglite s'accompareà un              Epoux de lavouloir con
                   labourage  Corint. 3.9. & tà méme les fideles miniftres de l'Evangile font nommés ou  6  23  Mets - moi  comme un  ca- foler & la foûtenir , pour
                   vriers avec Dieu , c. manœuvres qui travaillent fous fa direction & fous fa benediction :              pouvoir trouver repos à
                                                                               chet fur ton cœur ,      comme un
                   Et il faut noter que ce que nous interpretons , aux villages , fe traduitpar d'autres , entre      ca- fon ame , quine fe peut
                   les cyprés.  48 Par ceci s'explique lavigilante inquietude de l'Eglife , qui méme du
                                                                               chet 24 fur ton bras : car 25 l'amour   eft rencontrer qu'entre les
                   rant la nuitveut avoir ſoin de fa vigne & lagarder.  C'est  continuër la de                            bras     & favora
                   feription de céte diligente inquietude , bien que d'autres l'expliquent du fouhait que fait l'E  forte 26 comme la mort : & 27 la jalou  bles du Seigneur. Voifus
                   glife du retour de Jefus Chrift vers foiau jour de la refurrection , qui fera comme le ma  fie eft dure comme le fepulcre :  28 leurs chap. 2.6. D'anes, Sa
                                                                      so C. aux
                       grand jourde l'eternité. Voi 2 Chron. 36. 15. & Jerem. 25. 3, 4.                                   maingaucheeftfousmatê
                   Eglifes particulieres & aux lieux où l'Evangile eft préche ; car la maifon d'Ifraël eft la vigne  embrafemens font  des  embrafemens e,c.il prend un foin fuf
                                                                                                                          fifant de moi,me demon
                     Seigneur , Efa.  5.7.  s1 Ou, fil'aigret fe découvre. Voi fus ch. 2. 13, 15.
                    52 Ou , s'ouvre , ou , s'est ouverte. D'autres , fleurit. Voi Cant. 6. 11.  53 Aff enla               trant fa vertu en mes foi
                                                                                                                          bleffes , & me foûte
                   vigne de l'Eglife , & en l'affemblée des Saints : Là je t'offrirai en facrificede bonne fenteur
                   mon corps& mon ame.  54 C. la jouïſlance des fruits de ma foi , de ma profeffion ,  nant en mes urgentes neceffités , commeun bon & affectionné mari affifte & foulage tant
                   de ma gratitude & de mes bonnes œuvres. Voi Efa. 27.3 , 6. & 65.9. Ezech. 20. 40, 41 .  qu'il peut fafemme en fes angoiffes & en fes douleurs.  b Cant. 2.7. & 3.5.
                    55 F. Les Dudaim , qui eft le mot H. parce que lesfçavans ne convienent pas de la vraye fi  12 C.je vous recommande & enchargefur leferment quevous devés à Dieu : Quelques
                   nificationde ce mot , duquel voi Gen. 30. 14. Et on doute que ce foyent, comme quel  uns veulent que ce foyent ici les paroles de l'Epoux , ne voulant pas qu'on trouble le re
                   ques-unspenfent, les mandragores qui nous fontconnues , veu quenos mandragores ont une  pos de fon Eglife acquiefcante doucement en l'attente de fon avenenement, comme fus
                   mauvaiſe odeur, qui donne à la tête & qui endort : C'eft pourtant quelque forte de fruitsou  chap. 2. 7. & 3. 5. Mais d'autres penfent que ce foit l'Epoufe qui parle , & qui fentantla
                   defleurs, d'une beauté & d'une odeur fort agreable: Et l'Epoufe veut dire qu'il ya parmi  douce confolation , qui lui revenoit de la grace & de la prefence en Eſprit de fon Epoux,
                   les hommesbonne efperance de converfion , comme les arbres chargés de fleurs font efpe  defire qu'elle lui foit continuée fans interruption , & ainfi prie fes amies de ne point
                   rer fous la benediction de Dieu abondance de fruits. Voi fus chap. 2. 12.  56 Ou ,  troubler ni offenfer fon Epoux , par des herefies , par des fchifmes , ou pardes fcanda
                   donnent leur odeur , fort foüéve & fort douce : Et c'eft pour dire que le bruit de la gra  ies.  13 H. pourquoi éveilleries-vous , & pourquoi réveilleriés-vous m'amour ? Mais céte
                   ce & desdons de Dieu departis à fon peuple , s'épandoit déja au long & aularge.  interrogation vaut autant qu'une defenfe de le faire , comme s'il y avoit , Ne réveillés
                    57 Ou , à nosportes, c. prés d'elles. Confere Matt. 24. 32, 33.  58 Voifus chap.4.  pointdu tout mon amour ; car il ne vous feroit & à nous tous ni utile ni honête, que
                    . 13, 16.  59  Cela finifie lavarieté & l'abondance defruits. Voi Levit. 26. 10. &  vous affligeaffiés le cœur de l'Eglife qui eft votre mere. Voi une pareille expreffion fus
                                                                               ch. 2.7. & 3. 5.  14 Ou, qu'il le venille.  15 Ce font les paroles de l'Epoux,
                   Matt. 13. 52. Par les vieuxfruits il faut entendre lespremieresgraces & les benedictions que
                   les fideles avoyent auparavant obtenuës, Apoc.2.5 . Et par les nouveaux , les graces qui leur ont  admirant l'erection & la naiffance d'une nouvelle Eglife , en un lieu où il n'y en avoit
                   été recemment conferées : Carcelui qui ménage bien les premieres graces de la regeneration ,  point eu auparavant: Oufi on les interprete de l'Eglife anciene, ainfi que font quelques
                   enrecevra davantage par la beneficence du Seigneur , Matt. 25. 29. Apoc. 2. 19. Quelques-  uns , elles exprimeront l'étonnement des filles de Jerufalem , touchant l'accroiffement,
                   unsentendent ici des fruits de deux fortesdeflus l'arbre , aff. des meurs & fur le point defe  l'invariable fermeté de la foi , & la patience de céte Eglife , s'appuyant &infiftant unique
                   paffer, & des nouveaux , qui n'ont pas encorereceu leur perfection & leur maturité , com  mentfur lafavorable & lagracieuſe protectionde fon Epoux. Confere fus ch. 3.6.
                   mecelafe remarque quelquefois fur les orangers & quelques autres arbres.  60 Com  16 On peut entendre le monde par ce defert , parce que Dieu a élû les fiens du mon
                   me les biens que Dieu a refervés pour ceux qui lecraignent font grands & exquis Pf. 31.  de , Jean 15. 19.
                   y. 20. auſſiſe doivent garder & mettre à part pour ſa gloire tous les bons fruits qui procedent  17 D'autres , fe joignant , ou , s'accompagnant à ſon bien-aimé  Le mot H. ne fe trou
                   de fon peuple: Car de lui&par lui &pour lui font toutes chofes , à lui foitgloire aux fieclesdes  ve qu'en ce lieu - ci : C'eft pour exprimer le fentiment que l'Eglife a de fa propre foi
                   fiecles , Rom. 11. 36. Prov. 16.4.                          bleffe , & qu'elle établit toute fa force en Jefus Chrift fon Epoux , fur lequel s'appuyant
                                                                               par la foy, elle en eft fortifiée & foûtenue puiffamment , en fes craintes , en fes doutes,
                                                                               en festentations & en toutes fes difficultés , comme renduë participante par fon union
                                                                               avec lui , de fa grace & de fes bienfaits : Car qui eft adjoint au Seigneur eft un méme efprit
                                                                               avec lui 1 Corint. 6. 17. qui l'accomplit , l'affermit , lefortifie &l'établit , IPier.s. 10.
                                                                                18 Ce font les paroles de l'Epouſe à fon Epoux , qu'elle a réveillé de fon dormirpar l'ar
                                               CHAP.       VIII.
                                                                               deur fervente & perfeverante de fes prieres , comme Pf. 44. 24. & 68. 2. & 78.65.
                                                                                19 Entens par ce pommier l'arbre de la grace , dont l'ombre & les fruits font defirables
                                     L'Epoufe fouhaite que l'Epoux apparoisse en la chair pourdemeurer  & agreables à l'Epouſe.  20 Aff.fous ce pommier.  21 Ou,la tamere a étéentra
                                   avec elle , v. 1, &c. Admirationfur l'exaltation de l'Eglife , 5. L'E  vailde toi , là a été entravail celle qui t'a enfanté: Ceci le peut entendre ou proprement de
                                   pouſe defired'étre affurée de l'amour quefon Epoux luiporte, 6, &c. El  la naiffance humaine de Jefus Chrift, & de la S. Vierge Marie fa mere , quil'a porté & l'a
                                   le parle enfuite defa jeunesœur , c'est à dire de l'Eglife qui fe devoit  mis au monde à l'ombre méme de fa grace : ( Ce qui montre combien fe font mécontés
                                   recueillir d'entre les Gentils , 8. Képonse la-deffus , 9. A quoi l'E  tous ceux qui pardes allegories fort contraintes , & des jeux d'efprit hyperboliques , ont
                                   pouse acquiesce , 10. Lefoin que l'Epoux ſe donne deſa vigne , 11, &c.  voulu expliquer de la perfonne de la S. Vierge , & appliquer à l'honneur exceflif qu'ils
                                    Mais il veut auffi étreannoncépar les autres , 13. L'Epouſeſouhaite la  lui rendent , tout ce qui fe dit de l'Epoufe en ce livre:) Ou figurément & fpirituelle
                                   promte apparitiondefon Epoux, 14.           ment de l'Eglife anciene Judaïque , de laquelle Jefus Chrift femble étre né en quelquefor
                                                                               te, tant parce qu'il a pris chair humaine d'elle , que parce qu'il y eft comme ne par la
                    1 H. Qui te donnera à  I     La mienne volonté que tu       22
                                                                          tu
                                                                                es Le mot H.finifie enfanter avec travail & avec douleur : Et fans doute que l'enfante
                   moicommemonfrere ? Voi                                      mentde la S. Vierge n'en fut point exemt , comme le doivent avouer ceux qui y veulent
                                          A fuffescomme monfrere ,
                   Deut. 5. 29. & Pf. 14.7.                              qui                           12.2.   aufli le travail qui s'employe par l'Eglife
                   & ce qui y eft annote : 2 a fuccé les mammelles de ma mere:  & parfesfideles Miniftres àmettre Jefus Chrift au monde , c. à le faire recevoir des hom
                   C'est le fouhait de l'E                                     mes par l'obeiflance de la foi , fe reprefente en l'Ecriture fous l'image d'une femme qui
                   poufeou des fideles an- je t'irois trouver dehors , & te  bai-  eft en travail d'enfant , Gal . 4.19 . & Apoc. 12. 2. parce qu'il ne fe fait pas fans peine,
                   ciens , de pouvoir vivre le                                 fans effort & fans douleur. Voi 2 Corint. 4. 8, &c. & 6.4, 5.  23 Par ces paroles
                   jour,auquel Jefus Chrift, ferois , & on ne m'en 4
                                            & on ne m'en + mefpriferoit          life prie Jefus Chrift qu'il daigne lui donner les affurances & la confirmation de fon
                                                                               amour envers elle , & qu'elle puifle étre & demeurer féellée comme un cachet en fon
                   fait leur frere felon la point.
                   chair , comparoîtroit au                                    cœur &fur fon cœur: C'est une allufion au rational ou au  que le fouverain Sa
                   monde pour l'oeuvre de  2  Je t'amenerois & t'introduirois
                                                                               crificateur portoit fur fon effomac , auquel étoyent gravés fur douze pierres precieuſes
                   la redemtion : Et certes  6                                 les nomsdes douze tribus d'Ifraël , Exod. 28. 21 , 29. Et de tout tems les feaux & les
                   que plufieurs fous le V.  en la maiſon de ma mere ,  & tu m'en
                                                                               cachets fe font employés en confirmation de ce qui s'écrivoit , ou de ce qui le promet
                   Teft. ayent fouhaitté &                                     toit , pour le rendre plus autentique & plus inviolable. Voi Nehem. 9. 38. Jerem. 22.
                                                                                . 24. Agg. 2. 24. Malach. 3.16. 2 Tim. 2. 19.  24 Le fouverain Sacrificateur ne
                   defiré de voir céte heureuſe journée , J. C. nous l'enfeigne Matt. 13. 17. Jean 8. 56. Heb.
                   11. 13.   2 Il fautentendre myftiquement par céte mere , l'Eglife univerfelle ou la  portoit pas les noms des douze tribus feulement furfon eftomac , mais auflifur fes épaules,
                   Jerufalem d'enhaut, qui eft la mere de nous tous , Gal . 4.26. Car outre que Jefus Chriſt  en memoire des enfans d'Ifraël . Voi Efa. 49. 16. Quelques-uns penfent quepar le cœur
                   eft né d'elle felon la chair , conformement à la vifion qui s'en décrit Apoc. 12. 2, 5. il ſe  eft ici finifié l'amour interieur & affectif de l'Epoux , & par le bras , fon amour exter
                   peut dire qu'il a fuccé les mémes mammelles que nous , lors qu'étant rendu fujetà la Loi,  ne & effectif, comme Pf. 77. 16. & 86.11.  25 Aff. l'amour reciproque & mu
                   il a participé aux facremens du V. &du N. Teft. ayant été circoncis & bâtife , & ayant  tuel de Jefus Chrift pour fon Eglife , pour laquelle il s'eft expofé à une mort fidoulou
                   communié à l'Agneau Pafchal & à la S. Cene , pour en fanctifier l'ufage en la perfon  reufe & fi fanglante , & des vrais membres de fon Eglife pour lui.  26 C. quebien
                   ne , & ainfi accomplir toute juftice , Matt. 3. 15.  3 Le baiser eft un témoignage  que la mort par fa vertu vient à bout des plus robuftes & s'en rend victorieufe Pf. 89.
                   d'affection , quelquefois auffi de refpect , d'obeïffance & de foûmiflion. Voi Pf. 2. 12. &  V. 49. toutefois l'amour mutuelle qui nous unit, a tant de force , devigueur & de fer
                   fus chap. 1. 2.  Onméprife &on mefeftime les perfonnes quifont ou font creües  meté , que rien ne fe peut concevoir d'affés fort pour la furmonter & l'éteindre , & que
                   faire quelque chofe qui ne leur eft ni feant ni honête , Gen. 38. 23. 2 Samı. 6. 16. Efa.  la mort méme n'y peut mordre.  27 C. l'ardeur & le zele : Or la jaloufie s'em
                   37. 22. De forte que comme l'Epoufe allant publiquement au devant de fon Epoux &  ploye ici par metonymie de l'effet pour fa caufe , pour exprimer une amour fort arden
                   le baifant en pleine ruë , c. le confeffant & reconnoiffant folennellement pour fon Sau  te ,  qui fait naître ordinairementlajalousie en l'efprit de ceux quiaiment, pour nefouffrir
                   veur & fon Dieu , ne feroit en cela rien que de tres-feant & de tres convenable , elle  que la chofe aimée foit à autre qu'à eux : Et céte jaloufie affectueule , oucéte amourjaloufe,
                   n'en pourroit étre ni moquée niméprifée par aucune perfonne pieufe & fage : On peut fe décrit ici auffi dureque l'enfer , ou comme F. avec nous, le fepulcre; parce qu'elle devore
                                                                           Et
                   auffi prendre ces paroles , & on ne m'en mépriferoit point , comme fi l'Epouſe difoit ,  & confume toute forte de difficultés , comme le fepulcre & la mort devorent tout ; &
                   alors mes ennemis incredules & infideles ne fe moqueroyent plus de l'efperance que  fur tout que Jefus Chrift , par la vehemence de fon amour pour nous , a foûtenu au lieu
                   j'ai de l'apparition du Meffie en la chair , comme ils ont coûtume de faire lors que l'exe  de nous les douleurs de la mort , du fepulcre & de l'enfer, & a vaincu l'un & l'autre.
                   cution des promeffes de Dieu femble aucunement retarder , ainfi qu'il fe voit Pf. 42. 11.  Confere Gal. 5. 24. Coloff. 3. 5.
                   2 Pier. 3. 4.  s Aff. avec honneur & joye , pour épandre la connoiffance falutai  28 Ou , leurs braises , comme F. & d'autres : C'eft pour décrire les braifes enflam
                   re de Jefus Chrift , par toute l'Eglife univerfelle , tant des Juifs que des Gentils.  mées de la charité , qui embrafent le cœur & qui ne fe peuvent éteindre ; auffi peu
                    6 C. en l'Eglife ou en l'affemblée des fideles , qui font & qui font letemplede Dieu &  que le feu continuel fur l'autel des holocauftes , ou que la pierre dont les anciens fai
                   fa maiſon , Gal. 4. 26. 2 Corint. 6. 16. Heb. 3.6.  7 Quelques-uns voudroyent  foyent des luminaires en leurs temples , & qui s'appelloit asbeste ; parce qu'elle ne
                   traduire , laquelle m'enfeigneroit ; mais il vaut mieux l'expliquer en feconde perfonne , com
                                                                              s'éteignoit jamais : C'eft ce qui a fait dire que le vrai amour ne perit point, & que ce
                                                                         Efa.2.
                   me ceci fedifant à Jefus Chrift fon unique & infaillible Docteur. Voi Deut. 18. 15.  lui qui cefle d'aimer , n'aima jamais bien.
                    . 2, 3. Mich. 4. 1, 2. Matt. 23. 8. Jean 1.18. & 4. 25. & 15. 15. Heb. 1. 1.
                                                                                                                     de
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