Page 817 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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           Chap   . VII .                     ·  L'ECCLESIASTE .                                                           357
            7 Aff .ce qu'il a là de- tout homme , & le vivant 7 met cela en  1332 Regarde l'œuvre de Dieu : car  32 Aff. pour confiderer
           vant lesyeux , ayant bien                                                                           attentivement tout ce
                           fon cœur.
           remarqué quelle eftl'in                                    qui eft-ce qui pourra redrefier ce qu'il  qu'il fait , & recounof
           certitude de lavie , & la                                                                          fant qu'il fait toutes cho
                              3 • Mieux vaut eftre fafché que rire :  aura tors?
           certitude dela mort,pour                                                                           fes tres juftement , ac
                                                                                          34
           s'y preparer foigneufe- dautant que par  la trifteffe du vifage  14  33 Au jour 3+ du bien , 35 ufe quiefcer en fon bon -plat
           Lent.                                                                                              fir , comme s'il ditoit.
                                                                                               36
            8 C. que la trifteffe fe 10 le cœur devientjoyeux.        du bien ,  &   au jour 3    d'adverfité , Veux - tu avoir l'etpri
           lon Dieu & le déplaifir  4 " Le cœurdes fages eft en la maiſon  37 prens - y garde ; car auffi Dieu a fait tranquille & en repos ,
           de l'avoir offenfé , & la                                                                          contente toi de fçavoir
           facherie qu'on conçoit de deüil : mais le cœur des fols en la mai-  3 l'un à l'oppofite de l'autre , afin que que ce qui arrivejournel
           de fes pechés, eft prefe                                                                           lement eft l'œuvre de
                                                                     l'homme ne trouve rien à redire 39 apres
           rable à la joye profane & fondejoyc.                                                               Dieu, & qu'ainfi lui plait
           mondaine ; parce que la  bMieux vaut 12 ouïr comme on cft  lui.                                    il; & que perfonne ne
                              5
           trifteffe qui eft felon Dieu                                                                       peut ni changer ni empé
                                                                                              40
           produit une repentance à tanfé du fage , que d'oüir 13 la chanſon  15 J'aiveu tout ceci 4° ésjours de  ma cher ce qu'il a on ariète
           falut , dont onnefe repent                                                                         ou déja fait: C'est pour
           jamau , 2 Corint. 7. 10.  des fols.                        vanité: Ily a tel jufte , * qui perit + en quoi nous nedevons pas
           & que les afflictions qui  с                                                                       nousinquieterdes chofes
           nous defont & terniffent  6  Car quel eft 14 le bruit des efpines  fa juftice : & y a tel mefchant , qui allon quenous voyons & nous
                                                           16                   43                            oyons arriver journelle
           le vifage , nous donnent fous  le chauderon , telle eft  la gau  gefesjours + en fa malice.
           occafion de nous humi                                                                              ment , puis qu'elles ne fe
           lier devant Dieu pour differie du fol. Cela auffi eft vanité.  16 + Ne fois point trop jufte, & 45 ne  peuventchanger ni cort
           nôtre falut. D'autrestra                                                                           ger par la prudence des
           duifent , Mieux vautfe  7 Certainement 17 l'oppreflion fait  te fais pas plus fage qu'il ne faut: 46 pour hommes , ni par leurfor
                                                                                                              ce. VoiJob 12.14. Eccl.1.
           courroncer que rire ; parce perdre le fens au fage : &  le don fait  quoi t'en rendrois-tu efperdu ?
           que lemauvais visage por                                                                            .15. Et puis auffi qu'on
                        vaut perdre
           tejoye aucœur,c.qu'il vaut perdre 19 l'entendement .          17 47 Ne fois point trop méchant , &  nepeutrefifter à la volon
           mieux cenfurer les pe                                                           48                 té de Dieu , ni en alterer
           cheursenune faintecole  8 Mieux vaut 20 la fin de quelque  nefois point tropfol : 4 Pourquoi mour les effets , lafageffe re
                                                                                                              quiert qu'on s'y range
           re &d'un vifage indigué , chofe , que fon commencement : mieux  rois-tu hors de ton temps ?        paisiblement.
           quede les  en
           vices par des paroles vaut l'homme 21 d'efprit patient , que
                                                                        18 Ileftbon 49 que tu retiennes   ° CC-  33 C. avife de depen
                                                                                                               dre de la Providence de
           gayes; parce que les cen. l'homme d'efprit hautain .       ci,    & qu'aufli tu ne retires point
                    à redreffer
                                                                                                            ta Dieu, tant en l'adverfité
           les pecheurs & à lesame                                                                             qu'en la
                            ·  9  22 Ne te precipite point en ton e-  main   2 de l'autre.  Certainement qui
           ner à la    ce qui                                                                                   ant qu'il fait toutes
           eft ameren la bouche eft fprit pour te defpiter : car le defpit refi  craint Dieu  fortira  de  toutes ces chofes pour ton mieux &
           doux au cœur; & les                                                                                 pourlagloire.
           viandes douces caufent de 23 au fein desfols.              choſes.                                   34 Ainfi H.c.de la pro
           les maladies , mais les  10 24 Ne dis point , Qu'y a-t'il eu                                                  il te va
           medecines ameres les                                         19 54 La fapience donne plus de  force bien, & que Dieu te be
           gueriflent. Voi Heb. 12. que 25 les jours paffez ont efté meil  au fage ,  " que dix gouverneurs qui fe neficiedeplufieurs bene
           y. 11.                                                                                              dictions.
            9 H. la malice de lafa- leurs que ceux-ci ? car ce que tu 26 t'en  royent en une ville.            35 H. fois aubien, c.fois
           ce , c. la    ou                                                                                   joyeux & gai.
           l'indignation du vilage. quiers de cela ne vient point de fa  20d Certainement il n'y a point        36 H. du mal.
           Voi Gen. 40. 7.  geffe .
                                                                      d'homme " juſte en la terre , qui faffe 37 Afl pour revêtir les
            10 F. lecœur s'ameliorit,                                                                                      Dieu
                               II
           Ou, s'amende; parce qu'en  11 27 La fageffe eft bonne 28 avec heri  bien , & qui nepeche.           t'appellepar favifitation,
           la profperité il avoit                                                                              & te reprefenter que les
           pris l'effor, mais l'adver. tage , & 29 ceux qui voyent le foleil en re
                                                                      maux nousfont auffi envoyés par la main de Dieu , & qu'il s'y faut foumettreen patience , en
            itél'humilie, & le remet çoivent de l'avantage.           filence & enobeiflance : Ou, remarque-le, aff. l'oeuvre de Dieu ,de laquelle il eft parlé auy.13.
           dans les ornieres du de                                    Ou,penfes-y , afl. à facaufe ; qui eft lajufte & la fage Providence de Dieu, quichâtie & éprouve
           voir.               12 30 Caron eft à couvert à l'ombre de  fouvent lesfiens, pourleurbien & leurfálut : Ou , prensgardeaujourde l'adverfité, c. durant le
            11 C. que les hommes                                          &
            agesvont volontiers en la fapience , auffi -bien qu'à l'ombre de  calme le beautemsfonge à la tempête quipeut furvenit , & dans la profperitépenfe à l'ad
                                                                      verfité de laquelle Dieu te peut
                                                                                              Les traits qui font preveus nuifent moins.
           des maifons mortuaires l'argent : mefme la fcience 3 a cet avan  38 H. celui-ci vis-a-vu , ou , joignant celui-là, aff. le jour : Le fens eft , que le jour de la
           &où l'onpleure les tré                                     profperité & celui de l'adverfité , font tousdeux ordonnés de Dieu , & qu'il a tellement re
           paffes ; & bien qu'ils ne tage que la fapience fait vivre celui qui  glé ces deux tems contraires, qu'un homme n'eft pas toûjours dans leprintems de la pro
           foyent pas toujours en                                     fperité, ni toûjours dans l'hyver de l'affliction : Et que pourtant en l'une & l'autre faifon it
           deslieuxde lamentation, en eft doué.
                                                                      doittoûjours penfer au changement ; jouïflant de la profperité avec joye , mais moderée &
           ils pleurent pourtant a                                    retenue, &foûtenant lacalamité avec patience , mais enattente & en efperance demieux.
           vecceuxquifont en pleur, & ils compatiffent à leurs afflictions, & profitent en la medita  39 Aff. apres Dicu , c. afin que l'homme regarde uniquementà la direction & à la Provi
           tionde la mort ; au lieu que lesfols ne demandent qu'à fe déborderen toute diffolution :  dence de Dieu , fans vouloir rechercher ou penetrer ceci ou cela , horsde lui : Ou , en telle
           En la maison de deüil on apprend l'humilité ; mais onſe forme à l'infolence & au luxeen  forte que l'hommene puiffe rien trouver apres lui , c. queDieu a tout ordonné fi fagement ,
           la maifon de joye.  b Prov. 13. 18. & 15. 31 , 32.  12 Il declare que c'eft en  que l'homme apres lui ne pourroit rien trouver ou penfer de mieux. D'auties, ne puiffe
           core un bonheur en cétevie , & de ſe ſoûmettre , quand on a failli , à la cenfure & à la corre  rien comprendre de ce qui lui arrivera d'heure à autre : Ou, ne trouve rien de ce qui fera apres
           &tion des fages , pourprevenir par ce moyen uneeternelle condamnation, & avoir de l'a  lui, c. dece qui arrivera apres l'homme , & de ce qui ſe fera apres la mort.
           verfion du vain contentementdont fe flattent eux-mémes & les autres, ceux qui ne craignent  40 C. durant ma vievaine & paffagere.  41 Soit que les méchans , qui ne peu
           point Dieu.  13 C. ou les chanfons profanes qu'ils chantent en leurs diffolutions , ou  vent fupporter les gens de bien , l'oppriment par violence ; foit qu'il meure & foit comme
           les fauffes louanges& les vaines flatteries , dont ils s'endorment eux-mémes , ſe laiſſant pren  arraché du monde , où il a vécu juftement en la fleur de fon âge, Dieu le retirant de bon
           dre à céte pipée , ou endorment les autres qu'ilsveulent efcroquer, lefquels ne trouvent point  neheureà une meilleure vie , comme il en arriva au bon Roi Jolias , 2 Chron.35 . 23, 24.
           de mufique plus douce quecelle de leurs loüanges.  c Pf. 58.10.  14 Le bruit  42 C. lors qu'il s'eſt appliqué à la vertu , & qu'il yfait tous lesjours de nouveaux progrés.
           quefont lesepines alluméesfous un por pour le faire bouillir , n'eft pas fort agreable; & le  43 Dieu differant de lepunirplus feverement apres famort. D'autres , parfa malice , aff.
           feu qu'elles excitent nedure pas long-teins; ainfilesgens debien oyent à regret les flatteries  pratiquée avec rufe & avecprudence politique.  44 C. nefois point tropprecis, nitrop
           des écornifleurs, & fe moquent hautement des fols, qui ont uneficourtejoye.  15 Qui  exact , ni trop rigoureux en l'examen ou en la cenfure des paroles oudes actions de ton
           pendfur le feu & yboût.  16 Ou, leris ; par lequel il donne à connoître qu'il prend plai  prochain , comme font ces Catons feveres , inflexibles en leurs fentimens & enleurs avis,
           firau malqui fe fait.  17 C. que lors qu'un hommefage eftpouffé trop rudement,& ac  qui s'imaginent d'étre plus fages & plus juftes que tous les autres , & établiflent toute
           cueilli à lafois de pluſieurs afflictions & de mauvaiſes rencontres, il s'échape quelquefois à faire  leur juftice plûtôt en la rude cenfure des autres, ou en l'opiniâtre defenfe du fouverain
           ouàdire ce qui conviendroit mieux àun fol qu'à lui : Lesexemples de Job&de David en font  droit , qu'en la pratique foigneufe de leur devoir , ou en la condefcendence à l'equité ; mais
           foi: Ou, Quand on est trompé, celafaitperdre lesens àunfage, qui neportetien plus impatiem  reconnoiffant la fragilité humaine , contiens-toi dans une jufte moderation. D'autres le
           ment quelafraude & la mauvaiſefoi : Ou, l'oppreffion, c. le bien qui s'acquiert par oppreffion,  prenent ainfi ; Fais ce qui t'eftcommandé, & le fais fidelement ; mais n'entreprens point
           & dont onfait méme des prefens pour opprimer autrui. D'autres, Certes l'injusticefaitraffollir le  de faire plus , & ne fors point les bornes de ta vocation.  .45 Ceci fe dit contre
           fage, c. l'inclination & la mauvaiſe habitude de faire tort à autrui en jugement , foit par acce  ces efprits trop curieux , qui s'imaginent de pouvoir penetrer par leur fubtilité dans tous
           ption de perfonnes, foit par corruption, ou par paffion.  18 C. que les prefens aveuglent  les fecrets de la divinité Rom. 12. 3. ou qui en veulent plus fçavoir, que Dieu n'a vou
           l'efprit des hommes , afl. quand les juges les prenent & lesreçoiventdeceux , dont les caufes  lu nous en apprendre en fa Parole.  46 Car la tête tourne à ceux qui veulent
           pendent devant eux. Voi Exod.23.8 . Deut.16.19.  19 H. lecœur.  20 C. lafin d'une  monter fi haut , & la fageffe trop raffinée n'eft qu'une fine fieur de folie : Ou, pour
           bonneaffaire; carfa perfection &fon accompliffement confifte enfa fin: C'eft pourquoi l'hom  quoi ferois-tu venir defalation fur toi , aff. par la jufte punition du Seigneur , c. pourquoi
           mefageprend toûjours garde àla fin des chofes qu'il entreprend ; & bien que les moyensqu'il  t'attirerois-tu & de l'opprobre & de la ruïne , en voulant paroître plus jufte, plus habi
           yfaut employerfoyent rudes & amers , on doitpourtant , en regardant à la bonnefin qu'on fe  le , plus intelligent qu'un autre, & penetrer trop avant dans les fecretsde Dieu, en fran
           propofe , yperfeverer avec conftance & patience ; parce que l'iffue enferaagreable, & fouvent  chiflant les bornes qu'il a fait planter autour de fa montagne , & regardant temeraire
           beaucoupplus qu'on ne l'efperoitau commenceinent : C'eft pourquoi on dit que la fin concilie  ment en fon arche? Voi Prov. 3. 7. Rom. 12. 3 , 16.  47 Ainfi H. F. G. L. & d'au
           auxmoyens leur neceffité, leurdouceur & leur ordre.  21 H. quieftlong d'efprit , ou qui  tres: Et ceux qui ont ici traduit , Ne fous point trop remuant, n'ont fuivi ni le texte Ht ni
           eft longanime. Confere Nomb. 14.18 . Et ainfi enla fuite , lehaut d'esprit , c. l'hommefuperbe,  les plus ancienes verfions ; fi ce n'eft qu'ils ayent voulu ufer d'un mot moins odieux ,
           qui par orgueil s'émeut à la moindre offenſe.  22 C. garde-toi bien de te laiffer emporter  pour exprimer la méme chofe : Et il eft certain que Salomon fait ici une antithefe en
           auxbouillons de ton efprit , pour murmurercontre Dieu , & t'irriter aufujet de l'ordre qu'il  tre le trop méchant & le trop fol d'une part, & entre le trop jufte& le trop fagede l'au
           tient àgouvernerfes creatures , puis qu'il ne fait rien quetres-juſtement & tres-fagement : Ou,  tre, dont il avoit parlé au . preced. Tellement que fon but n'eft autre que de detour
           comine F. & d'autres , Nefoispoint foudain en ton efprit, ou, en ton courage, pour te courroucer : Ce  ner les hommes d'une licence emportée au mal , fous pretexte de ne vouloir pas étre
           qu'il faut entendre d'une colere injufte & démesurée, qui dure long-tems, & quiprenantplace  trop juftes , & de les rappeller du débordement & des excés aufquels s'emportent les
           au cœur d'un homme s'y change en haine ; car d'ailleurs il y a pour lesfages une colere loüable,  méchans , & de les exhorter à faire que le peché ne regne point en leur corps mortel ,
           qui s'emeur àjufte caufe , fans quepourtant ilsveuillent couver long- tems dans le fein uneco  pour lui obeir en fes convoitifes , comine parle l'Apôtre Rom. 6. 12. En un mot tou
           lere mauvaiſe & vicieuſe.  23 Voidece mot Job 19. 27.  24 Aff.comme murmurant  tes les extremités font vicieufes & à éviter, felon ce mot ancien , Rien de trup.
           contrela ProvidencedeDieu,& pour teplaindre de ce qu'ilgouverne ainfi lemonde, & pour en  48 C. tu ferois autrement puni fans faute par le Magiftrat , & ainfi retiré du monde &
           rechercher lescaufes : Car autrement il eft permis de fe plaindre & de s'affliger quelemonde va  de céte vie par une mort violente & devant le tems établi felon le cours de la nature à la
           toûjours de mal en pis, & quela corruption des hommes s'accroiffant, les malheurs & les mife  vie de chacun. Confere Job 15. 32. & Pl. 37. 13.  49 C. que tu gardes une bonne
           ress'en augmentent aufli.  25 C.les ans,les tems & lesfiecles paffés.  26 Aff. ente dé  moderation entre les deux extremités , & meme que tu ufes dedifcernement pour reconnoî
           pitant oumurmurant contreDieu.  27 C.que c'est une chofe fort utile à l'hommeriche &  tre quand & où laquelle des deux eft plusàéviter.  so Aff. ce dequoi il a été parléfus
           puiffantd'étre doué de fagefle, pour bien conduire fa vie & fesbiens; & qu'auffi la fageffe & l'o  . 16.  51 Ou, & méme que tu n'en retirespoint ta main : c'eſtque qui crait Dieu ,fortde
           pulence font deux chofes excellentes quand ellesfontjointes enſemble.  28 C.avec des ri tout , c. que lacrainte deDieu eft lefeul & lefeur moyen de fortirde toutedifficulté.
           cheffesqu'on obtient par heredité & parfucceffion legitime.  29 C. queceux quiviventen  52 Aff. decequi a été dit fus y. 17. ou de ce que je vais dire: Plufieurs pourtant penfent
           ce monde, tirent de l'avantage & du profit , oude la fageffe jointeà l'heritage , ou de l'opulence  que l'un & l'autre regarde ce qui aété dit aux deux §. preced.  53 C. qu'ilfegarderades
           méme; car les richeffes ne peuvent aider ceux qui font hors du monde.  30 Le fens eft,  deux extremitésvicieufesci-devant touchées,& evitera ainfi lesmiferes & les châtimens qui les
           que lafagefle & les biens fervent à proteger l'homme contre lesdéplaifirs quiarrivent au mon  accompagnent toutes deux , fe tenant dansle milieu , auquel la vertu confifte.  54 Voi
           de,comme l'ombre le couvre contre l'ardeur du foleil : Ou , Car lafageſſe eſt pour une ombre , &  Prov. 21. 22. & 24.5. & fous ch . 9. 16.  55 C. queplufieurs : Nombre certain pourun
                                                                                                                    I
           l'argentpouruneombre.  31 C.que la fageffe eft à preferer aux biens & à l'argent,en ce qu'el  incertain. Voi Gen. 31. 7. Prov. 21.22. & 24. 5. & fous ch. 9. 16.  di Rois 8. 46, 47.
           le confere lavie à fon poffeffeur : Entens-lede la vrayefageffe, quiconfifte en la droiteconnoif  2 Chron.6.36. Prov.20.9. 1 Jean 1.8.  56 Al parfa nature, par le merite de fes œuvres,
           fancede Dieu & de fa Parole; carc'eft celle-là qui donnela vie, aff. la vie eternelle. D'autres veu  & legalement, enforte qu'il n'y ait rien à redire en lui , felon la rigueur & l'exactitude de la
           lent que la fageffefaffe vivre le fage en repos , en tranquillité d'efprit , & avec contentement  Loi ; car ilneveut pas aneantir lajuftification de lafoi , par laquelle les fideles  nt agreables
           de cœur ; ce qui eft proprementvivre : Carqui eneft deftitué eftmort envivant.  àDieu , & à l'égard de leurs perfonnes & à l'égard deleurs œuvres.
                                                                                   Ooo 3              21 Ne
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