Page 807 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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PROVERBES.
           Chap . XXX .                                                                                                   352
            3 Quelques - uns pen- me-là profera  à Ithiël , voire à Ithiël &  II ³¹ly a³²uneforte de gens,qui mau
                                                                                                                31 Le fage reprefente en
           fent que ce mot & lefui                                                                            cey. & aux 3.luiv.certai
                           à Ucal.
           vant foyent les noms &                                     ditfon pere, & 33 ne benit point fa mere.  nes fortes de pecheurs ,
           les titres de N.S.J.C. du
                                                                                                              minationdevant Dieu.
           quelil eft parlé fous y. 4.  2 + Certainement je fuis  plus brutal  12 Ily auneforte de gens, 3+ qui pen qui font engrande abo
                           6
           Car Ithiel , vaut autant  qu'homme quelconque, & n'y a en moi  fe eftre nette , & toutefois n'eft point la  32 Ou, ne race,comine
           que, Dieu eftavec moi , é                                                                          F.& d'autres. H. ¡agenera
                           7 aucune prudence humaine.                 vée   defon ordure.
           rant à peu près le méme                                                                            tion qui maudit fon pere,
           quantaufens que lenom                                                                     36       c. une nature ,une elpece,
           d'Immanuel, Ela.7.14. Et  3 Et je n'ai point appris la fapience :  13  Ily aune forte de gens  de la  une forte de
                              9
           Ucalfinifiele puffant,ou, &  fçaurois-je la fcience des faincts ?  quelle les yeux font fort ellevez , & les  commeDeut. 1.35 . & 32.
           je pourrai ; felon que tou  A                                                                      y.5.Pf . 14. 5. &ici aux 3.
           tepuiflance eft donnée à  41 °Qui eft monté aux cieux , & en  paupieres furhauffées.               y.fuivans.
           J. Chrift nôtre vrai Im- eft defcendu ? a 11 qui a affemblé le vent  14  Ily aune forte de gens 37 de  la- , 33 C. la maudit pareil
           manuel, & qui eft nôtre                                                                            lement : Ce qui avoit dé
                                                12
           vertu &nôtre force : En enfes poings ? qui  a ferré les eaux en  quelle  les dents font des efpées , & de  ja été dit affirmative
           cecas il nefaudroit point                                                                          ment , fe repete parune
                                                                              39
           traduire à Ithiel,&c. mais fon manteau ? qui a dreffé toutes  les  laquelle  les dents machelieresfont des  expreflion negativede fon
           touchant Ithiel , voireto  bornes de la terre ? quel est 14 fon nom, &  coufteaux , pour 4 ° conſumer de deffus  oppofe:De meme Deut.
           chant Ithiel & Vcal: Mais
                                                                                                              33.6. Efa.38. 1, &c.
           d'autres penfent que ce quel est le nom de fon fils,fitu le connois?  la terre les affligez & les necefliteux d'en  34 H. F. & d'autres ,
           foyent les noms propres                                                                            qui eft pure en fesyeux ,
           de deux amis ou de  5 bis Toute la parole de Dieu eft efpu-  tre les hommes.                       c. à fon avis & felon la
                                                                                                              prefomtueufe  opinion
           deux difciples d'Agur , ou rée, & il est 16 un bouclier à ceux qui ont  15
                                                                            ¹ La +² fangſuë a
                                                                                               deux filles , qui
                                                                                                              qu'elle forme d'elle-me
           qui auroyent reçû les fen- refuge vers lui .              difent , ++ Apporte, Apporte. Ily as trois  me : Cartels font les Pha
           tences fuivantes de lui.                                                                           rifiens & les hypocrites,
            4 Le Prophete com  617 N'adjouſte point à fes paroles,    chofes lefquelles ne fe foulent point,voi  qui aiment mieux paroi
                                                                                                              tre   de bien que de
           mence fes proverbes & de peur qu'il ne te redarguë , & que tu
           fon difcours fententieux,
                                                                      re ily en a 4s quatre qui ne difent point ,  l'etre, & qui fe mirant en
           par la proteftation de fon  ne fois trouvé menteur.                                                leurs plumes s'imaginent
           incapacité & de la baſſeſſe                               C'eſt affez :                            d'avoir de la purete & de
           defonfens, tant pour fe
                              718 Je t'ai demandé deux chofes , ne      16 46 Le fepulcre, 47 la matrice fterile,  la perfection à revendre,
                 à foi-même de                                                                                fe tienent fermes fur les
           legitimes bornes en la re- m'efcondui point 19 durant ma vie.
                                                                                         point raffafiée d'eau
                                                                     4 la terre qui  n'eft point raffafiée d'eau,,  proteftations de leur pro
           cherche des chofes ca-  8 20
                                   Efloigne de moi " vanité & 22 pa   & so le feu qui  ne dit point , c'eft affez. pre juftice , & fe perfua
           chées , que pour avertir                                                                           dent ou de n'avoirpoint
           les autresde nepointre- role menfongere : 23 ne me donne ni  17    L'œil quife mocque du pere , & de peché , oud'étre beau
           cherchercurieuſement les
                                                                                                         53
                                                                                                              moins pecheurs que les
           matieres plus fublimes , pauvreté ni richeffes , nourri-moi 24 du  mefprife l'enfeignement de la mere,  les coup plusfaints & bien
           qui excedent leurportée pain de mon ordinaire.             corbeaux des torrens le creveront , & les autres.
           & la fphere de leur acti                                                                            35 C. de fon peché;
           vité , mais de fe contenir  925 De peur qu'eftant                                                  mais font fouillés d'en
                                                       26 foulé je ne  petits de l'aigle le mangeront.
           dansles limites d'une di                                                                           tendement & de con
           fciplinable humilité.  terenie , & die , Qui eft l'Eternel? de  18 Trois chofes font + trop merveil fciencedevant Dieu : Le
                       Et ilfe                                                                                 mot H. finifie propre
            5 Ou,plusidiot :Elle peur auffi qu'eſtant appauvri , je ne def  leufes pour moi, voire quatre, lesquelles je  ment la fiente & i excre
                                                                                                              ment qui fort de l'hom
           ait étéquelqu'un du vul- robe, & que 27je ne prenne en vain le  ne connois point.
           gaire & fans lettres, com                                                                           meallantà la felle, com
           meAmos , lors qu'il fut Nom de mon Dieu.                      19 55 Latrace de   l'aigle en l'air, "7  la  me Efa. 4.4. rien ne fe
           furnaturellement infpiré  10 28 Neblafme point leferviteur en
           deDieu.                                                    trace du ferpent fur un rocher, 58 le che  pouvant trouver de plus
                                                                                                                 ni deplus puant,pour
            6 Agur , par lepeu d'o- vers fon maiſtre , de peur qu'il ne 29 te
           pinion qu'il avoit defoi                                   min du navires au milieu de la mer , &   reprefenter l'infection &
                                                                                                               lafaleté du peché.
                                                                      60
           méme , fe décrit comme  maudiffe , & que tu 30 n'en encoures la  la trace de l'homme en la fille.   d Prov. 6. 17.
           le moins intelligent & le peine.                             20     Telle est la trace de la femme  36 C. quifont fort or
           moindrede tous les hom                                                                             gueilleux ,  prefument
            mes, à l'égard des hautes & desfublimes queftions , quife peuventformerentre les mortels.  beaucoup d'eux , mépriſent tous lesautres, & les traitent dehauten bas. Voi fus ch. 6. 17.
            7 Aff. non pas à l'egard de ce qui s'en trouve maintenant , mais à l'égard de ce qu'Adam en  e Prov.12.18.  37 Entens generalement desgensfort cruels & fans compaflion,qui abu
           avoitpremierement obtenu.  8 Aff. pourpouvoircomprendre des chofes fi relevées.  fent de leurcredit & de leurpouvoir,àopprimer les petits ; tels auffifont les médifans,les diffa
            9 Céte demande eftfortement negative , & pourtant le F. l'exprime negativement,jene con  mateurs, & les calomniateurs : Tels font ceux qui oppriment lespovrespar pureforce; telsfont
           nowpoint, &c.c.je n'entens & ne comprens pas par la lumiere naturelle du raifonnement,ceque  les avares qui ruïnent leursprochains parfraude,par tromperie& par ufure.  38 Confere Pf.
           connoiffent les Anges bienheureux par la lumierede lagloire, ou les fideles éclairés par cellede  57.5.  39 VoiJob 29.17.  40 C.engloutir & devorer.Voi Exod.15.7.& lesnotes.Deut.
           la grace &de lafoi.Voi touchant les SaintsJob 15, 15. &les notes. D'autres pourtant le prenent  32. 42. 2 Sam.2. 26.  41 Icifereprefentepar fimilitude l'infatiableconvoitife de ceux qui
           affirmativement & traduifent, maisjefçai lafciencedesfaints, commes'il vouloit dire queDieu  fontmentionnés auy. preced. En forte qu'on le peut prendre pour le caractere particulierde
           lui a revelé la doctrine celefte, & qu'il la connoît par la lumiere de lagrace & d'une immediate  l'avare, de l'ambitieux& du voluptueux.  42 C'est un grosver d'eau qui fe trouve dans les
           revelation , ainsi que lesfaints Anges & lesefprits desjuftesfanctifiés auciel , fçavent les myfte  marais& dans lesétangs, qui a une petite languepartagée en deux branches fort aiguës,par lef
           res du Souverain,par la lumiere de lagloire,qui leur cftimmediatement donnée.  10 C'eft  quelles étant attaché au corps dequelqu'un , il enfucce tantde fang, qu'il en tombede foi-mé
           commes'ildifoit, Qui eft la fageffe &lavertudeDieu , que le Fils eternel & uniquedu Pere,  me, en étant plûtôt rempli, & n'en pouvant plus tenir davantage, qu'affouvi & raffatie; &de là
           J. C. N. S. en quifont cachés tous lestréfors de fcience & d'intelligence? Confere fus ch. 8.22.  eft aifé decomprendrelefens decétecomparaifon , qui femble taxer deux differentes paflions,
            1 Cor.1.24. Col.2.3. & voi de plus ces mémes paroles ici appliquées àJ.C.Jean 3.13 . Ephef.4.  dont l'une eft la convoitife d'acquerir & d'avoir des biens,deshonneurs ou des plaifirs ; & l'au
           y.9, 10.  a Job 38. 4. Pf. 104.3 . Efa. 40. 12.  11 Sinon Dieu le Pere & fon Filsuni  tre eft l'infatiabilité & le defaut de contentement en les ayant ,comme la pire foifeft celle qui
            que avecleur Efprit, qui procede d'eux deux ? ConfereJean 1. 3. Heb. 1.3, &c.  12 En  naît de trop boire: On fçait l'hiftoire de céte infame , qui retournoit laffe & nonpas raflatice
           tensles eauxfuperieures , qui font les nuës , que Dieufeul tientfufpendues en l'air, comme fi  defes débauches; & l'hydoprique enbeuvant s'enfle fans fe defalterer.  43 Quifontl'avidi
           elles étoyent renfermées & enclofesaupan defa robe, qu'il lâche & deplic felon qu'il lui plaît.  té,& l'inſatiabilité, finifiées par ces deux branches dela fangfue dont nousvenons deparler: Le
            13 Ou, lesfinsde la terre, aff. en forte qu'elle eft affermie, foûtenue &iufpenduë au milieu de  motH. finifie proprement desfilles , mais ilfe prend auffi pour desbranches qui fortent d'un
           l'airparfes propres contrepoids : Tout cecicontient une deſcription poetique des œuvres de la  méme tronc, & font produites & comme engendrées d'une méme fouche, Gen.49.22.  J
           creation, & en elles de la toute-puiffance du Seigneur. Voi Job 38. 4. Pf. 104.3 , &c. Efa.40.12.  44 C.quechacune d'elles femble dire Donne,ou Apporte: Ou ellespeuvent toutes deux étre
            14 Aff. de Dicu le Pere & de fon Filsunique. Confere Pf. 2.7. & 80.16. Efa.9.5 . Car ni le  ainfi nommées, à caufe de leur avidité & de leur infatiabilité.  45. 45 Voi fus ch. 6.16.
            nom de l'un ni celui de l'autre, c. leur eternelle divinité,n'eft comprehenfible d'aucune creatu  46 Confere fusch.1.12. & 27. 20.  47 H. lamatrice étroite, ou,ferrée, c. fterile & qui ne
           re. Voi Exod.3 . 13,14. Jug.13.17,18 . Et nous nevoudrions pas ici nousdepartirdu jugement  produitpoint. Voi Gen.20.18 . Les femmes Ifraëlites autrefois étoyentdémesurément paflion
           des anciens, quifefont fervisde cepaffage, pour prouver la deité de J.C. le Fils eternel de Dieu,  néesd'avoirdes enfans , réveillées à cela méme par la premiere promeffe que la femence de la
           & pourmontrer que nonobftant la diftinction perfonnelle qu'il y a entre lui & le Pere,il lui eft  femmebriferoit la tête du ferpent , & leur fterilitéleurétoit infupportable. Voi Gen.30 . 1,23 .
           neanmoinscoeffentiel & coëternel.  b Tf. 12. 7. & 18. 3 1. & 19. 9. & 119.140.  Quantaux raifons naturelles qui s'en pourroyent alleguer, nous en laillons la deduction aux
            15 Entens-le de la Parole de Dieu, qui nous eft revelée dans lesfaintesEcritures , fans aucun  medecins.  48 C.laterre feche &fablonneufe:Car bien qu'elle ait été abondamment hume
           mélanged'inventions & de traditions humaines, laquelle contient & la doctrine que nous de  &tée,elle redevient auffi alterée en peu de tems,que fi elle n'avoit jamais été arrofée.  49 OR,
           vons croire,& les commandemens aufquels nous devons obeït,fans nous emprefler de penetrer  quin'apoint d'eau.  5. Qui n'eftjamais affouvi debrûler, & quiconfume d'autantplus que
           dansles myfteres & les fecrets, que Dieu s'eft refervés à foi-méme & qui furmontent notrepor  plus on luidonne de matierecombuftible à devorer.  SI VoiJob 14.7. & les notes.
           tée, Deut.29.29.  16 Confere Gen.15.1. & les notes.  c Deut.4.2. & 12.32.Apoc.  52 C.que les enfans rebelles & defobeiflans feront exposés,commedes victimes publiques de
           22.18.  17 Il nedefend pas d'en rien diminuer ou changer; non pas que laſouſtraction ſoit  la juſtice, à étre devorés descorbeaux & autres oifeaux carnaciers, periront d'une mort infame,
           plus permiſe en ce fujet que l'addition ; car elle eft aufli defenduë Deut.4.2. & 12.32. Apoc.22.  horrible & malheureufe, & auront lesgibets & les rouespourfepulcres : Mais il eft parlé parti
           v.19. mais il n'eft ici parlé que de l'addition , parce que les hommes y fontplusportés qu'à la  culierement des yeux, tantparce que les oifeaux carnaciers commencent ordinairement d'ar
           diminution , & cela fous lepretexte d'une bonne explication & d'une plus precife fainteté.  racher lesyeux des cadavres qui leur font abandonnés , que parce qu'en l'oeilfe decouvrent
           "
            18 11 adreffe fa parole à Dieu, felon que les changemens de perfonnes font frequens en l'Ecri  lespremieres marquesdu mepris,de la moquerie, du dépit & de la mauvaiſe volonté de ces en
                                                                                                                         53 C.les
           ture,& en cetepriere il nous propofe comme un fommaire de celles quedoiventfaire les fideles,  fansdénaturés,& qu'il eft raifonnable qu'ils y foyentauffi particulierement punis.
           du moins quant à laſubſtance.  19 H.F. & d'autres, avant queje meure, c. avant que jeforte  corbeaux,qui fe plaifent auprés desruifleaux, des rivieres, des torrens &descourans d'eau,pour
           decéte miferable vie,en laquelle le pas eftgliffant,l'ame par fa naturellecorruption fort difpofee  y boire & y chercher leur proye dans les charognes qui s'y trouvent , & aux autres chofesque
           & portée aupeché, & le corps affujetti à fes neceflités.  20 Afl. parl'illumination & lafan  l'eauentrainefouvent avec foi : Ou, les corbeaux des vallées , comme fut depuis celle de Hinom,
           Etification de ton Efprit; & c'eft ici fa premiere demande.  21 C.touteforte d'incredulité,de  où il yavoitfouvent beaucoup de cadavres & d'autres ordures, 2 Rois 23.10.  54 C.fi dif
           feduction, d'idolatrie, d'erreur & de fauffeté,en ce qui concerne le culte & la doctrine : Le mot  ficiles que je ne les fçauroiscomprendre.  ss Ou, La voye, c. ou fa piste,ou fa façon d'y agir.
           fe prenden ce fens Lam.2.14. Ezech.12. 24. & 13. 6,7. Zach. 10. 2.  22 C. toute fortede  Voifusch.6.6.  56 En cela est admirable lafaçon de l'aigle,premierement qu'ellevole con
           menterie, d'hypocrife, de tromperie, flatterie, calomnie &perverfité de vie.  23 C'eft lafe  jointement & fort vite & fort haut,& comme en droiteligne; & en outre qu'en penetrant l'air
           condedemande du Sage.  24 C.demonpain quotidien,tel que nous demandons en l'orai  de fonvol , ellen'y en laiffe aucune trace.  57 En quoi ceci eft admirable que d'unepart le
           fon Dominicale , & tel queDieu juge neceflaire & convenable à chacun pour pafferfa vie. Voi  ferpent étantun reptile qui n'a ni pieds ni ailes, peut néanmoins gravir affés legerement le long
           Matt.6.11. H.le pain de mon ordonnance, ou,de ma portion, c. autant quej'en ai beſoin & que tu as  d'unrocherfort uni , & que d'ailleursil n'ylaitte aucun veftige.  58 Ceci cft merveilleux,
           ordonnépour mon entretenement.VoiJob 23.12.  25 C. depeur ou quela trop grande a  qu'un navireen haute mer femble tantôt defcendre en l'abime , tantôtfauter & fe releververs
           bondance,& la profperité ne me faffe oublier Dieu & mondevoir, ou que la difette trop grande  les nuesfans fe noyer: Et qued'ailleurs , illaiffebien quelque pifte defon paffage furune eau
           ne meconduife à quelque mauvaiſe action ; car toutes les extremitésfont dangereuses, comme  calme& coye , mais qui s'évanouit facilement , & fans que rien de femblableſe remarque fur
           toutes les maladies naillent derepletion ou d'inanition,le milieu eft leplusfeur.  26 C.rem  la mer, à caufe de l'impetuofitédesvagues qui hauflent & baiſſent àtout moment , & qui
           pli & abondant par de grands biens , & abandonné à la petulance & au luxe. Confere Deut.  agitent le vaifleau de plufieurs fecouffes çà & là.  59 H. & F. au cœur de la mer , c. en
           8. 1o. & 31. 20. & 32. 15. Nehem. 9. 25 , 26. &icifous y. 22.  27 H.je nefaififfe, ou,  haute mer. Voifus ch. 23.34.  60 C.felon quelques-uns les marques & les enfeignes
           empoigne le nom,  &c. fans refpect &licenticufement , par parjure & faux ferment , foit pour a  enun homme, qu'il ait eu connoiffance d'une fille & l'ait deflorée: Ou méme en une
           maffer du bien,foit pour couvrir & cacher mon larcin , quand j'enferois prevenu; ouparmur  fille qu'elle l'ait été ; maisfelon d'autres , par quelsfecrets liens lecoeur d'un homme s'atta
           mures contreDieu , aufquels l'impatience de ma povreté me porteroit.  28 C. nel'accufe  che à unefillepour l'aimer & larechercher, ni quels font les moyens admirables , que fou
           paslegerement, & quand il n'eft point en faute, ayant plûtôt pitié defa condition.Voi Pf.101.5.  vent il employe pour gagner fon affection. D'autres l'ont rapporté à l'incomprehenfibilitéde
            29 Implorantfurta têtelavengeance & la malediction deDieu, qui a promis deproteger les  l'incarnation myfterieufe de Jefus Chrift leFils del'hommeauventre de la S. Vierge.
           povres affligés, Exod. 22.23. Mais ſi l'accuſation eſt juſte, legitime & bien-fondée , tu n'endois  61 C. qu'elle eft aufli mal-aifée à découvrir que les quatre chofes fufdites, parce que ces
           craindreaucun mal fus ch. 26.2. mais plûtôt t'en promettre & attendre la benediction du Sei  infames adulteres , à moins d'étre furprifes fur lefait , ce qu'elles previenent par mille arti
           gneur, 2 Sam.16.12.  30 Ou, ne t'y rendes coupable , convaincu pour celade peché devant  fices , lediffimulent auffi finement & le nient aufii effrontement , qu'elles le commettent
           Dieu &foûmis àfon juſte jugement.Confere Gen. 42.21. Lev. 4.22. Nomb.5 6,7.  impudemment.
                                                                                   Nnn 4                 adu
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