Page 779 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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           Chap . VIII .                            PROVERBES.
            20 H.vis-à-vis del'hom
                                                                  à
                              9 Ils font tous 20 aifez à trouver ² à    dés le commencement de fa voye ,        1 Par les voyes de
                                                aiſez à trouver
                         &                                                                                    Dieu fe doivent entendre
           me extends , c. pret de l'homme entendu , & droits à ceux 22 quis
           droit à la main ; car le
                                                                       devant qu'il fift aucune de fes œuvres,  fesactions ou fes œuvres;
           mot finifie ou ce qui eft                                                                          non feulement celles par
           droit en foi, & bien al- ont trouvé la fcience .
                                                                     s³  dés le temps jadis.                  lelquelles il s'eft manife.
           ligné , ouce qui eft droit  10 Prenez mon inftruction , 23 & non  23  54                           fte au dehors en la crea
           à la main de   >                                                 +J'ai eftés declarée princeffe dés  tion de l'univers , mais
           aife à trouver , prefent au pas de l'argent ; &la ſcience pluftoft que  le fiecle ,  dés le commencement , so dés  aufli celles par lefquel
           bon fens, donnant dans 24 le fin or d'eflite.                                                      les il a forme enfoi-me
                                                                     l'ancienneté de la terre.
           la veuë, fort prêt , per                                                                           mede toute eternité les
           ceptible , intelligible &                                                                          confeils & les decrets im
           ouvert pour étre enten  II  Car la fapience eft meilleure que  24  7J'ai efté engendrée lors qu'il n'y  muables de fa Providen
                            25
           du. De méme 2 Sam. 15.
                              les perles , &  tout ce qu'on fçauroit  avoit point encore d'abyfmes , ni de fon ce, pour la production en
                                                                                                              temsdetoutes les creatu
           9. 3. & fous chap. 24. fouhaiter ne la vaut pas.
           *. 26.                                                    taines   chargées d'eaux.                res, leurconfèrvation &
            21 C. àcelui qui eft dé                                                                           leur conduite ; & méme
           ja illuminé par  de  12 Moi Sapience 27 je me tiens avec     25 J'ai efté engendrée avant que les  cellesqui font purement
                                                                                 59
                                                                                                              perfonnelles , pour la
           grace ,bien que les hom- 28 la difcretion , & je trouve la fcience  montagnes " fuffent aflifes , & avant les per
           mes charnels & fenfuels 29 d'aviſement.                                                            conftitution & la diftin
                                                                     coftaux .
           enjugentautrement . Voi                                                                            ction des perfonnes en
           Rom.7. 12,22. 1 Corint.                                          60
                              13 30 La crainte de l'Eternel c'eft de    26 6 °Iln'avoit point " encore fait  la  la S. Trinité , comme
           1. 18. & fous ch. 14.6.                                                                            font la generation du
                                                                                2
            22 C. qui l'ont obte- haïr le mal : 31 j'ai en haine 32l'orgueil,  terre , ni " les campagnes , ni 63 le  plus Fils, par laquelle le Pere
                                                                                                              l'a engendre en foi & de
           nu, qui favent ce que & l'arrogance , la voye
           c'eft , & ce qu'elle vant.                  de mefchan    beau des terres du monde habitable.      foi detoute eternité , &
           Voi Gen. 26. 12. & les ceté ,  &  34 la bouche parlant à re  27 Quand il agençoit les cieux , 6+j'y la proceflion ou fpiration
           notes.                                                                                             du S. Efprit , par laquelle
            23 C. plûtôt que de bours.                                      f
                                                                                                               procede eternellement
           l'argent , & eftimés-la                                   eftois:  quand ils compaffoit le rond il du Pere & du Fils: Telle
           davantage  ›  comme la  14. A moi appartient le confeil & 3 l'a  au deffus des abyfmes :           ment que la Sagefle de
           fuite du  le montre : drefle : je fuis la prudence , à moi appar  28 Quand il 7 affermiffoit les nuées clarant que l'Eternel l'a
           Ce qui femble fe dire ab.                                                                          poffedée des le commen
           folument , ne fe doit tient la force.
                                                                     d'enhaut : & quand il ❝ ferroit ferme les cementde favoye ou de
           fouvent entendre qu'en                                                                             fesvoyes, montre par là
           certain égard & compa-  15 36 Par moi regnent les rois , & fontaines des abyfmes :                 qu'ellelui eftcoeffentielle
                                                                        299 Quand il mettoit 7° fon ordon & coeternelle. Mémeil
           rativement. ConfereEfa. les princes 37 decernent  la juftice.
           43. 18. Jerem. 7. 22. &                                                                            fepeut dire qu'elle eft el
           16. 14. Ofee 6. 6. Matt.
                              16 Par moi ſeigneurient les feigneurs,  nance touchant la mer ,    à ce que les le-méme le commence
           23.3. 1 Corint. 1. 17.                                                                             mentde la voye de l'Eter
                                   39
                                                                                                 point
            24 Voifusch . 3. 14. & & tous  les gouverneurs de la terrefont  eaux n'en outrepaffaffent point 7 les nel , non feulementpaf
          ⚫icifous . 19.
            b Job28.15 . Pf.19.11. en eftat.                         bords : quand il 72 compaffoit les fonde fivement , en ce que la
                                                                                                              generation eternelle du
           Prov. 3. 14, 15. & 16.  17 J'aime ceux qui m'aiment : & ceux                                       Fils , & la proceffion du
                                                                     mens de la terre.
           ข. 16.                                                                                             S. Efprit en l'effence divi
            25 F. les rubis. VoiJob qui  me cherchent foigneuſement +¹me  ne , que lesTheologiens appellent opera ad intra , fe doivent concevoir anterieuresen ordre
           28. 18.                                                   auxdecrets & aux confeils deDieu touchant fescreatures ; mais aufliactivement, en ce que
                           trouveront.
            26 H. tous lesdefirs, ou,                                c'eſt parfa Sagefle eternelle & perfonnelle que lePere a formé tous fes confeils & tousfes de
           tous les fouhaits, neferont  18  Richeffes & honneur font avec  crets de toute eternité , (d'où vient qu'entreles noms qui font donnés àJ. C. Efa.9.5 . il eft ap
           point comparés avec elle.                                 pellé le Confeiller) & a créé touteschofesautems qu'il avoit determiné ,Jean 1. 1, 2, 3. Coloff.
           Voifus ch. 3. 15.  moi , biens de durée +2 & justice.     1.15,16. C'est pourquoi il femble à quelques-uns queJefus Chrift fe foit appellé foi-méme le
            27 C. je fuis jointe a                                   commencementJean 8.25.& l'ancien paraphrafte Chaldaïque, dont l'ouvrage s'appelle le Thar
                              19 d 43 Mon fruit eft meilleur que
           vec l'intelligence , la                                  gum deJerufalem, a fubftitué au Berefchith de Moyfe, qui eftlepremiermotde la Bible , & fi
           prudence & la bonne a- 44 le fin or , voire que + l'or raffiné , &  nifie lecommencement, le mot Bechuchma, qui finific en Sageffe,commefuppofant que la Sagefie
           dreffe ; je l'habite , je la                              eternelle avoit donné l'étre & le commencement à tout.  52 C. de toute eternité, & avant
           poffede , je l'employe , mon rapport eft meilleur que l'argent  que rien de tout ce qui a été faitcut étéfait : Carcomme ici s'entendent les œuvres de Dieu ex
          je m'en fers , elle n'ap d'eflite.                         terieures , c. fes creatures,auffitout ce qui a precedé la creation, ayant precedé le tems, puifque
          partient qu'à moi , elle                                   le tems n'eft autre chofe que la mefure du mouvement & de la durée des creatures , fe doit
           n'eft au fervice d'aucun
                             20 Jefais cheminer 46 par le chemin     concevoirabfolument eternel , rien ne fe pouvant concevoir anterieurà la naillance du tems
                                                                                       53 H.dés-lors , c. de toute eternité; puiſque la Sagefle eternelle
          autre, & je la donne &                                     quel'abîme de l'eternité.
          la communique à mes de juftice , & par le milieu des fentiers  étoit déja par devers Dieu , lors méme que rien n'étoit finon Dieu & fon eternité. Voi Pf.93 .
          vrais  difciples  autant                                   y.2. Mich.5.2.  54 C.que le Fils par le decreteternel du Pere a été établi le Seigneur de l'u
          qu'ilsen ont befoin pour de droiture :
                                                                     nivers, pour créer , conferver & gouverner toutes chofes , Jean 5. 22. Coloff. 1. 18. Hcb.1.2.
          leur conduite & pour  21 Afin qu'à ceux qui m'aiment je     ss H. niffachthi, c. j'ai été ointe , & ainfi F. ou, facrée , aff. pour etre Princefle , comme le
          leur falut.                                                Pere dit defon Fils Pf. 2. 6. nafachthi , j'ai oint , ou , facrémon Roifur Sion : Carleverbena
            28 Ou , laprudence , & faffe heriter 47 chofes permanentes , & fach , finifie verfer ou épandre quelque liqueur, & le motnefichem , qui s'en derive , finifie
          lebonfens. Voifusch.1.                                     des Princes.  e Jean 1.1.  56 C. devant la terre , & avant qu'elle fut creee,
            .4.            que je comble leurs threfors.             & parconfequent avant le commencement du monde , tel que Moyfe l'exprime Gen. 1. 1. &
            29 Ou,desbons avis, ou,  22  4 L'Eternel 49 m'a so poffedée
                                                                     auquel l'Evangelifte regarde aufli , Jean 1. 1. Confere ici fous y. 25 , 26. &voi Pf. 90. 2.
           despensées. Voifus ch.1.4.                                 57 Aff. de la propre effence du Pere : C'est ici & au . fuivant le méme mot cholallethi,
            30 C.quelacraintede l'Eternel , qui eft lecommencement , lepreciput & la principale pie  que celui qui fe trouve Pl. 51. 7. & qui fe rapporte auffi-bien à la generation du Pere qu'à
          ce de la veritable ſagefle, fus chap. 1. 7. forme, incline & difpofe les hommes à haïr le mal.  la conception de la meie , commeilparoît par la confrontation de ce paffage de David avec
            31 F.c'eft dehairle mal, l'orgueil , l'arrogance & lemauvais train : je hai auffi la bouchedes per  Jean 9.34. où le mot G.gennethenai , relatif à celui dont David fe fert , finifie etre engen
           verfités. Maisd'autres, aufſi-bien que nos Interpretes, penſent , que Salomon ayantreprefenté  dré, ou , naitre : Mais de quelquefaçon qu'on interprete ceci , ou ,j'ai été engendrée , ou,j'ai
           en general ce que hait la crainte de Dieu , &cequilui eftincompatible , ſçavoir le mal , ex  étéformée , ou, je fuisnée , ou , j'aiétéproduite ; cefera toûjours la méme chofe : Seule
           plique enfuitele détail de ce que hait la Sagefle eternelle & qu'elle neveutpoint fouffrir dans  ment il feroit mal à propos de ſe ſervir ici des mots de fondée , qu'employent les G. ou de
          Jes mortels.  32 Auffi les anciens ont feint quelegeant Typhon fut l'ennemi capital de  conçue, coinme a la Vulgaire Verfion Latine , ou d'enfantée , comme quelques-uns en nô
          leur Itis, comme pour infinuër que l'orgueil & la fagefle font incompatibles : Ce font les  tre langue ; parce que le concevoir & enfanter , fe dit proprement de la feule mere, & que
           tonneaux vuides qui font le plusde bruit , maisles épics bien grenus font ceux , qui baiffent  le Fils de Dieu eft fans mere à l'égard de fa Divinité, commefans pere à l'égard de fon huma
           plus la tête, & les plus profondes rivieres , font celles qui coulent plus doucement.  nité Heb. 7. 3. & que le fonder , eftun peu trop metaforique pour exprimer la generation;
            33 Ou, le mauvais chemin.Voi fus ch. 2. 12.  34 Ou, la boucheperverfe. H. & F. la bouche  bien que céte metafore puifle s'accommoder au ftile de la langue H. en laquelle les en
           desperverfités. Voi fus ch. 2. 12.  35 D'autres , la droiteraiſon , ou , la droite connoiffan  fans s'appellent d'un mot qui tire fon origine d'un autre qui finifie batir & edifier: Et auffi
           ce comme toutdoit aller: Ou, lafolide fageffe , ou , l'étre qui a conſiſtance. Voi de ce mot fus  les Interpretes G. qui expliquent ici ce mot metaforiquement , l'expofent proprement par
           ch. 2.7.                                                                         58 F. groffesd'eaux. H. pefanteurs d'eaux , c. avec gran
                     36 C. moi le Fils eternel de Dieu , & la Sageffe fubfiftante du Pere , comme  celui d'engendrerau y.fuivant.
           fouverain Seigneur du monde , j'ordonne les Rois & les Princes, par les voyes & par les  de abondance , ou gros amas d'eau : Ou , Surchargées d'eau , c. qui en font pleines, & en
           moyens qu'il me plaît ; ils n'ont d'autorité ni de pouvoir que ce que je leur en donne ; tous  regorgent. D'autres traduifentici, ni les eaux les plus renommées.  59 Ou, fuffent en
           les changemensqui leur arrivent dependent de må Providence & de ma difpenfation ; & ils  foncees , c. fondées , inferées & pofées en leur affiete : Le mot H. a égard à ce queles mon
           ne regneront jamais juſtement & heureufement qu'en prenant leur tablature de moi , &
                                                                     tagnes femblent avoir leur fondement enfoncé dedans l'eau , felon ce qui fe dit de tou
           en fuivant lesregles que jeleur en propoſe en ma Parole.  37 De cemot envient un  te la terre Pf. 24. 2.  60 Aff. l'Eternel , fus y. 22.  61 Le inot H. ad , ou,
           autre qui finifie un Legiflateur , Gen. 49. 10. Deut. 33. 21. Jug. 5. 14.  38 C. éta  gnad , feprend pour encore , non feulement ici , mais auffi en d'autres lieux. Voi Jcb 1. 18.
           bliffent de bonnes & de juftes loix , pourlegouvernement  la conduite de leursfujets.  & les notes: On pourroit traduire le texte H. Jusques à ce qu'il n'avoit point fait la terre,
            39 F. & d'autres , & les Princes , tous les jugesde la terre. Voi Job 12. 21 .  40 H. &  c. avant qu'il l'eut faite.  62 Le mot H.finifie proprement les endroits & les lieux
                                                              41 Voi
           F. me cherchent de bon matin. Voi du mot H. Job 7. 21. & fus chap. 7. 15.  qui font hors des mailons , ou hors des villes , comme les rues& le plat païs ; mais il fe
           2 Chron. 15.2.  c Prov.3.16.  42 C. jufte conduite , defenſe & recompenfe ;  prend ici pour leplat pais ou pour les champs , comme Pf. 144.13. Ezech. 7. 15.
           oufelon lafrafe H. beneficence & liberalité.  d Prov. 3. 14.  43 Voifusch.1. 31.  63 Le mot H.rofch finifieproprement la tête; & les uns traduifent , ni lecommencement de
            44 Voifus ch. 3. 14.  45 Ou, l'or maffif. Voi 1 Rois 10. 18. D'autres , l'or d'Uphaz,  la méme pouffiere du monde, comme fi c'étoit pour dire que la moindre petite poufliere de la
           qui penfent qu'ici le mot Paz foit mis pour Uphaz , qui eft le nom propre d'un lieu, d'où  terre n'étoit point encore faite : Car le mot H. fe prend pour le commencement , Nomb.
           l'onapporte le meilleur or Jerem. 10. 9. & qu'on tient aujourd'hui étre le méme qui fe nom  10.10. Eccl. 3.11. Ezech. 40.1 . Mais les autres , comme nos Interpretes , l'entendent
           me Fez en Barbarie.  46 C. en la forte & façon de vivre qu'il faut fuivre, pour  du principal , du plus eminent & du plus beau , & prenent les pouffieres du monde ( car le
           s'aquiter felon la Loi de ce qui eft deu premierement à Dieu&puis au prochain. Voi fus  mot Helt pluriel ) pour les terres qui y font , c pour cete admirable ſurface de la terre ,
           chap. 2. 8.  47 Ou, le vrai étre , c. un bien, qui eft veritable & folide , & l'unique  fi ornée , fi diverfiée & fi fertile.  64 All entant que coëternelle & coeffentielleau
           Souverainbiende l'homme, immuable, inalienable, invariable & qui demeure à toûjours ;  Pere , rien n'aété faitfans moi , & c'eſt par moi qu'il atoutfait Jean 1. 1, 2, 3. Coloff.1. 16.
           qui n'eft pas un bien en fimpleapparence , mais en realité &en verite ; en fomme la vraye vie  f Job 26. 10.  65 Ou, ordonnost , ou , pofoit en ordonnant lecerclefurle deſſus del'abi
           & la fubiiſtance ferme en la grace de Dieu au monde , & puis laviede la gloire eternelle au me: Ceci fedit euégard à la figure de la terre , que Dieu aforméeenrond , en forte qu'el
           ciel.  48 Entens le Pere eternel de notre Seigneur Jefus Chrift , la premiereperfonne de  leembraffe les eaux profondes , & en eft aufficomme enceinte & embraflee , ces deux ele
           l'eternelle Deïté & de l'indivife Trinité.  49 C. la Sageffe fubfiftante, & la Parole  mens neconftituant enfemble qu'un méme globe.  66 C.fur les eaux profondes.
           perfonnelle du Pere, lafeconde perfonne de l'effence Divine, leFils unique , propre & eter  67 Aff. à ce qu'en gardant le lieu qui leur eft affigné , leur pefanteur ne les failepoint tom
           nelde Dieu , qui eft auffi le vrai Dieu & lavie eternelle ; de qui voi fus chap. 1. 20. &ici  ber tout à coup deflus la terre.  g Gen. 7. 11.  68 Ou, fortifioit , c. leur don
           Y. 12. Jean 1. 1. & 3. 16. Rom. 8. 32. 1 Jean 5. 20.  so Lemot H. kanani, finifie  noit uncoursconftant & continuel ; ou les enfermoit dans lesgrandes concavités de la ter
           proprement cela : & les Interpretes G. peuvent l'avoir traduit ektefe , du verbe kraô , qui  re , comme dansde forts receptacles, d'où elles ne peuvent débonder quelors qu'il luiplaît.
           finifie jepoffede; mais depuis par le changement d'une lettre , on y lit ektife , c. cree, du  69 H. Quandil mettoitſon ordonnance à lamer & aux eaux , pour nepoint paſſerſes bords: Mais
           verbe kriza , jecrée: Ce que les Arriens vouloyent tirer à leur avantage, & aur prejudice  F. & d'autres, Quand il mettoit fa borne arrêtée à la mer , afin que les eaux ne paffent point fon
                                                                     ordonnance.
           de l'eternelle Divinité de Jefus Chrift ; 'bien que ce méme mot , comme celui de creare en  70 Ou, fonfalut , aff. en vertu dequoi il lui pofoit fes limitesdans lef
           Latin , fe puiffe prendre pour engendrer & procréer, & ainfi s'entendre toûjours de l'eter  quelles ellefe doit contenir. VoiJob 38. 10. & Pf. 104. 9.  h Gen. 1.9, 10. Job 38.
           nelle generation du Seigneur: Maisen laiffant à part la traduction G. dontles auteurs , com  v. 10 , 11. Pf. 104. 9.  71 H.fa bouche : Ce qui fe peut entendre ou de la bouchede
           meS.Jerome l'a remarqué , ont été interpretes, & nonpasProphetes, il nous fuffit quel'ori  Dieu, c. desbornesqueDieu a prefcrites à la mer par fon commandement , comme la bouche
           ginal H. ale mot de poffeder, pour dire que le Fils a étéde toute eternité au Pere & avec le  fe prendfouvent en ce sens , (voi Gen. 41. 40.) oudela bouche de la mer , c.de fes embou
           Pere , comme engendré de lui d'une façon incomprehenfible & inexplicable , Mich. 5. 2.  chures &defesrivages, qui quelquefois s'en appellent auffi les levres.  72 Ou, décriveit,
           Jean 1. 1. & 14.9, 10. & 17. 5. Coloff.1.15. Heb. 1.3, 5. Et méme entre les hommes , au  decernoit,deffeignoit. D'autres , pofuit , ou, plaçoit : Mais lepremierfemblemieux exprimer la
            ilede l'Ecriture, lesperesfont cenfes aquerir & poffeder les enfans qu'ils engendrent , com  proprieté du mot H. & le butde Salomon : Car le fondement s'aflied & fepofe quand l'ou
           me ilfe void Gen. 4. 1. Confere , quoi quefous un autre mot, Pf. 127. 3.  vragecommence, mais leprojet & ledeffein leprecede & va devant.
                                                                                                    30 Alors
                                                                                LII 2
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