Page 679 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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PL . XVI.                                   PSEAU ME S.                                                       288
                                                                                                             II  Ou , leurs effur
                                    ne leve
           C.ne le prend point gnon , qui
        enfa bouche & ne le met     ne leve point de diffame conpoint de diffame con- ,  leurs afperfions de fang ,  & leur nom
                                                                                                           fions , all des Idoles :
        point, ou nele fait point tre fon prochain .              ne paffera point par ma bouche.          Elles s'appellent aper
              fur fes
         Confere fous Pf. 16.4. Et  4 7 Aux yeux duquel eft contempti  5  L'Eternel eft  lapart  14 de mon fons de fang , &parce
                                                                                                           qu'elles etoyent
         seci fe doitentendre tant ble celui  qui n'eft pas recevable , mais il
        de la     publica                                         heritage, & de mon bruvage : 'S tu main- nables en leur objet , &
                                                                                                           parce que les idolatres
         don , que de l'admiflion honore ceux qui craignent l'Eternel : &  tiens mon lot.                  meloyent du fang aux
         & de la propagation en s'il a juré, fuft- ce  à fon dommage , il  6 16 Les cordeaux me font écheus en  leurs , méme dufanghu
        feconde main d'une ca
                                                                                                           main, & quelquefois ce
        lomnie contre le pro- n'en changera rien.                 lieux plaifans , voire 17 un tres-bel heri lui deleurs enfans, ce que
  2:
         chain : Ce n'eft pas af
        fés de n'en point étre le                                                                          le peuplede Dieu ne fai
                           5 Qui ne baille point fon argent    à  tage m'eft avenu.                        foit pas dans lesfienes; &
        premier auteur, il n'en ufure , & ne prend point de prefent con                              19
                    le re                                            71 Jebenirai l'Eternel , lequel   me
                                                                                                           aux Idoles de choles a
         celeur ni le diftributeur tre l'innocent. Celui qui fait ces chofes  donne confeil , mefme 20 les nuicts , ef- quifes par violence &par
        fur le credit d'un autre.                                                                                  fomme
                        II
         Quelques-uns traduifent,  neferajamais esbranlé,
                                                                  quelles   mes reins m'enſeignent .       comme fi le Prophete di
         ne reçoit point. Voi Exod.
                                                                     8 022
         20. 7. Pl. 50. 16. & de plus Exod. 23. 1. Levit. 19.16. Pf. 69.8. Ezech. 36. 15.  Je me fuis toûjours 23 propofé  foit, Je ne veux point
                                                                                                           participer à leurs
         7 C. qui au jugement qu'il fait deshommes, neprend pour reglecertaine que Dieu &fon  l'Eternel 24 devant moi : puis qu'ils eft  à langlans & abominables,
         approbation ;  le vice par tout où il eft , &  la vertu & la probité en                           qui  font fans foi & con
         quelquefujet qu'elle fe trouve.  3 C. qui à caufede fon impieté & de fa profanité , eft
                                                                   ma dextre , 26 je ne ferai point esbranlé .  tre la Loide Dieu ; mais
         rejetté &rejettable des gens debien &de l'Eglife, & fedemontre reprouvé de Dieu.                  'offrirai des facrifices fpi
         9 H. aumal , c. s'eft obligé par ferment , à faire quelque chofe , qui chôque fes interèts &  9 Partant mon cœur s'eft éjouï , &
           tourne à fa perte & à fon dommage : Le fens eft , qu'unhomme de bien remarquât-ilque  27 magloire s'eft égayée : aufli 2  ma chair  greables par J. C. Tout
        le ferment  a fait lui apportera  dommage en  tient neanmoins                                         pourtant fe peutplus
        fement faparole , & aime mieuxperdre , que devioler le ferment auquel le nom de Dieu eft  29 habitera 3° en affeurance.  fortement appliquer à
         intervenu. D'autres , s'il a juré à ſonprochain , il nechangepoint.  10 Voi Levit. 25. 36.                  en ce y.&
                                                                     10    Car tu n'abandonneras point de faire une fevere puni
         Touteufureétoit defendue aux Ifraëlites entr'eux de droit pofitif: Dieuvoulant comme faire
         cefferparmi eux ces deux mots , tien & mien ; mais il leur étoit permis de prêter à ufure aux  31 mon ame 32 au fepulcre, & ne permet- tion des idolatres , qui
        étrangers; parce quel'ufuredefoi-méme ne repugne pas à l'equité naturelle, & quecéteméme
         equité obligecelui qui emprunte, defaire quelque part à celui qui lui a prêtéfon argent,du pro  qu'au vrai Dieu,& s'établir d'autres Mediateurs quelui; & proteftant de ne vouloir point ni re
         fit qu'ilen a fait ; mais il yfauttoujoursgarder, comme entous autrescontracts, les regles de la  commanderleurs facrifices (bien quepourtant nul facrifice deshommesnepuifle étre agreable à
         charité & de lajustice. Voi 2 Corint. 8. 13, 14.  11 Ou , ne tomberajamais , ou , nefera  Dieu quepar lui ) ni offrir pour notreredemtion rien de femblable aux facrifices des idolatres ;
        jamaisdejetté, ourenversé, aff. de l'état du falut eternel &de la vraye felicité, c. qu'il neperira  car il ledevoit offrir foi-méme par l'Eſprit eternel enfacrifice debonnefenteur, Heb.10.5,6,7,8
        jamais , comme parle J. C. Jean 10. 28. Confere Pf. 10. 6. & 16.8 . & 21. 8. & 55. 23. & 62.  12 H.& neprendrai point leurs noms en meslevres, c. enma bouche,comme Pf.so.16. C'eft pour
          3 & 7. conferés enſemble , & 66. 9. Prov. 10. 25 , &c.   protefter qu'il neveut rien avoir àfaire avec l'idolatrie & tout ce quien depend, & qu'ilen a une
                                                                   horreur particuliere.Voi Exod.23.13.  b Lam.3.24.  13 Deux metafores s'employent ici
                                                                   l'uneprifedes heritages qui femefurent au cordeau & fepartagent au fort.Voi Deut.3.4.& 32.9.
                                                                   Jof.ch.13, &c. L'autre del'ordre œconomique, felon lequel le pere de famille affigne &diftribuë
                                   PSEAUME      XVI .              à chacun de fesdomeftiques ce qu'il doitboire.Conf.Pf.11.6.  14 Ou,demaportion,c.que dé
                                                                   tous lesbiens du monde dont chacun choifit fa part ou la reçoit deDieu , j'ai pourla mienenon
                                                                   feulement la grace & lafaveurde l'Eternel,mais lui-méme, quifera unjourtout en tous : Et ici
                          Davidpriepourfa confervation , renonçant à fes propres merites de
                                                                   nousvoyons queDieu feul eft le fouverain bien de l'homme, & qu'il fe donne foi-méme aux fi
                        vant Dieu , detefte toute idolatrie , &fait une franche profeffiondefa
                                                                   delesparJ.C.enpoffeffion & en felicité eternelle. Or ilſe peut direqueJ.C.prononce ces paroles,
                        foiau Mellie, par lequel lui & tous les croyans , ayant communion avec
                        Dieu, ferontparticipans d'uneglorieuse refurrection & dela vie eternelle:  nonpastantpours'affurer de fafelicité,que pour exprimercelle qu'il nous donne:l'Eternel étant
                        Erf . C. lui-méme eft ici introduitparlantde fa mort, defa refurrection  effectivement la partdefon heritage, c . decelui qu'il nous acquiert & nousdiftribue, & de fon
                                                                   bruvage,c. decelui dontil nous abbruve en facoupe de benediction & au fleuve de fesdelices.
                          defagloire eternelle pour l'avantagedesfiens.
                                                                    Is C. tu me legardes en depôt, &letiens enrefervepour moi : C'estce que doitdire le fidele,
                                                                   2 Tim.1.12.& 4.8. 1 Pier.1.4.5. mais auffi comme le lot & la portion de J.C.d'entre leshommes
         1 F.Joyau d'or,ou,Pfean  I 'Mictam de David.
         med'or: Car le mot H.                                     c'eft la multitude defes élûs & defes fideles , il s'affure queDieu le maintiendra & le confervera
                                                                                              16 Ilufedecemot,parce que lesheritages fe mefu
         Miftam finifie ce qui eft  Garde- moi , &Dieu Fort : car je me  royent &fepartageoyent au cordeau,Deut.3 2.9.Ce font les paroles deJ.C.acquiefçant enfon E
         faitdu meilleur & du plus                                 inventbeat confentane ardeau,Deut .
                                                                   glife,& celles du fidele attendant par lui la gloire duciel. Voide ce lot oude ces cordeaux échus
        finor: Ce méme tître fe  fuis retiré verstoi.
                                                                   aux Saints          17 H. l'heritage a étébeaufur moi,ou,vers moi.  18 Ainfi H.
        donne encore aux Pleau  2 O mon ame, 2 Tu as dit à l'Eternel,  je louerai &glorifierai l'Eternel.  19 LePere a confié àfon Filsl'execution defon confeil,
         mes 56. 57.                                               Ela- 53.10. & il lenous donne pour confeil &pour confeiller Efa.9.5.Apoc.3.18.comme il nous
        commepour indiquer la  Tu es le Seigneur ; 24 mon bien ne vient  fuggere à chacun, par fa Parole &parfon Efprit,les plusfideles & les plus falutaires confeils quife
        fublimité & l'excellence                                  puiffent defirer.  20 Ainfi H. c.de nuit, lors quel'efprit de l'homme étant diftrait des pensées
         des doctrines qui s'y trai- pointjuſqu'à toi,
                                                                   & desoccupations de céte vie & quelesfonctions des fens exterieurs ceffent,il eftplusfufceptible
        tent. Quelques - uns le  3  Mais aux Saincts qui font en la  desmouvemens & des lumieres du S. Efprit , & mieux difpofé à s'appliquer à la meditation des
        prenent pour un inftru                                               & celeftes.Voi Pf.1.2.
                                 6                                                          21 C.lespensées interieures & les fecrets mouvemens
         ment de mufique, & terre , &  aux gens notables d'icelle , ef  de mon ame,conduite & endoctrinée par le S.Efprit, m'excitent& mepouflent à mondevoir. Voi
        d'autres  le commen
        cement de quelque air; quelsje prens tout mon plaifir.    Job 19.27. Et N. S.J.C. a pû dire le méme durant la plus noire & la plus trifte nuit deſesfouf
                                                                  frances& defes douleurs pour nous; Non point,difoit-il,ce queje veux, mais ce quetu veux, Matt.
         maislesuns & les autres,                          •
                           4 7 Les angoiffes de ceux         qui   26.39.  c Act.2.25.  22 S.PierreAct.2.2 5.nous declareque ceci a été dit parDavid deJ.C.
        avecpeu de probabilité.
                                            un  autre  Dieu fe    c.queDavidaintroduitJ.C.ufant deces termes,&les aproferéscommeenfoûtenant la perfonne
         2 David profete cespa- Courent  apres                     & letype:Car bienque chaque fidele lespuiffe auffi employerpourprofeffer lafermeté defa con
        rolescommefoûtenantle               10                    fiance ,il eftcertain queJ.C.au plus fort de fon agonie & desplusrudes fecoufles qu'il y a foûte
        type& lafigure de J.C.  ront multipliées.  Je ne ferai point  nu,s'eft particulierementconfié enDieu,& affuréde fon fecours,Jean 14.30.Heb.5.7.  23 Parla
        ou comme d'autres tie
                                                                  foi,je l'ai toûjours euprefent en mon coeur; par obeïffance & dilection,je me le fuis propofé tou
        nent,J.C. lui-méme eft introduit les adreffant à fon ame enfon étatd'humiliation , com-  jours pourle but& l'objetde toutes mes actions; par fincerité, pour témoin & pour jugede ma
         memarque le mot H. Et ce mot d'ame que nousfuppléons ici , fe trouve exprimé ailleurs,  conduite;& parefperance,pour remunerateur de ma fidelité,&pour dernierevifee de mafelicité.
         Pf . 103. I.  3 Ou, tues mon Seigneur , c. que comme en Dieu , fouverain Seigneur de  24 H.vis-à-vis demoi.  25 Pour m'aflifter &medefendre:j.C. a eu Dieu fon Pere àfa droite
        tous, eft lafource & la plenitude detous biens , auffi nepeut-il étre prevenu par nos merites  dans lecombat, & le Pere l'a placé à fa droite dans le triomfe. Chofe pareille arrive aux fideles i
        nirecompenfé par nous ; fesbien-faitsfur nousfont depure grace ; & ce qu'il requiert de nô-  Le Seigneur eft à leurdroite en céte vie pour la diriger &la foûtenir, &il eft lui-méme leur
        tre fervice n'eft pas pour fon profit , maispour notre propre interêt & le foulagement du  bras droit enverstous &contre tous ; mais en la derniere journéeil les mettra à fa droite &les in
        prochain : Cependant ceci à l'égard de J. C. a befoind'une particuliere reflexion : Si on le  troduira enfa gloire.  26 Voi Pf.15.5.  27 C. malangue,ou,mon ame.Voi Gen 49.6.Job  1
         confidere precifément entant qu'homme , il aura auffi pû & dû dire abfolument le mé  30.15.Ilferapporte à la langue en la V. G. du V.T. fuivie par S.Luc Act.2. 26. comme David ail
         me ; mais à le confiderer comme Dieu & homme en unité perſonelle , il a merité envers  leurspar fa gloireveut finifier la langue, qui eft l'inftrumentdeglorifier Dieu, Pf. 30.13 .& 57.10.
         Dieu, par fon obeiflance & par fa fatisfaction , la remiflion des pechés à tous les fiens &  28 C.moncorps:Et cecimontre queDavid croyoit la refurrection de lachair,aufli-bien queJob,
        leur redemtion falutaire ; caron ne peut dire qu'il ait été en cet égard ferviteur inutile,  Job 19.25.  29 Aff.au monde,comme en une hôtelerie de paffage, au fepulcre, comme en un
         Luc 17. 10. Et toutefois encore que Dieu ait fondé en la fatisfaction & au merite de fon  lit de repos Efa. 57.2.& enfin au ciel, par uneglorieuſe refurrection,comme en fon domicile eter
        Fils pour nous , le droit de nous pardonner nos pechés fans bleffer fa juftice , nean-  nel & immuable.  30 Ou,furement. H. proprement en confiance, aff.de la triomfanterefurre
         moins à parler exactement Dieu n'en a point profité ; il n'eft point devenu plus riche en  &tion au troifiémejour,&en fuite defon aflomtion en gloire.  d Act.2.31.& 13.35 .  31 Ca
         nousfauvant, comme il n'auroit rien perdu en nous laiffant en nôtre perdition ; mais tout  ou mavie,oumaperfonne: Car l'ame fe prendfouvent,ou pour l'une oupour l'autre en la Paro
        le fruit en revient aux povres mortels : Nous devions ici céte obfervation generale , pouren-  lede Dieu: Et s'affurer que fa vie ne feroit point abandonnée au fepulcre , c'eft s'affurer quela
        tendre enquel feus ces paroles & les fuivantes peuvent convenir à J. C. auffi-bien que cel-  mort netriomferoit pasabfolument de lui,& qu'il fortiroit victorieuxd'entre fes griffes. S'aflurer
        lesdu y. 10. fontprifes commefienes par les Apôtres Act. 2. 31. & 13.35.  a Job 22.  aufli quefaperfonne neferoitpoint laiffée au fepulcre , c'eft s'aflurer qu'il en reflortiroit vivant,
         v. 2. & 35.7. Pf.50.9 , &c. Rom. 11. 35.  4 D'autres , tu n'as quefaire de monbien , ou,  & quefon corps,l'une des principales parties de fa perfonne,n'yferoit point à toûjours detenu des
        dema beneficence, cela nete touchepoint ; il n'y achofeaucune venant de moi qui tepuiffe  liens de la mort : Car on nepourroit dire quela perfonne ne feroit point abandonnée au fepul
        apporter de l'avantage ( voi Job 22. 2. & 35.7.) jene te puis beneficier de rien ; ni te pre-  cre,ou qu'elle feroitdelivrée dela mort,fifon corpsy reftoit afiujet i Memequelques Interpretes
        fenterchofe quelconque quiferve àton profit& qui amelioretacondition ; puifque tu as en  onttenuque le corps deJ.C. qui étoit l'organe des operations de fon ame & ledomicile qui lui
        toi-méme la plenitude de toute perfection & es la fource de tout bien : Mais je puis  étoit deftiné,fepouvoit ici entendre fous ce nom d'ame,comme ce mot eft quelquefois employé
        bien faire aux debonnaires de la terre , ainfi qu'il eft dit au y. fuiv. commeaufli le merite  en l'Ecriture pour finifier un corps mort,Lev. 19.28.Pf.94-17 .Voi A&t. 2.3 1. & 13.35 . où ces pa
        mémede J. C. a tellementfervide fondement neceffaire à la beneficence falutaire queDieu  roles s'expliquent formellement du fepulcre & de la refurrection de J. C. Car bien que David
        vouloit exercer envers nous , que nous en moiffonnons tout lefruit & en recevons toute l'u-  puiffe avoir eu ici quelque égard à foi-meme, & à fes delivrances des dangers de mort,& à l'efpe
        tilité.  5 Tout le bienque David tâchoit de faire , revenoit à l'edification des fide-  rance qu'il concevoit de fa future refurrection , toutefois ces termesfontfi relevés & fi preflans,
        les , aufquelsil effayoit de témoigner fon affection & fa charité pour l'amour de Dieu : Les  qu'ilsnepeuvent proprement & en touteleur étendueappartenir qu'àJ. C. le feul Saint de Dieu
        vapeurs que la terre envoye vers leciel n'arrivent pas jufques au foleil ; mais elles retom-  & lefeul bien-aimé du Pere , enforte neanmoins que chaque membre defon corps myftique y a
        bent en rofee & en pluye favorable , fur les herbes & fur les plantes de la terre. Cha-  droit par lui & apres lui.  32 Quelques-unstraduifentaux enfers,parce que le mot H.fcheel &le
        que fidele doit faire devant Dieu une méme proteftation que David , & veu qu'elle con-  G. ades,finifiel'un & l'autre.Voi du mot H. Gen.37.35 . C'eft pourquoi il yen a qui rapportent
        vient auffi en certain fens à J. C. nonobftant la verité de fon merite & de fa fatisfaction  ceci à l'article du ſymbole qui parlede la defcentede J.C.aux enfers,commefi le Seigneur s'affų
        pour nous, beaucoup plus nous devra-t-elle appartenir à nous, qui ne pouvons rien meri-  roit ici de n'étrepoint delaiffé deDieu en ces peines & ces agonies qu'il a reffenti enfon ame, a  >
        ter de Dieu ni fatisfaire à fa juftice pour la moindre de nos dettes , bien loin pour celles  nalogues à celles des enfers,fi on en excepte l'inordination,& fous lefquelles il afué fang &cau,
        des autres.  6 Ou , aux honorables , ou, magnifiques : Ainfi fe qualifient les faints &  a eubefoinde la confolation d'un Auge, a protefté que fon ame etoit faifie de toutesparts detri
        les fideles , parce qu'ils ont l'honneur d'étre enfans de Dieu & heritiers de fon royaume,  fteffejufquesà lamort, a priéjufques à trois fois, que, fi poflible étoit , cétecoupe paflat arriere
        Jean 12. 26. Voi du mot H. Pf. 8. 2.  7 Car outre que l'idolatrie fert de fupplice à  de lui, & s'eft ecrié fi douloureuſement en lacroix , Mon Dieu , mon Dieu , pourquoi m'as-tu aban
        ceux qui lafuivent, Dieu ne la laiffera point impunie.  8 Ou, quife marient à un autre.  donné: Caren effet ilfortit victorieux de ce rude combat , remit paifiblement fon ame, en expi
        H. qui endotent , ou, en beneficient un autre; parce queles hommes ancienement dotoyent leurs  rant,dans les mains defon Pere,& promit méme aubrigand converti,qu'il feroit ce jour-là méine
        femmes pourfe les aquerir , comme depuis que la dot s'apporte par les femmes , elles ob-  avec lui en Paradis;ce qui fuffit pour détruire l'erreur deceuxquiveulent tirerces paroles à la de
        tienent de leurs maris , leursdroits parafernaux & leur douaire, & tout ce qui s'appelle des  fcentelocalede l'amedeJ.C.apres fa mort aux licux infernaux & foûterrains,foitpouryfouffrif
        J. Ctes , donatio propter nuptias. Et voi touchant les fureursde céte paillardife fpirituelle , &  encore,bien quefesfouffrances ayent pris fin enfamort,comme il le témoignapar cemot, fos
                                                            9 C. u
        unreproche pareil à celui qui ſe fait ici aux idolatres , Ezech. 16. 31 , 32, 33, 34.  eft accompli; fost pour en retirer les ames desPatriarches, qu'ils yconfinent mal à propos & fang
        neIdole autre que le feul & vrai Dieu, & laquelle n'eft Dieu , comme nous enfuppléonsici  fondement; foit pouryfaire montre defavictoire:Outrequ'il le pourroit dire que l'amedu Sei
        le nom , qu'en la folle imaginationdes idolatres , bien quece ne foitrien au monde, 1 Cor. 8.  gneur n'auroit point été abandonnée aux enfers , entant qu'elle en auroit été garantie & n'y aus
        y.4.   10 D'autres,Je n'offrirai point, ou, jen'épandraipoint, comme les idolatres avoyent  roit point été expofee : Mais puifque nous avons deux Apôtres pour garands du vraifens de ces
        coûtume de faire leurs effufions & leurslibations devin , de lait & d'autres liqueurs en les  paroles, &les expliquans de la glorieuſe refurrection de J.C.qui ne pouvoit étredetenudesliens
        épandant enterre. Et voi de ces afperfions ou offrandesde bruvage , qui conftoyent devin ou  de la mort , ilvautbeaucoup mieux entendre ce mot du fepulcre, oude l'état & de la condi
        decervoife , Exod. 29. 40. Nomb. 15. 5, 7, 10. & 28.7.     tiondes morts quiyfontreduits, & qui n'en peuvent étre retires que par la refurrection.
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