Page 648 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
P. 648

Chap. XXV. XXVI.                                    JOB.
                    53 Aff. le méchant & le  18 53 Il eft 54 leger par le deffus des  2  Le pouvoir de faire regner , & la
                                                                                                                            Ou commeF.& d'au
                        "  qui exerce ſes                                                                                tres , La    c.le
                   violences par terre & par eaux , ss leur portion eft  malheureuſe  frayeur , font  par devers lui :  il main fouverain empire, jointà
                   eau.
                                                                                            4                            une puiflance infinic &
                    54 C.promt , adroit & en terre ; 57 il ne regarde point le chemin  tient la paix + en fes hauts lieux.  à une incomprehenſible
                   agile, pour prendre fa fui- des vignes.                        3   Ses bandes fe peuvent-elles con majeſté qui doit étre re
                   tepar bateau & feretirer                                           6                                  doutée de tous.
                   en mer, étant furprisfur  58
                                      19    Comme la fechereſſe & le hafle     ter? & fur qui eft-ce que ne fe leve pas   2 C. par devers Dieu,
                                                                                                                         contre lequel , ô Job, tu
                   terre en larrecin , ou mé- hument les eaux de neige , ainfifait le fe
                   me poury exercer fa pira                                    7  fa lumiere ?                           veux pourtant plaider &
                                                                                    a
                   terie. Ou , felon le fenti- pulcre " les pecheurs.            4    Et comment 'ſejuſtifieroit l'hom- contefter fus ch. 23. 3,4
                   ment de quelques-uns ,                                                                                au lieu  tu deuffes
                   qu'il eft auffi diligent &  20 60 La matrice l'oubliera; " les vers  me mortel ,  eftant comparé avec le Dieu t'humilier fous fa main
                   fubtil en l'exercice de fes
                   larrecins , que l'eft un en feront bonne chere : 62 il n'en fera  Fort?  & comment feroit net celui qui puiffante , avecreſpect &
                          que left un
                                                                                                                         aveccrainte.
                   vaiffeau bien fait & bien plus memoire : "  l'iniquité fe rompra  eft  né de femme?                    3 Ou, ilfait lapaix, c.
                   obeiflant au gouvernail,
                                                                                                                            Dieu retient en obcif
                   qui a de bonnesvoiles & comme un bois.                         5 Voilà , qu'on aille 10jufques à  la lu fance & en ordre & fans
                   bonvent.
                                                                                    с                                    aucune  contradiction ,
                    ss C. la portion des  21 64 Lui qui tourmentoit "s la fterile  ne ,  & rien  ne reluira ; les eftoiles  ne toutes les creatures cele
                                                                                                                         ftes , non feulementcel
                   méchans , delquelsilpar- qui n'enfantoit point , & qui ne faifoit  feront point pures devant fes yeux :
                   leicien pluriel, comme il                                                                             les qui font doüées d'in
                   en parle au fingulier au nul bien à la veuve ;                     Combien moins 12 l'homme qui telligence , comme les
                   commencement & à la                                                           с
                   fin duy. C'eft une enal-  22 66 Et qui tiroit à foi "7 les puiffans  n'eft qu'un ver ,  & le fils de l'homme Anges , mais aufli celles
                                                                                                                         qui en font deftituées,
                   lage ou                                                                                               comme le foleil , lalune
                   hombre changementde par fa force :  Se levoit-il ? " on n'eftoit  qui n'eft qu'un vermiſſeau ?        & les étoiles: D'où Bil
                          comme
                    . 23. & ch. 32.8. Confe- pas affeuré de fa vie.            dadconclud que c'étoit folie àJobd'entreprendre aucune conteftationcontreunetellepuiflan
                   refusch. 21. 10.
                                                                               ce, veu queDieu le pouvoitcontenir par force dans les limites de fon devoir , auſſi-bien que
                    56 Ou comme F. &  23 7° Il 7¹ lui donne 72 dequoi s'affeu
                                                                               cescreaturesplus relevées. D'autres, ilfait en paix ce qu'il veut enfeshauts lieux, c. fans con
                        maudite : Les                                          trake & fans contredit.  4 C. auciel , entrefes Anges , qui mettent leurgloire en leur
                   d'autres ,made.Tere rer , tellement qu'il s'appuye fur cela:  Ubian fe.Conferefus
                       que fe choififfent                                      obeïffance.    ch. 16. 19.  s Ou,fesarmées, c. fes Anges &fes autres creatu
                   ordinairement les voleurs 73 fes yeux toutefois 74 prennent garde à  res, toûjours prêtes , comme fes legions , à fon fervice, pour l'executiondefesjugemens &de
                   &les brigandsfur la terre, 75 leur train .                  fes ordres , quand fur tout il veut punir les méchans; tellement queperfonne neluipeut refi
                  font endes lieux fteriles,                                   fter. Voi i Rois 18.15.  6 C.qu'il n'yaperfonne qui nevive & nefubfifte, n'entende
                   deferts& inhabités , tant                                   & ne raifonne , ne foit adreffé & conduit uniquement par lui.  7 C. lefoleil, par lequel
                   pourfuir la focieté dont  24  76 Ils font élevez en peu de temps,  Dieu gratifie non pas les hommes feuls , mais toute la nature : Ainfi fousch. 31. 26. &37.
                   ils font ennemis , que 77 puis cela n'eft plus , tellement qu'ils  21. Ou ilentend la toute-puiffance & la toute-prefencede Dieu au gouvernementde l'uni
                   pour exercer leurs violen                                   vers, par lequelil entretient & regit toutes chofes , tant en general qu'enparticulier, comme
                   ces plus furement: Et une font deprimez: ils font 7 emportez com  la lumiere du foleil s'épand fur toutes lescreaturesfublunaires & fenfibles, & leur communi
                   telle terre eft appellée me tous les autres, & font 79 coupez com  que fa vertu , Matt. s . 45. Jean. 1.4. Act. 17. 28. Heb. 1.3.  a Job 4. 17,18,19.& 15.
                   mauditeGen. 3. 17. & au
                                                                               v. 14, 15, 16.  8 Ou, feroit jufte , aff. parfa juftice perfonnelle & par le meritedefes
                                                                               œuvres.  b Job 15.14 .  9 Par la voyede lageneration ordinaire & naturelle, afin
                   contraire,un terroirfertile melefommet d'un efpic.
                   & bien cultivé fe nomme                                     quececinefepuiffe appliqueràJ. C. Gal. 4.4.  10 Aff. ou en s'élevant depuis cescho
                   benit , Gen. 27.27. Ou  25 81 Que s'il n'eft maintenant ainfi,  fes bafles jufques à la fphere de la lune, ou en defcendant jufqu'à elledepuisles plushautscieux:
                                                82                             Et ilveut dire qu'en cêtecontemplation on ne trouvera aucunéclat , aucunelumiere, aucune
                   entens qu'en general a- où eft celui  2 qui me montrera que je
                   vec tout ce   ils                                           pureté , aucunegloire , qui fepuiffecomparer avec la Majefté de Dieu. Or il parleplûtôtdela
                   font maudits de Dieu & mens , & 3 mettra ma parole à neant ?  lune quedu foleil , parce qu'étant laplusprochaine denous , il en pouvoit tirerun exemple
                   des hommes.                                                 fort convenable, fous lequel fe compriffent tous lesautresluminaires celeftes.  c Job is.
                    57 C. qu'il n'habite pointdans les lieux frequentés &cultivés , &quand méme il veut aller  v. 15.  II Aff. de foi-méme & de fa proprevertu , ou étant comparé avec la lumiere in
                   de lieu à autre, il prend l'écart , & nefuit pas legrand chemin , par un païs habité : Car les  acceflible que Dieu habite.  d Job 4.19.  12 Ce nom, &le fuivantdufilsdel'hor
                   vignoblesfontordinairement fort hantés.  58 C.que comme leseauxde neige qui font  me,concerne generalement tous les hommes , & par confequent auffi fe doit entendred'eux
                   acres &penetrantes , venant à tomberfur un terroirfec, fediffolvent , fe diflipent, ou s'em  tous tout ce qui en eft ici dit. Voi fus ch.5.17. & 1 Rois 8. 39.  e Pf . 22.7.
                   boivent& feconfumentfacilementpar la chaleur du jour ; de méme plufieurs méchans meu
                   rent doucement, facilement , comme en un moment &fans beaucoup languir : Car ildé
                   crit le bon-heur exterieur desimpies en leurmortfans étreintes &fansdouleurs , felon ce qui
                   en paroît au jugement de la chair & du monde ; veuqu'apres avoir mené une vie fi damna
                                                                                           CHA P.     XXVI.
                   ble& fi dénaturée , ils nelaiffent pas de mourir fouvent d'une mortdouce & naturelle.
                    59 H. & F. ceux qui ontpeché, c. ceux qui ont ainfi malvécu.  60 C.que les proches du
                                                                                 Jobayant taxéBildad de ce qu'il l'avoit plûtôt effrayéque confulé,
                   méchant,& notamment fa mere , qui l'avoitporté enfes flancs & mis au monde , nefongent
                                                                               v. 1, &c. reconnoît & reprefente les œuvresincomprehenfibles de la Ma
                   plus à lui apres fa mort ; tant à caufe des grands crimes qu'il auracommis durant fa vie, que
                   parcequ'ildemeurera mefeftimé desbons: Bien que cependant il n'ait point été en ce monde  jeftéde Dieu , dont Bildad avoit commencé deparler , 5. & montre que
                   puni defoniniquité, & quefamortayant été douce & naturelle , nelaiffe aux fiens aucune  nousenpouvonspeudire , 14.
                   matiere d'horreur ou de longs regrets , comme feroit une mort tragique ou infame.
                    61 H. & F. le ver lui eftdoux , c. quela mort qui produit des vers dans fon cadavre , lui eft  I
                   agreable, commeunfommeildoux&paifible , qui necaufe aucunedouleurà fon corps devant
                                                                                  MAis Jobrefpondit , &dit ,               1 Quelques -uns rap
                   lejourdu jugement à venir. Confere fus ch. 21.33. Etceci fert à faire connoître que c'eft
                                                                                           2   Qu'as - tu aidé ?   ce qui portent ceci à Dieu , com
                   d'un autre ver , aff. de celui de la conſcience , dont il eſt parlé Eſa. 66. 24. Marc 9.44. parce      me fi c'étoit une ironie
                   qu'ileft douloureux & fenfible aux ouvriers d'iniquité.  62 C. qu'on le laiffe où il eft,  › n'auroit point de vigueur ?  qu'as-tu pour montrer la vanité
                   fans      à lui , tellement quefon corps demeure en repos au fepulcre avec les autres.
                                                                               fauvé?   un bras qui n'auroit point de du    difcours de Bildad ,
                    63 C. l'inique, ou le pervers, comme Pf. 107. 42. Ainfi Prov. 13. 6. le pechéeft mispour lepe         en ce fens: O que tuas
                   cheur au texteH. & Prov. 14.1 . lafolie, pour laperfonnefolle. Voi fous 35.13. Lefens eft, queles  force ?  bien aidé le foible , &
                   pervers & les méchans meurent fouvent doucement comme un bois fec & vermoulu , qui fe                  defendu celui qui eft fans
                                                                                                   ›                  6
                   tomtfanspeine &fort facilement. D'autres, l'inique, ou, le pervers, fera rompu, ou, coupe comme  3  A qui as-tu  donné confeil ?  à force ! Que tu as bien
                   unarbre.
                             64 Le mot H. qui fe trouve Pf. 49.15. & 80.14. Jer. 2.16 . & 6. 3. & 1 1.16. &         7     confeillé par tes raiſons
                                                                               ce qui n'auroit point de fageffe ,
                   finifie devorer, miner & confumer,fe prend ici pouraffliger , vexer & tormenter , & reduire une   que celui qui n'a point de fà
                                                                                                   8
                   perfonne à fecher fur le pied : Tellement que leméchant eft décrit ayant tant tormenté une
                                                                               tu ayes   montré      tant de belles rai geffe, & fait voir par tes
                   femme,qu'elle en eft devenue fterile à jamais ; ou qu'il a fort mal-traité celle qui nelui donnoit     avis ce qu'il faut faire
                   point d'enfans.  65 Quiétoitd'une condition honteufe &miferable, comme la veuve. Voi  fons?
                                                                                                                          pour fe bien gouverner!
                   1 Sam.1.6.  66 C. que les méchans,defquels il parle, apres avoir détruit les povres &les
                   plus petits, ofent méme feprendre aux plusgrands pourfe les affujettir,& fe rendent fi redouta  4 A qui as - tu enfeigné  ces  pro  Mais à qui as-tu tenu
                                                                                                                                  ? & quel e
                                                                                                                          ces
                   blespar leur violence, que perfonne nefepeut trouver devant eux.  67 C. ceux  ont  10         forti de fprit as-tu jamais creé,
                   pouvoir,oupar leurdignité , ou par leurs richefles , ou parleurs amis , ou méme par la force de  pos ? mais  l'efprit de qui eft  que tu entreprenes de
                   leurcorps: Et ainfileméchant nefeprend pas feulement au chetif, au foible, à l'indigent & à  toi?      bailler confeil & de prê
                                                                                                                          ter ton aide à Dieu
                   Peffeule, mais à celui qui eftconfiderable par fon autorité & parfon pouvoir. Confere lus ch. 9.                     >
                    . 24.   68 Aff. pour nuire aux puiffans : Ou, dés qu'il étoit levé au matin, il paffoit àfes
                                                                               comme fi tu étois fon compagnon en toutes chofes  Mais d'autres & F. le rapportent à
                   licences ordinaires avectant d'excés, que chacun en avoit peur, & nedevoit pasfeulement crain  Job , comme s'il difoit ironiquement , C'est en effet me bien confoler en mes fouffran
                   dre pour fes biens,inais auffi pourla vie.  69 Ou, ilfe ruoit tellementfur eux, qu'il nefe fioit  ces , me bien fortifier en mes tentations , me bien inftruire en mon ignorance , & me
                   pas enleur vie, c. qu'il n'étoit point à repos que les autres ne fuffent morts. H.on ne croyoit riende  bien confeiller en mesperplexités , que des'y prendre comme tu fais ; car tu en prens tout
                   la vie: Ou,onne s'enfioitpas. Voi Deut.28.66. où céte méme expreffion fe trouve.  70 Aff .  le contrepied , veu que me forclorre de tout accés & de toute communication filiale avee
                   Dieu,quigouvernant le mondeparfa Providence laiffe profperer les méchans tant qu'il lui plaît ,  Dieu , & me reduire aux frayeurs de fa haute Majefté , c'eft me precipiter au defefpoir:
                    enpuniflant quelques- uns durant céte vie,pourfairevoir qu'il eftjufte, & en y laiffant plufieurs  Et tout ce que vous m'allegués pour inftruction , ne contient que des choſes triviales &
                  = impunis,pour montrer qu'il y a encore lieudepunition & defupplice pour eux apres leur mort.  queje fçai bien : La question eft , fi un fils ne fe peut plaindre à fon pere ; fi une bon
                    D'autres, Ille met enrepos, & ainfiil s'appuye la-deffus.  71 Aff . au méchant.  72 C.pro
                                                                                ne confcience ne fe peut maintenir devant Dieu ; & fi en des accidens fi étranges il n'y
                   fperité & bon-heur en ce fiecle.  73 C. les yeux de Dieu.  74 Ou,connoiffent leur train.  a point lieu d'étonnement & de demander à Dieu d'en étre éclairci. Or c'est à Bildad
                     75 H.& F. leurs voyes,pour les en punir, ou en cétevie prefente, ou en celle qui eft à venir. Et  2 Ou, celui qui eft fans force , aff. moi : Et ainfi en
                                                                                qu'il adreffe fon difcours.
                    entens parleur train, ou par leurs voyes,leurs projets,leurconduite,leurs paroles & leurs actions.  fuite.  3 Affoibli non feulement par l'indifpofition & les douleurs du corps , mais
                     76 Ou, Ilsfont élevéspour peu de tems: Jobreconnoît bien que le pouvoir & le luftre des mé  auffi par le trouble & l'étonnement de fa confcience.  4 Ces demandes font for
                    chans n'eft pas d'une longue durée , parce que lavie humaine eft courte ; mais en méme tems il  tement negatives , pour dire que Bildad ne l'avoit ni aidé ni delivré , puis qu'au lieu de
                    declare, que leurmort quantà l'exterieur ne differe point decelle des autres hommes , & bien  le confoler par les exquifes douceurs de la grace de Dieu , il avoit voulu le confterner
                    fouvent eftmoins languiflante & moins douloureufe.Confere Eccl.2.16.  77 C.bien qu'ils  par la redoutable majefté du Souverain.  5 Aff. afin de le rendre plus fage en
                    ayentfuivi leur train, toutefois ils meurent à l'aife , apres méme avoiratteint un affes grand âge.  fon intelligence, plus circonfpect en fes paroles , plus patient en fes fouffrances , & plus
                    Quelques-uns penfent que ceci eftditpar Job en la perfonne de fes amis , comme auffi tout le  6  D'autres , Comment as-tu bien conseillé
                                                                                conftant en fon efperance & en fa foi.
                    refte du difcours depuis le .17. touchant la profperitédes méchans , enforte qu'il lerejette par  celui qui n'a point de fageffe ? Il parle ainfi de foi-méme par ironie , parce que fes amis
                    une especed'ironie. D'autres & F. puis ils nefontplus, ou, il n'y aplus perfonne d'eux.  78 Alle tenoyent pour un vain caufeur deftitué de borr fens. Voi fus chap. 11. 2, 3.
                   - par la mort. F. enfermés, aff. au fepulcre.  79 Promtement, facilement & fans peine ; & par  7 F. que tu ayes fait voir à plein la chofe comme elle eft. D'autres , & lui as abondam
                    confequent fans beaucoup de douleur pour eux.  80 H. latête.  81 C.fi on penſe que                                  à
                                                                                ment demontré la raison. Job fe moque ici de ce que Eildad avoit allegué , non pas
                    mondifcours nefoit point veritable.  82 H. qui mefera mentir ? c. qui ne convaincra de l'égard de la doctrine, en foi tres- faine & tres - veritable , mais eu égard à l'application
                    menfonge?  $3 C.refuteramespropos , montrant qu'ils font mal-fondés.  qu'il lui en faifoit.  8  H. as fait fçavoir lasagesse , ou , l'effence de la chose enmul
                                                                                titude, ou, abondamment. Voi touchant la finification du mot H. fus ch. 5. 12.
                                                                                 9 Aff. que Bildad venoit de lui tenir , commes'il difoit ; Ne fçai-je pas tout cela auffi.
                                                CHAP.      XXV.
                                                                                bien que toi ? Confere fus chap. 12. 3, 4. & 13. 2.  10 C. felon quelques uns,
                                      Bildadreprefente à Job l'effroyable Majeftede Dieu , v. 1 , &c. afin  en rapportant tout le refte à Dieu , Quelle ame as-tu jamais creée que tu te fais accroi
                                    qu'iln'entreprene point defejuflifier devant lui , veu qu'il eftfouillécom
                                                                                re de pouvoir venir au fecours de Dieu ? Mais felon d'autres, L'amede qui as-tu recon
                                    melesautres hommes, 4. & que méme la lumiere des cieux doitperdrefon
                                                                               fortée que tu t'imagines d'avoir fi bienagencé tes difcours pour me confoler? Ou plûtôt,
                                    éclat& s'éteindre devant lui , 5.
                                                                                De quel efprit as-tu proferé ces chofes? Ce n'eft pas par une extraordinaire infpitationde
                                                                                l'Esprit de Dieu ; car tu n'as rien allegué que des chofes communes & connues de cha
                                    I
                                                                                cun: Il faut donc que ce foitpar le mouvement de ton propre efprit , qui t'a porté à faire
                                       A Lors Bildad Sçuhite prit la pa
                                            role , & dit ,                     céte mauvaiſe application & cete conclufion vicieufe. Voi fous ch. 32. 3.
                                                                                                                  s Les
                                                                                                                   5
                                        1
   643   644   645   646   647   648   649   650   651   652   653