Page 645 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap  . XXII    .                                  JOB .                                                       271
          to F. &d'autres, iltire plaifans , &  tout le monde s'en va à la  8 La terre eftoit à  l'homme puiflant,  16 H.Phomme de bras
                                                                                         l'homme puiflant,
           hommes
           céte
         decerefrafe , quoiqu'en file apres lui , & " ¹ devant lui ily agens  & ¹7 celui qui eftoit refpecté y habitoit .  tre les autres  & de les oppri
         unautrefens, Jean 12.32 ) fans nombre.                      9. Tu as envoyé les veuves 1 vuides me; &il donne à un tel
         Ceft pour dire que tout                                                                            lepais ouvert, parce que
         lefuit; car il eft ordonné
         àtousde mourir une fois:  34 Comment donc me 2 confolez   & " les bras des orphelins ont efté bri le plus fort l'emposte.
                                                                                                            Confereceteexpreflion a
         Et par confequent qu'à Vous " de vanité? & il n'y a rien de refte  fez.                            vec ce qui eft remarqué
                                                                                                            fus chap. 11.2. Soit pour
         l'égardde la mort corpo- que + fourvoyement apres que vous a  102. Pourtant les laqs font autour
         relle & du trépas des mé                                                                           direque Jobavoit ufurpé
         chans ,rien neleur arrive Vez reſpondu.                   de toi , & la frayeur foudaine t'efpou   la terie par violence & par
         que ce qui doit furvenir                                                                           force ,  pour le taxet
         generalement  à tous.  $1 H.devant faface , c. qu'avant qu'il mourut , le nombre étoit  vante .    d'avoir eu égard à l'appa
         deja comme infini de ceux qui l'avoyent predecedé & precedé au tombeau .  82 Aff. vous             rencedes personnes , iné
         mesamis .  83 C. dedifcours fi vains & fi mal-fondés ; car voici comme ils agiffoyent  11 Et  les tenebres font autour de toi,
         contre lui : Parce que tu es affigé tu es méchant ; converti toi donc, & tuferas rétabli. Et en  tellement que 22 tu ne vois goutte , &  le norant les riches Jaq. 2.
                                                                                                            V. 1,2, 3. & preferant la
         cela il y avoit deux infignes faufletés; l'une en la thefe, que nul nefoit jamais affligé qu'un    force audroit : Et ainfi le
                                                                   débordement des eaux te couvre.
         foit    &impie ; & l'autre en l'hypothefe , queJob  impie& méchant : Outre
         n'eftpasvrai queDieu rétabliffe toûjours corporellement ceux qui ferepentent & feconvertif  25     bras eft mis pour finifier
                                                                      12 24 Dieu n'est -il pas  s en haut
         fentà lui. Voi fusch. 16. 2.  84 Ou , prevarication , ou, tranfgreffion, aff. parce que tou     és la  force & l'oppreflion ,
         tesvosreparties font fauffes & de nullevaleur, & pleinesde méprife contre Dieu , & contre  cieux? Regarde donc  le fommet des fous ch.35.9. & 38.15.
                                                                                                             17 H. pru defaces,c. ce
         moiquifuisvotre prochain, tellement qu'ayant failli les premiers , vous tâchés dem'égarer
                                                                   eftoiles 27 comme elles font eflevées.   lui qui pour quelque par
         apresvous.
                                                                                                            ticuliere circonftance , ne
                                                                      13 Et " tuas dit, Qu'est-ce que con
                                                                                                            failant de rien à la caule,
                                     CHAP.     XXII.               noift le Dieu Fort ? Jugera-t'il à travers eft  preferé à une perfonne
                                                                                                                         Voi
                                                                                                            moins
                                                                   29 des nuées obfcures?                   d'une telle acception des
                          Eliphaz declare ,que Dieu neprofite rien de la probité des hommes ,
                                                                                                            perfonnes, Levit.19.15.
                         v. 1, &c. &qu'il ne les afflige paspar la crainte qu'il ait d'eux, 4. Il  14 Les nuées lui font comme une ca  18 Aff. fans leur faire
                            ои
                         accuſe on ſoupçonne Jabde plusieurs fantes ,pourlesquite , ce dous pachette , & il ne voit rien : 30 il fe prome
                         Dieu , S. out-meme de  & de méconnoitre la Providence
                                                                                                            juftice,ou fans les afli.ter
                                                                                                            aubefoin.
                         Luireprefenteque Dieude tout tems a puni les méchans , 15. L'exhorte
                                                                   nefur le tour des cieux.                  19 C. tout ce qui pou
                         à larepentance, 21. avec promeſſe de lagratuite benediction de Dieu,23.
                                                                                                            voit refter de fecours &
                                                                      15 N'as-tu pas pris garde
                                                                                                   au vieil de fubtittancepour les or
                         I                                                                                  felins, foulés par lui &
                                                                                                                miniftres  fa ty
                            ALors Eliphaz , Temanite prit la       chemin , par lequel ont marché les gens parlematindade tout
                                parole ,   dit ,                                                            rannie, & denues
                              I
           Céteinterrogation eft                                                                            ce qui pouvoit appuyer
                           2   L'homme apportera-t'il quelque
         negative, (voi Pf . 16.2.)              2                    16 Qui     ont efté retranchez 33 de  leurs droits legitimes. Voi
         &pour dire à Job , qu'il profit au Dieu Fort ?  c'est pluſtoft à                      34
                                                                   vant leur temps , defquels » le fonde    2 Chron. 32. 8 .
         ne le devoitpointtant ap- foi-même que ›  l'homme fage apporte                                      20 C. quec'eft la vraye
         puyer furfa probité ; veu                                 ment s'eft efcoulé comme un fleuve ?     caufe de fes calamites &
         qu'il ne revenoit aucun profit.                                                                    des mal-heurs qui l'envi
         profit à Dieu , ni de l'ad                                   17   Ils difoyent au Dieu Fort ,  Re  ronnoyent. Comme fi
         verfitédes bons , qui pro  3  4 Le Tout-puiffant reçoit-il quel
                                                                                                            par fes afflictions & fes
         fitoyent feuls  in                                        tire-toi de nous.   Et qu'est-ce que leur  Dieu avoitvoulu arrêter
                                                                                                            adverfites , le cours defa
         tegrité ,ni de la profperité que s plaifir , fi tu es jufte ? ou quelque  faifoit le Tout-puiffant ?
         des méchans: Un hom                                                                                violence , ainfi que d'une
         me fage peut s'avantager gain ,  fi tu chemines en integrité ?
                                                                      18 C'eft qu'il avoit rempli de bien   bête feroce prife dans les
         foi-meme , mais non pas
               a  foi  ab  4 7 Te redargue-t'il, & entre-t'il avec  leur maifon .  Et 37 pourtant le confeil  fere fus ch.18. 8,9,&c.
                                                                                                            toile ou auxfilets , Con &
         folue fuffifance
         Diu quincede tous toi ' en jugement  pour crainte qu'il ait  des mefchans 33 foit loin de moi.     19. 6. avec les notes.
                                                                                                             21 C. trouble & confu
         biens. Voi Gen. 17.1. les de toi ?
         notes , & confere fousch.
                                                                      1939 Les juftes le verront & 4° s'en fion de fens , defaut de
         35. 7, 8. Et ceci fert à                                                                           confeil & d'adreffc.
                            5 Ta mauvaiſtié n'eft-elle pas 10 gran
                                                                   esjouïront , &   l'innocent 42 ſe moque   22 D'autres & F. Outu
         nousapprendre,que com
         me lors que Dieu recom  de? & tes iniquitez ne font-elles pas fans  ra d'eux.                      Nevouspaslestenebres, c.tu
                                                                                                            necomprens pas, comme
         penfe les bonnes œuvres, fin?
         c'eft d'une pure liberalité                                  20 Pour vrai
                                                     12                               noftre eftat n'a point il faudroit , la mifere en
         toutegratuïte, & non pas  6  Car ¹¹ tu as pris gage  de tes fre                                    laquelle tu es plonge,nifa
         pour l'utilité  lui en                                    veritable cauſe , qui confifte aux pechés que je viens de te deduire & dont je m'en vais encore
         reviene; auffi quand il res 3 fans cauſe: tu as ofté la robbe à ceux  parler . Et fouvent les tenebres finifient les calamites. Voi Gen.15.12 . & les notes : Ou meme les pe
                                                                   ches, Efa.5.20.Ephef.5.11.  23 Entens par là les mémies miferes; car les eaux, leur déborde
                                      14
         afflige les hommes, c'eft qui eſtoyent ¹+ nuds.
         de    juftice , contre                                    ment,leuralluvion & leurs vagues , &c. fe prenent fouvent pour touteforte d'advertites. Voi
         ce queJob fembloit pen  7 Tun'as point donné d'eau à boire  2 Sam.22. 17.  24 Eliphaz ayant objecte aux y. preced. à l'innocent Job quelques pechés
         fer.                                                      crians commis par lui centre fon prochain, il le turcharge encore de crimes commis directement
          2 D'autres , quandil est à celui qui eftoit alteré du chemin : 15 tu  contreDieu en l'abnegation defon eternelle Providence ; & en ce fens ceci fe diroit en la per
                       ef
         utile ,  l'homme) par                                     fonnedeJob ,comme li ç'avoyent été fespropres paroles, & qu'en fe couvrant de ce pretexte que
         sela en fera -t-il ( afl . Dica ) as empefché que celui qui avoit faim
                                                                   la majeſté de Dieu eft incomprehenfible , il nioit fa Providence. D'autres pourtanttienent
                                                                   quecefoyent les parolesd'Eliphaz àJob, pour l'avertir que ce grand Dieu,affis fi haut & voyant
         heureux , ou , enprofperite? n'euſt du pain .
         H.proprement , mau l'in                                    bas , peutbien diftinguerceux aufquelsil a deftine de departir les biens ou les maux. Mais
         telligentprofitera vers foi, c.que l'hommefage & bien entendu , par fa fainte& bonne con  bien quela chofe foit enfoi tres-veritable, elle auroit pourtant eté fort mal rapportee aJob.
         duite, avancera fon falut & fon bon-heur, mais ne contribuera rien à la felicite de Dieu ,  25 Ôu , enlahauteurdes cieux, c. Dieu n'eft-il point le tres-haut, & n'a-t-il pas fa refidence par
         & lui resteratoûjours ferviteur inutile , Luc 17. 10.  3 Ou, l'intelligent , & quibien  ticuliere audeffus de toutes les creaturesvifibles, & méme par deffus les étoiles?  26 H.la
         éclairé parla lumiere de l'Eſprit de Dieu , afpire à la vraye felicité , & en fuit les moyens affurés  tête: On lepourroit ici traduire l'eminence,ou,la hauteur.  27 Aff. pour reconnoîtrede là,
         delafoi & de l'obeïflance.  4 H.Ta-t-ilplaifirpour leTout-puiſſant ? Car certesfafouve  combien grand & élevé eftl'Eternel, qui eft encore bien plus haut que lesetoiles.  28 Job
         raineBeatitude ne peut étre alterée par l'iniquité des hommes , ni accrûë par leur obeïflance.  n'avoit point ainfi parlé ; mais Eliphaz prenant fespropos a contrefens , en vouloit mal à pro
         D'autres, Revient-il quelqueprofit au Tout-puiffant , que tu foujufte ? Ou comme d'autres, Le  pos tirer ceci.  29 H. &F.del'obfcurite , ou, del'épaiffe obfcurité: Et il faut entendre par
         Tout-puiffant prond-il plaifir que tu te justifies ? c. penfes-tu qu'en te voulant juftifier devantlui  là tout cegrand & vafte efpace qui eft entrecéte fi haute & fublime demeurede Dieu , & cere
         tuluifaffesune choſebien agreable ?  s Ou, defir, ou, delectation: Ainfi H. mais ici ce  terre baffe où nous habitons : Et parce qu'une partie en eft occupée par les brouillards épais
         mot finifie proprement l'utilité , ou le profit ; car les chofes utiles & profitables fontcelles  & par lesgros nuages , au travers defquels les hommes nepeuvent voir , l'efprit corrompudes
         qu'on defire & aufquelles on prend du plaifir. Et qu'il lefaille prendreen cefens, ce qui pre  mechans s'imagine , que laveuë de Dieun'eft pas affes vive ni aflés perçante pour porter fi
         cede & cequifuit le montre evidemment , où le mot qui finifie proprementledefir , fe prend  loin , ni pour penetrer unefigrande obfcurité. Et Eliphaz a tort d'attribuer un jugement fi in
         pour le gain , & s'explique ainfipar tous les Interpretes : Etant au refte tres-certain queDieu  confideréàJob , qui eft celui des impies & des athées, Pf. 10.11. & 94. 7 , 8.  30 C.Oll
         prend plaifiren l'obeiflance qui lui eft rendue, qu'il l'approuve & qu'il l'apour agreable.  qu'il ne fe foucie point des chofes du monde, poffèdant fa beatitude en oifiveté ; carc'eft là le
          6 Ou, fitu perfectionnes tes voyes , c. fi tu t'étudies à la probité &à la vertu , & que tu  fentiment d'Epicure ; ou qu'il gouverne bien en general les chofes univerfelles avec les celeftes,
         compoſes tavie à la pieté & à la juſtice. A celas'oppofe corrompre fes voyes Gen. 6. 12. &  & c'eft lapenfee d'Ariftote; mais ne fe foucie point de la terre , ni des chofes particulieres
         corrompre fes actes Sophon. 3.7.  7 C. te châtie-t-il & te met-il à l'étroit par l'ap  qui s'y font : Mais Job n'avoit rien de commun avec pas une de ces deux opinions impies,
         prehenfion qu'ilait de toi , comme craignant qu'en ta profperité tu ne fuffles capablede lui  blasfematoires & pernicieuſes.  31 H. & F. au chemin dufiecle , c. ou à la conduitepaffee
         nuire & de lui caufer du déplaifir ? felon que làfe pourroyent tirer les paroles de Job, fus  & ordinaire des méchans qui a reüffi à leur ruïne; ouau fentiment viticux qu'ils ont toû
         ch. 7.12. Ou bien , Te redargueroit-il pour la crainte que tu aurousde lui ? c. parce que tu le  jours eu de la providence ; ou au cheminpar lequel la juftice divine les a menes de tout tems
         revererois religieufement & cheminerois en fon amour & en la crainte? Et céte demande  pour les punirde leurs malverfations. Et en ce fens le prend le mot defiecle , ou d'eternité', Efa.
         d'Eliphaz cft fortement negative , pour dire que lavertu & la probité de Job n'étoit pas la  57.11. Jerem. 2. 20. & 28. 8.  32 Parceci quelques-uns entendent les jugemens & les
         caufe des calamités & des miferes defquelles Dieu le vifitoit , mais bien plûtôt fon iniquité  calamités queDieudeploye en general fur les méchans, qui s'accomparent quelquefois aufeu,
         & fes vices , comme il le dit au y. fuiv.  8 Aff. pour te condamner & te punir:  & quelquefois à l'eau , comme ici : Mais d'autrespenfent qu'Eliphaz parle paruculierementde
         Ainfi Pl. 143. 2.                                         la fubmerfion du premier monde par le deluge.  33 C. en la fleur de leur âge, & fans étre
                       9 H. pour ta crainte: Ce qui fe peut entendre, comme nous venons
         de ledire , ou de celle qu'il auroit de Dieu , ou de celle qu'il lui feroit. Et felon l'ordre  parvenus jufques au terme qu'ils s'etoyent promis, ou auquel l'homme peut naturellement ve
         du texteH.il ya , Te chatie-t-il pour la crainte , & entre en jugement avec toi ? Mais nos In-  nir, ou qui fepouvoit efperer de leur bonne conftitution, s'ils n'avoyentpoint été emportéspar
         terpretes ont bien remarqué quece mot pour ta crainte, concernoit également le châtier &  une mortviolente. Confere Pf. 55. 24.  34 C. leur profperité appareminent bien fon
         l'entrer en jugement , & que ce fecond fert d'explication au premier.  10 Ou , multi  dée & bien affermie : Ou bien lesdeffeins & les projets , fur lesquels ils bâtiffoyent degrandes
        pliée , & que pourtant elle eft la caufe duchâtiment que tu foufres : Car Eliphaz veut de la  efperances, s'en font alles à val l'eau,& le flot les a renversés.  b Job 21.14.  35 C'eft
         grandeur & de la multiplicité des afflictions de Job conclure à la multiplicité & à lagran  ce queJob avoitdit auparavantdes méchans qui vieilliffent en leurabondance & en leur luxe,
         deur defes fautes.  a Exod. 22. 26, 27. Deut. 24. 6, 10, &c.  II Il veut dire
                                                                   fus ch. 21.14. Et maintenant Eliphaz l'employe pour verifier que les mechans étoyent peris,
         que neceffairement Job s'étoit fouillé & rendu coupable de quelques-unes des méchancetés  ou en general par lesjugemensde Dieu , ou enparticulier par celui dudeluge , pour s'etre em
         qu'il veut deduire, ou peut-étre detoutes , & quec'étoit à caufe de cela qu'il étoit fi rude  portés à de femblables difcours.  36 Ce nefont pas les paroles des impies , mais celles
         ment vifité : Bien qu'il n'en parle que par conjecture , fondéefur fes fauffes hypothefes, &  d'Eliphaz faifant reflexion fur les precedentesdes méchans , & pourdire qu'ils n'avoyent au
        fans en avoiraucune preuve. Et notés que jufqu'au y. 12 il remarque cequ'il penſe devoir  cune occafion legitime de parler ainfi du Tout-puiffant , àqui ils étoyent redevables de tant
         avoir été fait par Job contre la feconde table de la Loi , & depuis ley. 12 juſqu'au 15 , ce  de benedictions defquelles ils étoyent comblés.  c Job 21. 16.  37 C'avoyent
         quiconcerne la premiere.  12 C. de tes parens & de tes proches. Voi Gen. 24. 27.  auffi eté les parolesdeJob , fus ch. 21. 16. Mais Eliphaz les renouvelle & s'enfert , pour dire
         13 C.injuftement & mal à propos,par une pure inhumanité, & lors qu'il n'en étoit pas befoin,  qu'elles lui convenoyent mieux qu'àJob , qu'il tenoit pourun impie; comme s'il difoit , Je
        ou nelefaloitpas ; foit en prenant pour gage cequi ne fedevoit pas engager ; foit en exigeant  detefte non feulement de boucheainfi que toi , mais auffid'affection & decœur, les penfees &
         desgagespour beaucoup plusque la dette ne portoit ; foit en les retenant quand elle étoit  les entreprifes des mechans.  38 Ou, eft loin de moi.  d Pf.107.42.  39 Ou,
        •
        éteinte; foiten les extorquant par concuffion quand rien ne t'etoitdeu ; foit qu'ayant d'ail  lesjuftes le virent, aff. Noe & les fiens : Car ces paroles concernent encore le deluge, felon le fen
         leurs affés d'afſurance , tu exigeafles encore des gages , non pas tant pour affuser ton deu , que  timent de quelques-uns.  40 Ou, s'en réjouirent : Non pas en ladeftruction des méchans,
        pour vexer ton frere & le retenir fous ta domination. Voi Exod. 22. 26, 27. Deut. 24.  mais en la manifeftation & de la mifericorde de Dieu fur cux , & defonjufte jugementcontre
         *. 6, 10, &c.  14 C. quipar povreté étoyent reduitsà la nudité : Ainfi fe nomment  lesimpies.  41 Aff. Noć.  42 Ou, femoquoit d'eux , condamnant leur mechan.
        les povres Efa. 58.7.ouceux qui font devenus povres par la pertede leurbien &parles rapi  tevie , & feriant de la vaine efperance qu'ils s'etoyent donnée d'une perpetuelle profperité.
        nesqu'ilsy ont foufert : Ce quife ditici à Job pour le taxer de barbarie & de cruauté.  43 C.la vie & le bon-heurdes gens de bien & qui craignent Dieu; & Eliphaz fe met dece
         Is H.tuasempéché lepain à l'affamé .                      nombre, commeétant leur imitateur, ou meme de leurs defcendans."
                                                                                     Zz.                elté
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