Page 638 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap. XVI.                                         JOB.
                                                                               s'eft élevée contre moi , & tefmoigne
                                   temps ,  fon branchage ne verdoyera
                                                                                         21                               21 C. depofe ouverte
                                                                               contre moi 2¹ en mon viſage.
                                   point.                                                                                ment & irreprochable
                                                                                                                         ment contre moi, comme
                    79 C. qu'il perdra tout                                      9 b 22 Son courroux 23 m'a defchiré ,
                                      33 79 On lui ravira fon aigret comme                                               témoin de ton indigna
                            ôtée
                   sance lui fera orée de fe à une vigne : & on lui fera tomber fes  24 il s'eft declaré mon ennemi , 25 il grin- tion. D'autres , ma mai
                                                                                                                         greur,quis'eft élevé enmoi,
                   pouvoir jamais remettre , boutons comme à un olivier.       ce les dents fur moi , & m'eftant devenu témoigne en men visage.
                   ainfiqu'onperd l'efperan                                                                               Confere fus ch. 1. 11. &
                   ce dela recolte, lors que                                   ennemi    26 il eſtincele des yeux contre
                                      34 Car     la bande    de celui qui ſe                                             10.17.
                   les vignes & les oliviers fe
                   dépouillent de leursfleurs contrefait fera defolée ,  le feu devore  moi.                              b Job 10.16, 17.
                                                                                                                          22 Aff. celui de l'Eter
                   & de leurspremiers fruits, ra  ¹³ les tabernacles baftis de prefens.  10 27 Ils ouvrent leur gueule contre nel , de qui il parle ici de
                   avant qu'ils foyent venus
                   à maturité. Voifus ch. 8.
                                      35 k 84 Ils conçoivent travail , & en    moi , ils 28 me baillent des foufflets fur la rechefen tierce perfonne.
                   V.13. D'autres, Dieu arra                                                                              23 C'est une façon de
                   shera fesgrapes intempefti- fantent  s torment , &  leur dedans  jouë par opprobre , & 29 s'amaffent en- parler empruntée des
                                                                                                                         lions & des bêtes feroces,
                   ves: C'est toujours pour braffe fraudes .
                                                                               femble contre moi.
                   dire que toute la vaine e                                                                             pour mieux reprefenter
                   fperance, de laquelle les méchans fe trompent eux-mémes & les autres , periratotalement.  11 Le Dieu Fort m'a 30 enferré chez  combien c'eft chofe horri
                                                                                                                         ble que de tomber entre
                    80 Ou, l'affemblée de l'hypocrite , c. lui, toute fafequele& toutfon train ,outoutfon équi
                   page.   81 F. des hypocrites. D'autres , desprofanes. Voifus ch. 8. 13.  82 Aff. de  le pervers , & 32 m'a fait deftourner en  les mainsdeDieu, quand
                                                                                                                         il veut punir à toute ri
                   l'adverfité, des miferes & des jugemens de Dieu : Car lefeu fe prend en ce fens Pf. 66.12 . Efa.9 .  tre les mains des mefchans .  gueur, Heb. 10.31. con
                    . 18.& ch. 26. 11. Ezech. 30. 8, &c. comme laflamme , fus v. 30. Et c'eft pour dire que Dieu         feré avec Pf.  50.22. Lam.
                   détruit ordinairement en fon indignation lesricheffes mal-aquifes, par un gaindeshonnête, par  12 J'eftois à repos , & il m'a  efcrafé,  3.10,11.Ofee 5.14.& 6.1.
                   concuffion , parinjuftice , & autres moyens illicites , commefont fur tout les prefens qui fe
                  prenent, ou pour adminiftrer la juſtice, ou, quipis eft, pour la renverfer.  83 H. & F. les  34 il m'a empoigné par le collet , & m'a  24 F. lmehair , ou , it
                                                                                                                         me hait interieurement :
                                                                                       d
                   tentes depr-fens , c. les maifons & lesdemeures, où les prefensdecorruption fontbien-venus,  froiffé ,  & s'eft fait de moi 35 une bute.
                   & qui s'edifient & s'entretienentpareux.  k Pf.7. 15. Efa. 59.4. Ofee 10.13 .                         Ainfi Gen. 49. 23. & 50.
                    84 C.ils ne machinent au dedans & n'executent au dehors que violence & fraude. Confere  36 Ses archers m'ont enclos ,37 cha  .  On pourroit aufli
                  fus ch.4.8.  85 D'autres , iniquité, ou , injustice , & d'autres, vanité.  86 H. & F.  13              traduite, ilagiten ennemi
                  leurventre , c. leurinterieur , leur efprit & leur cœur.     cun d'eux me perce les reins , & ne m'ef  contremei
                                                                                                                          23 Le grincement de
                                                                               pargne aucunement , &    3  refpand mon   dents, qui fe fait lors
                                                                                                                         qu'elles fe ferrent & fe
                                               CHAP.       XVI.                fiel parterre .                           frottent les unes contre
                                    Job reproche àses amis qu'ils étoyent des confolateurs inhumains &  14 Il m'a defrompu  de rompure fur  lesautres, eftl'action ou
                                   malpropres , v. 1, &c. Seplaint derechefdefon état miferable, 6. bien                 de ceux  fontfaifis &
                                                                              rompure , il a couru fur moi 4° comme      tranfportes d'une colore
                                   qu'ilfut innocent de ce dontfes amis le chargeeyent , 17. cequ'ilfouhaite
                                                                                                                         bien grande & biename
                                   pouvoirmaintenirdevant Dieu , 21. nonobstant que sa vie soitfi courte  un homme puiſſant.  re,comme Pf. 35.16.& 37.
                                   ici-bas, 22.
                                                                                     4I                                  y.12.& 112. 10. Lam. 2.
                                                                                 15    J'ai coufu un fac fur ma peau,
                                   1                                                                                      16.Ou de ceuxqui font
                                     Mais Job refpondit       , &dit,                                           +4
                                                                              * & 42 ai veautré 43 ma fplendeur 44 par la reduits à de grandes pei
                     Non feulement de         2 J'aifouvent ' ouï 2 de telles                                            nes & à des tormens
                                                                                                                         fort douloureux , comme
                                                                               pouffiere .
                  toi & de tes compagnons , choſes : a vous eftes tous  des confola
                  mais encore
                                                                                 16 Mon viſage eſt 45 emboüé à force     Matt . 8. 12. Luc 13. 28 .
                   2 Aff quetumepropo- teurs fafcheux.                                                                   Maisquand il s'attribueà
                  fes, touchant la ruïne &                                     de larmes , & 4 une ombre de mort et      Dieu, commeici , la me
                  la deftruction derniere des  3  N'y aurat'il point de fin aux S  pa                                    taförefe doit entendre &
                                        +
                  méchans.                                                    fur mes paupieres  .                       prendre au premierſens,
                   a Job 13.4.     roles de vent ?  & de quoi te fais-tu fort,                                           pour nous mieux repre
                   3 H. des confolateurs de                                      17 47 Non point qu'ily ait ancun ou- fenter combien fon cour
                  facherie, qui s'appellent que tu refpondes 7 ainfi ?                                                   roux cft redoutable &
                  fusch. 13.4. des medecins  4 Voire ,  parlerois-je ainfi que vous  violent , felon qu'il fe declare fous v. 12.  e Job 13. 24.  26 Ou, ilfait étince
                  de neant. Voicequi eft là                                    ler fasyeux  :  Mais F. & d'autres , il aiguise fesyeux centre moi , c. il lance fur moi des regards
                  remarqué.        faites ?  fi vous eftiez en ma place , amaf -  fi  perçans & fi affreux , qu'il fembleles affiler commedes fondres , pourm'en tranfpercer.
                                                                                27 Ceci fedit des outils que Dieu employoit pour l'effayer par diverfes afflictions , & il
                   4. C.ne cefferés-vous ja ferois-je des paroles contrevous, ou
                   maisd'avancer despropos                               ho
                                                                               femble particulierement s'adrefier à Eliphaz & à fes compagnons , defquels l'inhumanité
                  deneant?                                                     eft        car  avoyent ouvert  bouche contre lui , pour  condamner
                                   cherois-je la tefte fur vous ?
                    s Ainfi H. c. paroles                                      teufement , comme un homme abandonné entierement de Dieu. Confere Pf. 35. 21.
                   vaines& de neant, & def-  5 "Je vous fortifierois par ma bou  28 C. me traitent fort ignominieufement , en grand dédain & avec beaucoup d'indi
                                                                               gnité  Car on a coûtume de fouffleter les efclaves. Voi 1 Rois 22. 24.  29 Ou,
                   quelles on peut dire che, 12 & ne babillerois pas tant.
                   qu'autant en emporte le                                     s'affemblent à troupes: Mais F. s'empliffent exfemble de moi , c. qu'ils en raffafient leur colere,
                   vent. Confere fus ch. 15.
                                      6 13 Si je parle  , ma douleur  n'en  fera  ou en affouviffent leur rage. Voi une pareille expreffion Exod. 15. 9. & confere les no
                  y. 2. & les notes.                                           tes.   30 Aff. comme en une prifon étroite , pour en étre vexé & tormenté : Ou ,
                    6 Ou , qu'y a-t-ilquite point 14 allegée : & fi je me tais , ' qu'en  livré au pervers.  31 C. le diable & fespernicieux inftrumens , aff. les Caldéens & les
                  pique pour répondre de la                                    Sabéens , dont il eft parlé fus ch. 1. 15, 17.  32 C. m'a fait tomber entre les mains
                  forte? Ou, qu'est -cequit'o- aurai-je moins ?
                                                                               des brigands.  33 Aff. par le feu , par le vent, par l'ennemi , fus ch. 1. 15,16,17,19.
                   piniâtre àrépondre ainfi? c.  7 Quoi que ce foit ,  il m'a mainte  34 Comme quand un geant violent , faififlant un homme petit & foible par le cou , le
                   quelle folide raifon as-tu                                  jettetout d'un tems contre terre pour l'y écrafer.  d Job 7.10. Lam. 3.12.  35 Aff
                   qui t'oblige, t'anime, t'en- nant ¹7 rendu recreu : tu as mis en defo contre  laquelle  il décoche  les fléches de fon indignation . Confere  fus ch.7.20  .  36 Quel
                   hardiffe, t'encourage & te                                 ques -uns penfent  qu'il defigne  fous ce nom , la femme , fes amis & autres , qui aigriffoyent
                  fortifie à me traiter de la lations toute ma troupe :       fes afflictions  par leurs jugemens  inconfiderés  , par leurs infultes  &par leurs moqueries . D'au
                   façon ? Carque lemot H.  8 Tu m'as rendu tout ridé , ce qui me  tres l'expliquent  de fes ulceres  & de fes playes , qui lui perçoyent  en divers endroits  lapeau &
                   qui ne fe trouve nulle                                     la chair ; mais on le peut auffi entendre  generalement  de toutes les calamités  & miferes  def
                   partailleurs enpareil em- fert  de tefmoin : & 20 ma maigreur  quelles  Dieu levifitoit  , & de tous les ennemis  que le Seigneur  avoit employés  pour le redui
                   ploi , finifie corroborer, ou,                             re à cet état .  37 Ou , ilme tranfperce  les reins , af . le Seigneur  : Ce font des expreffions
                  fortifier, on le peut connoîtredece qu'il fe derive d'un autre , qui finifie etrefort , ourobufte,  hyperboliques  , ou exceffives  , qui fervent  à exprimer  la grandeur de fon affliction  : Lefens
                   commeilfevoid fus ch. 6. 25. 1 Rois 2. 8. Mich. 2. 10.  7 Af. fi inhumainement &  eft , que Dieu n'avoit  point feulement  rempli  lon corps d'ulceres  au dehors  & de grandes
                  fans aucun égard à la mifere de macondition. D'autres , encore , c. fans acquiefcer à ce que j'ai  douleurs  au dedans  ; mais que de plus il lui tranfperçoit  l'efprit  de penfees  brûlantes  & de
                   dit,   8 Aff. entreprenant deconfoler un autre : Ou ,jeparleron moi auffi comme vous , &  poignantes  angoiffes  , qui lui faifoyent  mouvoir  & verfer toutes fes affections  , en grande
                   pourrois agencerdesparoles contre vous ,fi vous étiés en ma place ; mais à Dieu ne plaife que je le  vexation  de l'intelligence  & en grande  anxieté  du cœur .  38 C'est une playe mortelle
                   fille. D'autres , jepourrois auffiparler contre vous , fi vous étiés en ma place ; je pourrou amaffer  & incurable . Voi fous ch. 20. 25.  39 H. de rompure  fur la face de la rompure : Pour
                   des parolescontre vous; je pourrois hocher la tête fur vous.  9 H. & F.fi votre ame étoit en  dire que depuis  le commencement  de fes calamités  jufqu'à  maintenant  , il n'avoit point cu
                   la placedemoname, c.fi vos perfonnes étoyent au méme état qu'eft la miene , & reduites  de répit ni moyen  de reprendre  un peu halcine  ; mais que fes maux s'étoyent  toûjours  en
                   à foûtenir les maux que j'endure. L'ame feprend fouvent pourtoute la perfonne. Voi Gen.  tafles les uns fur les autres , & qu'encore  prefentement  ils continuoyent  de l'accabler  : Bien
                   12.3.   1  Aff.par infulte , par dédain & par mépris, dequoi le branleinent ou le  que les uns veulent  reftreindre  particulierement  ce difcours  aux calamités  décrites  fus ch.1 .
                   hochement de la tête fur quelqu'un eftun figne ordinaire. Voi 2 Rois 19. 21. & Pf. 22.  qui arriverent  & furent rapportées  à Job coup fur coup , felon qu'auffi  on dit ordinaire
                    . 8. Il veut dire qu'il ne le feroit pas , & qu'il defereroit davantage à la charité & à la  ment qu'un mal ne vient jamais  feul , les autres aux playes qu'il avoit au corps , & aux dou
                   compaffion; car ces interrogations font fortement negatives, comme il paroît du y. fuiv.  leurs de fa maladie  , qui fe rengregeoyent  & redoubloyent  à tout moment  .  40 C.com
                    II C.je tâcherois de mettre en avant des difcours falutaires pour vous confoler en l'affli  me un homme  de guerre redoutable  , robufte  , violent  & bien armé .  41 Car il fe cou
                   ction , & vous fortifier contre la tentation.  12 H. & F. & le remuement de mes le  vrit d'un fac , c. d'un habit de deuil , fur les nouvelles  qu'il reçût de la mort funefte  de tous les
                   vres fe retiendroit , ou , feroitretenu , aff. de proferer tant de babil inutile , & de faire tant  enfans  & de toutes les autres pertes : Et il veut dire que ce fac étoit tellement  attaché à fa
                   de bruit, que vous proferés & faites contre moi : Ou , vous arrêteroit , ou , vôtre deuil ,  peau , par fes playes & par le pus qui couloit  de fes ulceres  , qu'il y demeuroit  comme  coufu .
                   c.appaiferoit vôtre douleur & calmeroit vos efprits : Ou , la compaffion retiendroit mes levres.  On pourroit  auffi penfer que par céte expreflion  il ait voulu declarer , qu'à mesure  que  Dieu
                    13 C.foit que je parle , ou que je metaife , je ne fens point d'allegement : Si je metais,  l'affligeoit  il s'étoit humilié  devant  lui , & que la continuité des miferes  lui faifoit continuer
                   vous prendrés mon filencepour une approbation de vos difcours &pour marque de ma convi  fon humiliation  , fans non plus la quiter , ni le fac qui en étoit la marque  , que s'il avoit été
                   &tion; & fi je parle, vous criminaliferés mesparoles, & parce que je me plaindrai de mon mal  coufu fur lui.  e Job 30. 19.  42 D'autres  , fouille , e. je me fuis dépouillé  detous
                   heur, vous n'en prejugerés méchant : Et d'ailleurs bien que mes plaintes ameres n'allegent  mes ornemens  , pour prendre  le deuil ; tellement  qu'il femble  que toute ma dignite foit fouil
                   point madouleur, mon filence pourtant la rengregeroit ; c'eft pourquoi j'aime mieux me  lée parmi la poufliere en laquelle  je me roule .  43 H. & F. ma corne , c. ma gloire , ma
                   décharger,  14 H. & F. retenue , ou, arrêtee.  Is H. quelque chofe ' en ira-t-ilde
                                                                              reputation  & ina dignité , s'eft comme  aneantie , ravilie , proftituée  , & changée  en opprobre , en
                   moi? c. en quoi fe diminuëra ma trifteſſe ?  16 Ou , ilm'amaintenant maté, afl. le Sei  povreté  & en mépris  : Car la corne te prend fouvent  pour l'honneur ,le pouvoir , l'eminence  , & c.
                   gneur, qu'il reconnoît pour le feul auteur de fes afflictions , dont auffi dans les émotionsde  Voi Deut . 33.17 . & la pouffiere  pour la honte , le mépris , l'affliction  , l'impuiflance  , l'aneantifle
                   fon efprit il s'adreffe puis apres directement à luipar un changement de perfonnes , qui eftfre  ment , l'humiliation  .Voi 1 Rois 16.2 . On peut auffi par la corne , qui eft aux bêtes l'ornement  de
                   quenten ce livre. Voi touchant la fuppreffion de ce mot Dieu, fus ch. 3. 20. Etainfi fous v.9.  leur tête , entendre  la tête méme , qu'ancienement  les hommes  en leur deuil couvroyent
                   D'autres , elle m'a maintenant rendu recreu , aff. madouleur & mon affliction , dont il avoit par  de poufliere  & de cendre  .  44 F. & d'autres  , en la pouffiere  , par laquelle  fa fplendeur
                   lé auy. preced.  17 C. il m'a haraffé &laflé par ces grandes , pefantes & diverfes calami  avoit été falie & fouillee.  .45 Ou , tout craffeux  , ou , fouillé , fali , machure  : Le mot H.
                   tés , fous lesquelles je fuccombe: Or il femble ici que Job en décrivant les afflictions par des  finifie proprement  la faleté qui procede  & fe forme d'une humidité  épaifle , croupiflante  & trou
                   termes metaforiques, aitdécrit &reprefenté historiquement les fouffrances qui devoyent arri  ble , Pf. 46. 4. &75.9 .  46 C. lagrandeur  du mal que je foufre , m'ôte laveue & la con
                   ver à J. C. prefigurées par lesfienes, comme lafuite lemontre , fi on laconfere avec l'hiftoire  noiffance  : Ou , je fuis fi prés de la mort , qu'elle  commence  deja de me fermer les yeux &
                   de l'Evangile.  is Entens par là , fa femme , fes enfans, fa famille , fes domeftiques , fes  les couvrir  d'obfcurité  mortelle  : Car l'ombre  de mort finifie de fort épaifles tenebres  , telles que
                   ferviteurs& fes amis , queDieu lui avoit enlevéspar diverfes manieres , ou avoit alienes de lui.  celles qui furvienent  à l'homme  &lefurprenent  lors qu'il eft fur le point defa mort . Voi fus
                   Voi fuschapp. 1. 2. & fous ch.19. 13, 14, IS, &c.  19 Aff. des grandes douleurs dont je  ch. 3. 5. & 10. 21. &les notes . Job veut dire que fa veuë & fa face étoit fort obfcurcie  , abba
                   fuis travaillé en mon corps & en monefprit , tellement que celui-là fe feche peu à peu , par les  tue & defaite  par ſa grande  triſtelle  & par l'abondance  de ſes larmes .  47 C. qu'il ne
                   inquietudes & les angoifics de celui-ci.  20 C. monpovrecorps , ride, maigre , aflèché,
                                                                               fe fentoit  point coupable  d'aucune  méchanceté  , foit ayant fait tort à fon prochain  , foit
                   defait & attenué , femble depofercontre moi en faveur de mesparties, qui jugent de la probi  n'ayant  point fervi fincerement  le Seigneur  ; car la priere eft l'une des principales  pieces du
                   té oude l'iniquité des hommespar faprofperite , ouparfon adverfité exterieure & temporelle :  fervice  de Dieu : Ou , Parce qu'il n'y a point d'outrage  en mes mains , marequête  eftpure , c.je
                   Et furcefondement , s'il eft une fois admis , je dois pafferpour bien méchant , puifque je fuis  fçai que je puis invoquer  le Nom de Dieu en bonne confcience  , & lever mes mains pures à lui
                   fi miferable , & que la conftitution fi lamentable demon corpsdoitétreune preuve infaillible  fans ire & fans queftion  , a Tim . 2. 8. D'autres  , Bien qu'il n'y ait points de violence  , & c. Et
                   de lagrande indignation deDieu contre moi.                 d'autres , Toutefois  iln'y apoint , &c.
                                                                                                                   trage
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