Page 636 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap. XV.                                           JOB.

                                                                               so comme en une bougette , &        tu as  so ou ,commt en unfå
                    20 Ou , fe renouvellera, de l'efperance , & encore 20 rejettera-t'il,  comme en une bougette ,
                   H. & F. fe changera , aff .                                                                            chet: Et quelques -uns
                   par renouvellement , en & fes furgeons ne defaudront point.  coufu enſemble mes iniquitez.            penfent que d'ici fe prend
                   reprenant vigueur.  8 Combien que fa racine foit envieil      18 Et pourtant commeune montagne        céte   de    pro
                    21 H. & F. Par l'odeur
                                                                                                                         verbiale en l'Ecriture,que
                   des eaux il regermera, c. fe- lie en terre , & que fon tronc foit mort  2 en tombant s'écoule , & un rocher eft la mefure eft pleine ou
                   ra      & reverdira                                                                                    comblée , quand il fe par
                   par l'humidité qu'il fuc- en la pouffiere ,                 tranſporté de fa place ,                   le des pecheurs qui fe dé
                   cera de la terre , étant
                   arrofé ou du ciel, ou du  9  21 Sentant toutefois l'eau il reger  19 Et les eaux minent les pierres, 3 & bordent en toute forte.
                                                                                                                           51 C. tu joins & ajoû
                   jardinier.
                                   mera , & 22 produira des branches , com     la pouffiere de la terre entraine par def tes mes pechés prefens
                    22 H.fera moiffon, c.fe                                                                               aux paflés, afin de mecri
                                                                               bordement    4 ce qu'elle a produit : ainfi
                   ra du branchage, qui fe me 23 un arbre nouvellement planté.                                            minalifer davantage & de
                   pourra tondre & couper                                                                                 me châtier plus fevere
                   pour l'ufage domestique,  10 Mais l'homme meurt , 24 & perd  fais-tu perir l'attente de l'homme mor ment: Ou, tu empaque
                                                                                                                          tes mesiniquités ensemble.
                   comme on coupe les  touteforce , voire l'homme expire, puis  tel .
                   grains au tems de la moif                                                                                   qui peut arriver
                   fon.            25 où eft-il?                                  20 Tute montres toûjours plus fort
                                                                                                                         par tempête, par tremble
                    23 C. ne plus ne moins
                   que fi c'étoit la racine  11 26 Les eaux s'evaporent de la mer,  que lui , &  il s'en va : & lui ayant fait  terre ,parinondation , ou
                                                                                                                         autrement: Le fens eft,
                   d'unejeune plante.
                                   & une riviere s'affeche & fe tarit :                    de vifage , tu l'envoyes au
                                                                                                                          que commeune monta
                    24 Ou , & déchet. F.                                       changer                                   gne renversée n'eftplus,
                   lorsqu'il est affoibli. D'au  12 Ainfi l'homme 27 gift par terre , &  loin.                            & qu'un rocher fe meut
                   tres, & eft effacé, ou, dom- 28 ne fe releve point : 29 tant qu'il n'y ait  21  $7 Ses enfans s 8 feront avancez , &  de fa place , &que l'eau
                   té: Ou, Maisquand l'hom                                                                               creufe les pierres, & que
                                                                                                        60
                   memeurt,il estdétruit: En plus de cieux , ils ne fe refveilleront  il n'en fçaura rien : ou  feront abbaif la pouflieredela terre en
                                                                                                                         traîne ce qui en étoit pro
                   cefensfeprend le mot H.
                   Exod.17.13 .                                                                                          duit,quandilplaît àDieu;
                                   point , & ne feront point refveillez de     fez , & " il ne s'en fouciera point.
                                                                                                                         auffi lui eft-il beaucoup
                    25 C. il n'eftplus, ou leur fomne.
                                                                                  22 62 Seulement fa chair , cependant
                   n'existe plus, aff. à l'égard                                                                         plus facile, quand il le
                   de la vie animale qu'il vit  3º
                                      13 30 A la mienne volonté       que tu   qu'elle eft fur lui , fe deult , & fon ame la  veut, derenverfer & d'a
                   ici bas , n'étant plus à                                                                              neantir la profperité des
                                                                                                                         hommes , laquelle eft
                   trouveren la terre ni en la 32 me cachaffes en quelque creux fous  mente tandis qu'elle eft en lui.
                   focieté des mortels : Il eft                                                                          beaucoup plus foible &
                   totalement hors d'ici, & terre; que tu me muffaffes jufques à ce  plus fragile que ces autres creatures.  53 Ou, que tu entrainesparravage, ou , déborde
                   n'a plus aucune part en                                     ment, avec lapouffiere de laterre , ce qu'elle aproduit.  54 Ou ,fesfruits , fon crû. Voidu
                                   que 33 ta colere fuft deftournée ; quetu
                   tout ce qui fe fait fous le                                 mot H. 2 Rois 19. 29. &Efa. 37. 30 .  SS C. qu'il quite la partie , fe fepare du monde
                                                                                                          56 C. d'étre & de condition , quant à lafubftance
                   foleil, tellement qu'il n'y me donnaffes 3+ terme , 35 & qu'il tefou-  & de la focieté humaine par la mort.
                   void rien, &n'y peut étre vinft de moi !                    defon corps , lavigueur de fon efprit , la dignité de fa vie , lagloire de fa maifon , lagrandeur
                   veu de                                                      de fes facultés, la celebrité defon nom, &c.  57 C. que la mort apporte ce bien aux hom
                   ch. 7. 8,9. Caraurefte il  36 Si l'homme meurt , revivra-t'il ?  mes, qu'ils nefe donnent plus aucune inquietude des chofes du monde , non pas mémede
                   eft aifé de verifier par ce  14                             celles qui femblent les toucherdeplusprés , n'en connoiflentrien & n'y prenent aucune part :
                   livre  que Job a creu 37 attendrai-je 3  tous lesjours 39 de mon  Ce qui montre que lesmorts ne fedoivent point invoquerpar les vivans , puis qu'ils necon
                   l'immortalitédes ames &                                     noiflent rien de leur état ni de leurs neceffités.  58 Ou, viendront en honneur, aff. par gran
                                                               40
                   la refurrection des corps combat , jufques à ce que 4° mon chan  de profperité, par richeffes abondantes, par eminente dignité , &c.  59 Aff. parcequ'il a
                  pour lavie eternelle.                                        quité lemonde , & ne fçait ce qui s'y fait, tellement que le bon-heur de fes enfans nelui peut
                   26 Ou, Les eaux s'écou- gement vienne ?                     tournerà aucunplaifir.  60 H. & F. deviendrontpetits, par adverfité , povreté , ravale
                  lent d'un lac: Ou , Comme                                    ment de condition , &c.  61 C. qu'il n'y penferapoint , n'yprendrapoint garde, ne s'en
                                      15 41 Que tu m'appelles , & 42 je te
                  les eaux s'écoulent des é                                    intereflera point ; parcequ'étantmort iln'eft plus enpeine d'eux. Confere Eccl. 9. 5.
                                                                                62 Lefens eft , que l'homme nefent les miferes de cete vie , ni les adverfités desfiens, finon
                  fangs, &  les teves deffe refponde , &  tu fouhaites ++ l'ouvrage  pendant qu'ildemeure encore fur la terre.
                          fleuves
                   ches tariffent: Lefenseft, de tes mains ?
                  quecomme les eaux , de
                   rivées de leur lieu en un  16 145 Or maintenant 46 tu contes
                   autre , ne retournentplus                                                CHAP.      XV.
                   aupremier, pareillement 47 mes pas ,  4 n'exceptes rien de mon
                  l'ame raisonnable, feparée                                    EliphaztaxeJob de vanité, v. 1, &c. d'impieté, 4. deprefomtion
                   ducorps qu'elle animoit,  peché.                            enfespropos, 7. contrefes amis, 9. & contre Dieu méme, 11. enfaisant
                   n'yretourne plus naturel                                   fermefur lesproteftations de fapropre justice , 14. & verifie contre Job,
                                      17   Mes forfaits   49 font   cachetez
                   lement , & pour les fon                                     tantpar l'experience que par le témoignage des fages ancêtres , 17. que
                   tionsde céte vie animale & terreftre. D'autres , Les eaux s'écoulent-elles de la mer ? &uneri  Dieupunit les méchans, 20. à cause de leurs iniquités, 25. dans leſquel
                   viere fetarit-ellepar fechereffe ? Mais l'hommegit par terre , &c.  27 Aff . étant mort , ou  les ilsperiffent , 29.
                   en mourant ; car la mort eftici accomparée à l'action par laquelle un homme fe couche bas &
                   parterre , afinde dormir. Voi Deut. 31. 16.  28 Aff. pourretourner fur la terre à céte
                                                                                     Ors Eliphaz Temanite prit la pa
                   vie periffable , & pour en faire les fonctions accoûtumées.  29 C. jufques àce que les
                                                                                  Lo
                   cieux paffent avec un bruit fifflant de tempête 2 Pier. 3. 10. & que lepremier ciel & la pre  role , & dit ,
                   miere terre s'en foyent allés Apoc. 21. 1. Parce que la refurrection des morts & leur grand ré  I  2   1 Aff . tel quetupenſes
                   veil n'arrivera qu'en laconfommation des fiecles.  30 H. Quidonnera que tu me caches, &c.  2 ¹Un fage homme refpondant, pro  étre.
                   Voifus ch. 6. 8.  31 Il s'adrefle directement à Dieu , excité à cela par le vif & leprofond
                                                                                                                          2 C. fe perfuadera-t-il
                                                                               ferera-t'il  fcience de vent , & + rempli d'avoirbien
                   reffentiment de ſes maux.  32 H. & F. quetu me cachaffes aufepulcre , c. que tufiffes que                          àce
                                                                               ra-t'ils fon ventre  du vent d'Orient ?   quilui étoitobjecté, pour
                  je fufle mort & enterré pour un tems , afin quejepuffe étre à l'abri deton courroux, mainte
                                                                                                                         avoir misen avant desrai
                   nant fi fort embrafe contre moi , & que tu meretiraffes puis apres du tombeau , pour vivre en  7 S'arraiſonnant avec propos qui
                  fuite quelquetems encore fur la terre, afin d'yfervir à ta gloire & à l'inftruction des hommes.  3     fons frivoles &de nulle
                   33 De laquelleje fuis fi extraordinairement preffé en ces afflictions.  34 C. un tems ar
                                                                               ne fervent de rien , & avec paroles auf valeur?
                   rêté durant lequel jeferois mort.  35 Aff. apres ce terme expiré , pour me rappeller du                3 Ainfi H. c. des opi
                                                                                                                         nions vaines, qui n'ont
                   fepulcre , me rendre lavie , & par la refurrection de mon corps, me faire reffentir une nou  quelles il n'y a nul profit ?
                                                                                                                         point de fermeté ni defo
                   velle beneficence : CarJob étoit alors en tel état , qu'il ne penfoit pas pouvoir étre delivré de
                                                                                 4 › Oui , tu abolis⁹ la crainte , & ¹º a
                   fesmiferesquepar la mort. Or comment le reffouvenir s'attribue à Dieu , vois-le Gen. 8. 1 .           lidité, & que levent em
                                                                                                   II           12  qu'on
                    36 Job forme icicéte oppofition , pour témoigner qu'il ne croyoit pas que regulierementles  neantis peu à peu I la priere  porte .
                                                                                                                          4 C. fe repaîtra-t-il de
                   mortsdeuffent reffufciter pour cétevie terriene & periffable , & qu'il ne s'y attendoit point :
                                                                                                                         difcours déreglés & tur
                   Carces façons de parler interrogantes font plus fortement negatives. Voi Gen. 18. 17.  doit preſenter au Dieu Fort.
                    37 Ou abfolument comme F. j'efpererai , &c. aff. au cas qu'il fût vrai que les hommes                bulens, qui n'ont point
                   retournaffent encore à cétevie periflable apres leur mort ; & que Dieu le voulût feulement  5 Car 13 ta bouche 14 montre 1 ton de fondement?
                   cacherpour un certain terme dans fon tombeau , afin de l'enretirer puis apres & le ramener
                                                                               iniquité , & 16 tu as choiſi la langue des   C.fon interieur , fon
                   à lajouiffance paifible & tranquille de céte vie terriene : C'est donc comme s'il difoit , Jevois     dedans le plus fecret , fon
                                                                                                                         efprit & foncœur : Ainfi
                   bien quec'eſt fait de moi , & que jene dois point efperer d'étre rétabli en mon premier état,  rufez.
                                                                                                                         fous .35.& ch.20.20. &
                   puifque jefuis fi prochain de la mort ; attendu queceux qui meurent ne revivent plus.
                    38 C. toutle temsauquel il plaira à Dieu de me vifiter ainfi durant ma viefur la terre.  6 Ta bouche te condamne ,  & non 32.19.Prov.20.27 .& 22.
                                                                                                                          .18. Et comme lesinte
                    39 Voi de ce mot, fus chap. 7. 1. & confere ici fus y. 5. ce qui s'annote fur le mot de
                   limites: Car d'autres traduifcnt , tous les jours du tems qui m'eft ordonné, &c.  40 Soit  pas moi , & tes levres témoignent contre fins font renfermés &
                                                                                                                         cachésau ventre , ainſiſe
                   par le renouvellement de mes forces , foit par mon rétabliffement en mon premier état ,  toi.
                                                                                                                         cachent en l'interieur de
                   foit par ma mort , foit apres elle par ma refurrection pour céte vie terriene : Car c'eſt
                   d'elle qu'il avoit auparavant parlé.  41 C. attendrai-je que tu m'appelles pour te ré  7 Es-tu ¹7 le premier homme né ? As- l'ame , les penfées, les vo
                                                                                                                         lontés & les affections de
                   pondre touchant mon integrité? Ou , Quand tum'appelleras , je te répondrai , puifque tufou
                                                                               chacun.  6 C. deparoles & de difcours non feulement frivoles & fans poids commele
                   haites l'ouvragede tesmains , c. jemourrai tres-volontiers, dés qu'il te plaira me retirer du
                                                                               vent , mais auffi turbulens & nuifibles, commele font lesvents orientaux, ou les vents d'Eft en
                   monde: Ou, que tu m'appelleras , aff. pour me faire reffortir du fepulcre auquel j'aurois été
                   étendu & caché, jufqu'au teinsde mon changement.  42 C.je fois obeiflant à ta vo  ces païs-là. Voi Gen. 41. 6. Exod. 10. 13. & les notes.  7 Ou, S'arraifonner. D'autres,
                   cation& à ta voix , foit m'appellant à toi durantcéte vie , foit me rappellant du tombeau &  difputer , ou , redarguer; comme s'il difoit , O que cela eft étrange & bien indigne d'un tel hom
                   dela mort.  43 C. quétant appaifé envers lui tu defires de le voir , pour le recevoir en  me quetoi!  8 C.je penfois d'abord que tu pechaſſes feulement par infirmité , mais par
                   grace & lui demontrer ta beneficence.  44 Il fe nomme ainfi foi-méme. Voi fus ch.10.  les étranges propos que tu proferes contre Dieu , je conclus quetu es tout-à-fait méchant.
                    . 8. Pf . 119.73.  i Job 31.4. & 34. 21. Pf. 56. 9. & 139. 2 , 3 , 4. Prov. 5. 21. Je  9 Aff . de Dieu, travaillant par tes difcours à la bannir du coeur des hommes, & éteindre,oudu
                   rem. 32. 19.  45 D'autres , Car; & d'autres , Mais : Comme s'il difoit , Je n'ofe com  moins affoiblir en leurs efprits l'inclination qu'ils auroyent à invoquer Dieu en leurs ncceffités:
                   paroître devant toi , parce que tufembles quiter envers moi la qualité de pere , pour prendre  Il femble avoir égard à ce que Job avoit ditfus ch. 9. 22.  10 Ou, diminues, ou, empeches.
                   celle de juge ; & c'eften vain que je fouhaite de pouvoir pour un tems me repoferau fepul  11 Ou,la demande: Entens celle, qui d'un cœur humilié fe prefente à Dieu en la neceffité,pour
                                                                               épandre fesplaintes devant lui &implorer fon fecours.  12 H. devant le Dieu Fort : Ceci
                   creen fureté; veu que tu t'es refolu de me châtier rigoureufement durant cétevie , pour mes
                   pechés , que tu examines & recherches avec une grande exactitude. Conferefous chap. 33. 11.  montre, & quede tout tems les hommes ont été obligés à la priere , & que la priere , étantune
                                                                               action religieufe , ne fe doit adreffer qu'à Dieu.  13 Ce mot de touche & celui delangue
                   Ou , Parce que maintenant tu contesmespas , lors tu ne prendrois plus garde à mon peche, aff. lors
                   que n'ayant appellé je ferois mort ; carcelui quieft mort eft quite de peché , Rom. 6. 7.  en ce y. &de leures au ý. fuiv. finifie lespropos , lesdifcours & les raifons , qui s'alleguent & fe
                    46 Conterlespas ou les alluresde quelqu'un , ce n'eft pas feulement le voir marcher, mais  proferent par la bouche, par la langue & par leslevies : Ainfi fous ch.16.5 . Pl. 5. 10. Prov.2.6. &
                   prendregarde de fort prés à fa conduite & à fa vie , foit pour en avoir foin & le benir Pf. 56.  14. 3. & 15. 2. & 18.7 . & 21.6, &c.  14 Ou , enfeigne , ou, dementre , c. queles propos
                    . 9. foitpour l'en châtier & le punir , comme ici. Voifous ch. 31.4.  47 C. tous les  étranges qu'il avoit tenus, témoignoyent de la perverfité de fon cœur, d'où ilsfortoyent, & por
                   projers & tous les deffeins que jeforme, toutce que jefais & tout ce que j'ometspour peu  toyentfentence de condamnation contre lui, comme dénué dela crainte de Dieu. D'autres, ton
                   quece foit: Ainfi fous ch. 31.4. & 34. 21. Prov. 16.9. Jerem. 10. 23.  48 D'autres,  inquitéenseigne ta bouche , c. la malice de ton cœur te fait tenir ces propos, & te les met enbou
                   neprens-tupoint garde à monpeché? c. ne l'examines-tu point de fort prés pour m'en punir? Et  che.  Is Aff .par laquelle tu t'es rendu en tes paroles femblable aux plus raffinés chica
                   d'autres, tu ne me gardespoint à causedemonpeché, c. tu n'as aucun foin de ma profperité & de  neurs,qui peuvent, par un faux coloris de belles paroles  de raifons feintes, obfcurcir,contour
                   monbon-heur , mais au contrairetu cherches de medétruire& demeperdre, en remettant à  ner& renverser une affaire jufte.  16 Puitque tu prens plaiſir à uſer de captions & deca
                   cete fintous mespechés devant toi & te lesramentevant.  49 C. renfermés affurément
                                                                               villations, pour couvrir ta méchanceté , à la façon des chicaneurs , qui convaincus d'avoir mau
                   enfemble , & comme confervés fous unfceau inviolable , afin qu'ils ne s'échapent pas de ţa  vaife caufe, employent touteforte d'artifices pour embrouiller les matieres.  17 C.leplus
                   memoire; oucomme les piecesd'un procés tout inftruit fe fecllent dans un fac , pourétre mi
                                                                              vieux de tous les hommes, & qu'ainfitu faches plus que perfonne , & quechacun doive ployer
                   fesfurlebureau aupremierjour. Cacheter, oufesler , finifie conclure , enfermer, renfermer,
                                                                              fous toi, entereconnoiffant leplus âgé, le plus fage & le plus venerable de tous. Il femble avoir
                   Deut. 32. 34. Job 37.7 . Ofee 13.12.
                                                                               égard à ce queJob avoit objecté à Tfophar qu'il étoit encore bien jeune, fus ch. 12. 11.
                                                                                                                      tu
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