Page 634 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
P. 634

B..
                                                                     JO
                  Chap . XIII .
                                                                                                                        10 Ou, mesdefenfes : Le
                   43 F. & d'autres , les  19 Ilemmene defpouillez 43 ceux qui  6 Oyez donc maintenant 10 mon rai-     mot H. finifie propre-
                                                                                                            II
                  Princes, H. Cohanim , c.les                                fonnement , & foyez attentifs ¹¹ à ce que ment ma cenfure , ou, ma
                  Sacrificateurs, enprenant font en authorité, & ++ renverſe les forts.
                                                                                                                       redargution: Il appelle ain-
                  cemot enfonufage facré;                                    mes paroles debatent.                     fi ce qu'il vouloit alleguer
                                     20 h Il ofte 4s la parole + à ceux qui
                   mais ilfinifie en fon ufa-
                  ge politiquedes miniftres font affeurez en leur parler : & fouftrait  7 C12 Vous faut-il proferer ¹³ perver- pour la defenfe,contre ce
                                                                                                                       qu'ils avoyent avancé à
                   d'Etat , ou des Gouver-
                                  47 le confeil des anciens.                 fité 14 en faveur du Dieu Fort, & propofer fon prejudice : En cemé
                   neurs de Provinces, qui                                                                             mefens fe prend ce mot
                  font pour leschofes civi-  • · 21  i  Il 48 épand le mefpris fur 49 les  quelque fraude pour lui ?   fonsch. 23.4 .
                   lesdansl'Etatfous le Roi,
                                                                                8 Vousfaut-il    avoir acception de  fa    Ou , aux conteftations
                   ce que les Sacrificateurs principaux d'entre les peuples : so il rend                               de mes levres, c. au recit
                  fontfousl'Eternel dansle
                   Temple pour les chofes lafche la ceinture des forts .     perfonne ? Vous faut-il 16 plaider la cau-  dece quej'ai a produire & &
                                                                                                                       à deduire pour le main.
                   faintes & religieuſes. Voi  22 Il met en evidence hors des tene-  fe du Dieu Fort ?                 tien de ina caufe, & ma
                   de ce mot Gen. 41. 45.
                                                                                                                       defenfe legitime contre
                                                                                ୨ 17Vous en prendra-t'il bien ,     s'il vous.
                   Et ici fe doit entendre bres  les chofes cachées , * & produit en
                   chacun des impies & des                                   18 yous fonde? 19 vous jouerez-vous de
                   méchans qui fonten au- lumiere 2 l'ombre de mort.                                                      Job17. s.  32. 21.
                                                                                                                        & 36.4.
                   torité.                                                   lui comme on fe joüe d'un homme mor-        12 Ou , Profererés-vous,
                    44 C. qu'il détruit , a-  23  153 Il multiplie les nations , & les
                                                                                                                       c. penfés-vous qu'il faille
                                                                                                                        ufer en faveur de Dieu &
                   neantit & metc'endeflus fait perir : 54 il efpand çà & là les na-  tel ?
                   deffous leurs confeils ,
                                                                                ΙΟ 20 Pour certain il vous redarguera, pour maintenir fon droit,
                                                                                10
                   leurs  projets , leurs tions , & puis  les ramene.
                                                                                                                       d'acception desperfonnes,
                   moyens & leurs fourbes.
                                      24 Il ofte   le cœur   7 aux chefs des  fi  mefme " en fecret vous uſez 22 d'acce- de faufleté & de fembla
                    h Job 32. 9. Efa.3. 2,3.                                                                            bles moyens illicites, que
                    45 H. La levre.VoiGen. peuples de la terre , m & s les fait vaguer ption de perfonnes.              vous employés pour m'ac-
                   11.1.& fus ch.2.10 .
                    46 Ou , aux hommes és deferts, " où il n'y a point de chemin :  II 23 Ŝa hautéſſe ne vous efpouvan- cabler?
                                                                                                                         13 Comme
                   eloquens , c. qui ont les                                  tera-t'elle point? & 24fafrayeur ne tom- maxime,   étoit éte
                   qualités requires dans  25 60 Ils taftonnent  en tenebres
                                                                                                                        roitinjuftement en affi-
                   les maîtresdu biendire: fans clarté, & il les fait 2 chanceler com-  bera-t'elle point fur vous?     geant les gens de bien,
                   Car ici s'entendent ceux
                                                                                12 25 Vos memoires 26font fentences tels que depuis la chûte
                   qui outre l'intelligence & me des gens qui font yvres.                                               du premier
                   Ja prudence dont ils font                                  de cendre , & 27 vos eminences, eminen- corruption homme& la
                   douéspourdonnerdebons confeils , font aufli conftans & courageux pouryperfifter , & élo-
                                                                                                                        tous , peuvent étrerepu
                   quens pour lesinfinuer & lesperfuader aux autres : Et entre ceux-là font les fideles Ambafla- ces de bouë.  tés les vrais fideles com-
                   deurs, defquels il eft parlé , Prov. 25. 13.  47 Ou , lefens, ou, lejugement. H. legoût :
                                                                                    28
                   Mais le mot s'employe auffi par metafôre , pourfinifier la raifon , l'intelligence & lebon fens,  13  Taifez- vous devant moi ,  & parativement aux autres,
                   parlequel fe difcerne le bien d'avec le mal , & l'honête du vicieux : Ainfi Pf. 119.66. Prov.II.     comme s'il n'en avoitni
                   Y. 22. &goûter fe prend pour juger , Prov. 31. 18.  i Pf . 107.40.  48 C.qu'en  que je parle : & 29 paffe fur moi ce qui laliberté, ni ledroit.
                   élevant les uns il abbaifle les autres , ôtant aux plus grands leurs dignités , & dépouillant les     14 Ou,pour Dieu, c. en
                   plus puiffans de leur force , felon qu'il connoît expedient pourfa gloire.  49 F.&d'au-  pourra.     fa faveur& pour ledefen-
                   tres, les Princes: Qui ont tout perdu quand ona perdu le refpect pour eux. Le mot H. fi-  14 30 Pourquoi porté-je ma chair en- dre ,& ainfi enfuite: Job
                    nifieproprement ceux qui d'eux-mémes & volontairement font liberaux , Exod. 35. 5. Et ainfi         les en accuſe de la forte;
                   fenomment lesPrinces , les nobles & les puiffans, parce que par la beneficence & par la liberali- tre mes dents , & tiens-je mon ame³¹ en- parce qu'ils vouloyent
                                                                                                                        maintenir la justice de
                    té,ils veulent ou doivent vouloir s'aquerir unegrande &une honête reputation. Confere Pf.83. tre mes mains ?
                                                                                                                        Dieu ,en le taxant d'avoir
                    . 12. Prov. 19. 6. & Luc 22. 25.  so C. qu'il affoiblit les plus forts , & les rend faillis
                    de cœur & de force : Car la ceinture relâchée rend les reins plusfoibles ; mais laceinture &  15 32 Voilà , qu'il me tuë ,  fi efpere- été un impie fecret & un
                    le baudrier ferrant les vêtemens & les armes , rendent l'homme plus ferme , plus agile &            méchanthypocrite, com-
                                                                              mefifaprobitéavoit été incompatible avec fa calamité , & l'une & l'autre également avec la
                    plus expeditif. Voi Dan. 5. 6.  SI D'autres , lesprofondeurs , ou, les chofesprofondes, c. les
                    plus profondes &les plusfecretes : Car elles s'appellent encore ailleurs desprofondeurs , comme juftice de Dieu. Voi fus ch.5.3, &c. & 8.11 ,&c. & 11.13,20.  15 C. regarder à fa perſon-
                    Ecclef . 7. 24. Dan. 2. 22. 1 Corint.2. 10.  k Matt.10.26.1 Corint. 4.5.  52 C. les ne, à caufedefon eminence & defapuiffance , fans vous arrêter & prendregarde commeil faut
                                                                              à l'examen de la caufe : C'estpour dire queDieu neveut pas étre defendu dela forte: Ainfifous
                    chofes les plus obfcures & les plusfecretes , qu'on croyoit enfevelies pour toujours dans le fleu-
                    ve de l'oubli , & qu'on ne penfoit pas devoirjamaisvenir en lumiere : Ainfi ſous ch. 34. 22.  . 10. Voi Levit. 19. 15.  16 Afl de la maniere quevousvous yprenés : Son buteftde
                                  53 Commedevant ledeluge, Gen. chapp.5.6.  54 Comme apres dire qu'ilsne fedevoyent pas tant emprefferà defendre la juftice deDieu , puifque lui-méme
                     1 Pf . 107.38.                                           étoit affes capable pour ſe defendre & la maintenir.
                    le deluge, Gen. chapp.10. 11. Ou , il élargit.  ss Lesuns le prenent en bien & pourbe-        17 H. Sera-t-il bon, c. feroit-ilbon
                    nediction , & les autres en mal & pour punition.  56 C.lebonfens , le courage &  pour vous qu'il examinât & qu'il épluchât vôtre procedure par le menu? Cela vous fe-
                                                                              roit-il ou honorable ou profitable ? Il veut dire que non ; mais que cela leur reüffiroit
                    lejugement. Voi fus y. 3.  57 C.aux Princes , Gouverneurs , Regens & Magiftrats des
                    païs & despeuples : Car ils s'appellent ſouventainsi. Voi Exod. 6. 13. Nomb. 1. 16. Deut. 1. & à honte & à perte : C'eſt une interrogation ou demande , qui nie plus fortement.
                     . 13. Jug. 11. 8, &c.  m Pf . 107.4, 40.  58 C. les rend irrefolus , fans adreffe Voi Gen. 18.17.  18 Ou, vous examine ? par une diligente perquifition de vos cœurs
                                                                              & de vos efprits , qui en tout ce negoce n'ont point de lui un jufte & legitime fenti-
                     niconfeil, & les mene avec leurs peuples en deftruction , par leurs entrepriſes mal concertées.
                      59 Etant dénués d'une fage conduite & d'un bon regime.  60 Ou , Ils vont tâtonnant ment; car vous prejugés qu'il agiroit injuſtement s'il affligeoit les gens de bien ; &auffi
                                                                              pour fçavoir fivous agiflèsde la forte par un veritable zele , & non pas par flatterie nipar
                     endeslieux où iln'y a aucune clarté .  61 Entens les tenebres de l'entendement & du fens,
                     c. que par le jufte jugement de Dieu ils font entierement aveuglés & fans confeil ; tellement faux femblant.  19 C. le perfuaderés-vous frauduleufement & parmenfonge, qu'ileft
                                                                              jufte en ce qu'il n'afflige , àvotre avis , que les méchans , & que par confequent jedoisétre
                     qu'ilsnefçavent quel chemin prendre pourſegarantir de ruïne: Et les Payens mémes ontdit,
                     QueDieu ôte l'entendement à ceux qu'il veutperdre.  62 Ou , aller errant. Confere  fcelerat & méchant , parce qu'il mevifite de céte calamité?  20 H. En vous redarguant
                                                                              il vous redarguera , c. qu'aflurément il les convaincroit d'hypocrifie & d'une feintefainteté.
                    Gen. 19.11. & 2 Rois 6. 18.                                21 Ou , couvertement, c. fecretement & frauduleufement : Car vous faites mine en dehors
                                                                               de defendre fa juftice contre moi , qui fuis neanmoins fort perfuadé de ma fincerité , laquelle
                                                                               auffi nevous devroit pas étre inconnue.  22 Voifus . 8.  23 C. lagrandeur, la
                                                СНАР.      XIII.               fublimité & l'excellence de fa majeſté.  24 C. celle de laquelle Dieueffraye leshom-
                                                                               mes par fa grande majefté & par fes juftes jugemens , & celle de laquelle les hommesfont
                                      Job confirmeparsapropre experience ce qu'il avoit recité, v. 1. taxe
                                                                               obligés de craindre Dieu , pour feretenir dans ledevoir par la reverence qui eft due à fon
                                    fes amisde tranfgreffion en ce differend , 2. Lespriedefe taire, 13. De-
                                                                               Nom.     25 D'autres , Vos dits memorables , c. les chofes que vous allegués & ramen-
                                    clarequelle eft fa bonne confcience & fa confiance en Dieu, 14. Demande
                                                                               tevés , ne font rien que cendre: Ou , Ce qui eft memorable en vous eft femblable à de lacen-
                                    deux chofes au Seigneur , 20. & épandfesplaintes devant lui, 23 .
                                                                               dre, & vos excellences font excellences de boue. F. Vos fouvenances , c. tout ce qu'on peut
                                                                               penfer &dequoi on peut fe reffouvenir de vous avec honneur, comme vôtredignité , vosri-
                     1 C. j'ai apris ci - de- I  Oici ,  mon œil a veu toutes ces
                                                                               cheffes ,votrepouvoir , vôtre reputation , vôtre vie : Mais nosInterpretes femblent le rappor
                    vant tout ce que jeviens
                                       Voi
                    de déduire touchant lafa-  chofes , mon oreille les a ouïes &  teraux propos fententieux des amisde Job , qui étoyent comme les lieux communs & les
                                                                               memoires fur lefquels ils plaidoyent contre lui.  26 H. fent reffemblances de cendre,
                    geffe&la puiffanteProvi- 2 entenduës .                     c. que ce qu'ils alleguoyent comme fort memorable contre lui , étoit ridicule & fans fonde-
                    dencede Dieu , nonfeu-
                                                                               ment: Ou, à l'entendre de leurs perfonnes, que tout ce qui paroiffoit en eux d'eminent
                    lement par l'experience  2 Comme vous les fçavez , je les fçai
                    commune , mais auffi &                                     &de relevé , n'étoit , en comparaifon de Dieu & defa grandeur , qu'un peu de cendre que le
                                                                               vent emporte & qui s'envole legerement , ou un petit monceau de boue, qui eft encore
                     fingulierement par la re- auffi : 3 je ne fuis pas moindre que vous.
                     velation & l'inftruction                                  moins : D'où Job laiffe à inferer, qu'ils devoyent donc bien regarder à Dieu, & confiderer
                                                                                                                              27 D'autres , vos
                     du Seigneur , qui me fait  3  Mais je parlerai au Tout-puiffant, qu'il n'avoit pas befoinde leur apologic frivole , incivile & inutile.
                                                                               proposrelevésfontdes monceaux deboue. Et d'autres , vosdos ,c. voscorps, commedes corps de bou ,
                     la grace de bien difcerner & 4 veux m'arraiſonner avec le Dieu
                     lesbonsdifcours d'avecles                                 c. nefontfaitsque d'argile & de boue: Etpourquoi donc ne feries-vous pas profondement
                                                                               émûs de reverence & de crainte pour le Seigneur ?  28 Oufimplement comme H. Tai-
                     mauvais , fus ch.12.11 .  Fort.
                                                                               fé -vousdemoi, c. laiflès- moi là , oulaifics - moi en repos ; car fe taireeftfouvent mispour fe
                      2 H. entendu pour foi,
                     felon le genie de la lan-  4 Et de fait , vous eftes  forgeurs de  tenircoi , Jof.10. 12,13 . Esa. 62.1 , &c. D'autres , Taifés-vous (¿ ~ vous abftene's) de moi,c.fer-
                     gue H.          menfonges : ªvous eftes tous  des mede-   mes vôtre bouche & me laifles là. Voi céte méme expreflion 1 Sam. 7. 8. Pf. 28.1 . Je-
                                                                                            29 C. m'arrive tout ce qui peut , & quoi qu'il m'en puiffe arriver, je
                      3 H.jene tombepoint au                                   rem. 38.27.
                     prixde vous,ou,pour vous, cins de neant.                  parlerai ; ce fera à mes rifques queje l'aurai fait ; & quand je devrois étre du tout accablé,
                                                                               je parlerai pourtant, pour me décharger devant mon Pere celefte , m'affurant qu'il fe rendra
                     c. vous n'étes point capa-                    8
                     bles de me donner du  5 b7 A la mienne volonté  que vous plus favorable & plus équitable à la deduction de mon droit , que vous autres , qui m'étes
                                                                               des confolateurs de neant : Oui méme quand jedevrois étre traite de lui encore plus rigou-
                     deffous. Voi fus ch. 12.3. vous teuffiez du tout , &  cela vous fe-  reuſement que je ne fuis , je ne laifferai pas de me defendre, & de me maintenir tout autre
                     & ce qui s'yremarque.                                      quevous ne dites. Voi une pareille expreflion 2 Sam. 18.23.  30 C.fiDieu ne frape
                      4 Ou ,prendraiplaifir de roit reputé à fageffe.           & n'afflige queceux qui font méchans tout-à-fait, d'oùvient donc qu'il n'afflige , moi qui
                     me defendre devant Dieu,
                     c. puiſque vousétes tantiniques envers moi, j'aime mieux traiter avec Dieu , & lui deduire mes  nefuis nullement tel; oui méme m'afflige en telle forte , queje pourrois arracher avec les
                     raifons, m'affurant fur fa mifericorde & fur l'integrité de ma confcience, qued'en contefter avec  dens les pieces de ma peau & de ma chair, toutedéchirée deplayes & d'ulceres? Ou m'affli-
                     vous;attendu qu'envoulant maintenir ledroit de Dieu vouslui attribués deschofes mal-conve- ge tellement que je ferois prefque en état , comine un homme forcené, de me déchirer
                     nables: Et qu'auffi Dieu regardant à la fincerité dema confcience, m'entendra beaucoup mieux  &deme defaire moi-meme pourappaifer mes douleurs , par defiance & par defefpoir , &ain-
                     quevous , quimetraités d'impie fecret & d'hypocrite : Il aégard à ce qu'avoit dit Tfophar ,  fi de mettre mon ame enun peril extréme ? Ou , Prendrois-je ma chair entre mesdens ? c.je
                                 5 C. vous inventés des faufletés, ornés &peignés le menfonge, & employés  me déchirerois moi-même , & mourrois miferable , fi j'étois reduit à la neceffité de metai
                     fus ch. 11. 5.
                     toutcequevous pouvés pourlui donner plusde creance &plus deluftre. F.etoffeurs de mensonges,  re. Confere lesverf. 13 & 19 de ce chap. Ou , Pourquoi portereis-je ma chair , &c. comme s'il
                     aff.afin de les mieux debiter. Voi Pf.119.69 . OrJob leurparleainfi, parce qu'ils vouloyent par  difoit , Bien que j'ufe en madouleur de quelques propos qui femblenttenir du defefpoir , je
                     desfauffetés notoires defendre ledroitde Dieu, pretendans que Dieu n'affligeoit au monde que  n'ai garde pourtant de m'y abandonner ; carje ne defefpererai jamais de la mifericorde de mon
                     lesfeuls méchans, & non pas les gens debien ; que lui par confequent, étant affligé &mal-heu-  Dieu , comme il ledeclare par apres.  31 H. au creux de ma main , c. expoſée à mil-
                      reuxau monde,devoit étre criminel & méchant,& queDieu ne feroit pointjufte s'il le mal-trai-  le perils , & à chaque moment fur le point de la perdre. Voi laméme expreffion Jug. 12. 3.
                      toit& affligeoit de la forte,étant vraiment religieux, devot & homme de bien.  a Job 16.2.  & auxnotes, 1 Sam. 19. 5. & 28.21.  32 C. bien mémequ'il me tuë, aff. Dieu, ou
                       6 C.desconfolateurs impertinens &incapables , qui au lieude me fortifier par lespromeffes  encorequ'il metuât, toutefois je ne difcontinuerai point d'efperer en lui : Ou , Voilàs'ilme
                      de Dieu quifontpour les gens debien, me furchargesen alleguant le fevere &l'exactjugement  te , n'aurai-jepoint d'esperance ? c. jefuis fiéloigné du defefpoir , que je ne veuxpointdifcon-
                      deDieu, & lesjuftes punitions qui en naiffent contre les méchans.  b Prov. 17. 28.  tinuerde me confier fortement en Dieu , quand mêmeil me retireroit decétevie par laviolen
                       7 H. Oquidonnera que, &c. Voi de céte façon de fouhaiter, fus ch. 6. 8.  8 H. qu'en vous  ce demes maux: Marque certaine que l'ancre defon efperance perçoit au dedans duvoile, &
                      taifant vous vous teuffies.  9 Afl. parce quevous nedécouvririés pointvôtre foible &vôtre  alloit au de-là de cétevie. D'autres traduifent, Il me tuera & je n'espererai plus : pourdire , dum
                      folicenparlant comme vousfaites , & mettant en avant tant decholes contraires à laverité, &  fpirofpero , j'efpere tant que je refpire, mais bien que parla mort j'aurois à perdre l'efperance de
                      oninterpreteroit votre filence à fagcffe, Prov. 17.28. Car il eftcertain que lefol ne reffemble  mon rétabliffement en cetevie ,je nelaiflerai pas pourtant tant qu'elle me refte , de mainte-
                      amaismieuxaufage que lors qu'ilfe tait.                   nir l'integrité de ma confcience & maprobité.  d Pf . 23. 4. Prov, 14. 32.
                                                                                                                    rai-je
   629   630   631   632   633   634   635   636   637   638   639