Page 629 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap  . IX .                                       JOB         .                                               263
         15 C. ces peres anciens
                           10 ¹s Ceux-là 1   ne t'enſeigneront
        aufquels Bildad adreffoit                                    19 as Voila    la joye 7 de fon train :  5 Ceci fe doit enten
                                                                                                           dre ironiquement , par u
        Job,fus y. s. Cétefaçon ils pas , ne parleront-ils pas à toi , ne  3 mefine de la pouffiere il en germera
                                                                                                           ne maniere demoquerie,
                                                                                                           fi on le veutrapporter au
        tement       Voi
        d'interroger eft plus for- 17 tireront-ils pas des propos de leur
                                                                  d'autres.                                mechant& àl'hypocrite ,
        Gen. 13.9.      cœur ?
         16 Aff.touchant la Pro                                      20 Voila , le   Dieu Fort 4° ne rejette  par l'application que Bil
                                                                                                           dad lui fait de la prece
        vidence & les jugemens  II  18 Le jonc montera-t'il fans leli  point l'homme entier:   & ne tient dentecomparaifon ; com
        deDieu,qui font merveil- mon ? 19 l'herbe des marefts croiſtra-t'el                                mes'il difoit, qu'eneffet
        leux , & la differente ca                                 point la main aux mal-faifans :          ila pourun tems un beau
        taftrofedes bons enbien, le fans eau ?
        & des mechans en mal.                                        21 42 Tellement qu'il    3 emplira ta luftre & une belle appa
                                                                                                           rence; mais qu'à la fin il
         17 C. mettront en a                                                                    →
                           12 f Ne fe fleftrira-t'elle pas mefme  bouche de ris , & tes levres    d'éjouif difparolt  mal heureuse
                                                                                                           ment & n'est plus connu
        vant des fentences tres- devant 20 toute herbe , combien qu'elle
        certaines , bien digerees                                 fance.                                   du tout. Mais fi on l'en
        &bienpremeditées, com- foit encore en fa verdeur , & qu'on nela  22 45 Ceuxquite haïffent feront 46 re  tend de l'homme de bien,
        meon a dit d'Ulyffe,qu'il                                                                          ce fera la conclufion du
        tiroit fesparoles du fond cueille point?                  veftus de honte , & 47 le tabernacle des difcours precedent en ſa
        de foneftomac; & ce ne                                                                             faveur.
        ferontpoint desdifcours à  13 21 Ainfi en prendra-t'il aux voyes  mefchans ne fera plus.            36 C. ou larecompen
        la volée & tombans hâti- de tous ceux qui oublient le Dieu Fort ,
        vement du bord des lé                                     fe de fesdelices d'un moment , fionl'entenddu méchant,ou le loyerde la vie faintedel'hom
                                                                                                                     37 H. F.
                                                                  me de bien , fuivi de benediction enfa race , en laquelleil revit apres la mort.
        vres , mais meurement & & l'attente  de celui qui fe contrefait  & d'autres , defa voye , c. de fon étre, de fa vie, defon état & de fà condition : Ou fimple
        pefes & bien veritables .                                 ment de fa conduite , Gen. 6. 12. Confere Rom. 2.9, 10.  38 C.de ceux qui feront
         18 C. que comme le perira :                              dechûs &appovris : C'est pour dire que quand l'homme craignant Dieu feroit reduit à toute
        joncne peut croître fans        23 l'affeurance fera fru extremité, le Seigneur neanmoins le fera regermer & le rétablira. Et quant aux mechans, que
        limon, ni l'herbe des ma  14 Duquel                       pour un qui meurt, il en revient plufieurs. Ou, que de ceux defquels rien de tel ne s'attendoit,
                                                   24
        rais fans cau , maisfefei- ftrée , & fa confiance fera 4 une maifon  d'autress'eleveront , qui ferontgensdebien, & en la place des premiers jouiront de la bene
        cheincontinent , aufli ne
                                                                  diction de Dieu. On pourroit auflifort bien entendreces paroles de la refurrection des morts,
        peuvent les hommes a  d'araigne.                          par laquellede la pouffiere en regermeront d'autres en qualité, bien que les mémes enfubftan
        voir de folide profperité,                             & c. Confere Efa. 26. 19.& Dan. 12. 2.  39 Bildad par cesparoles , comme aufli pourroit
        fans lapieté & la crainte  15 25 Il s'appuyera fur fa maifon ,  làfervir la precedente comparaifon entendue des gens de bien , veut confoler Jobparles pro
        de Dieu. Ou , ainfi ne elle ne tiendra point ferme : il l'empoi-  meflesdu Seigneur , mais en forte que toutd'un tems il lemenace de fes jugemens , s'il ne
        mechansfoyent punis par
        faut-il pas croire que les gnera de la main , & elle ne demeurera fe convertitpointdel'hypocrifie& de l'impieté fecrete , qu'il eftimoit étre en lui ; mais en
                                                                  le      arrivera               40 Et pourtant , óJob, converti toi à lui
                                                                  endroiture & integrité de confcience.  41 Ou, ilneprête point la main aux mal-vivans,
        le Seigneur , fansque le point debout.                    c.ilnelesaidepas, pour les retirer de leurs fâcheries & de leurs calamités quand elles arrivent.
                  mouvan
        tedefes jugemens ne fe                                                                                     43 Aff. fitu
                                                                   42 Ou , Encere remplira -t-il , &c. Ou , Jufques à ce qu'il rempliſſe , &c.
        trouventchés eux. Ou,les  16 16 L'autre eft plein de vigueur ,  teconvertis à lui par une vraye & une ferieuſe repentance.  44 C. decris d'allegreffe &
        méchans reffemblent à 27 eftant exposé au foleil , & " fesjettons  dejoye. Voi 2 Chron. 15.14.  45 Ou, tantquetes haineuxfoyent revêtus de honte, & quele
                                                                  tabernacledes méchans nefoitplus.  46 C. entierement confus & honteux. Voi la méme
        ces joncs & à ces herbes, 29 ſe forjettent par deſſus fon jardin.
        quicroiffent & verdiflent                                  expreffion Pf . 35. 26. & 109. 29.  Ezech. 7. 27. & 26.16.  47 C.le lieu de leur habi
        tant quele limon & l'eau                                   tation, leur maifon & leur demeure.
                           17 Ses racines s'entrelaffent 3  prés
        leur fourniffent de la
        nourriture , mais fe fé- de la fontaine , & " ilembraſſe 32 le baf
        triflent à la premiere fe- timent de pierre.
        chereffe ; car ainfi les mé                                            СНАР.      IX.
        chans fleuriffent , tandis
                           18 33 Fera-t'on qu'il ne foit plus en
        qu'ilsjouiffentpar le fup                                   Jobreconnoitlajustice de Dieu , v. 1, &c. & montre qu'il n'eftnili
        portdu Seigneurdequel- fon lieu , tellement qu'il 34 le renie , di  cite ni utile a perfonnede coniefter contre le Seigneur , 3. rapportant à có
        ques benedictions tem                                      tefin quelques-unes desproprietés &des œuvres de l'Eternel , 4. Ilfere
        porelles; mais au pre- Sant, Je ne t'ai point veu ?        connoit auffiincapabledeſubſiſter devant lui , 14. maufeplaint que  Les
         mier hâle de fon indi                                     gensde bienføyentpunis avec les méchans, 22. & que les méchanssoyent
                                                                   ici mieux traités que ceux qui craignent Dieu , 24. que le fentiment de
        gnation ils font flêtris tout-à-fait : Ou , bien que l'herbe des maraiscroiffe gayement à for
                                                                  fesmaux le porte à un extréme étonnement , 27. &fetémoigneprès de
         ce d'humeur , toutefois elle eft bien-tôt fence, & ainfi eft fort caduque la profperité des
         méchans dans le limon du monde.  19 Ou, l'herbe des canes. Confere Gen. 41.2.  defendrefon innocence devant Dieu contreſes amu, 34.
         & les notes.  f Pf . 129.6. Jerem. 17.6.  20 Voi 1 Rois 18.5.  21 Ou,
                                                                   1                                         1 Aff que tu dis, c.que
         Ainfiferont les voyes, &c. c. qu'il en va de méme , & que telle eft la vie , la vigueur &  AisJobrefpondit , & dit,
         la derniere iffuë de tous ceux qui mépriſent Dieu : Car bien qu'ils verdiffent , croiffent  ¹      Dieu est juste , puniflant
                                                                              2 Pour vrai je fçai  qu'il eft
         & fleuriffent pour un tems , & paroiflent fort affermis, auffi long-tems que le bon-heur           lesméchans & protegeant
         leur rit ; toutefois dés que pour étre deftitués de la crainte de Dieu céte profperité tem  ainfi:  & comment l'homme mortel  fe lesbons , & que l'hom
        porelle leur tourne le dos , à fa moindre parole , ils periffent fort foudainement , mémes          men'apoint le droit d'a
        avant tout autre , Pl. 37. 2, 35.  8. Fob 11. 20. & 18.14. Pf. 112. 10. Prov. 10.  juftifiera -t'il ³ envers le Dieu Fort ?  gir contre lui: Auffi fçai
         บ. 23 .  22 Ou, de l'hypocrite , qui eft ainfi nommé en l'Ecriture , parce qu'étant
         méchant & impie en fon cœur & devant Dieu , il veut pourtant pafler entre les autres , à  3 + S'il veut plaider avec lui,  il ne lui je bien que je n'ai jamais
                                                                                                            euni
                                                                                                                   ni penſée de
        deffein de les tromper, pour fort hommedebien,& le contrefait en fesparoles, en fes  refpondra point de mille articlesà un feul. le foupçonner,bien loin ;
                                                                                                            de l'accufer d'injustice
                            fous chap. 13. 16.
                                          15. 34. & 17.8 . Prov. 11.9. Efa. 9 .
        geftes & en
                                                                        6
         . 16, &c. D'autres , de celui qui fe corremt , & d'autres , du profane , qui ne l'est jamais  4  Ileft fage de cœur , & robuſte de mais je fçais aufli que
        davantage que quand il veut faire le faint.  23 Ou , l'esperance le dédaiguera , l'en               comme    benin
        nuyera, le fachera , ou, l'aura à nausée & à contre-cœur , c. en ce fens, le bien qu'il  force. Qui eft-ce qui s'eft oppofé à lui, donne à les enfans accés
        efpere, duquel il eftdit qu'il aura le méchant à contre-cœur , ou qu'il le dédaignera ; par         au trône defa grace, pour
                                                                   & 7 s'en eft bien trouvé?
        ce qu'il s'enfuira de lui & qu'il ne l'obtiendra pas ; mais au contraire fera accablé de ca         lui expofer leurs plaintes,
        lamités non attendues. Confere Pf. 95. 10. Ou , l'esperance fera retranchée.  24 En
                                                                      5  Il tranſporte les montagnes ,   & & le faire juge contre
         tens par là les toiles d'araigne , qui font extremément foibles, peu ou point folides, &           leurs accufateurs de leur
        fe rompent & fedéchirent fort ailement : C'est pour dire que comme l'araigne ne fe  peut  elles n'en fentent rien, quand il les a ren  integrite & fincerité.
         defendre avec fa toile contre aucune force , ainfi le méchant ne le peut proteger contre            a PS 143. 2.
                                                                   verfées en fa fureur.
         le jugement de Dieu , par tous les moyens temporels aufquels il fe confie.                          2 Aff. par la dignité de
         25 Aff. l'hypocrite & l'impie.  26 C.l'homme de bien & craignant Dieu , confi  6 10 Il ébranle la terre de fon lieu , & fes oeuvres pour n'étre
         deré ici par oppofition au méchant. Ou , Il est plein de vigueur , &c. aff. le méchant &  12       point trouve coupable
        l'hypocrite , reprefenté ici par une autre comparaiſon , avec un arbre fucculent , verdoyant,  " fes piliers  font ſecoux.  d'aucun peché , & fega
         bien enraciné; mais quand le proprietaire l'abbat & l'extirpe , il perit & fe feicheincon  13
                                                                     7 C'est lui   qui parle au foleil , &  il rantir de toute conda
         tinent : Car de mémeperiront les hypocrites quand Dieu viendra les extirper , bien qu'ils          mnation : Ainfi PL.143.2.
         paroiffent fort puiflans , & qu'ils foyent beaucoup accreus en credit , en autorité & en
         biens.  27 C. fi vigoureux & fi plein de fuc & de feve , qu'il ne fefeiche point  14 ne fe leve point , & qui " tient les ef Quelques-uns l'expofent,
                                                                                                            feroit-il jube au prix de
        par la chaleur du foleil.  28 Ou, fes rameaux.  29 C.  au long &  toiles fous fon cachet .          Dien? ce qui femble trop
         au large fur le jardin où il eft planté , par leur multitude & par leur accroiflement : Mais       contraint.
         on peut auffi expliquer toute céte comparaifon de l'homme de bien , & craignant Dieu,  3 C. enfa prefence & devant lui: Car le mot H. fe prend en ce fens, 1 Sam. 2. 26. Pf.1 30. 4.
         comme ont fait nos Interpretes : Car auffi eft-il comme un arbre exquis , plante en un jar  4 C.fi l'homme penfe contefter avec Dieu touchant la justice defes jugemens , ou fiDieu
         din de plaifance , à la veuë du palais du maître , tirant l'humeur des vives fources , fans  veut appeller l'homme à conte & entrer en jugement avec lui.  5 C.que l'homme fera
         que le hale le plus ardant le puiffe jamais flêtrir , Pf. 1. 3. Jerem. 17. 8. Parce qu'il a une  convaincu en mille fortes & trouvé coupable de mille peches , c. fortfouvent en unfortgrand
         vive racine de foi , nourrie perpetuellement de la grace de Dieu , refte fous la fainte pro  nombre, & commeinfiniment : un nombre certain étant mis pour un incertain. Voi Levit. 26.
         tection , eft fort à toutes épreuves & riche en bonnes œuvres.  30 C. prés du lieu où  . 8.  6 Aff. Dieu. Voi fus ch. 3.20. Aufli eft tellement lage qu'il eft tout fage & la fageffe
         les caux fourdent, bouillonnent & ſerpentent ; tellement que fes racines ne manquent ja  méme : Et ici fe doit obferver l'expreilion H. ordinaire en l'Ecriture, & fur tout dans les Prover
                                                                                                                                              1
         maisd'unefuffifante humidité. Le mot H. s'employe pour unefource, ou pour unefontaine Cant.  bes , tirée de ce que les H. placent ordinairement la fagefie au cœur : Tellement que le cœur
         4. 12. comme auffi le motgullat , qui eft de méine origine , Jof . 15. 19. Quelques-uns pour  fe prendpar eux pour le fiege de l'intelligence & de la fageffe, & enfuite pour la fageffe & l'in  1
         tant l'interpretent ici un monceau , aff. depierres , comme il feprend en ce fens , Gen. 31.  telligence meme, fous ch.11.12. & 34. 34. Exod.28.3 . Prov. 2.10. & 6.32. & 19. 8. Ofee 4. II.
         .46. Maisainfi le fens feroit ici le méme qu'aux paroles fuivantes.  31 Ou , ilregar  7 Ou, aprofperé. H. & F. aeu paix.  8 Ou, Il transporteroit, & n'en connoitroit-onrien,
        dega & là, aff . en étendant fes rameaux fur lafontaine : Ou , il voit le lieudespierres , pouflant  quand illes renverferoit, &c. Cefont des expreflions relevées , pourdeclarer quelle eft la puiſſan  1
        fes racines avec tant de force & de vigueur, qu'il la retient méme quand elles arrivent jufques  cedeDieu par fes grandes œuvres. Voi du transport des montagnes parla foi enDieu Matt. 17.
         au tuf: Ce ſeroit pour dire , ou que l'homme de bien demeure inébranlable , ou que l'hy  .20. &teramentoi les exemples de diverfes montagnestranfportées de leurlieu par des tempê
         pocrite pour unteins , fi on l'entend de lui , femblefurmonter toutes lesdifficultés qui fepre  tes & des tremblemens de terre. D'autres, Il déracineles montagnes, fans qu'onpuiſſefçavoir com
        fentent , & qui pourroyent autrement apporter de l'alteration à fon bou-heur.  ment il les arenversées enfon courroux.  9 F. enforte qu'on n'en eftpoint averti, c.fort à l'im
         32 H. lamaifon despierres: Ce qui fe peut entendre d'un lieu pierreux , qui n'eft point ca  pourveu & contre toute attente, aff. des hommes qui y deineuroyent. Confere fusch.7.10. On
        pable d'empécher que les racines de cet arbre ne s'épandent : Carle mot demaison en la lan  peutaufli dire qu'ici s'attribuë par figurevie & fentiment aux chofes qui enfont deftituées. Voi
                                                                   fous ch. 28. 14.  10 Ou, Il ébranleroit , & fereyentſecoux.  11 C. fes plus profonds
        gue H. feprend quelque-fois pour une place , ou quartier , ou efpace , ou fond qui n'eft
        point bâti comme il fe void 2 Sam . 15. 17. D'autres , il regarde à un lieu de pierres , aff.  fondemens : Et on fçait que despiliers s'attribuent à la terre, par une metafore empruntée des
        pour y établir une ferme demeure : Ou , il regarde la maisonde pierre , c. qu'il eftenveuë  magnifiques bâtimens,qui font foutenus &appuyés debelles & fortes colomnes.Voi fous ch.38.
                                                                   Y. 4.& 1 Sam. 2.8.  12 Ou, en crcient commeparunfremiflèment de frayeur. Confere
        du palais du maître : On peut auffi entendre ce bâtiment depierre, du bafin de la fontaine,
        ou d'un autre edifice erigé autour de fafource pour la conſerver.  33 Il le faut ainfi tra  fous ch. 26.11.  13 Ainfi H. c.qui lui commande : Car le dire, ou leparler s'employe ici
        duire, pour l'entendre de l'homme de bien. H. Pengloutira-t-on de fon lies ? Mais ceux qui  pour le commander. Voi 2 Chron. 29. 24.  14 Aff. ou ordinairement , le retenant auffi
        le veulent entendre du méchant , traduifent , Mais il ( afl. Dieu , ou l'exterminateur , car  long-tems fousnôtre horizon quela furface en doit refter couverte & de la lueur des étoiles &
        c'eft Dieu qui engloutit ou extermine les méchans , ) l'exterminera ( aff. le méchant hy  des ombres de la nuit ; ou extraordinairement , quandilplaît à Dieu apporter quelque miracu  1
        pocrite, comparé à un arbre verdoyant ) de fon lies , (aff. où ilavoit fa racine & ou etoit fon  leux changement, au cours du Soleil & des autres luminaires, comme Jof.10.12 . 2 Rois 20. 11.
        trone ; entendant par là la demeure , l'état , la fplendeur , la gloire & le gouvernement des  15 F. cachette les étoiles, afl par la lumiere du jour, qui en cache lafplendeur, & nous en déro
        méchans. Conferefous ch 18.21 . & 27. 21. & les notes ) tellement qu'il (afl. fon lieu, c. ceux  belaveuëàpeuprés comme les chofes nefepeuvent voir , qu'on tient clofes & enfermées fous
        quiy demeurent. Voi fus ch.7.10.) lereniera. (c. qu'il fera tellement extirpé , qu'on ne con  le cachet. C'est pour dire que Dieu fait & produit lejour , commela production de la nuit lui
        noîtra&ne fefouviendra-t-on plus qu'il y ait jamais été.)  34 Soit fon lieu méme ,  eftattribuée aupremier membre de ce v. Oh le pourroit aufli entendre d'un extraordinaire &
        comme fus ch. 7. 10. foit le Seigneur,jufte juge des méchans , aufquels il dira , Je ne vous aija
                                                                   miraculeux obfcurciffement des aftres , par lequel leurs rayons foyent comme éteints & leur
        maisconnus Matt. 7.23. & remunerateur mifericordieux des gens de bien , lefquels ilne mé
                                                                   lumiereretenue. Le motde feller fe prend en ce meme fens , Efa. 29. 11. Dan. 9. 24. & 12.
        connoîtra & ne defavouëra jamais.
                                                                   *.4,9.
                                                                                                     8 Ceft
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