Page 626 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap. VI. JOB .
18 H. Quidonnera: Fa-
8 19 A la mienne volonté que ce que
25 Et connoiftras que ta pofterité fe- çonde parler optative en
60
60 C. tes defcendans & ra grande , & que tes jettons feront je demande m'avinft , & que Dieu me ufage chés les Hebreux.
ceux de ta race , qui forti- Voi la employée fous ch.
ront de toi &des tiens, comme l'herbe de la terre. donnaft 19 ce quej'attends ! 11. 5. & 13. 5. & 14. 13.
profpereront comme les
26 " Tu entreras aufepulcre en vieil- 9 Et que Dieu vouluft 20 m'écrafer, & & 19.23.& 23.3, & c. Voi
rejettons que la terre auffi Exod.16.3. & Nom..
pouffe & fait verdit : leffe , comme un monceau de gerbes 21 laſcher fa main 22 pour m'achever ! 11.29. & les notes. Etici
Ainfifous ch.21.8. & 27. Job veut dire qu'Eliphaz
y. . 14.Efa.22.24. &48. 62s'entaffe en fa faifon. 10 23 Mais encore ai-je cette confola-
lui propofeen vain l'efpe-
. 19.
61 C. tu feras recueil- 27 Voilà, nous avons fondé cela , & il tion , (24 combien que je brufle de dou- rancede fa reftauration ,
parce que fon état eften-
li vers tes peres en âge eft ainfi. Eſcoute-le , & le fçaches pour leur,& qu'il ne m'efpargne point, ) que tierement deplore & fans at-
reffource , & qu'il n'y
meur, comme onfait la
recoltedu grain quandil ton bien. je n'ai point teu les paroles 26 du Sainct . tendque lamort.
eft meur. 19 Ou, mon attente, aff
11 Quelle est ma force , 27 queje puif-
62 Ou, s'écoule. H. monte , ou, s'éleve enhaut: C'eftune metafore tiréedesfruits delaterre , la mort, comme il le void
28
qui au tems de la moiſſon ſe raflemblent en monceaux , &de là s'emmenentaux granges. Car fe efperer , & 2 quelle est ma fin, queje au .fuiv.Confere fus ch
commecesfruits ne fe menent point à l'aire & ne s'entaffent point qu'ils ne foyent tout-à- fait 5.16. & les notes.
meurs , de méme lesgens de bien en leur bonne &meure vicillefle ,lors qu'elle leurtourneà puiffe prolonger 29 ma vie ? 20 Aff. afin que je for-
benediction , arrivent fans empéchement &fansviolence à leurfepulcre , qui s'appelle un tom-
12 30 Ma force eſt-elle une force de tiffe de céte langueur &
beau , ou F. un monceau deterre, fous ch. 21.32. 63 H. & F.pourtoi , c. pour ton uſage decéte angoifle ouje fuis.
& afind'en profiter. 3I 21 Aff. pour m'en ac-
pierre , & ma chair est -elle d'acier ?
cabler: Ou comme F.dé.
32 N'eft -il pas vrai que je n'ai plus
13 herfa main , qui femble
maintenant étre comme
d'aide en moi , & que 33 tout moyen
CHAP. VI. liée, puisqu'il ne lade-
34 m'eft ofté ? ploye point pourme tuër
tout-à-fait: Et touchant
Job maintient que fon impatience & fesplaintesfontfondées enraison,
v. 1, &c. C'estpourquoi il negoûte nullement la cenfure d'Eliphaz, 6. 14 A celui 35 qui fe fond 36 plaifir eft la main de Dieu confere
fous ch.13.21.
ilfouhaite la mort, 8. n'efperepointde convalescence corporelle, 11. taxe deu de fon intime ami , autrement l'inti-
Eliphaz d'unjugement inconfiderétouchant lafinceritédefa perfonne, 13. 22 C. pour faire une
d'incivilité, 14. d'infidelité à confoler fon ami , 15. demanque d'affe- me ami 37 aura quitté la crainte du Tout- derniere fin avecmoi ,fans
Etion enla cenfuredefon difcours , 24. & conjurefes amis des'abftenirde me laiffer languir plus
telles cenfures, & de confidererplus attentivementfa cauſe, 28. puiffant. long- tems:C'eft ainfi que
fe prend le mot H. Eſa.
15 38 Mes freres 39 m'ont failli 4 ° com-
I 10. 12. Lament. 2. 17.
MAis Job refpondit , & dit , me un torrent , & comme le cours im- Zach. 4. 9. ou, pourmere-
I Ou, Oquefi onpefoit 2 ! A la mienne volonté que trancher, ou, pourmedefai-
mafächeric,c. fi onfaifoit petucux des torrens qui paſſent : re, ou, me mettre enpieces.
comparaison de mes do- ce qui m'irrite fuft bien pefé , & que
encoreune confulation , aff.
4 16 41 Qu'on nevoit point à caufe de 23 Ou , Car ce me ferest
tes , avec mes afflictions ma caffeures fuſt élevée enſemble en la 42 demourirbien vite: Mais
leances& de mes plain ,
la glace , & fur leſquels +2 s'entaſſe
&mesangoifles, ontrou- balance. la dosInterpretes ont pene
veroit que celles-ci en queJob auplusfort & en
neige.
leur rigueur furmontent 3 Car elle feroit plus peſante ª que l'ardeur de fon affliction
17 Lefquels 43 au temps que la cha- fe donnoit encore céte
encore de beaucoup la le gravier de la mer : & pourtant 7 mes
grandeur de celles-là.
leur donne deffus, defaillent : &
quand confolation, de n'avoir
2 C.le grand tourment paroles font englouties.
que me caufent mamala- ils fentent la chaleur 45 ils s'évanouiffent Saint , & qu'il nefoufroit
die & mes autres affli- 4 Car les flefches du Tout- puiffant point cete grande calami-
de leur lieu :
té pour avoir lâchement
& tions : Ou , mon inquie. font dedans moi : defquelles mon efprit 46
tude , ma commotion , mon
10 18 4 Lefquels tournoyent çà & là par prevariqué en fondevoir,
y reftant méme affuré de
impatience .H. mon ire, ou, 9 fucce le venin : 1° les frayeurs de Dieu
monindignation,caufée par
47 les chemins par lefquels ils vont , & fonfalut.
la grandeur de mes fouf- 11 fe dreffent en bataille contre moi. 24 Ou, pendant queje
4º reviennent à rien , & fe perdent. brile, &c. D'autres, &je
frances , qui m'arrache 5 12 L'afne fauvage braira-t'il aupres
toutes ces plaintes de la
bouche & du cœur. 19 49 Les troupes des paffans so de me renforcerous en la douleur,
s'il ne m'épargnoit point,
3 Ou, fut pefé exacte- de l'herbe , & le bœuf buglera-t'il aupres C.
Temas y penfoyent , s² ceux
qui c.qu'ilmedepéchât bien-
tôt & me retirât promte-
ment.H. en pefantfutpefe, de fon fourrage ?
aff.contre quelque chofe ment de céte miferable vie. 2's C'estpourprotefter qu'il avoit toûjours ouvertement con-
de fort pefant, comme eft 6 13 Ce qui n'a point de faveur, fe feffé la Parole deDieu , & la doctrine depieté , & l'avoitgardee & fuivie en tout le cours de fa
le gravier & le fable au mangera-t'il 14 fans fel ? a-t'il faveur vie; tellement qu'il ne doutoit pas que la mort corporelle, qui le delivreroitdes mauxprefens,
bord de la mer, duquel il y neluifûtun paflage à la vie eternelle, fondant aufeul vrai Dieu & en fes faintespromefles l'af-
eft parlé auy.fuiv. Is en la glaire d'un œuf . furance defon falut : C'est ainsi qu'ildemontre ne point defirer la mort en defefperé,maiscom-
4 Ou,mamifere, mapei- 16 mel'unique remede àfes maux corporels. 26 C.deDieu,duquel le nom eft Saint, ouquicft
ne, mon tourment , ma ca- 7 Les chofes que mon ame refufoit Saint, Efa. 57. 15. Carlui feul eftparfaitement & effentiellement Saint, oui la Saintetéméme.
Voi Lev.19.2. 27 Aff . defortir de ces miferes, & d'en voir une iffue favorable en cétevie,
lamité: Ainti fous . 30. de toucher , 17 font des infametez qu'il
& ch. 30.13. Prov. 19.13. commes'il diloit, Mes forces fonttrop abbatues, pourfoûtenirlong-tems ce pefantfardeau de la
H. qu'ils elevaffent, faut queje mange. calamité,& pouvoir retourner à ma premiere fante; & bien méme queje lepuffe efperer, cepen-
ou,fiffent monter en haut : dant la finde ma vie n'est pas fi éloignée,que je doive defirer de vivreplus long- tems:C'eftpour-
leperfonel pourl'imperfonnel, commefouventen ce livre & en céte langue. Voi fus ch.4.19. quoi , ô Dieu , jete prie qu'il te plaite me retirer de ce monde, & me delivrer de céte intolerable
6 Aff. ma douleur & mon angoiffe. a Prov. 27.3. 7 C. quepour la grandeur mifere. 28 C.jufques où en fuis-je reduit & venu? 29 H.mon ame.Voi Gen.19.17.Ou,
defes maux, il ne pouvoit pas bicu parler , ni exprimerfa douleur afſes finificativement &com- mondefir.VoiPl.27.12. Lefens eft, queje puiffe ou doive defirer devivre plus long-tems & d'al-
me ilfaut Tellement quefesparoles necouloyent pas également; mais à bouillons entrecou- longermesjours ici bas. Conferefous ch.7.1. 30 C. étant homme commeje fuis, mesfor-
pés, commel'eau qui fort d'unvaifleau qui a lecol fort étroit,& étoyent méme étouffées de fan- ces naturelles nepeuvent fournir à tant de calamités,que je n'yfuccombe. 31 Ou,d'airain.
glots. b Pf.38.2,3. s C.queles calamités &les miferes que Dieu verſoit fur lui, 32 C. nevoyés-vouspas bien quejefuis denuéde touteforce, & qu'il ne merefteplus aucun
étoyent merveilleufementâpres& le navroyentjufquesen l'ame. Il les nommedes fleches, par- moyendefubfifter? Mais F.Mon aide n'eft-elle doncpas en moi? &laſageſſe eſt-elle chaſſée loin demoi!
ce qu'il en avoit étéfoudainement frapé & à l'impourveu , qu'elles étoyent fort aiguës , & l'a- Entendant parfon aide la defenſe , par laquelle il pourroit s'aider, en l'oppofant aujugementin-
voyent percéjufques au cœur. Voi Deut. 32.23 . Pf.38. 3. & 45.6. & 91. 5. 9 Ou,le ve- confidere que les hommes faifoyent de lui. 33 Ou comme d'autresun peuplus pleinement,
nindefquellesépuife mon efprit : Certains peuples avoyent coûtume d'empoifonner leurs féches tourmoyendefubfifter ; Job continuant à fe plaindre de fa miſere, de ſa foiblefle & defon neant:
& delesfrotter devenin, quipar la playe qu'elles faifoyent, s'épandant entout le corps , en Mais F. fageffe, vertu,innocence, probité: Selon que fe prend le mot H. fus ch.5.12. 34 H.A
infectoyent promtement tous les efpritsvitaux & y étoufoyent incontinent la vie : Leurbut étédechaffe de moi. 35 C.qui eftminé & confumé decalamité & de trifteffe, & qui n'enpeut
n'étoit pas fimplement de mettre leurs ennemis horsde combat , mais de les empécher d'y pou- plus. Pour dire queledroit de l'amitiéexige qu'on faffe paroître du fecours& de l'afliftanceà l'a
voirretournerjamais : C'eftpour dire quecommeles traits empoisonnés ne bleffent pas feule- mi, quieftappovri,oppreffè & humilié,& que celui-là a oublié la crainte de Dieu,quine s'aquite
ment lapartie qu'ils frapent,mais penetrent jufques au coeurpar la malignité du venin, auffi les point de cedevoir. D'autres attachent cey. au preced . Ma defenſe n'eft-elle pointpardevers moi,& c.
afflictions accompagnées du courroux de Dieu, frapent autant & plusl'ame que le corps. contreceluidequila beneficence eftfondue versfon ami & qui a abandonné la crainte duTout-puiſſant?
10 C. lesgrandes & les violentes angoifles defquelles Dieu m'effraye & me confterne : Ainfi Ilreprend Eliphaz d'incivilité, d'infidelité & decruauté envers fon ami. 36 C.quel'intime
fous ch.9.34. Pf. 88. 17. Voi Gen. 35.5. 11 Le mot H.vaut autant quefe ranger en ordre ami pardevoir de charite en doit avoir compaflion , pour le confoler , lefortifier, lefecourir &
debataille, ou femettre en pofture de combatcontre quelqu'un , auquel fens il fe prend encore lui bien-faire : Et ici le mot deu fe fupplée pour une plus grande clarté. D'autres,plaifirferafait,
Jer.so. 9. Il s'exprime fort bien en G. par le mot antitaffefthai, 1 Pier. 5.5. 12 Comme ou, beneficencese montrera, par, &c. 37 Ledemontrant parle defautde fa charité & parla
pour dire, Si je n'avoispointfujet deme plaindre, & quetes paroles, ô Eliphaz, mefuffent une temerité de fesjugemens. 38 C. mesintimes amis , aff . Eliphaz , Bildad & Tfophar.
bonne & une pâture defirée deconfolation , jeferois auffi peu ouirmes doleances , que l'âne 39 H.& F.m'ont étédeloyaux. 40 Céte comparaiſon fe tire des torrens, qui enhyver quand
fauvagefonrecannement , & le bœuffon mugiffement, quand ils ont devant eux lefourrage ils paroiffent pleins & gelés, femblentvouloirgarder leurs eaux paffageres,forinéesdela pluye&
& lepâturage neceffaire ; & comme cesanimaux n'ont pas accoûtumé de fe plaindre , finon
des neiges, pour les communiquer en été , lors qu'elles feroyent bien neceffaires , & neanmoins
lorsqu'ilsfontprivés dece qui leurfaut , auffi ne me lamenterois-je pasainfi que je fais, fi alorsle tariffent par la chaleur & trompent l'efperance de ceux qui s'y étoyent attendus. OrJob
j'étois autantà mon aife quevousautres. 13 C. les chofes fades, fansfaveur, & qui ne
comparefes trois amis à ces torrens & à leurs eaux,parce qu'ils embloyent lui témoignerbeau-
font pas bien affaifonnées : Car Job accompareles propos d'Eliphaz à uneviande fade & qui coup d'amitié quand il n'en avoit pas grand befoin , & lui faifoyent efperer les affiftances
n'a point de faveur , & à la glaired'un œuf; & declare par là qu'il n'y trouve point de goût. en fa neceflité,mais en l'ardeur de fon adverfité il les trouvoit à fec,& n'en recevoitaucunfecours
Comme s'il difoit, Toutainfi queles viandes fans faveur & n'étant pas bien affaiffonnées font ni aucune confolation. 41 Ou , quifont obfcurcis & bruns, c. paroiffent fort profonds & ob-
fort defagreables, auffi vosproposdeftituésdu felde laverité en ce qui me concerne , ne me feursàla veuë. Ou,quifont couverts deglace,comme d'un habit dedeuil,tellement quepourn'en
font nullement de bon goût : Ou , jefuis reduità une telle extremité, à caufe de la grandeur pas bien connoître la condition on fe promet qu'ils auront en été beaucoup d'eau. 42 H.fe
de mes maux , dans lefquels je fuisdenué de toute confolation , que je ne puis trouverde couvre, ou,fe cache. 43 Ou, alorsqu'ilsfont lesplus impetueux, aff. quand laglace & laneige
goûtàrien. Ou , comme on neprend pointdegoût aux viandes fades &fansfaveur , auffi n'en vienent tout à coup à fe fondre. 44 C. quand par la chaleur & la fechereffe de la faiſon ils
puis-je trouver en magrande affliction , qui n'eftaffaifonnée d'aucune confolation ni d'aucun ceffent decouler. 45 H. ilsfont éteints : Tellement qu'on n'apperçoit plus d'eau au lieu où
47 Aff.de
fupport. 14 Ou , Mangera-t-on ce qui n'a point defaveur & oùil n'y apoint defel? ilsétoyent. 46 D'autres,Lesfentiers deleur cours ne vontplus qu'enferpentant.
15 Ou, aublanc d'un moyen d'auf: Ainfi nommé parce qu'il l'environne ; & l'œufméme leur cours, c. leurs canaux & leurs lits. 48 D'autres, ilsmontent à rien,afl. s'evaporant en ex-
s'exprimeici par fon moyeu, ou par fon jaune,qui en eſt laplus exquife partie. Le motrir , que halaifons, & ainſi ſe tariflant. 49 Oufimplement, les voyageurs de Tema. H. lesfentesdeTe-
nousinterpretons la glaire , ou, le blanc , finifie proprement lafalive , & le blancde l'oeufs'ap-
ma,c. lestroupes deceux qui voyagent par les chemins & les fentes ordinaires.Confere Gen.37.
pelle ainfi figurément, à caufe de lareffemblance qu'il a aveclafalive, quand il n'eft pas cuit.
y.25.Jug.5.6.Job 31.32 . Efa.21.13 . Ils s'appellent d'une pleine expreffion , ceux quipaffentpar les
16 C. mes playes & leschofes douloureufes que je fouffre, que j'euffeen horreur detoucher
fentiers, Efa 33.8. so C'est ainsi que l'Arabie s'appelle,ou du moins quelqu'une de fespro-
en unautre lors que je me portois bien , font maintenant mes plus ordinaires mais tres-def-
vinces particulieres, parce qu'elle étoit habitee par les defcendans de Tema,fils d'Ifmael,Gen.25.
agreables viandes. ConferePf.102.10. Ou, Mon amerefufedetoucher (vosparoles,) ellesmefont
.15.quifedoitdiftinguer de Teman,filsd'Efau, duquel Eliphaz étoit originaire,furnominé pour
une viande abominable , c. je ne les puis goûter , non pas méme attoucher, pour en prendre &
cela Temanite,fus ch.2.11. 51 Ou, lesregardoyent, aff.ces courans & ces torrens,s'immaginant
pour en manger , commel'Apôtre joint Col. 2. 21. le manger ,le toucher &legoûter , au fu-
jetdesviandes: CarJobfemble perfifter en fa premiere comparaifon , pourdire qu'il netrou- qu'ils y trouverontde l'eau pour s'y rafraichir & s'y defalterer , mais ils fetrouvent deçûs. Icire-
52 H. leschemins
garder , ou voir, fe prendpourlepenfer,commenos Interpretes l'expliquent , & s'attendreàce de
voit point dutout de goûtdans les difcours defes amis pour s'en confoler , mais qu'ils lui
qu'on penfe avec grand defir & affection , comme Pl. 34.6. & 92. 12.
étoyent comme une viande fade, fansfaveur , dégoûtante & à contrecœur. 17 Ou, me
Seeba , c. ceux qui paffent & voyagent en troupes & en grands convois par ces chemins- là.
font commedes viandes douloureuſes. H. font comme lesinfamerés , ou, lesdouleurs , oŭ , les maladies
Conferel'annotation quenousvenonsde faire furlecommencement de cey. ou , lesfentiers de
(c.les dégouts)de monpain.
Temaleprenent auffi metonymiquement pour ceux qui y paffent.
vont

