Page 627 - La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genêve, reveüe et corrigée, enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, & de beaucoup d'autres ; de plusieurs cartes curieuses, et de tables fort amples, pour le soulagement de ceux qui lisent l'Ecriture sainte. Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel Des Marets, docteur & premier professeur en theologie, en l'université provinciale de Groningue & d'Ommelande, & de Henry Des Marets son fils, ministre du S. Evangile, en l'eglise françoise de Delft
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Chap   . VII .                                       JOB          .                                                262
                 53 Voifus ch.1.15.     53                                                                 30 difcerner 79 C. ma bouche , ne
                                 vont      en Sçeba ,    s'y  attendoyent.   79 mon palais ne fçait-il pas
                                                                                                                       pourroit- elle pas expli-
  erm
  Jeias
                 54 Ou, deceque chacun                                                                                 quer & combatre vcs ju-
                                    20 Ilsfont honteux 54 d'y avoir efpe-    mes caffeures?
                                                                                                                       gemens temeraires? Mais
  -             d'eux,aff . de ces paflans & ré,  ils font allez jufques-là , & 56 en ont
                de ces voyageurs , s'y eft                                   d'autres entendent par lepalais le fens du goût , & fous céte figure l'intelligence de l'homme
                fié, efperant que ces cou- rougi.                            & l'efprit de difcernement, pour diftinguer levrai du faux , & le biendu mal , fans le laiffer
                rans & ces torrens , qui a-                                  furprendre àune faulleapparence , comme le palaisde la bouchepeut difcerner le coux de l'a-
                voyent paru autre-foisfi  21 Maintenant pour vrai 57 vous ef-  mer.  80 D'autres , difcerner les chofesperverfes , c. nepourrois je pas par mon intelligen-
                pleins & fi enflés , leur tes devenus un rien.  Vous avez veu  cejuger de ce qui eftpervers & vicieux , ou non ? Mais d'autres comme nous, donner à connoi-
                fourniroyent de l'eau en
  Le fin exce                                                                tre , ou , difcernerles miferes , c. les travaux , lespeines & les tourmens quejefouffre & qui me
                leur foif;mais ils n'y en 5sma caffeure effroyable , & " en avez eu  brifent , comme enpouvant mieux juger & parier queperforne.
                trouventpoint.
                 55 Ou , lors qu'ils font peur.
                là venus , aff . à ces tor-                         60
                rens.              22 Eft -ce que je vous aye dit , " Ap-                CHAP.      VII.
  V. Conferas    56 Parce qu'ils n'yont portez-moi , & faites  des prefens pour  Job continuanten fesplaintes , décrit fon miferable état , non feule-
               point trouve d'eau pour                                      ment à l'égard dela breveté laborieuse decete vie en commun , v. 1, &c.
                étancher leur foif, leur moi, 2 de voſtre avoir ?
                                                                            maisauffi enparticulier deſesfâcheries , 3. defagriévemaladie , 5. &
               vaine efperance les a rem-
               plisdeconfufion.    23  Et me delivrez de la main de l'en-   defacourteprofperité, 6. 11fe tourneenfuite à Dieu , luidemandantſa
                                                                            fainte benedictionpour le reftedefa vie qui neferapas longue, 7. Seplais
                57 Ou , vous etes deve- nemi , & me rachetez de la main  3 des
               nus à rien , c. des amis                                     gnant là-deſſus de la violence de feschatimens , 11. Etant de plusfifoi-
  0.                                                                        ble, fi indigne & fi chetif, 17. il le fupplie de lui pardonner ſes pe-
               trompeurs , & inutiles terribles ?
                                                                            chés , 24.
               aux devoirs de l'amitié.
               Ou , vous étes ainfi deve-  24 Enſeignez-moi, &je me tairai : &
                                                                            I  I                                       1 Ou, l'homme n'a-t-il
               nusun rien,c . femblables me faites entendre en quoi j'ai erré.  NY a -t'il pas comme un train de
               à cestorrens-là; en ce que                                           guerre ordonné aux mortels fur pas un terme arrêtéde quer-
               comme ces cours & ces
                                   25 6+ O combien font fortes ❝s les pa-                                             re. F. fimplement , L'hom-
               torrens d'eaux fauvages,fe                                  la terre? &    leurs jours ne font-ils pas
               trouvant taris, ne donnent roles droites ! mais ❝ voſtre tanſerie à                                    men'a - t - ilpas un combat
                                                                                                                     furla terre? Toujours pour
              aucun                                                                                                   dire , quela viede l'hom-
                    rafraichiflement quoi s'adreſſe-t'elle ?               comme lesjours d'un ouvrier àloage?
              aux voyageurs alterés &
                                                                              2 Comme       le ferviteur + halette a- me étant ordinairement
              haraffes , qui s'y étoyent                                                                             jointe avec tant de mife-
                                  26 67 Penfez-vous qu'il ne faille avoir
  CHE
              attendus , auffi ne m'ap-
                                                                           press l'ombre,& comme l'ouvrier attend res , il ne devroitpas ap
              portés-vous rien & ne que des paroles pour redarguer , & que                                           paremment étre traité
  Lament
                                          68                                fon loyer :
              contribués rien à ma con- les propos  de celui qui eft hors d'efpe-                                    plusrudement que les au-
              folation ni à mon foula-                                                                               tres , par une fi grande
                                                                                7 Ainfi m'a-t'on baillé   pour mon
                                                                             3                                       calamité en laquelle il ne
              gement , bien que vous rance, nefoyent que  du vent ?
              paruffiés ci-devant mes
                                                                                                                     peut trouver aucun repos.
                                                                           partage
                                                                                    des mois 10 qui nem'apportent
              amis,& qu'il femblât que  27 Vous -vous jetteriez mefme fus                                            D'autres , N'y a-t-ilpas un
  Mem         je devois trouver beau-
              coupde fupport en vous. 7° un orphelin , 7 puis que vous banque-  rien , & " ' on m'a ordonné des nuicts de tems  determine defa vie , à
                                                                                                                     l'hommemortelfurla terre?
                                                                          travail.
              C'eft l'application de la tez fur voftre intime ami.                                                   Et ainfi Jobdemande de
             comparaifon precedente ,
                                                                                                                     ce que Dicu a determiné
              qui nouseftune vive ima-                                       4 Sije fuis couché, je dis , Quand me mourir bien-tôt & que
                                 28  Maintenant donc qu'il vous plai-     leverai - je?  & la nuit quand aura-t'el-
                                                                                      *²
                                                                                                                                                        .
             ge du monde & de l'ami- fe 72 d'avoir cfgard à moi : & 7³ fi je mens
  1. 41       tié du fiecle , qui trompe                    73                                                       s'accomplifie .LemotH.
                                                                          le achevé fa mefure ? & " je me foule fabha , que nous interpre-
                                                                                                                        train
             ceux qui s'y attendent , en voftre prefence.                                                            fans , ramde guerre ,s'em-
             comme ces oifeaux qui
             bequetoyent inutilement  29 74 Changez -vous , je vous prie ,  14 d'inquietudes jufques " au point du ploye fouvent pour fini-            1
                                                                                                                     fierun combat , un champ
                                                                                                                    de bataille, une armée,une
             une grape peinte, lapre- 75 qu'il n'y ait point d'iniquité : voire
             nantpourunvrai raiſin,                                      jour.                                      milice , qui eft ou mon-
                                                                               Ma chair eft reveſtuë " de vers ,
              58 Ou ,le debris,le ren changez-vous : encore 76 le droict 77 eſt-                                  & daine Nomb. 1. 3. ou cc-
             verfement , aff. qui m'eſt
             arrivé par céte grande& il 78 de mon coſté.                  ¹7 de mottes de poudre : ma peau      18 fe clefiaftique Nom.4.3 . &c.
   每                                                                                                                ou fpirituelle 2 Corinth.
             inopinée calamité.                                                                                     10.4. 1 Tim. 1.18. Mais
              59 C. vous en avés eu                                       crevaſſe , & ¹º ſe diſſout.
 131009                          30 Ya-t'il iniquité en ma langue? &                                                il fe prend auffi quelque-
             horreur  apprehendant                                          6 20 Mesjours ont paffé 21 plus legere-  fois pour un terme arrété
             les jugemens de Dieu contre les impies , &penfant d'en voir un funefte exemple en maper-  ment que la navette d'un tifferan :
                                                                                                                    ment pour les factions
            fonne: Ou , vous en aves eupeur , craignant que je nevous fufle à charge , comme au v.fui-           && determine principales
            vant.                                                                                                   & lesfatigues de la guer-
                    60 Il veut direqu'il n'a pointrequis de fes amis qu'ilspriffent aucune peine,  font defaillis 22 fans efperance.
            ni qu'ils fiffent aucuns frais , pour le dégager de fon mal- heur , bien que les amisen tel             re, Ela. 40. 2.
                                                                                              a
            cas doivent d'eux - mémes s'aquiter de ces devoirs tant qu'ils le peuvent , & beaucoup  7 23 Souvien-toi  que ma vie eft 24 un  2 C. le tems de fa vie,
            plus doivent-ils étre portés à affifter leur ami de quelque confolation , lors qu'ils le peu-           qui s'accompare ici aux
            vent fans dépenſe & fans peine : Ce que ceux-ci ne faifant pas , mais pratiquant tout le jours d'un mercenaire , ou d'un ouvrier pris à leage , parce qu'il eft certain , arrêté &de-
            contraire par leurs finiftres & vicieux jugemens , ils n'etoyent point fans coulpe devant  terminé , & qu'il eft court , laborieux & plein de fatigue , mais fuivi pourtant de quel-
            Dieu & les hommes.
                               61 Ou , felon quelques-uns , des oblations , & des facrifices.  que repos : Car lemercenaite ayant achevé la tâche au foir , fe repofe la nuit. Et d'ici Job
             62 Ou , de vos facultés , & de vos moyens.  63 F. des tyrans. D'autres, des puif-  pretend de conclure, que telle etant la condition de la vie humaine , ilnedevroit pas étre
            fans, c. des violens ennemis , qui ont brigandé mon bien & in'ont fait une fi rude guer-  traité fi rudement vers la fin de la fiene , mais obtenir quelque relâche & quelquerepos,
  xxx       re. Quelques- uns entendent par ce mot les douleurs de fa maladie , ou les frayeurs de fa  ayant fur tout craint & fervi fidelement & fincerement l'Eteinel fon Dieu.  3 Ou,
            confcience, dont il aparlé fus . 4. Il y en a aufli qui le rapportent aux demons & aux  Pefclave , las & harafle du travail de la journée.  4 Ou , tend en fes defirs , c. defi-
            tentations & vexations qu'il en foufficit.  64 C. qu'une remontrance ou une cen-  re inftamment & fouhaite ardemment : Ainfi fous chap. 36. 20.  s C. le coucher
            fure bien fondée eft de grand poids pour redreffer celui qui aura failli ; mais vos propos  du Soleil & le repos de la nuit , qui fe forme par l'ombre de la terre. Confere Pf. 102.
            ne font point accompagnés d'une telle grace.  65 H. les paroles de droiture , ou , de  V. 12. & 109.23 .  6 H. fon ouvrage , c. le falaire qu'il en attend au bout , & qui
            droit fens, c. droites , veritables & bien dites. Confere fous ch. 33. 3. Ecclef . 12. 10.  lui a été promis. Confere Levit. 19. 13. Jerem. 22. 13.  7 C. qu'au lieu d'avoir
             66 Ou , quelle eft la redargution de laquelle vous redargues ? Il veut dire que leur cenfu-  quelque repos , ou quelque loyer , il eft reduit à céte extremité que de s'ennuyer de vi-
            re eft de nulle vertu , & qu'elle ne peut produire aucun bon effet.  67 C. prefu-  vre; tellement que la nuit méme , qui apporte du repos aux autres , augmente fes tra-
            més-vous que tous vos difcours foyent autant d'argumens invincibles contre moi , & que  vaux & redouble fes angoifles.  8 Ou , en heritage. H.je fuus fait pour heriter de ma
            les miens foyent des chofes frivoles ? D'autres , Tenferes- vous à des paroles pour redarguer ?  part des mou de vanité! Il veut dire , que fon travail & fon tourment eft plus grand que
            c. chercherés-vous des paroles exquifes , des mots triés & des periodes bien arondies , pour  celui du mercenaire & de l'efclave ; parce que le leur fuit avec le jour, & que la nuit
           les employer à ma cenfure ? D'autres , Prendres- vous garde à des paroles pour les redar-  ils fe repofent ; au lieu que le fien continue & s'aigrit durant la nuit.  9 D'ici il
           quer ? c. en cenfurant & redarguant un homme miferable & angoifle , vous attacherés-  paroît que Job a continué quelques mois fous ces rudes épreuves. Confere fous ch. 29.
           vous de fi prés aux mots qui lui echapent , que vous ne fongiés aucunement à ce qu'il  . 2.  10 H. de neant , ou , de vanité, c. fort vains, fort fâcheux , fort laborieux.
           produit pour fa defenfe ? D'autres , Penfes-vous n'avoir que des paroles à redarguer ? c. ilvous  Confere fous y. 16. & chap. 15. 31.  II H.ils m'ont ordonné. Voi fus ch. 4. 19. &
                                                                        6.2.
           femble que vous feuls pouvés alleguer des railons pour difputer , & que les mienes foyent  12 Ou, & quand fera le departement de la nuit ? H. du foir : Parce que felon
           fans valeur & fans poids , parce queje fuis ainti afflige : Car en effet ils s'attachoyent feu- l'ordre de la creation la nuit eft la premiere partie du jour civil , & commence par lefoir
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           lement à quelques-uns de fes mots , qui marquoyent de l'impatience & du murmure , &  entrant , Gen. 1. 5. Ou , quand aura-t- il achevé, afl. Dieu, la mesure de la nuit ? c. quand
           ne prenoyent pas garde au merite de la caute , ni à ce qu'il alleguoit pour la defenſe. la finira-t-il. Et c'eft prefque l'ordinaire de la plus -part des malades de fentirplus de mal
           D'autres encore, prefque comme nos Interpretes , Eftimes- vous que parlerfout redarguer ? car de nuit que de jour , & de fouhaiter en leurs inquietudes que le jour reviene.
           pour une cenfure folide & efficace il faut des raifons & des chofes , & non feulement  13 Ou, je fuis faoul : Etre faoul de quelque mal , c'eft en étre tellement furchargé,
           des paroles & des mots.  68 Ou, de l'homme décourage , c. de qui le courage eft qu'on n'en peut plus. Voi fous chap. 10. 15. & 14. 1. F. 88.4. & 123. 3, 4. Prov. 1.
                                                                       y. 31. & 28. 19. Lament. 3. 15. Hab. 2. 16.  14 Ou , de commotions , me demenant
           abbatu & l'efperance éteinte à l'égard de céte vieprefente , par la pefanteur de fon affliction :
           Et ilveut ainfife décrire foi-même, comme abbatu de mauxfansrefiource.  69 C. cho- & me tournant de côté & d'autre dans le lit , fans y trouver ni place ni pofture de re-
           fe de neant, inutile & de nulle confideration : Car lemot de vent s'employe pour fini- pos.  15 Ou, jufques au dilucule : C'eſt ainfi que fe nomme l'entre chien & loup du
           fier de telles chofes , & aufli celles qui font fans folidité, fans fondement , & qui paffent matin, comme on appelle crepuscule celui du foir ; l'un & l'autre contenant un mélange
           incontinent , fous ch. 7.7. & 15. 2. & 16. 3. Prov. 11. 29. Eccl. s . 15. Ofée 12. 2. Ephef. confus de lumiere & d'obfcurité : Ainfi fe peut prendre le mot H. pour celui du matin,
           4. 14.  70 Jobfe décrit ici fousce nom , parcequ'il étoit deftitué de tout fecours & de  1 Sam. 30. 17. & Pf. 119. 147. Et quant à celui du foir voi 2 Rois 7. 5. & les notes.
          tout fupport humain. Et de tels orfelins fe peut en quelque forte entendre la plainte que fait  16 Aff. par les playes & par les ulceres que j'ai au corps , du pus & du fang defquelles
          l'Eglife de Dieu Lam. 5. 3.  71 C. puifque vous vous moqués devôtre intime ami, fe forment des vers qui les accroiffent.  17 D'autres , de craffe de poudre : Et d'au-
          étes joyeux de fon defaftre , & en faites vos propos d'infultes & vos entretiens plus gais en tres, dumenu de la pouffiere: Etpar là ilfaut entendre les croûtesdela roigne dont il étoit
          vos tables & en vos feftins : Car le mot H. finifie quelque-fois feftiner , ou , preparer un fe- plein, ou ce qui fe levoit & pulverifoit en fe gratant deces croûtes formées fur ces ulceres.
          ftin enfigne de joye , fous ch. 40. 25. & 2 Rois 6. 23. D'autres , & vousfouifles, contre votre Et en ce fens il faudroit expoſer céte poudre , defon corps méme , puifque céte craffe & ces
          ami, c. vous lui creufes & cavés une fofle , pour l'y furprendre , & afin de le faire choir& croûtes qui fe menuifent en gratant, s'étoyent formées de fa fubftance : Ainfi lecorps hu-
          de le renverfer. On trouve céte méme expreffion Pf. 57.7. Jerem. 18. 20, &c. Tellement main s'appelle la poudre Ecclef. 12. 7. pource qu'il en a été pris & formé, Gen. 2. 7. D'au
          que Jobfe plaint que fesamis tâchoyent par desraifons artificieles de l'enlacer & de le char- tres pourtant l'expliquent de la poufliere en laquelle il gifoit par terre , qui fe conden
          ger. Et le mot de fouïr , ou de caver , fe peut auffi prendre pour former quelque mauvais foit en petites mottes à l'entour de lui , étant comme petrie au fang& au pus coulantde
          deffein & pratiquer quelque furprife, comme Prov. 16. 27.  72 Ou , tournés- vous vers fes playes.  18 Aff. par les playes &par les ulceres qui l'ouvrent & la déchirent.
          moi, c. prenésgarde a mes raifons , & veuillés les bien confiderer.  73 C'estune façon  19 D'autres, s'en va toute en pieces. F. eftdevenue méprifable, ou , fondue , c. découlante
                                                                      de pus & de fales humeurs.  20 C. le tems de ma vie , ou du peu de bon-heur
         de jurer elliptique , en laquelle on doit fous- entendre ou fuppléer quelque imprecation ,
                                                                      quej'y aieu.  21 C. plusvite & plus promtement ; car ainfi le mot de leger fe prend
         comme, Que je puiffeperir , ou , Que Dieu ne mefoit point propice , ou autre femblable. Voi
         Gen. 14. 23. Mais F.& ce fera en vôtre prefencefije mens, c. cela vous fera evident & connu,  pour vite , fouschap. 9. 25. Efa. 5. 26. & 18. 2. Jerem. 2. 23.  22 H. avec non eſpe
         & vous en pourrés étre les témoins & les juges. Ou , & voyésfi je mentirai devant vous.  rance, ou , avec la fin de l'esperance : Parce qu'il n'y avoit pour lui aucune efperance de
  مینگ
          74 C. defaites-vous d'une façon d'agir avecmoi fi mal convenable & fi inique , & decéte reffource temporelle, &de rétabliflement en fon premier état , non plus à fon conte que
                                                                     de rappeller les jours de fa vie déja paffés & écoulés.  23 Job adreffe ici fon dif-
         tanferie ficruelle dontvous ufés envers moi , en telle forte que vous ne jugiés & ne parliés
         plusfi iniquement de ma perfonne & de mes afflictions.  75 Aff. en vous , pechant cours à Dieu, le fuppliant , veu que notre vie d'elle-méme eft ficourte & fi miferable , qu'il
                                                                     lui plaiſe au moins pour le peu de tems qui lui reftoit , le favorifer en fa mifericorde de
         contreDieu , en vous attribuant le jugement des chofes fecretes, qui ne font connues quede
         lui, & contre moi , vôtre frere & vôtre prochain , par calomnie , inhumanité & manque- fes benedictions temporelles, comme n'en pouvant jouir qu'ici.  a Job 8.9. & 14.
         ment de charité & d'affection.  76 H. majusticeyeft.  77 Ou,fera-t-il , c. paroi- v. 1, 2, 3. & 16. 22. Pf. 90. 5 , 6, 9. & 102. 12. & 103. 15. & 144. 4. Efa. 40. 6. Jaq. 4.
         tra-t-il, au cas que vous defiftiés.  78 Ou , en cete affaire, quand vous vousdeporterésde  v. 14. 1 Pier. I. 24.  24 C.fortpeu ftable, de nulle confideration , & qui palle vite.
                                                                     Voi fus ch. 6. 26.
         jugerfiinconfiderément , & peferés plus meurement ce que j'allegue pour ma defenſe
                                                                                  Xx 4                    vent
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