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LA DOCTRINE
DES SAINTES-ÉCRITURES
Texte d'Ariel sur les
aspects essentiels de la Parole de Dieu,
son inspiration, sa rédaction, sa suffisance, son autorité, et sa traduction.
Par Jean leDuc
Janvier 2022

UN ENSEIGNEMENT
ÉQUILIBRÉ ET SALUTAIRE
COMPOSITION ET DISPOSITION
DE LA PAROLE DE DIEU
DÉFORMATION DE LA SIGNIFICATION
SUR L'INSPIRATION
INSPIRATION, RÉDACTION ET
PRÉSERVATION DES SAINTES-ÉCRITURES
ATTEINTE À L'AUTORITÉ
DES ÉCRITURES
LA SUFFISANCE
DES SAINTES-ÉCRITURES
LA PAROLE DE DIEU
MÉPRISÉE ET RIDICULISÉE
LA RÉFORME PROTESTANTE
ET LA BIBLE
LE COMMA JOHANNIQUE
DE 1 JEAN 5:7
LA SECTE DES JUIFS MESSIANIQUE
ET LA BIBLE
LE PROBLÈME AVEC LA RÉVISION
ET NOUVELLES TRADUCTIONS
PRINCIPES DE TRADUCTION
ET DE RÉVISION
UN
ENSEIGNEMENT
ÉQUILIBRÉ ET
SALUTAIRE
Il y a plusieurs
éléments fondamentaux qui constituent les traits distinctifs ou spécifiques des
Saintes-Écritures, nommées aussi la Bible et Parole de Dieu. Ces
caractéristiques sont essentielles à la foi chrétienne et biblique authentique,
tellement qu'on ne peut considérer être chrétien si nous en négligeons une
seule, car elles sont comme les maillons d'une chaîne, en briser un est de les
briser toutes. Par caractéristique nous signifions l'étude des différentes
catégories de mots et des formes qu'ils présentent dans une langue (flexion et
dérivation), c'est à dire la description de la structure interne des mots et
étude des règles qui régissent cette structure. Les Saintes-Écritures sont une
lettre divinement inspirée qui présente une forme commune à un groupe de mots,
permettant d'établir des relations morphologiques entre eux, afin de prendre
connaissance de la propriété logiquement équivalente à la définition des termes
qui la composent, dont le but primaire est de donner la révélation de
Jésus-Christ.
L'Inspiration, la
Rédaction, la Préservation, l'Autorité, et la Suffisance des Saintes-Écritures,
sont des doctrines essentielles qui se tiennent ou s'écroulent ensembles. On ne
peut en soutenir une sans l'autre. La saine doctrine qu'elles présentent est
sans lésions, altérations, contaminations ou anomalies, car elle est basée sur
un critère de valeur divine ou authenticité, qui donne un enseignement équilibré
et salutaire. Paradoxalement ces notions fondamentales de la foi chrétienne sont
très peu connues et respectées de nos jours. En fait elles sont plutôt
désavouées, rejetées ou déformées dans la masse du christianisme contrefait
moderne.
On ne peut discuter
avec une personne qui ne reconnaît pas ces éléments rudimentaires, puisqu'elle
ne peut saisir le sens réel de la révélation des instructions qui dévoilent la
vérité. Son raisonnement obscurci par son infatuation ne peut qu'en obtenir des
approximations ou suppositions vraisemblables, c'est à dire des contrefaçons
spirituelles ou reproductions frauduleuses qu'elle détient comme convictions
naturelles, qui n'ont que l'apparence d'être juste. Or on ne peut parler de la
lumière du soleil avec un aveugle qui ignore son énergie bienfaisante sur sa
vie. Il va l'interpréter à sa façon en s'obstinant constamment qu'il a raison.
Rien de bien ne peut sortir d'une telle conversation, les échanges de mots ne
donnent que frustration et occasionnent de l'agression. Si une personne dite
chrétienne ne croit pas à l'Inspiration, la Rédaction, la Préservation,
l'Autorité et la Suffisance des Saintes-Écritures, vous perdez votre temps. Il
est évident dans un tel cas qu'elle a reçu «une puissance d'égarement pour
croire au mensonge» (2 Thessaloniciens 2:11-12), et rien de ce que vous faites
ou ne faites pas va en changer le fait, car cela vient de Dieu, notre Esprit des
vivants, qui l'a déterminé ainsi de toute éternité.
COMPOSITION
ET DISPOSITION
DE LA
PAROLE DE DIEU
L'action de travailler
à une œuvre de l'Esprit de Dieu, de former un tout par assemblage ou combinaison
de plusieurs éléments ou parties, est le résultat voulu et déterminé de l'Esprit
des vivants dans la composition et disposition des Saintes-Écritures. Comme nous
le savons, plus de quarante auteurs ont rédigé la Bible sur une durée d'environ
1500 années. Vivant à des époques différentes et dans des lieux différents, ils
n'ont guère pu collaborer entre eux. Néanmoins un trait étonnant caractérise
chacun, de Moïse (auteur des cinq premiers livres de la Bible) à l'apôtre Jean
(auteur de l'Apocalypse qui clôt le canon du Nouveau Testament). Tous ces
auteurs présentent ce que l'on pourrait appeler un air d'infaillibilité.
Pourtant beaucoup d'entre eux étaient des hommes simples ayant bénéficiés de peu
d'instruction. Certes, quelques-uns étaient instruits et cultivés (dans l'Ancien
Testament: Moïse et Salomon; dans le Nouveau Testament: Paul, Jacques et Luc, un
médecin). Mais, les autres étaient de simples agriculteurs, bergers, soldats et
pêcheurs. Cependant, tous ― instruits ou pas ― affirment avec une certitude
absolue que ce qu'ils écrivent est la Parole de Dieu, ou plus précisément
«L'Expression de l'Esprit des vivants» dans des paroles humaines communes au
langage d'un peuple ou nation particulière!
À maintes reprises,
avec assurance et sans la moindre gêne, les auteurs bibliques affirment écrire
la Parole de Dieu. Selon un spécialiste, l'Ancien Testament compte à lui seul
plus de 2600 affirmations de ce type, dont 682 dans le Pentateuque, 1307 dans
les livres prophétiques, 418 dans les livres historiques et 195 dans les livres
poétiques. Moïse en est un bon exemple (voir:
Le Manuel de la Bible). Lorsqu'au buisson ardent il refuse catégoriquement
de retourner en Égypte pour s'adresser à Pharaon, Dieu répond:
«Et L'ADMIRABLE lui dit: Qui a fait la bouche de l'homme? Ou qui rend muet, ou
sourd, ou voyant, ou aveugle? N'est-ce pas moi, L'ADMIRABLE? Maintenant donc, va
et je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu devras dire.»
(Exode 4:11-12). Les autres prophètes et auteurs des Écritures étaient également
convaincus du caractère unique de leur message. 1 Samuel 3:19 rapporte la façon
dont Dieu a appelé le jeune Samuel et lui a révélé sa parole, puis ajoute:
«L'ADMIRABLE était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses
paroles.» Jérémie commence sa prophétie en affirmant:
«Et L'ADMIRABLE me dit...» (Jérémie 1:14). En décrivant la mission dont
Dieu l'a chargé, Ézéchiel rapporte que Dieu lui a ordonné d'écouter avec soin
toutes les paroles qu'il lui adressait et de les prendre à cœur. Il devait se
rendre auprès de ses compatriotes en exil à Babylone et annoncer:
«Ainsi a parlé le Souverain, L'ADMIRABLE...» (Ézéchiel 3:11). Aucun
prophète de l'Ancien Testament n'exprime le caractère particulier de sa mission
plus clairement qu'Amos qui avoue n'être ni un prophète de métier, ni un membre
d'une confrérie de prophètes, mais un simple berger qui recueillait des figues
sauvages: «Or L'ADMIRABLE m'a pris derrière le
troupeau, et L'ADMIRABLE m'a dit: Va, prophétise à mon peuple d'Israël.»
(Amos 7:15).
Qu'en est-il des
auteurs du Nouveau Testament? Croient-ils que les auteurs de l'Ancien Testament
aient écrit la Parole de Dieu? Croient-ils écrire eux-mêmes la Parole de Dieu?
Tout d'abord, voyons ce que les auteurs du Nouveau Testament affirment au sujet
des auteurs de l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament contient au moins 320
citations de l'Ancien Testament et y fait allusion environ 1000 fois. Sans
conteste, les auteurs du Nouveau Testament considèrent l'Ancien Testament comme
une révélation divine, la Parole inspirée de Dieu. Par exemple, l'apôtre Paul
écrit: «Or, tout ce qui a été écrit autrefois, a
été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et la consolation
que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance.» (Romains 15:4).
Il va jusqu'à attribuer les paroles de Dieu lui-même aux Écritures de l'Ancien
Testament: «Aussi l'Écriture, prévoyant que
L'ESPRIT DES VIVANTS justifierait les Gentils par la foi, annonça d'avance le
message de la grâce à Abraham, en lui disant: Toutes les nations seront bénies
en toi.» (Galatiens 3:8).
Ensuite, voyons si un
auteur du Nouveau Testament affirme qu'un autre auteur du Nouveau Testament est
«entraîné par la Sainte Présence à parler» (2 Pierre 1:21). Comme nous
l'avons vu au chapitre 4, c'est le cas de l'apôtre Pierre qui parle de Paul:
«Et croyez que la longue patience de notre ADMIRABLE est votre salut, comme Paul
notre frère bien-dévoué vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été
donnée; Et comme il le fait dans toutes ses épîtres, quand il y parle de ces
choses; parmi lesquelles il en est de difficiles à comprendre, que les personnes
ignorantes et mal assurées tordent, comme les autres écritures, à leur propre
perdition.» (2 Pierre 3:15-16). Que dit Pierre? Premièrement, que Paul a
écrit d'une certaine manière sous la direction de Christ en lui, dans toutes ses
épîtres, et deuxièmement, que ses écrits font partie des Écritures. Ainsi Pierre
déclare que les épîtres de Paul sont inspirées et, par conséquent, la Parole de
Dieu. Remarquez que ce sont strictement les écrits qui sont inspirés et non les
auteurs qui eux sont entraînés par l'Esprit de Dieu à écrire le message qu'ils
ont reçu. À maintes reprises, l'apôtre Paul affirme communiquer une révélation
reçue directement de la part de Dieu. Voici un premier exemple:
«Je vous le déclare donc, frères: le message de la grâce que j'ai annoncé n'est
pas de la race humaine; car je ne l'ai ni reçu ni appris de l'affectation
humaine, mais par une révélation de Jésus-Christ.» (Galatiens 1:11-12).
Voici une autre affirmation du caractère divin de son message:
«C'est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâces à L'ESPRIT DES VIVANTS
en ce que, recevant de nous la Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS que nous prêchons,
vous avez reçu, non une parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est
véritablement, la Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS, qui agit avec efficacité en
vous qui croyez.» Paul n'aurait pu déclarer plus clairement qu'il croyait
enseigner et écrire la Parole de Dieu même. Par conséquent, ou bien Paul faisait
preuve d'un orgueil monstrueux, ou bien il déclarait tout simplement la vérité.
Du début de la Bible à
la fin, ses auteurs sont totalement convaincus de communiquer les paroles mêmes
de Dieu. Leurs écrits revendiquent une inspiration et une autorité divines qui
ne sont propres à aucun autre écrit antérieur ou ultérieur.
DÉFORMATION DE LA
SIGNIFICATION SUR L'INSPIRATION
L'essence même des
Écritures est la révélation de Dieu, l'Esprit ou Source Éternelle faite chair en
Jésus-Christ, et son but est de témoigner de la vérité. De ce fait
incontestable, il est dit dans les traductions classiques que
«Toute l'Écriture est inspirée de Dieu.», et non que «Tous les auteurs
soient inspirés de Dieu». Cela est très important à remarquer si nous voulons
demeurer fidèle à la vérité révélée. Selon les définitions que nous avons dans
le Grec du mot «theopneustos» ou «souffle de Dieu» qui est traduit par «inspiré»
(Concordance
Strong,
Grec 2315), nous pouvons traduire correctement et dire que
«Toute l'Écriture respire de l'Esprit des vivants», c'est à dire qu'elle
exalte Dieu, qu'elle l'élève au plus haut point, qu'elle témoigne de sa Sainte
Présence. En d'autres mots, l'Écriture est vivante de la Sainte Présence qui
l'habite car elle est l'Expression de l'Esprit des vivants. Ainsi l'apôtre Paul
dit à Timothée (2 Timothée 3:15-17):
14
Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as
été assuré, sachant de qui tu les as apprises,
15 Et que dès l'enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent
t'instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ.
16 Or, toute l'Écriture respire de L'ESPRIT DES VIVANTS, et est efficace
pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour exprimer l'instruction avec
droiture; Ps. 12. 7,8; Jn. 6. 63; Ro. 9. 6;
17 Afin que l'homme de L'ESPRIT DES VIVANTS soit mature, et entièrement
préparé pour toutes les réalisations gracieuses de la foi.
Nous pouvons donc dire
avec et par l'Esprit de Christ en nous que «la
Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS est vivante, et efficace, et plus aiguisée
qu'aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu'à la division de l'âme et de
l'esprit, des jointures et des moelles, et jugeant les pensées et les intentions
du cœur.» (Hébreux 4:12). Cela n'est point une exagération de notre part,
notre interprétation est juste et nous vous déclarons la vérité. Ainsi par
l'Écriture Dieu est Présent parmi nous et en nous pour instruire son peuple
d'élus et le former à son image selon son décret éternel d'élection. Le chrétien
réel est donc diriger par Dieu dans ses interprétations des Saintes-Écritures et
Dieu le protège et le garde des erreurs sur la révélation de sa grâce. Cela ne
signifie aucunement que l'élu n'aura pas de difficultés, de conflits ou de
persécutions, mais que le Seigneur veille sur lui et ne permettra point qu'il
soit séduit par des hérésies infernales par rapport à la grâce de son salut.
Autrement il n'y aurait pas d'assurance et sans assurance il n'y a pas de foi,
et sans foi il n'y a pas de salut, et sans salut il n'y aurait point de Christ
et nous serions les plus misérables d'entre les hommes.
Mais la lumière
glorieuse de cette merveilleuse vérité que nous venons de voir, a été encrassée
par des imposteurs, surtout au niveau de théologiens, exégètes, et pasteurs
évangéliques qui en ont déformés le sens à leur propre perte et à celle de
multitudes innombrables qui suivent leur interprétation fallacieuse de
l'Inspiration des Écritures. Selon ces déformateurs perfides de la vérité, ce
n'est pas que «toute l'Écriture est inspirée»
mais que «toute l'Écriture fut inspirée». Le jeu de mots de ces fourbes est
simple mais extrêmement efficace et trompeur. Par un seul mot «fut», ils ont
changé la signification de l'Inspiration et l'attribue uniquement aux
autographes ou manuscrits originaux écrit directement par les prophètes et les
apôtres et ceux-ci n'existent plus, nous en avons seulement que des copies de
copies à travers les siècles. Non seulement cela, mais ils ont changé
complètement le sens du passage sur l'Inspiration en disant que ce sont les
auteurs qui ont été inspirés, lorsque la Bible dit clairement que ce sont les
Écritures qui sont inspirées. En d'autres mots, selon ces mystificateurs qui
abusent de la confiance et de la crédibilité des gens, et sans entrer dans les
complexités de la Critique Textuelle, cela voudrait dire que la Bible actuelle
que nous avons entre nos mains ne serait plus inspirée. Or si l'Écriture n'est
plus inspirée, elle ne serait donc plus «utile pour
enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la droiture.»
En fait la Bible ne vaudrait plus rien et le journal du coin serait plus utile
pour nous enseigner. Par une telle duperie, ces charlatans usurpent l'autorité
des Écritures et s'érigent en maîtres sur son interprétation et sur la foi des
gens qu'ils manipulent à leur guise. Et les gens aveuglés par l'étalage pompeux
de leur érudition tombent dans le piège de leurs fausses interprétations, et
séduits par ces vipères ils vont en séduisant d'autres dans les mêmes voies
tortueuses. Il en advient donc que la foi de ces hypocrites repose sur une Bible
fantôme qui n'existe plus et qu'ils n'ont jamais vus, ce qui nous indique
clairement que leur foi n'est que présomption et duplicité, car la foi réelle
provient de la Parole de Dieu (Romains 10:17) et si celle-ci n'existe plus comme
disent ces réprouvés, nous serions tous sans espérance. Puisque l'autorité des
Saintes-Écritures provient de l'inspiration de son texte vivant, les imposteurs
sont donc sans autorité dans leurs proclamations de l'Évangile qu'ils doivent
altérer pour convenir à leurs fabulations (voir:
La Bible Authentique, quelle version).
Regardons maintenant ce
que le grand réformateur, Jean Calvin, nous dit sur le sujet de l'Autorité des
Saintes-Écritures:
Avant d'aller plus loin il convient d'introduire ici quelques remarques sur
l'autorité de l'Écriture... Ce sujet mérite une ample étude et une
discussion attentive...
C'est une erreur
fréquente et pernicieuse de prétendre que l'Écriture Sainte tient son autorité
de l'Église. Comme si la vérité éternelle et inviolable de Dieu s'appuyait sur
la fantaisie des hommes! C'est se moquer du Saint Esprit que de poser les
questions que posent ces gens «Qui nous certifie que cette doctrine vient de
Dieu?», ou bien: «Qui nous prouve qu'elle nous est parvenue intact», ou encore
«Qui décidera que tel ou tel livre doit être accepté, tel autre rejeté comme
apocryphe, si l'Église n'en décide pas infailliblement?»... À cela nous
répondons: Que deviendrons les consciences inquiètes en quête d'une ferme
assurance si elles ne peuvent s'appuyer que sur le bon plaisir des hommes?... Et
à quelles railleries notre foi sera-t-elle exposée de la part des incroyants, et
combien elle sera suspecte à tous si elle ne s'appuie que sur une autorité
factice, à la merci des hommes...
Si
l'Église chrétienne a été fondée sur les écrits des prophètes et la
prédication des apôtres, il est clair que la doctrine a précédée l'Église,
qui s'est construite sur elle. Les fondations viennent avant la maison...
Quand l'Église reçoit l'Écriture Sainte et lui donne son adhésion elle ne
confère pas l'authenticité à une chose auparavant douteuse et incertaine:
elle s'y attache et la vénère parce qu'elle reconnaît en elle la pure vérité
de son Dieu. Quand on se permet de nous demander comment nous saurons que
l'Écriture vient de Dieu si nous nous en remettons à la décision de
l'Église, c'est comme si on nous demandait comment nous apprenons à
distinguer la clarté des ténèbres, le blanc du noir, le doux de l'amère. Car
l'Écriture manifeste aussi nettement sa vérité que le blanc ou le noir leur
couleur, le doux de l'amère leur saveur...
(...) L'autorité de l'Écriture n'est qu'une introduction pour nous préparer
à la foi en l'Évangile...
Retenons bien ce que j'ai dit naguère: nous n'aurons pleinement foi dans la
doctrine que si nous sommes parfaitement assurés que Dieu en est l'auteur.
La souveraine preuve de l'Écriture est tirée de la personne de Dieu qui
parle en elle. Les prophètes et les apôtres ne se vantent pas de leur
subtilité, ni de leur haut savoir, ni d'aucun prestige humain; ils ne se
fient pas à la puissance du raisonnement. Pour capter l'attention et
soumettre les cœurs ils mettent en avant le nom sacré de Dieu... Il faut
pour nous persuader, non des raisons humaines, ou des opinions ou de
conjectures, mais le témoignage intime du Saint Esprit... Il ne suffit pas
de défendre la Parole de Dieu en réfutant les attaques et les calomnies des
méchants pour leur mettre au cœur les certitudes dont se nourrit la piété;
car les gens profanes pensent que la religion est affaire d'opinion.
Refusant de rien croire à la légère, ils exigent qu'on leur prouve
rationnellement que Moïse et les prophètes ont parlé sous l'inspiration de
Dieu. À quoi je réponds que le témoignage du Saint Esprit est supérieur à
toute raison: car bien que Dieu suffise à attester sa propres Parole, le
cœur des hommes ne peut accueillir cette Parole avec foi que si elle y est
scellée par le témoignage intérieur de l'Esprit. Il faut que le même Esprit
qui a parlé par la bouche des prophètes entre dans notre cœur et le touche
au vif pour le persuader que les prophètes ont fidèlement déclaré ce qui
leur était commandé d'en haut....
Ceux-là seuls qui ont reçu l'enseignement du Saint Esprit se reposent sur
l'Écriture avec droiture et fermeté. Bien qu'elle s'authentifie d'elle-même,
qu'elle ne puisse être contredite et qu'elle n'ait besoin ni de preuve ni
d'argument, car c'est le témoignage du Saint Esprit qui lui confère la
certitude. La majesté qui est en elle suffit à la faire respecter. Mais pour
qu'elle nous touche vraiment il faut qu'elle soit scellée dans notre cœur
par le Saint Esprit. Illuminer par sa puissance notre certitude que
l'Écriture est la Parole de Dieu ne dépend plus de notre jugement ni de
celui des autres. Elle nous est attestée au-delà de tout jugement humain et
nous savons de façon immédiate et indubitable que, par le moyen des hommes,
elle nous vient de la bouche même de Dieu, comme si nous contemplions en
elle, de nos yeux, la personne de Dieu... C'est donc une intuition, qui n'a
pas besoin de raisons, mais cependant une connaissance appuyée sur une très
bonne raison, puisque notre esprit s'y repose de façon plus totale et plus
assurée qu'en n'importe quelles raisons. En fait c'est une perception de la
vérité que seule une révélation divine peut engendrer. Je ne dis ici que ce
que chaque fidèle expérimente en lui-même, à cela près que mes paroles sont
faibles, et indignes de ce qu'elles tentent d'exprimer... Il n'y a de
véritable assurance que celle que le Saint-Esprit scelle dans nos cœurs...
Jean Calvin
INSPIRATION,
RÉDACTION ET
PRÉSERVATION DES SAINTES-ÉCRITURES
Le témoignage du peuple de Dieu:
La Critique Textuelle
naturaliste et néologique, ne prend aucune considération pour "l'inspiration
verbale, plénière, et permanente" des Saintes Écritures. Ceci est évident par le
fait que les apostats et déformateurs professionnels de la vérité, Westcott et
Hort, dirigeants du Comité de Révision des Saintes-Écritures en 1881,
désavouèrent cette doctrine essentielle enseignée clairement par la Parole de
Dieu. Ainsi nous dit le Dr. David Otis Fuller (Which Bible): «Pourquoi un
Chrétien, qu'il soit un savant ou un simple croyant, devrait-il mettre sa
confiance dans la théorie de Westcott et Hort lorsqu'elle n'a aucune
considération pour l'élément surnaturel dans l'Écriture. Comme nous voyons dans
les écrits de Westcott et Hort, ils ne contiennent rien sur le sujet de
l'inspiration verbale, tout simplement parce que Westcott et Hort désavouèrent
cette doctrine. Aucune appréciation de la préservation divine du texte s'y
trouve...»
Cette présente génération
de ceux qui étudient la Parole de Dieu a été éduquée, pour la plus grande
partie, dans les principes de Westcott et Hort et accepte leur théorie sans
aucune vérification critique. Même de croire que le
Texte Reçu Grec du Nouveau Testament, ses traductions et versions, est le
Texte Original laisse l'étudiant ouvert à toutes sortes de charges de bigoterie,
d'ignorance, de préjudice et de diffamation. Il ne peut même dire, ou encore
moins croire, que le
Texte Reçu est le seul qui soit complètement inspirée de Dieu et préservé
par sa divine providence sans être soupçonné d'hérésie. Or, comme nous dit le
Dr. Edward F. Hills: «Ceux qui rejettent ce point de vue orthodoxe du Nouveau
Testament, ont rejeté non seulement les évidences mais aussi la promesse de
Christ de préserver pour toujours le seul vrai texte du Nouveau Testament, ainsi
que les doctrines d'inspiration divine et de préservation providentielle. Christ
est-il fidèle à ses promesses ou non? Si nous croyons dans cette promesse, nous
devons faire comme Burgon et d'autres chrétiens orthodoxes, et allouer cette
promesse à nous diriger dans nos rapports avec le Texte du Nouveau Testament...
Toutefois, c'est précisément ici que plusieurs chrétiens sont fatalement
inconsistants. Ils disent croire dans la promesse que Christ fit de préserver le
texte Authentique du Nouveau Testament, mais en pratique ils ignorent cette
promesse et traitent le texte du Nouveau Testament comme le texte d'un livre
bien ordinaire. Ainsi, dans la base, ils sont coupables d'infidélité. Dans leurs
efforts de plaire aux critiques ils tombent dans l'incrédulité et se privent
eux-mêmes de toute base de confiance dans l'infaillibilité de la Bible. Car si
le Nouveau Testament Authentique n'est qu'un livre ordinaire, la confiance en
son texte n'est qu'une probabilité, jamais une certitude» (voir:
Texte Reçu avec Dictionnaire).
Mais, au-dessus de tout,
l'inspiration divine des Saintes Écritures, même dans ses plus petites parties,
est confirmée par tous chrétiens réels qui ont expérimenté sa puissance
vivifiante, premièrement dans leur conversion, puis ensuite dans les conflits
qui suivirent. Lorsque la Sainte Écriture maîtrisa leur conscience, les abaissa
au pied de la croix, et leur donna la révélation du renoncement de l'Esprit des
vivants en leur faveur, ce qui les saisit ne fut pas la Bible dans son entier,
ni même un chapitre, ce fut un verset ou même un seul mot qui fut comme la
pointe de l'Épée dirigée par la main de notre Admirable Esprit des vivants.
Cette influence divine, concentrée en un seul mot, saisit leur conscience par
une force irrésistible qui les envahit. Ce fut qu'une seule parole mais cette
«Parole était de Dieu», (Jean 1:1), et ils la reconnurent instantanément
comme «l'appel irrésistible du Seigneur Jésus»,
le Bon Berger (Jean 10:2-4,14).
Ainsi fut le témoignage du
peuple de Dieu dans tous les âges. Chacun de nous a expérimenté pour lui-même
l'inspiration que la Bible se réclame, sans laquelle nous ne pouvons être
considéré comme Chrétien. Nous y croyons, non seulement à cause que l'Écriture
l'atteste, mais parce que nous l'avons vu et que nous pouvons nous même rendre
témoignage de cette expérience bénie (1 Jean 1:1-3). Or, le message que nous
vous annonçons par "l'inspiration", est que le texte entier de la Sainte
Écriture, le
Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le
Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament, est "un Texte Vivant" dont
"chaque mot respire de Dieu" dans l'original comme dans ses traductions et
versions, ayant été décrété ainsi dans le Souverain Conseil de Dieu avant même
la fondation du monde, pour le salut des élus et le châtiment éternel des
réprouvés qui rejettent sa Bible Authentique pour les fabulations d'une
approximation moderne (voir:
Nos Bibles Modernes Falsifiées).
Parallèles de l'Inspiration:
Dans l'Écriture,
l'inspiration détient des parallèles étroits avec les doctrines essentielles de
la Grâce, particulièrement la Double-Prédestination issue d'une "révélation"
spéciale du décret éternel de l'Admirable Esprit des vivants. Or, la Révélation
est l'ensemble des vérités que notre Admirable Esprit des vivants, dans sa
Grâce, a voulu nous faire connaître pour notre salut, lequel Il a prédestiné
d'avance de toute éternité (Éphésiens l:4-11; 2 Timothée 8:9). L'inspiration des
Écritures est donc une "Révélation Spéciale" mise par écrit dans les mots d'un
langage humain fécondés de l'Esprit de l'Admirable Esprit des vivants. Comme
telle, l'inspiration est un don gratuit du renoncement, tel de Dieu dans sa
résignation de Lui-même que nous pouvons définir comme «l'incarnation de
l'Esprit Saint dans la Parole écrite». Il est clair que le parallèle de cette
doctrine est l'incarnation du Seigneur Jésus ou «la manifestation de Dieu dans
la chair» (1 Timothée 3:16; Jean l:14), et la nouvelle naissance miraculeuse des
élus. Cette vérité essentielle que l'Écriture est «la Parole Vivante de Dieu»
fut saisi par les grands Réformateurs du XVIe siècle qui œuvraient sur le Texte
Reçu et ses traductions. Selon Henri Strohl "Luther jusqu'en 1520": «Pour
Luther, l'autorité de la Bible... est fondée sur l'expérience selon laquelle
l'Esprit qui anime l'Écriture agit directement sur le cœur. C'est une personne
qui parle par elle et se révèle comme une puissance qui contrecarre l'action de
la volonté pécheresse et transforme la volonté humaine, conformément à celle de
Dieu... Ainsi il dit: «Ceux qui s'écartent de la Parole de Dieu, restent
nécessairement dans l'impureté et en tout ce qui est contraire à la Parole de
Dieu car on s'écarte du Dieu vivant en s'écartant de sa Parole, car elle est
vivante et rend tout vivant; elle est Dieu lui-même... S'écarter d'elle est un
manque de foi». En ce qui concerne Jean Calvin, Henry Beveridge mentionne (Institutes
of the Christian Religion, Vol. 1) «Calvin dit que l'Écriture contient
une énergie divine qui vit et respire en elle»... Il ajoute «que Dieu s'est
manifesté Lui-même dans sa Parole».
Du fait que l'inspiration
entretient des liens étroits avec la Double-Prédestination, nous indique son
parallèle avec l'élection et la réprobation. Comme Dieu a choisi ses élus, ainsi
il a choisi chaque parole individuelle pour exprimer sa révélation écrite dans
un contexte qu'il a déterminé. Puisque les élus de Dieu
«ne périront jamais» (Jean 10:28), «il ne
peut se faire que la Parole de Dieu soit anéantie» (Romains 9:6). Aussi
comme Dieu a décrété la condamnation des réprouvés à la perdition éternelle, il
désavoue toutes versions des Saintes-Écritures qui ne sont pas fidèles aux
Textes Originaux qu'il a choisis pour porter le message de sa révélation, à
savoir: Le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le Texte Reçu
Grec pour le Nouveau Testament. Toutes versions et traductions de la Bible qui
ne sont pas basées sur ces deux textes sont désapprouvées par la Volonté de
Dieu, et leurs traducteurs et défenseurs sont sujets à la condamnation d'un
châtiment éternel pour avoir falsifiés la Parole de Dieu avec des versions et
traductions dénaturées qui proviennent du texte éclectique étranger de la
Critique Textuelle. Ceux qui supportent «le feu étranger» des versions modernes
dénaturées de la Bible subiront les conséquences de leurs actions, comme dit la
Parole de Dieu: «Or les fils d'Aaron, Nadab et
Abihu, prirent chacun leur encensoir, y mirent du feu, posèrent du parfum
dessus, et offrirent devant L'ADMIRABLE un feu étranger; ce qu'il ne leur avait
point commandé. Et un feu sortit de devant L'ADMIRABLE, et les dévora, et ils
moururent devant L'ADMIRABLE.» (Lévitique 10:1-2). Ainsi périra tous les
défenseurs des bibles dénaturées comme la Segond (dans toutes ses éditions et
versions), la Darby, la TOB, la Jérusalem, la Traduction du Monde Nouveau,
la Septante Mythique, etc.. Si vous désirez une Bible fidèle basée sur le
Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu Grec procurez-vous d'une Bible
Martin, Ostervald, et particulièrement de la Bible récente de Machaira 2020 qui
est la plus fidèle aux Textes Originaux malgré que ses nouvelles traductions
soient difficiles à comprendre pour certains. N'est-ce pas exactement ce que
Pierre dit de Paul: «Et croyez que la longue
patience de notre ADMIRABLE est votre salut, comme Paul notre frère bien-dévoué
vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée; Et comme il le fait
dans toutes ses épîtres, quand il y parle de ces choses; parmi lesquelles il en
est de difficiles à comprendre, que les personnes ignorantes et mal assurées
tordent, comme les autres écritures, à leur propre perdition.» (2 Pierre
3:15-16) (voir:
La Bible de Machaira 2020 avec
Concordance Exhaustive).
La Préservation est donc
la conséquence directe de l'Inspiration. Personne ne peut ajouter ou retrancher
des paroles du Livre Vivant sans en payer les conséquences (Apocalypse
22:18-19). La traduction est évidemment un autre sujet, mais en générale il nous
faut comprendre qu'un mot détient plusieurs autres significations et synonymes
qui peuvent s'appliquer au même contexte d'une phrase sans trahir la
signification originale pour en éclaircir le sens davantage. Le traducteur, s'il
est vraiment chrétien, car la très grande majorité ne le sont pas, est dirigé
par l'Esprit de Christ en lui pour déterminer le contexte historique,
linguistique, culturel et cultuel afin de sélectionner le terme qui convient le
plus au sens original. Évidemment que cela ne fait pas l'affaire des réprouvés
qui préfèrent les conjectures sophistiquées de la philosophie qui font dire à la
Bible ce qu'elle ne dit pas, pour supporter leurs doctrines particulières (2
Pierre 1:20). Mais Dieu, notre Admirable Esprit des vivants, est celui qui a
établi Lui-même «le texte de la Parole que nous avons reçu» (1 Thessaloniciens
2:13) dans celui qui se nomme «le Texte Reçu», et non dans «le Texte Néologique»
dénaturé et défectueux de la Critique Textuelle. Conséquemment, le Texte Reçu
Grec est entièrement inspiré de Dieu, dans l'original comme dans ses copies et
ses traductions (voir: Le
Texte Reçu Grec avec Codes Strong et la
Bible du Prince-Roi 2020 avec Codes Strong).
Puisque la puissance de
Dieu n'est pas limitée par les faiblesses des copistes, ni par le langage des
hommes; il ne peut se faire que sa Parole cesse d'être vivante, c'est à dire
d'être inspirée et préservée intacte dans le texte de la masse imposante des
manuscrits Byzantins compilées et consolidées dans le Texte Reçu par Érasme de
Rotterdam. Il est inconcevable que l'Inspiration se limite uniquement aux
Autographes, comme prétendent les réprouvés, car cela nous priverait de la Grâce
infuse par la Parole Vivante imprégnée de l'Esprit de la Présence de Christ.
Nous avons donc l'assurance que dans le Texte Reçu Grec, il n'y a aucune erreur,
aucun motif impur, ni fraude, car Dieu en est témoin (1 Thessaloniciens 2:4-5).
Évidemment cela se rapporte à la traduction mais seulement dans la mesure de sa
précision sur le sens des termes originaux, car celle-ci peut variée dans
différentes versions et n'affecte aucunement l'inspiration du fait de la
flexibilité du langage, du temps qu'elle demeure fidèle aux contextes des
différentes nuances des termes originaux pour nous transmettre leur message avec
précision. Ce qui veut dire que dans la mesure de son infidélité elle n'est pas
inspirée mais expirée dans ses expressions dénaturées qui falsifient le message
de sa révélation. Or nous ne sommes pas de ceux qui falsifient la Parole de
Dieu, comme dit l'apôtre Paul: «Car nous ne
falsifions point la Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS, comme beaucoup le font; mais
nous parlons avec sincérité, comme de la part de L'ESPRIT DES VIVANTS, devant
L'ESPRIT DES VIVANTS, en Christ.» (2 Corinthiens 2:17). Ainsi toutes
traductions basées sur le Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu Grec sont
inspirées dans la mesure de leurs précisions dans le français moderne, dont
chaque mot contient plusieurs nuances ou synonymes.
L'appel efficace ou Grâce
irrésistible qui découle de l'élection, nous indique l'infaillibilité et
l'efficacité de la Parole inspirée d'accomplir son œuvre d'élection, il en est
ainsi de même avec son œuvre de rétribution qui prive les impies de la grâce
souveraine. Et, finalement, dans la doctrine de la Persévérance des Saints, nous
voyons la Persévérance de l'Inspiration, c'est à dire "l'inspiration perpétuelle
ou permanente des Écritures, sa pleine transmission dans les copies et les
traductions fidèles aux Originaux". Ce point n'est pas à négliger tellement il
est important et crucial en nos temps modernes à cause de ceux qui en déforment
la signification en appliquant l'inspiration seulement aux Autographes qui
n'existent plus, et auxquels personne ne peut se référer. Plusieurs critiques
textuels, théologiens et pasteurs, parlent d'inspiration, mais ils n'entendent
pas par-là l'inspiration authentique par laquelle l'Écriture Sainte est la
source et la norme unique de la Foi et de la vie éternelle (Jean 17: 20;
Éphésiens 2: 20). Ces gens sont des imposteurs prétentieux et des déformateurs
de la vérité révélée, au service de leur nature humaine déchue qui est esclave
de la chair et du péché, dans le but de valoriser la dignité humaine dans ses
prétentions d'autorité sur la Parole de Dieu.
L'Inspiration Verbale:
Nous avons désigné
l'Écriture comme étant «la Révélation Spéciale» de Dieu, une révélation où les
faits et les discours vont ensemble, les mots interprétant les faits, les faits
accordant aux mots toute leur substance et leur signification, la substance des
mots étant imprégnée du Saint Esprit de Christ, et leur signification étant
prédéterminé dans un contexte prédisposé de toute éternité. Ainsi, dans le
contexte scripturaire de 2 Timothée 3:16, nous signifions par «Inspiration
Verbale» l'inspiration des mots qui composent l'Écriture, et non une inspiration
de pensées ou de personnes. Le contexte immédiat de ce passage divinement
pré-ordonné, ne mentionne aucunement l'inspiration des auteurs (prophètes et
apôtres) qui ont rédigé les Autographes, comme prétendent les réprouvés et
imposteurs. Pour éviter tout malentendu, nous classerons le rôle des auteurs
dans «la doctrine de la Rédaction» plutôt que dans celle de «l'Inspiration».
C'est pourquoi nous devons rejeter l'affirmation populaire que «l'inspiration
s'applique aux hommes, non aux paroles écrites», et professer que «cette
miraculeuse opération du Saint-Esprit (l'inspiration), n'avait pas pour objet
les écrivains eux-mêmes ― ils n'étaient que ses instruments et devaient vite
disparaître, ― mais les saints livres» au nombre de soixante-six qui forment la
Bible authentique jusqu'à nos jours. Le Dr. David Otis Fuller est encore plus
précis dans sa citation du Dr. George Sayles Bishop: «Rien n'est dit dans la
Bible à propos de l'inspiration des écrivains", et cela nous ne devons pas
l'oublier. Nous devons maintenir cette vérité essentielle face au malentendu
d'appliquer l'inspiration aux «écrivains de l'Ancien et du Nouveau Testament
afin qu'ils proclament et écrivent d'une manière exacte et authentique le
message tel que reçu de Dieu»; ce qui aurait pour effet de nier l'inspiration
directe des mots écrits pour lui substituer la fiction d'une inspiration de la
personne ou d'une inspiration des pensées, contredisant la Parole de Dieu qui
nous dit: «Toute l'Écriture est divinement
inspirée», et non: «Tous les auteurs sont divinement inspirés».
Nous devons rejeter aussi
comme fausse l'affirmation des apostats et réprouvés qui supportent les théories
de Westcott et Hort pour justifier le Texte Néologique, (Doctrine Essentielles
de la Bible, Tome 1, Cours de SEMBEQ) de la secte Baptiste Alexanienne du
Québec, à savoir: «L'inspiration ne s'étend qu'aux documents originaux et non
pas aux traductions ou aux copies. Ces manuscrits n'existent plus mais des
savants ont beaucoup étudié pour déterminer l'exactitude du texte qui existe.
Quoique des variations mineures (?) surgissent, elles affectent rarement un
enseignement de l'Écriture». Cet enseignement subversif et pernicieux de
SEMBEQ ou «Séminaire Baptiste Évangélique du Québec», nid de l'apostasie dans
notre belle province, est utilisée aussi par André Lamorte, un des partisans de
la critique textuelle néologique, (Problèmes des versions françaises de la
Bible.): «Quand nous déclarons que la Bible est la Parole de Dieu pleinement
inspirée, il s'agit des originaux Hébreu et Grec, et non point des
traductions... Nos versions, en effet, ne sont pas inspirées. C'est là un fait
(?) dont les croyants ne peuvent sous-estimer l'importance».
Voici donc le point
crucial de ces déclarations fallacieuses abominables. Si seulement les
"documents originaux" (les Autographes) sont inspirés, il en advient que nos
versions ne le sont pas. Conséquemment, cela voudrait dire que la Bible n'a
aucune valeur aujourd'hui, pire, qu'elle n'existerait même plus, puisque les
«documents originaux» ou «autographes» rédigés de la main des prophètes et des
apôtres n'existent plus, et ceux-ci sont les seuls considérés comme étant
«inspirés» par le grand savoir contouré et subversif des réprouvés. Ils ont
manqué de réaliser que l'inspiration mentionnée dans 2 Timothée 3:16-17, se
réfère directement au texte de l'Ancien Testament. Ce n'est que vers la moitié
du premier siècle que les écrits du Nouveau Testament furent considérés au même
niveau que ceux de l'Ancien. Ce qui veut dire, qu'en cette période où l'apôtre
Paul écrivit ce passage, seulement des copies des Originaux de l'Ancien
Testament existèrent, les Autographes ayant été détruits depuis longtemps. Ce
fait indéniable n'empêcha pas l'apôtre Paul de déclarer que
«Toute l'Écriture est divinement inspirée». Il est évident que Paul
lui-même reconnaissait «l'inspiration» des copies des Originaux. Jésus lui-même
reconnaissait l'autorité et l'inspiration des copies des Originaux qu'il citait
à mainte reprise: «Vous sondez les Écritures, parce
qu'en elles vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent
témoignage de moi» (Jean 5:39).
Sûrement nos supposés
savants de la Critique textuelle néologique et leurs pantins, connaissent mieux
que le Seigneur Jésus et l'apôtre Paul, après tout n'ont-ils pas «beaucoup
étudié pour déterminer l'exactitude du texte qui existe» comme prétend
l'apostat Jacques Alexanian, directeur du «Séminaire Baptiste Évangélique du
Québec» (SEMBEQ), ainsi que plusieurs autres réprouvés de la sorte dont le
nombre est incalculable, tellement ils sont nombreux dans le christianisme
contrefait moderne. Nous voyons aussi que la secte Baptiste porte la couronne
infernale pour la déformation de la Parole de Dieu qu'elle falsifie à sa guise
pour convenir à sa théologie abjecte, afin de capturer des âmes dans ses filets
pour en faire des clones à leur image. Leur contagion s'est répandue
mondialement au point que tous les évangéliques sans exception professent les
mêmes hérésies sans être conscient de leurs origines. Ils se sont tous détournés
de la vérité pour en adopter une approximation subtile et raffinée qui plaît à
leur condition de réprouvés, car cela valorise les efforts de leur libre-choix
illusoire qu'on retrouve aussi dans l'analyse des manuscrits, et qui se nomme
l'Éclectisme (voir:
Les Manuscrits du Nouveau Testament).
Considérons ces paroles de
Bruce Pringle, (The Word of God in English): "Il est à remarquer que les
érudits bibliques professent leur foi dans l'inspiration et l'infaillibilité des
Écritures uniquement dans les Autographes Originaux. Puisque les manuscrits
originaux n'existent plus aujourd'hui, je laisse le lecteur déterminer par
lui-même la valeur de leur confession de Foi... Celui qui croit que
l'inspiration et l'infaillibilité s'appliquent uniquement aux manuscrits
originaux a très peu de respect pour la Parole de Dieu comme nous l'avons
aujourd'hui, car il est évident qu'il ne croit nullement qu'elle est la Parole
de Dieu... Le cœur de l'affaire est simplement que l'inspiration sans la
préservation n'a aucune valeur". Cette vérité fut même réalisée avant la
formation du Comité de Révision en 1881 par Richard Chenevix Trench, Doyen de
Westminster en 1856, (Trench on Bible Revision): «Il ne faut jamais oublier
que pour la grande multitude des lecteurs, la Bible Authentique n'est pas une
traduction d'un livre inspiré mais est elle-même le livre inspiré... puisque
l'inspiration n'est pas limitée par les mots Hébreu et Grec du message divin qui
fut communiqué premièrement aux hommes, mais se perpétue dans la traduction des
mots qui représentent fidèlement et pleinement les termes originaux, et ceci,
dans la mesure de leur exactitude. Conséquemment, dans la mesure où des
divergences existent entre l'original et la copie, la copie est moins inspirée
que l'original; en effet, selon la gravité de l'étendue des divergences, la
copie n'est pas inspirée du tout» (voir: Comparaison des versions).
Le Dr. Trench touche le
point crucial de la controverse entre le Texte Majoritaire contenu dans la
grande masse (95%) des manuscrits Grecs Byzantins, les citations des Pères, et
les anciennes versions, compilé et consolidé dans le Texte Reçu des Réformateurs
Protestants; et le Texte Minoritaire contenu dans le petit nombre (5%) des
manuscrits Grec corrompus Alexandrins, particulièrement le Vaticanus et le
Sinaïticus, restauré dans le Texte Néologique des Critiques Textuels d'où nous
avons les versions modernes dénaturées de la Bible (voir:
Texte Reçu et Texte d'Alexandrie).
Le Codex Vaticanus:
Ce Codex consiste de 759
pages de 10" x 10 1/2", chacune contenant trois colonnes d'environ 41 lignes
chaque. Les hypocrites et menteurs du modernisme prétendent qu'il contient la
Bible complète, mais la vérité est autrement. Plusieurs sections y manquent:
presque toute la Genèse de 1:1 à 45:28; Psaumes 106 à 138; certaines parties de
1 Samuel, 1 Roi et Néhémie; Matthieu 16:2,3; Marc 16:9-20 où est contenu un
espace libre qui indique que ces versets furent enlevés; Romain 16:24; les
épîtres au complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite; Hébreux 9:15 à
13:25; et tout l'Apocalypse. Dans les Évangiles, le Vaticanus ou Codex "B",
enlève des mots et des passages en entier environ 1491 fois. Sur chacune de ses
pages il porte les traces de négligences de transcription. Ce Codex dénaturé
diffère du Texte Reçu dans les particularités suivantes: Il omet environ 2877
mots; ajoute 536 mots; substitue 935 mots; transpose 2098 mots; et modifie 1132
mots; pour un total de 7578 divergences verbales (True or False, par: David Otis
Fuller). Ce texte, convenablement disséqué et dénaturé, est celui que les
érudits comme Westcott et Hort, Tregelles, Tichendorf et Lachman; ainsi que
leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René Pache et André Lamorte;
nomment comme étant "le meilleur texte", "le texte le plus parfaitement
préservé", "un texte remarquablement pur" (The Word of God in English, par:
Bruce Pringle). Il convient évidemment au raisonnement serpentin de leur nature
humaine déchue et corrompue. Nous savons de Bruce Pringle "qu'en 1669, une
collation de ce manuscrit, qui se trouvait à Rome, fut faite par Bartolocci,
mais ne fut pas publié avant 1819. Napoléon amena ce manuscrit à Paris comme
prix de sa victoire, où il demeura jusqu'en 1815 avant d'être retourné à la
librairie du Vatican. Après son retour à Rome, nous n'entendons plus parler de
ce manuscrit avant 1845, lorsque le Dr. Tregelles, armé d'une lettre du Cardinal
Wiseman, se rendit à Rome avec l'intention d'examiner ce Codex obscur. Il
réussit à le voir après plusieurs problèmes suspects. Deux prélats furent
désignés pour le surveiller. Ils ne lui permirent point d'ouvrir le livre avant
d'avoir fouillé ses poches, et lui enlever l'encre et le papier qu'il avait pour
prendre des notes. Toute étude prolongée sur certains passages lui fut interdit,
et ils lui enlevèrent le livre lorsqu'il portait trop attention à certains
passages. En 1867, Constantin Tischendorf, entreprit une étude de ce même Codex
avec la permission du Cardinal Antonelli. Il avait presque terminé trois
Évangiles, lorsque ses efforts de transcriptions furent découverts. Le livre lui
fut immédiatement enlevé et son accès interdit. La permission lui fut restaurée
par l'intervention du Cardinal Varcellone, mais seulement pour quelques heures.
En tout, Tischendorf eut accès à ce manuscrit pour une période de 42 heures, et
seulement trois heures à la fois, dans lesquelles il étudia principalement les
Évangiles. Malgré cela, il eut l'audace d'affirmer: "J'ai réussi à préparer
le Nouveau Testament au complet pour une nouvelle édition entièrement fidèle,
afin d'obtenir tous les résultats désirés". Il est peu probable, voir même
impossible, qu'une édition fidèle fut obtenue en si peu de temps, considérant
les difficultés qu'un tel texte présentes. Il semblerait que l'enthousiasme et
l'hypocrisie de Tischendorf surmonta sa raison délirante, comme ce fut le cas
dans sa découverte du Codex Sinaiticus. À part de ces observations rapides et
superficielles, la majorité des savants Protestants durent se satisfaire avec
l'édition Catholique Romaine qui fut imprimée en 1868, ou avec les photos
relâchées par le Vatican en 1889". Le Codex Vaticanus date du 4e siècle et fut
écrit probablement entre 325 et 350. Son texte s'accorde avec celui de Hésychius
d'Égypte et est supporté par plusieurs citations d'Origène et de Cyrille
d'Alexandrie. Originellement, il faisait partie, avec le Codex Sinaïticus, des
50 Bibles Œcuméniques que l'Empereur Constantin ordonna à Eusèbe de Césarée de
préparer pour les églises de Constantinople. Lorsque Constantin, Souverain
Pontife des Mystères Chaldéens et adorateur du dieu Mithra, déménagea le siège
de son empire à Constantinople en l'an 330, Eusèbe de Césarée fut choisi comme
chefs de ses conseillers spirituels. Nommé le Père de l'Histoire Ecclésiastique,
Eusèbe fut un ami intime de Pamphile, disciple d'Origène, et à l'exception de ce
dernier, il fut l'écrivain le plus volumineux de l'antiquité. Il hérita de
Pamphile la librairie d'Origène et devint en charge de l'école de Césarée fondée
par celui- ci. Eusèbe prépara les 50 Bibles ordonnées par Constantin à partir de
la 5e colonne de l'Hexaple d'Origène, c'est à dire "la Septante" d'où nous
trouvons ici la vraie origine. Jay P. Green (Interlinear Greek-English New
Testament) mentionne que "Pamphile et Eusèbe faussèrent des manuscrits de la
Parole de Dieu, et les présentèrent comme des copies exactes des Textes
Originaux". Nous savons, en effet, que Pamphile et Eusèbe s'unirent pour venger
la mémoire du célèbre Origène, responsable d'avoir donné une direction aux
forces de l'apostasie. Nous savons aussi que des lectures du Codex Vaticanus
furent proposées à Érasme de Rotterdam et qu'il les ignora parce qu'il les
considérait comme des falsifications de la Parole de Dieu, et adhéra aux texte
des manuscrits Byzantins pour formuler son Texte Reçu Grec nommé aussi Texte
Majoritaire.
Le Codex Sinaiticus:
Nous retrouvons une des
plus grandes abominations du modernisme dans "Le Phare" de Décembre 1976, un
périodique Baptiste, où il est déclaré: "le Codex Sinaïticus et le Codex
Vaticanus sont considérés comme les autorités majeures en matière de textes
bibliques et, quand ils concordent, exégètes et éditeurs s'inclinent". Ce
périodique Baptiste du Québec, reflète très bien la mentalité du Néo-Évangélisme
qui empoisonne la Foi des chrétiens francophones de nos jours. Le Codex
Sinaïticus fut découvert en partie au mois de Mai 1844, par A.F.C. Tischendorf,
dans les ordures destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux
pieds du mont Sinaï. Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très ancien, les
autres fragments avaient déjà été brûlés. Il publia cette fraction de manuscrit
sous le titre: Codex Frédéric-Auguste, à l'honneur de son souverain le roi de
Saxe. Il retourna au monastère en 1859 et fut remis, par le gardien, un
manuscrit de la Septante qui contenait d'autres parties de l'Ancien Testament et
du Nouveau Testament (Voir:
La Septante Mythique). Une nouvelle découverte fut faite à ce même monastère
en 1976-78 dont nous avons très peu de nouvelles. Le texte du Sinaïticus
témoigne de dix tentatives de révisions ou de corrections. Le Dr. Scrivener, un
savant biblique compétent, publia en 1864 un document sur la collation de ce
Codex avec des notes très intéressantes. Il affirme que «cet ancien manuscrit du
4" siècle est entièrement couvert d'altérations de nature à corriger le texte,
dont la grande partie se rapporte au 6" et 7" siècle; et que celles-ci furent
faites par dix différents réviseurs» (True or False, par: David Otis Fuller). De
ces faits, nous dit le Dr. Fuller, "nous savons que l'impureté du contenu
entier du Codex Sinaïticus fut reconnue par les scribes qui tentèrent de le
corriger, et ceci depuis son origine jusqu'à ce qu'il soit rejeté et considéré
complètement inutile". Le fait que les moines du monastère de
Sainte-Catherine utilisèrent des sections de ce manuscrit pour allumer leur feu,
nous indique clairement qu'ils étaient conscients de sa corruption et de son
inutilité. Ceci nous indique que Tischendorf s'est fait avoir par ces moines
rusés pour la jolie somme de 9000 roubles, le prix le plus élevé qui ait jamais
été payé pour un manuscrit. Ainsi ce vieux proverbes anglais s'avère être vrai:
"There's a sucker born every minute". Les adhérents du modernisme, savants,
exégètes, pasteurs et éditeurs, s'inclinent donc devant une duperie. Il manque
dans le texte de ce Codex corrompu: Genèse 23:19-24, ainsi que le chapitre 46;
Nombres 5:27 et 7:20; 1 Chronique 9:27 et 19:17; tout le livre de l'Exode et
celui de Josué; 1 et 2 Samuel; 1 et 2 Rois; le livre des Juges; Ézéchiel,
Daniel, Osée, Amos, Michée; Matthieu 16:2,3; Marc 16:9-20 où il contient un
espace pour ces versets, tout comme dans le Vaticanus; Jean 5:4 et 8:1-11; Actes
8:37; Romains 16:9-20; 1 Jean 5:7; et une douzaine d'autres versets. Lorsqu'il
est comparé au Texte Reçu, nous y trouvons 9000 altérations. Alexandre Souter
(The Text and Canon of the New Testament) nous fait remarquer que le Codex
Sinaïticus contient une particularité intéressante, une inscription qui nous
indique son origine comme étant la même que celle du Vaticanus:
"Reproduit et corrigé selon l'Hexaple d'Origène. Antoine a fait la
comparaison et moi Pamphile la correction". Ceci ne laisse aucun doute que
ce Codex est une reproduction de la Septante d'Origène qui en est l’auteur
original. Nous savons en plus, selon Souter, que Jérôme, le traducteur de la
Vulgate Latine, avait une copie de ce manuscrit corrompu en sa possession, et
l'utilisa amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne
Version Italique ou Vestus Itala.
Or, les manuscrits
Byzantins contiennent tous quelques divergences mineures, dont la majorité sont
de nature grammaticale. Évidemment une faute de grammaire est loin d'être une
altération, une omission, ou une falsification. Ces différences légères dans la
famille des manuscrits Byzantins ne fournissent aucun argument contre
l'inspiration perpétuelle, puisqu'elles ne doivent leur existence qu'à des
fautes de grammaire. En dépit de ces divergences mineures, le texte que nous
possédons aujourd'hui dans le Texte Reçu Grec, compilé et consolidé sous la
providence divine, est la Parole de Dieu dans sa pureté originale et dans son
intégralité première, complètement inspiré dans le Grec comme dans ses
traductions exactes et fidèles que nous trouvons dans les Bibles françaises de
Olivétan,
Épée de Calvin,
Théodore de Bèze,
Martin,
Ostervald,
Genève dite Ostervald,
Lausanne de Matter,
Machaira,
Prince-Roi, et dans la Bible anglaise de la
King-James.
Mais tel n'est pas le cas
pour le Texte Minoritaire. Il existe amplement d'évidences que les manuscrits de
la famille Alexandrine, particulièrement le Codex Vaticanus et le Codex
Sinaïticus, contiennent des altérations, des omissions, et des falsifications en
grand nombre. En dépit des affirmations du contraire par les réprouvés, le texte
de ces manuscrits pervertis et restaurés dans le Texte Néologique de la Critique
Textuelle, jette le doute et l'incertitude sur des doctrines essentielles de la
Parole de Dieu, et met en question l'authenticité de passages entiers comme Marc
16:9-20, Jean 7:53 à 8:11, Romains 8:1, 1 Jean 5:7, et plusieurs autres trop
nombreux pour mentionner. Il est évident que ce texte traduit dans les versions
modernes comme Segond, TOB, Darby Jérusalem, etc., n'est point la Parole de Dieu
mais seulement qu'une approximation. La gravité du grand nombre de ses
divergences avec le Texte Reçu, nous indique qu'il n'est aucunement inspiré de
Dieu, sauf dans ses lectures qui s'accordent avec le Texte Majoritaire, d'où ils
furent copiés pour remplir les lacunes. En ceci les apostasiés ont raison quand
ils disent que leurs versions ne sont pas inspirées, car leurs Bibles dénaturées
sont une fausse représentation de la Parole de Dieu, une contrefaçon tout comme
leurs formes de christianisme.
L'Inspiration Plénière:
Nous utilisons
l'expression «inspiration plénière» pour nous opposer à ceux qui croient en
«l'inspiration partielle» des Saintes Écritures, sélectionnant à leur gré ce
qu'ils considèrent être inspiré ou non, ou quelle parole serait authentique ou
non. Selon le théologien J.T. Mueller: «L'inspiration ne s'étend pas
simplement à une partie de l'Écriture, par exemple à ses doctrines importantes
ou à tel sujet qui, auparavant aurait été ignoré des saints auteurs, mais à la
Bible tout entière (inspiration plénière). Ceci est prouvé par le verset
«Toute l'Écriture est inspirée de Dieu» (2 Timothée 3:16). De cette
affirmation, nous déduisons l'axiome: «Tout ce qui fait partie de l'Écriture
Sainte est inspiré de Dieu». Ainsi, l'inspiration inclut toutes les parties de
l'Écriture, qu'il s'agisse de choses qui ont été révélées spécialement aux
auteurs sacrés, ou de celles qu'ils connaissaient déjà auparavant, ou encore de
faits qu'ils avaient appris par l'étude et la recherche; c'est pourquoi les
renseignements historiques, géographiques, archéologiques et scientifiques
contenus dans l'Écriture sont aussi véritablement inspirés que le sont ses plus
importantes affirmations doctrinales. Ceux qui nient cela et qui établissent des
distinctions dans l'inspiration détruisent la notion même de l'inspiration
scripturaire».
Une illustration qui
semble, au premier abord, bien banale, suffira comme preuve de ce qui vient
d'être dit. Plutôt que de croire dans la stabilité (constance, immutabilité du
texte de demeurer sans erreur) et l'infaillibilité (efficacité, ne peut se
tromper) des Écritures, ce qui est la conséquence de l'inspiration verbale et
plénière, la grande majorité des chrétiens vont supporter les déclarations
scientifiques au détriment des vérités bibliques sur la position de la Terre
dans l'Univers. La théorie de l'astronome polonais, Nicolas Copernic, qui place
le soleil au centre de notre système solaire, contrairement à ce que dit
l'Écriture qui place la Terre au centre de l'Univers (Genèse l:10,14-18; Ésaïe
66:1; Matthieu 5:35), est plus véridique pour le chrétien moderne illuminé par
les raisonnements scientifiques, que la Révélation biblique qui demande notre
foi absolue. Sur ce point, le Dr. Hills, (The King James Version Defended), nous
fait remarquer: «En 1917, il fut découvert que la cosmologie héliocentrique
est inexacte. Le soleil ne détient plus une position centrale... Son rôle
primaire est de nourrir la Terre et les hommes que Dieu a créé de ses rayons. Et
ceci est ce que la Bible a toujours enseigné (Genèse 1:14-18) et ce que Jésus
enseigne (Matthieu 5:45)... La théorie de relativité d'Einstein est contraire
aux faits... Le point de vue réel de l'Univers est celui qui fut proposé par
Tycho Brahe (1546-1601). Il enseigna que la Terre tourne sur son axe, et que le
soleil, la lune et les planètes tourne autour de la Terre. Cette hypothèse
s'accorde remarquablement avec l'information biblique, et selon les
mathématiciens Chrétiens, J.N. Hanson et W. van der Kemp, elle est
mathématiquement saine... Nous voyons ainsi que, malgré les merveilles de la
science moderne, son histoire fait preuve d'apostasie et de rébellion contre
Dieu».
D'après le commentaire
pertinent de Harold Lindsell, (The Battle for the Bible), «Une guerre
affreuse rage présentement dans le milieu évangélique sur l'infaillibilité de la
Bible et il serait périlleux pour nous de l'ignorer. Il est nécessaire d'y faire
face. Refuser de parler serait pire que de la lâcheté, se serait péché contre
Dieu. Il vient un temps où le chrétien ne peut plus garder le silence... Depuis
un certain temps, le Christianisme Évangélique fut infiltré par des gens qui ne
croient pas que la Bible est sans erreur».
Ne nous faisons pas
d'illusions, nous sommes présentement dans l'un des chapitres les plus tristes
de l'histoire du Christianisme Biblique. «Celui qui repousse l'inspiration de
la Bible», nous dit J.T. Mueller, «sape le fondement de la foi chrétienne et
encourt la condamnation de Dieu (Matthieu 11:25). En dernière analyse, toutes
les objections à la doctrine de l'inspiration de la Bible trouvent leur origine
dans le cœur incrédule de l'homme charnel (Romains 8:7; 1 Corinthiens 2:14)».
L'Inspiration Perpétuelle ou Permanente:
Nous avons déjà démontré
que «l'inspiration perpétuelle ou permanente» est en conjonction avec la
transmission du Texte Authentique, ses copies, et ses traductions fidèles. Cette
doctrine, trop longtemps négligée, suggère une activité continuelle de la part
du Saint-Esprit (de la Sainte Présence de Christ) dans la préservation
providentielle du texte intégral de la Parole de Dieu. Sans cette activité
salutaire du Saint-Esprit qui imprègne chaque mot dans la Bible, son texte
serait «une lettre morte» plutôt qu'une «Parole Vivante». En Grec, comme nous
l'avons déjà indiqué, le mot «inspiré» est «Théopneustos» et signifie «souffle
de Dieu» ou plus précisément «respire de Dieu». Le Dictionnaire
Grec-Frangais de J. Planche, 1836, nous indique que ce mot signifie par
extension «Vivre de Dieu» ou «exhaler l'odeur de Dieu» dans le
sens d'exalter Dieu, notre Esprit des vivants. Nous obtenons ainsi l'axiome,
comme nous voyons dans la Bible de Machaira, que
«Toute l'Écriture respire de Dieu», ce qui peut se traduire aussi que
«Toute l'Écriture exalte Dieu», qu'elle dégage une odeur de mort pour les
réprouvés et une odeur de vie pour les élus. À strictement parler, l'assurance
de la préservation du texte de la Parole de Dieu, réside dans le fait que
l'inspiration est perpétuelle dans la famille du Texte Byzantin, nommé aussi
Texte Traditionnel compilé dans le Texte Reçu Grec; mais qu'elle est rétrograde
dans la famille des textes Alexandrins du Codex Vaticanus et Sinaïticus compilé
dans le Texte Néologique de la Critique Textuelle, et les versions modernes.
Cette doctrine ne trouve guère de faveur chez les apostats et les réprouvés,
mais elle est grandement estimée et respectée par tous les vrais chrétiens,
surtout par les Christophiliens.
Le résultat pratique de
l'acceptation de cette doctrine scripturaire qui unit indissolublement le
Saint-Esprit à l'Écriture Sainte, est la soumission de toute pensée à la Parole
de Dieu écrite (2 Corinthiens 10:5). Comme nous dit encore le théologien J.T.
Mueller: «Quiconque n'accepte pas sans réserve la doctrine scripturaire qui
unit indissolublement le Saint Esprit à l'Écriture Sainte, ne peut considérer ce
précieux livre de Dieu comme la seule source et la seule règle de la foi... or,
la Foi est engendrée par le Saint Esprit au moyen de la Parole de Dieu, tandis
que la foi ou assurance humaine est fondée sur des arguments ou des déductions
de la raison... Les conséquences du rejet de l'inspiration de la Bible (surtout
de la Bible Authentique ou Bible des Réformateurs qui repose sur le Texte Reçu
Grec dans son Nouveau Testament), s'étendent très loin, on peut même dire que le
Christianisme est fondé sur cette doctrine et qu'il s'écroule avec elle, car dès
qu'il n'y a plus d'Écriture Sainte inspirée, il n'y a plus non plus de doctrine
divine. Tous ceux qui nient l'inspiration de la Bible... n'ont aucune
possibilité de jamais connaître la vérité de Dieu».
Rédaction des Originaux ou Autographes:
Puisque le terme
«inspiration» s'applique uniquement à la Révélation écrite, on ne peut parler
d'une inspiration des auteurs sacrés mais plutôt d'une «impulsion divine»,
d'un appel efficace et irrésistible de Dieu qui les conduisit ou les entraîna et
les poussa à écrire sous la tutelle du Saint Esprit, c'est à dire de la Sainte
Présence de l'Esprit des vivants à savoir Christ (Jérémie 36:27-28; Jean
16:12-13; 2 Pierre 1:20-21): «Sachez tout d'abord
ceci, que nulle prophétie de l'Écriture ne vient d'une interprétation
particulière. Car la prophétie n'a point été apportée autrefois par la volonté
humaine; mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint Esprit, ont
parlé» (2 Pierre 1:20-21). Or, le mot «poussés» provient du Grec «Phéromenoi»
et signifie «engendrer, diriger, désigner, assurer, et entraîner». Ceci
nous indique que les auteurs sacrés furent désignés, choisis ou élus pour leur
tâche particulière, qu'ils se soumirent volontairement et joyeusement à l'appel
efficace de la grâce irrésistible qui les entraînait et les dirigeait, qu'ils
furent assurés de transmettre le message précis et complet de la Révélation par
écrit dans des mots imprégnés du Saint-Esprit et choisis par Lui. Cette «impulsion»
était l'acte particulier par lequel, surnaturellement, Dieu communiquait à
l'intelligence de ceux qui écrivaient, non seulement la signification précise de
tout ce qu'ils devaient écrire, mais aussi les termes précis eux-mêmes et tous
les concepts qu'ils devaient exprimer. Par ce même acte Dieu déterminait en eux
la volonté d'écrire les paroles vivantes qu'il avait désigné de toute éternité
dans un contexte prédéterminé. Cette «impulsion» implique nécessairement
une révélation et une communication divine réelle de tous les mots qui
constituent la Parole de Dieu écrite. Ainsi le Saint-Esprit ou Sainte Présence
de l'Esprit des vivants, dirigeait, guidait, et gouvernait les prophètes et les
apôtres; mais, comme nous dit J.T. Mueller, «il est contraire à l'Écriture
d'identifier cette assistance spirituelle avec l'acte divin de l'inspiration...
En d'autres termes, les Saintes Écritures ont été rédigées non parce que des
hommes en manifestaient le désir, mais parce que Dieu le voulait. L'inspiration
implique donc préalablement l'instigation divine ou l'impulsion particulière de
la volonté d'écrire, tout autant que l'illumination par laquelle l'esprit de
l'auteur sacré était pleinement éclairé».
Encore faut-il le répéter
de nouveau, nulle part dans la Bible est-il dit que les auteurs sont inspirés,
mais il est affirmé clairement que ce sont «les Écritures» (les graphes
dans le Grec, la grammaire; le contenu d'un texte) qui sont inspirés.
Contre cette doctrine
merveilleuse de la Rédaction et de l'Inspiration, la Critique Textuelle négative
contradictoire nous propose des différentes sources mythiques de rédaction avec
des auteurs et des documents fictifs. Cette science qui s'imagine la plus
infaillible entre toutes, place ses fabulations théoriques avant la Parole de
Dieu, afin que la raison humaine puisse dominer sur la Bible Authentique. Quel
est le but de cette science, si ce n'est de détruire l'authenticité de la Parole
de Dieu, d'annuler son autorité, et de renverser son inspiration. On a plus à se
demander pourquoi le christianisme moderne se trouve dans un si piètre état
lamentable.
La Préservation Providentielle:
Le miracle de la rédaction
des Textes Originaux assure conséquemment leur préservation, non la préservation
des manuscrits originaux sur lesquels fut écrit les textes, mais de leur Texte
Sacré lui-même qui fut traduit et recopié à maintes reprises, particulièrement
dans la famille des manuscrits Byzantin, dont le nombre est présentement
au-dessus de six mille. Il est entièrement impossible que Dieu abandonnât sa
Révélation écrite aux caprices des hommes et à un destin incertain après qu'elle
fut rédigée. Comme le Saint-Esprit avait dirigé et guidé les auteurs sacrés, il
fit de même pour diriger et guider les copistes dans leurs transcriptions des
Originaux, et veilla même sur leurs traductions, car rien n'échappe au contrôle
de sa Souveraineté absolue. Ainsi nous dit A.R. Kayayan, ancien directeur de
«Perspectives Réformées», (Révélation et Connaissance du Salut): «Nous ne
pouvons pas concevoir un Dieu qui, ayant achevé son œuvre, s'en désintéresserait
définitivement. Dieu continu à agir dans le monde pour préserver son œuvre.
Cette action divine s'appelle la Providence». Or nous avons cette promesse du
Dieu Tout-Puissant qui est la source même de sa Parole Vivante:
«...Les paroles que je vous dis sont esprit et vie»;
«Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point»;
«... il n'est pas possible que la Parole de Dieu soit anéantie» (Jean
6:63; Matthieu 24:35; Romains 9:6). Le parallèle est qu'il est impossible
qu'un élu véritable soit perdu, car il a l'assurance de la Sainte Présence de
Christ qui habite en lui.
Dieu serait-il menteur, ne
serait-il pas capable de préserver l'intégralité et la pureté de sa Parole
perpétuellement inspirée, comme prétendent les apostats et réprouvés de la
Critique Textuelle Néologique de Westcott et Hort? Loin de là!
«Car quoi! si quelques-uns d'entre eux n'ont pas cru, leur incrédulité
anéantira-t-elle la fidélité de Dieu? Nullement. Mais que Dieu soit reconnu
véritable, et tout homme menteur» (Romains 3:2-3).
La «Préservation
Providentielle» est donc l'œuvre continue de Dieu par laquelle, il maintient
sa Parole pure et intégrale à travers les siècles. Il dirigea les copistes et
les traducteurs de son Texte Authentique dans leurs transcriptions et leurs
traductions, tout en acceptant leurs faiblesses et la flexibilité du langage
humain dans ses différentes formes d'expressions. La «Préservation
Providentielle» des Écritures implique donc qu'il existe des causes
secondaires: fautes de grammaire ou indiscrétions des copistes et des
traducteurs, dus à la méthode d'écriture primitive qui ne permettait pas une
lecture facile des lignes ou des mots; mais ces causes secondaires n'agissent
pas indépendamment de Dieu. Il stimula les copistes et les traducteurs à
l'action, les accompagnant dans leurs tâches et rendant leur travail efficace.
Toutefois, nous devons nous garder de faire de Dieu le responsable du mal de
certains hommes iniques qui falsifièrent sa Parole Vivante, en altérant et en
retranchant des mots et des passages au complet dans certains manuscrits comme
dans le Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus. Or même cela avait été déterminé
d'avance dans le décret de réprobation depuis avant la fondation du monde. Or
Dieu contrôle toutes choses, et fit que les évidences des manuscrits qui portent
son Texte Authentique dans la famille des manuscrits Byzantins, surmontent le
nombre minime des manuscrits corrompus de la famille Alexandrine.
Pour Dieu, rien n'est
impossible, surtout en ce qui concerne la transcription, la traduction, et la
transmission de sa Parole Vivante. Il est le Dieu "Tout-Puissant qui veille
jalousement sur elle, et malheur à ceux qui veulent la disséquer, la diluer, ou
la polluer. Dieu, qui nous a donné le Texte Authentique de sa Parole Vivante
dans les versions de d'Olivétan, de l'Épée par Calvin, de Genève par Théodore de
Bèze, de Martin, d'Ostervald, de Lausanne, de Matter, de Machaira, l'a aussi
préservé jusqu'au temps présent et le préservera jusqu'à la fin des temps. Sans
hésitation, nous déclarons que ces versions sont la Parole de Dieu pure et
intégrale, qu'elles sont préservées providentiellement, et qu'elles sont
complètement inspirées; et cela au détriment de la Critiques Textuelle avec ses
émendations ou corrections complémentaires conjecturales, ses probabilités de
transcription, et ses gonflements textuels, tous issues d'une philosophie
captieuse et de l'imagination mythomane des réprouvés. À toutes les mythologies
forgées par les partisans de la Critique Textuelle Néologique qui ne
communiquent que le néant, et à la cacophonie de leurs discours de
désinformation dans le labyrinthe du message déformé des versions modernes
contaminées et dénaturées, la Bible Authentique proclame encore un message
salutaire et vivant comme «une lumière qui brille dans les ténèbres».
ATTEINTE À
L'AUTORITÉ
DES
ÉCRITURES
L'Écriture Sainte donne
amplement de témoignages rendus à son inspiration et à son autorité, par
l'Admirable Esprit des vivants qui se révèle à nous dans le contenu de ses
pages, puis par les prophètes et les apôtres. S'agit-il d'un argument
circulaire? Doit-on prendre au sérieux le témoignage que «l'intéressé» rend à
lui-même, quand la Bible dit qu'elle est inspirée? Bien sûr que oui: il est
généralement admis que «l'accusé» a le droit de se défendre, et que ses paroles
seront pesées pour voir si elles sont dignes de confiance! L'argument le plus
important en faveur de l'autorité des Écritures est que ces Écritures
elles-mêmes se réclament de cette autorité. Cette affirmation est
particulièrement manifeste dans l'Ancien Testament. Nulle part dans l'Ancien
Testament on ne peut lire sans avoir le sentiment que partout il est entendu que
«ceci est la Parole de l'Esprit des vivants (Dieu)». Les expressions «le
Seigneur dit, le Seigneur parla, la parole de l'Éternel (l'Admirable) me fut
adressée» sont utilisées 3808 fois. Les auteurs ne partagent pas avec nous le
fruit de leur discernement, leurs méditations ou leurs réflexions. Ce ne sont
pas leurs idées qu'ils transmettent, non! Sans cesse ils insistent sur la parole
du Seigneur, ce que l'Esprit des vivants a révélé, ce que l'Admirable a dit.
Ainsi l'autorité de la Bible n'est pas une autorité dépendante d'une autorité ou
de preuves humaines quelles qu'elles soient. L'autorité de la Bible ne dépend ni
de l'autorité de l'Église, ni de l'autorité du raisonnement d'un particulier, ni
d'aucun groupe quelconque. La Bible détient son autorité de l'Esprit des vivants
seul et non des hommes. Le parallèle est la grâce du salut envers les élus
seuls, qui est le choix de Dieu, selon le plaisir de sa volonté; et non de
l'homme dont la volonté est esclave du péché et de la chair.
Il en est de cette
autorité (celle de l'Écriture) comme de celle de Jésus-Christ: elle émane de sa
nature même. Elle est une conséquence immédiate de l'inspiration, c'est à dire
du fait qu'elle respire de la Sainte Présence de l'Esprit des vivants, et exalte
la révélation de son NOM comme étant de toute éternité l'ADMIRABLE, notre
Créateur et notre Rédempteur, le Seigneur JÉSUS qui déclare être Lui-même JE
SUIS. Si l'Esprit des vivants a entièrement inspiré l'Écriture (comme nous
l'avons vu), elle est revêtue de son autorité. Aucune autre puissance ne
pourrait lui donner ce caractère-là, ni le lui ôter. Le livre qui peut répéter
des milliers de fois: Ainsi parle l'Admirable (l'Éternel)! commande le respect
et la soumission dus à son Auteur. La divine autorité des Écritures et
l'inspiration sont deux vérités distinctes mais inséparables. L'autorité des
Écritures provient de leur inspiration, et leur inspiration établit leur
autorité, de la même manière que la trempe produit l'acier et que l'acier
provient de la trempe. Si l'autorité tombe, l'inspiration tombe; si c'est au
contraire l'inspiration qui nous est enlevée, l'autorité aussi disparaît.
L'Écriture sans l'inspiration, c'est un canon dont on a ôté la charge. Dans le
contexte de sa révélation, l'autorité des Écritures nous dévoile qu'elle met
l'accent sur la nécessité d'une réformation continuelle, toujours à reprendre,
jamais terminée (Romains 12:1-2). Cela est au désavantage de l'Église dite
Réformée pour qui la Réforme se rapporte uniquement au XVIe siècle. Pour ces
prétendues églises, la Réforme est stagnante et statique, c'est à dire «morte»
(Apocalypse 3:1-5). L'autorité des Écritures prend en compte le temps et
l'histoire dans lesquels l'homme a donné un certain visage aux communautés
ecclésiales; dans ses raisonnements serpentins il a façonné des habitudes des
doctrines, des rites et cérémonies, et des sensibilités qui n'existaient pas au
départ; il a apporté des thèmes, des pratiques, des enseignements que le Nouveau
Testament ignore. Nous ne sommes pas, nous ne vivons pas et nous ne nous
organisons pas comme les premières communautés chrétiennes, ce temps est résolu
une fois pour toutes. Il importe d'examiner et de contrôler ce que nous sommes,
ce que nous faisons et ce que nous disons à la lumière des Écritures par la
Sainte Présence de Christ qui nous habite. Se confronter avec l'enseignement du
Nouveau Testament permet de rectifier ce qui le contredit, de corriger ce qui
l'altère, de redresser ce qui s'est tordu, et même de faire les corrections
nécessaires dans la traduction de son texte.
Au cours des siècles,
les conflits autour de la Bible n'ont pas manqué. Le phénomène est
particulièrement sensible dans notre génération moderne dépravée. Ce rappel
préliminaire ramène aussitôt nos pensées à la Réforme et aux Huguenots qui, en
France, en ont été les tenants. Si l'on avait permis aux Huguenots d'exercer
leur influence, la France aurait aujourd'hui, sans aucun doute, un autre visage,
car partout où la Réforme a prévalu, non seulement des milliers d'individus ont
connu la vie nouvelle en Christ, mais à cette époque l'Église dite Réformée a eu
des effets bénéfiques sur la culture, même si ce n'est plus le cas de nos jours
dans lesquels elle prend plutôt l'allure d'une Église dite Déformée par ses
prostitutions à l'idole de l'intellect. Conséquemment, si tel aurait été le cas
de la France, le Canada serait aussi aujourd'hui une nation complètement
francophone et de foi chrétienne Réformée puisque les fondateurs de la Nouvelle
France, le Québec, étaient tous des Huguenots pour la grande part (voir:
Le Patrimoine Spirituel des Québécois).
La Réforme a mis tout
l'accent sur l'Écriture. Chacun connaît son mot d'ordre: "Sola Scriptura". Ce
n'était pas l'Église et l'Écriture, ou l'État et l'Écriture, mais l'Écriture
uniquement. Il s'agissait là d'un changement radical, cette affirmation faisant
très clairement de la Bible, et d'elle seule, le centre et le fondement de
l'autorité souveraine. Une autorité assez forte pour servir de base tout à la
fois au salut individuel et à l'édification de la culture, terme qui, pour nous,
évoque tous les aspects de la vie personnelle et nationale.
En effet, les
protestants traditionnels et les sectes dites évangéliques soulignent que seule
l'Écriture a autorité en matière de foi, mais déclarent-ils vraiment la vérité
sur cela où s'illusionnent-ils simplement dans les prétentions chimériques de
leurs conjectures bibliques? Au seizième siècle, contre les catholiques, les
protestants ne cessent d'opposer l'autorité à la Bible à celle des textes
ecclésiastiques; ils critiquent les enseignements, les doctrines et les
pratiques de l'Église Romaine au nom de l'Écriture. L'adjectif «sola» dans
l'expression «sola scriptura» entend nier tout caractère absolu et normatif aux
textes ecclésiastiques comme les Symboles ou Confessions de Foi Œcuméniques.
D'où se trouve le problème. En adoptant des confessions de foi, comme textes de
références, auxquels on demande adhésion, les Réformés et autres bestioles à
prétentions évangéliques ne réintroduisent-ils pas une interprétation
obligatoire? N'interposent-ils pas, eux aussi, une tradition entre la Bible et
les fidèles? Ne restituent-ils pas à leurs instances ecclésiastiques le rôle
qu'ils ont refusé à celles du catholicisme? La réponse à toutes ces questions
est un OUI résonnant qui nous indique pourquoi de nos jours le christianisme est
dans un si piètre état.
Ce problème surgit très
tôt, dans les années 1537-1545, au cours d'une dispute qui oppose Calvin à
Caroli. Caroli, un curieux personnage, assez changeant et versatile, occupe, en
1537, un poste de pasteur à Lausanne. Il accuse Farel et Calvin de ne pas
beaucoup tenir au dogme de la Trinité, les soupçonne d'être enclins à
l'abandonner et à le rejeter. Il les somme de signer les symboles d'Athanase et
de Nicée-Constantinople, qui au quatrième et au cinquième siècle de notre ère
ont défini et formulé ce dogme subversif et infernal de trois personnes en Dieu.
Calvin s'y refuse. Non pas qu'il se sente en désaccord avec ces symboles, encore
qu'il se montre sévère pour celui de Nicée-Constantinople. Il parle de
bavardages inutiles, de charabia, et écrit que ce symbole est «un poème fait
pour être chanté plus qu'une formule de confession» (autrement dit qu'il peut
avoir un usage liturgique, relever de la première catégorie de confession de
foi, mais pas de la seconde, car il manque de précision et d'exactitude
théologiques). Bien que d'accord sur le fond (mais réservé sur la forme), Calvin
n'accepte pas qu'on exige qu'il donne à un texte ecclésiastique l'assentiment
que seule l'Écriture a le droit de réclamer. Il ne faut pas, écrit-il,
«introduire dans l'Église cet exemple de tyrannie: que soit tenu pour hérétique
quiconque n'aurait pas répété les formules établies par un autre». Dans la
demande de Caroli, Calvin voit donc une atteinte à l'autorité de la seule
Écriture et à la liberté chrétienne, bien qu'il soit responsable lui-même de la
mort de Michel Servet pour avoir attaqué le mystère de la Trinité Ontologique du
catholicisme qui provient de ces anciens symboles. Dans son livre, «La
Restitution Chrétienne», il est dit correctement que la trinité n'a pas de
fondement biblique. Servet conserve l'idée qu'il y a un Père, un Fils et puis le
Saint Esprit, mais il ne veut pas que ce soit des «personnes». Il estime que le
mot «personne» ne peut absolument pas convenir, notamment au Saint
Esprit, et en cela il avait parfaitement raison car «Dieu est Esprit» dit le
Seigneur Jésus (Jean 4:24) et non pas une personne. Ensuite, il pense que le
Fils est en fait le Logos, la Parole de Dieu qui s'est incarnée, mais à un
moment précis de l'histoire. Il y avait donc pour Servet un moment où le Fils
n'existait pas comme tel avant son incarnation, mais comme Dieu même, le Père
éternel. Sa position était solidement biblique sans aucun recours à la
supposition des préjugés trinitaires avec leurs conjectures aberrantes. Par
conséquent, malgré tout ce qui est dit contre lui par les trinitaires
orthodoxes, Servet acceptait strictement l'autorité de l'Écriture, en tant que
source de la foi, en dépit de ses autres écarts doctrinaux. Si Calvin avait été
donné de comprendre la vérité scripturaire de Servet au lieu de s'entêter dans
ses présomptions teintées encore de papisme, le christianisme aurait changé bout
pour bout, mais tel n'était pas le plan de Dieu pour cette époque. Il est
évident qu'il y a définitivement une contradiction entre la pensée de Calvin et
sa manière d'agir, mais il ne veut pas se lier aux textes de la tradition, même
quand ils exposent des dogmes qui lui paraissent justes. En plus, nous avons une
décision de Calvin sur ce supposé mystère de la Trinité. La voici:
«En cas que quelqu'un soit hétérodoxe, et qu'il se fasse scrupule de se
servir des mots Trinité et Personne, nous ne croyons pas que ce soit une raison
pour rejeter cet homme; nous devons le supporter sans le chasser de l'Église, et
sans l'exposer à aucune censure comme un hérétique.» Que les églises
modernes sont loin de sa pensée, elles ne sont toutefois pas loin de ses
agissements, elles se sont fourvoyées dans le labyrinthe de leur
intellectualisme pour en venir à imposer avec véhémence ces anciennes formules
spéculatives et hérésiarques, et condamnent sans hésitation et avec véhémence
tous les chrétiens qui s'y opposeraient. Il s'agit clairement d'une hérésie
criante, car il n'y a absolument aucun passage dans toute la Bible, pas même un
seul qui mentionne spécifiquement l'existence de trois «personnes» en Dieu, ou
que cette notion irrationnelle et aberrante serait nécessaire au salut (nous
mettons l'emphase sur le mot:
personne). Pas un seul mot en est dit dans tout le Texte Sacré. Puisque
le Saint-Esprit en a soufflé aucune notion, les malsains d'esprit sont donc
responsables de l'avoir introduit et animé au sein du christianisme avec des
conjectures sophistiquées qui font dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas.
Voici en quelques mots
l'échappatoire populaire des trinitaires pour justifier leurs aberrations sur le
sujet de la Trinité par un pasteur réformé reconnu du nom de Vincent Bru: «La
première chose que l'on peut dire au sujet de la Trinité, c'est que le mot
«Trinité» ne se trouve pas dans la Bible. Il s'agit d'un terme extrabiblique,
qui entend rendre compte d'une réalité qui, elle, se trouve bel et bien présente
dans la Bible, celle du Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit, un seul
Dieu en trois Personnes distinctes. Le mot «Trinité» est un mot qui, pour n'être
pas biblique, entend rendre compte le mieux possible de l'enseignement de
l'Écriture concernant Dieu et la relation qui existe entre le Père, le Fils et
le Saint-Esprit. Nous touchons là un point important, à savoir qu'il vaut mieux
garder la vérité de l'Écriture que les mots de l'Écriture.»
Maintenant passons à
l'analyse cette affirmation éloquente et grandiose qui sert à lancer du sable
dans les yeux des gens, pour les empêcher de voir la vérité. Vrai que le mot
«Trinité» n'est pas dans la Bible et qu'il s'agit d'un terme extrabiblique. Cela
devrait être assez pour alerter tous les étudiants sérieux de la Parole de Dieu.
Mais poursuivons notre petite analyse. Ce que ce pasteur ne dit pas est beaucoup
plus dangereux car le mot «Trinité» est un terme issu du paganisme et du
platonisme pour expliquer le faux dieu trinitaire des anciennes religions à
mystères, et il ne s'agit pas d'une imitation de Satan de la vraie Trinité,
comme on les entend souvent dire, car la Trinité du concile de Nicée et
Constantinople est elle-même la contrefaçon satanique sous déguisement chrétien.
Elle a été élaborée à partir de spéculations raffinées par les prétendus «pères
de l'Église» sur la base philosophique et discursive des anciens mystères à
propos de l'existence de Dieu, et adaptée à la révélation biblique pour
satisfaire la soif de pouvoir et de domination mondiale des empereurs romains et
des papes qui suivirent. Que le terme «Trinité rende compte d'une réalité qui se
trouve bel et bien dans la Bible pour expliquer un seul Dieu en trois personnes
distinctes», est complètement faux et anti-biblique voir même anti-chrétien.
Comme nous l'avons déjà mentionné, il n'y a absolument aucun passage dans toute
la Bible qui dit explicitement qu'il y a trois personnes ou subsistances
distinctes en Dieu, c'est une pure invention mensongère pour aveugler les
crédules, afin de dominer sur leur foi et leur conscience. Aucun des passages
utilisés par les trinitaires pour appuyer leurs abominations d'un dieu en trois
personnes distinctes, ne contient le mot «personne». Il est introduit par pure
conjecture pour faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas, afin de créer des
distinctions en Dieu, notre Admirable Esprit des vivants. En d'autres mots, la
doctrine de trois personnes distinctes en Dieu est une doctrine de suppositions
et de présomptions, c'est à dire d'opinions ecclésiastiques que la Bible nomme
«des interprétations particulières» (2 Pierre 1:19-21), ce qui est fortement
interdit par la Parole de Dieu, et avec raison lorsque nous considérons tous les
dégâts et les méfaits que cela occasionne. Le dernier point que nous devons
toucher de ce pasteur de troupeaux de loups voraces, est «qu'il vaut mieux
garder la vérité de l'Écriture que les mots de l'Écriture.». Ah bon, voilà
donc une nouvelle révélation réservée aux candidats de la chambre ronde attachés
avec des camisoles de force. Nous n'avons jamais entendu un dire plus insensé
que cela, il faut vraiment avoir perdu tout contact avec la réalité pour
proposer une telle insanité. Or la vérité de l'Écriture se trouve précisément
dans les mots de l'Écriture sans lesquels elle ne pourrait être communiquée à
ceux qui sont encore sains d'esprit. Il est entièrement impossible de garder la
vérité de l'Écriture sans les mots qui la compose, on ne peut séparer l'Écriture
de sa grammaire autrement aucun de nous ne pourrait être instruits dans les
principes de la Parole de Dieu. En sommaire, les trinitaires sont non seulement
des menteurs et des déformateurs de la vérité, ils sont des imposteurs qui font
de Dieu un menteur et des Écritures un tissu de mensonges, s'attaquant ainsi à
l'autorité de la Bible tout en prétendant autrement. Il est clair et sans aucune
ambiguïté que la doctrine de la Trinité de trois personnes ou subsistances
distinctes en Dieu est la doctrine de l'Antichrist et que les trinitaires sont
marqués du sceau de la bête (Apocalypse 13:4-8,16-18).
De nos jours, il y a
donc définitivement atteinte à l'autorité des Écritures et à la liberté
chrétienne, par la tyrannie d'un christianisme apostat ou contrefait, qu'il soit
traditionnel ou évangélique. Si nous étions encore au temps de l'inquisition et
des bûchers, ceux qui refusent de reconnaître l'autorité des symboles de Nicée
et d'Athanase, serviraient de flambeaux pour éclairer la voie pernicieuse qui
mène aux portes de ces prétendues églises. On ne peut dire que la Bible est
l'autorité suprême de la foi puis après y ajouter des conjectures sophistiquées
qui lui font dire ce qu'elle ne dit pas. Cela est de l'hypocrisie et de la
manipulation textuelle, choses malsaines et diaboliques qui s'opposent à la
vérité révélée. L'autorité de la Bible est de Dieu même et demande notre
soumission, et non notre insubordination d'un esprit rebelle et indépendant qui
résiste à la volonté de Dieu, à sa perdition. On ne peut être vraiment chrétien
et refuser l'autorité des Saintes-Écritures, on ne peut être chrétien et ne pas
se soumettre à la volonté de Dieu. Si la Bible n'a pas d'autorité dans vos vies,
Christ en n'a pas non plus, son Esprit n'habite pas en vous car vous êtes
étranger à la grâce du salut.
LA
SUFFISANCE DES
SAINTES-ÉCRITURES
De faux docteurs
troublaient l'Église dans la ville de Colosses. Pour vendre leur fausse
doctrine, ils essayaient de semer le doute dans l'esprit des chrétiens et leur
faire croire qu'il leur manquait quelque chose. Ils prétendaient détenir des
vérités cachées, des trésors spirituels inaccessibles, une sorte de «plénitude»
qui n'était pas à la portée de tous ceux qui étaient en Christ. Ces enseignants
voulaient faire croire aux chrétiens qu'ils n'avaient pas encore tout ce qu'il
fallait pour leur épanouissement. Paul dit dans son Épître aux Colossiens qu'en
réalité Dieu leur avait déjà donné tout pleinement en Christ. Il leur rappela
qu'en lui «Afin que leurs cœurs soient consolés, et
liés étroitement ensemble dans la résignation, pour être enrichis d'une parfaite
intelligence, pour connaître le mystère de L'ESPRIT DES VIVANTS et Père c'est à
dire de Christ, en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la
science. Je dis ceci, afin que personne ne vous trompe par des discours
séduisants.» (Colossiens 2:2-4). Il poursuit son idée quelques versets
plus loin: «Prenez garde que personne ne vous
séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des
hommes, selon les rudiments de cette disposition mondaine, et non selon Christ.
Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement. Et vous avez
toute plénitude en lui, qui est le Chef de toute principauté et puissance.»
(Colossiens 2:8-10). Amen!
Oui, dans son amour
sacrificiel, c'est à dire dans son renoncement de Lui-même en Christ pour le
rachat de ses élus et sa sagesse parfaite Dieu, notre Admirable Esprit des
vivants, «nous a donné tout ce qui regarde la vie
et la révérence, par la connaissance de Celui qui nous a appelés à renaître en
sa gloire et son excellence» (2 Pierre 1:3). Par sa mort, sa
résurrection, et son exaltation, le Seigneur Jésus nous fait part des mérites de
son sacrifice sur la croix, et nous donne l'assurance de la vie éternelle, et le
courage de persévérer (1 Corinthiens 15). Par son pouvoir absolu sur le monde
(Éphésiens 1:20-21; 1 Corinthiens 3:21-23), il fait concourir toutes choses à
notre bien (Romains 8:28). Par son Saint-Esprit ou Sainte Présence dans notre
homme intérieur, il nous fortifie spirituellement et devient en nous les
différents fruits de sa Réflexion, tels que le renoncement ou résignation, la
joie, la paix, l'assurance, l'endurance, etc. (Éphésiens 3:16; Galatiens 5:22).
Dieu, notre Admirable Esprit des vivants, a aussi mis à notre disposition toute
la connaissance de la réalisation de sa Sainte Présence en nous, dont nous avons
besoin pour guider nos pas dans ce monde. Dans la Bible, notre Admirable Esprit
des vivants, nous donne tout ce dont nous avons besoin:
«Or, toute l'Écriture respire de L'ESPRIT DES VIVANTS, et est efficace pour
enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour exprimer l'instruction avec
droiture; afin que l'homme de L'ESPRIT DES VIVANTS soit mature, et entièrement
préparé pour toutes les réalisations gracieuses de la foi.» (2 Timothée
3:16-17). Il veille sur nous et prend soin de nous, car nous sommes ses brebis
et il est le Bon Berger.
Comme à Colosses au
premier siècle, il y a de nos jours plusieurs qui voudraient nous faire douter
de la suffisance de ce que Dieu nous a donné. Ils suggèrent que la Bible n'est
pas complète; qu'elle ne pourrait convenir à toutes les cultures et toutes les
générations; qu'elle n'est pas scientifiquement valide; qu'elle n'est pas
pratique pour la vie en notre société moderne; que nous devons absolument avoir
des pasteurs et ministres pour nous diriger, nous instruire, nous manipuler et
nous extorquer, et pour construire des bâtiments qu'ils nomment faussement des
églises; que nous devons faire des campagnes d'évangélisation pour attirer les
crédules et remplir les coffres; ou qu'elle n'est pas capable de produire la foi
ou assurance de Christ. Ils disent donc tous que nous avons besoin d'autre chose
que la Bible. Elle n'est vraiment pas suffisante pour combler leurs caprices et
leurs illusions de la vérité. Mais comme Paul le dit,
«que personne ne vous trompe par des discours séduisants», en d'autres
mots «ne soyez pas séduit par l'érudition académique de vos supposés dirigeants
spirituels, par la pédanterie et l'arrogance de vos pasteurs hypocrites».
Aucun besoin d'autres révélations pour compléter les Écritures:
Notre Admirable Esprit des
vivants a toujours su révéler ce dont son peuple Israël avait besoin de savoir
pour le servir, même s'il ne dévoilait pas tout ce qui aurait pu satisfaire à
leur curiosité. Moïse dit au peuple d'Israël: «Les
choses cachées appartiennent à L'ADMIRABLE notre ESPRIT DES VIVANTS, mais les
choses révélées sont pour nous et pour nos enfants à jamais» (Deutéronome
29:29). Dans l'ère chrétienne, aussi, l'Admirable Esprit des vivants a fait
connaître, par son engendrement prodigieux, Jésus, et ses apôtres, tout ce qui
nous est utile pour notre salut et notre formation. Paul dit aux Éphésiens:
«Car je vous ai annoncé tout le conseil de L'ESPRIT DES VIVANTS, sans en cacher
rien.» (Actes 20:27). Ce conseil de Dieu est conservé dans
«les saintes lettres, qui peuvent t'instruire pour le salut, par la foi qui est
en Jésus-Christ.» (2 Timothée 3:15).
Quand Jésus était encore
avec ses apôtres, il leurs a fait cette promesse:
«Mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera manifesté, il vous conduira dans
toute la vérité, car il ne parlera point de lui-même, mais il dira tout ce qu'il
aura entendu, et vous annoncera les choses à venir.» (Jean 16:13). Cette
promesse fut accomplie le jour de la Pentecôte lorsque Jésus revint, comme
promis, par la Réflexion de sa Sainte Présence pour habiter le cœur de ses élus.
Dirigés par la Sainte Présence de Christ en eux, les apôtres ont transmis de la
part du Seigneur Jésus toute la vérité concernant la volonté de l'Esprit des
vivants, tout ce qu'un élu doit savoir pour plaire à l'Esprit des vivants qui
habitait en eux et qui habite présentement en nous. Ils ont aussi consigné par
écrit ces révélations dont toute génération de ses élus aurait besoin. Pierre
dit, par exemple:
1
Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont eu en
partage une foi du même prix que la nôtre, dans la justice de notre ESPRIT
DES VIVANTS et Sauveur, JÉSUS LE MESSIE.
2 La grâce et la paix vous soient multipliées, dans la pleine
connaissance de Jésus, notre ESPRIT DES VIVANTS et ADMIRABLE
Jn. 17. 3; Ro. 1. 7; 1 Pi. 1. 2; Jud. 1. 2;
3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la
révérence, par la connaissance de Celui qui nous a appelés à renaître en sa
gloire et son excellence;
4 Par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses
promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine,
en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise
És. 56. 5; Jn. 1. 12; Ro. 8. 15; Ga. 3. 26;
5 Ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi l'efficacité,
et à l'efficacité la connaissance;
6 Et à la connaissance la modération; et à la modération la résistance;
et à la résistance la bienséance;
7 Et à la bienséance la générosité fraternelle; et à la générosité
fraternelle la résignation.
8 Car si ces choses sont en vous, et y abondent, elles ne vous laisseront
ni inactifs, ni improductifs dans la connaissance de notre ADMIRABLE
Jésus-Christ Tit. 3. 14;
9 Mais celui en qui ces choses ne se trouvent point, est aveugle, sa
perception est superficielle, et il a oublié la purification de ses anciens
péchés És. 59. 10; So. 1. 17;
10 C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre
appel à renaître et votre élection au salut; car en faisant cela, vous ne
broncherez jamais;
11 Et ainsi l'entrée dans le royaume éternel de notre ADMIRABLE et
Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée.
12 C'est pourquoi, je ne négligerai pas de vous rappeler sans cesse ces
choses, quoique vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité
présente.
13 Et je crois qu'il est juste, aussi longtemps que je suis dans cette
tente, de vous réveiller par mes avertissements 2
Pi. 3. 1;
14 Sachant que je quitterai bientôt cette tente, comme notre ADMIRABLE
Jésus-Christ me l'a fait connaître Jn. 21. 18-19; 2
Ti. 4. 6;
15 Mais j'aurai soin qu'après mon départ vous puissiez toujours vous
souvenir de ces choses.
16 Car ce n'est point en suivant des imaginations conçues avec subtilité,
que nous vous avons fait connaître la puissance même de l'apparition de notre
ADMIRABLE Jésus-Christ; mais c'est après avoir vu de nos propres yeux sa majesté
Mt. 17. 1; Jn. 1. 14; 1 Co. 1. 17; 1 Co. 2. 1; 1 Co. 2. 4; 1 Co. 4. 20; 1 Jn. 1.
1;
17 Car il a reçu en tant que ESPRIT DES VIVANTS et Père, honneur et
gloire, lorsque cette voix lui a été adressée dans sa gloire suprême: Celui-ci
est mon Fils très-résigné, en qui j'ai mis toute ma satisfaction
Mt. 3. 17; Mt. 17. 5; Mc. 1. 11; Mc. 9. 7; Lu. 3. 22; Lu. 9. 35; Col. 1. 13;
18 Et nous avons entendu cette voix venue de la divinité suprême, lorsque
nous avons été avec lui sur la sainte montagne.
19 Nous avons aussi une parole de prophétie qui est assurée davantage, et
à laquelle vous faites bien de vous attacher, comme à une lampe qui brille dans
un lieu sombre, jusqu'à ce que le jour resplendît et que l'étoile du matin
surgisse de vos cœurs 2 Co. 4. 6; Ap. 22. 16;.
― (2 Pierre 1:1-19)
Les écrits des apôtres ne
sont pas de simples paroles d'hommes, mais de la Sainte Présence de Christ qui
habite en ses élus véritables. Paul dit sans ambiguïté:
«Si quelqu'un croit être interprète, ou spirituel, qu'il reconnaisse que les
choses que je vous écris sont des principes de L'ADMIRABLE.» (1
Corinthiens 14:37). Puisque les Écritures suffisent, Paul exhorte les
Corinthiens «à ne pas penser que certains hommes
sont au-dessus de ce qui est écrit» (1 Corinthiens 4:6). Cet enseignement
est encore plus nécessaire de nos jours, car plusieurs s'imaginent qu'ils sont
«au-dessus de ce qui est écrit» et tordent le sens des Écritures avec des
interprétations particulières (2 Pierre 1:20) à leurs dénominations. Ils doivent
au contraire demeurer strictement dans la Parole de Christ sans en abuser et
sans la déformer. Comme Jésus lui-même dit en Jean 8:31-32:
«Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes véritablement mes disciples. Et vous
connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.» L'apôtre Jean
reprend la même expression en 2 Jean 9: «Quiconque
est transgresseur et ne demeure pas dans la doctrine de Christ, n'a point
L'ESPRIT DES VIVANTS. Celui qui demeure dans la doctrine de Christ, celui-là a
aussi le Père, à savoir le Fils.» Compte tenu des mots, «demeurer dans la
Parole» impliquent par nécessité «demeurer dans la doctrine ou enseignement que
Christ nous donne à travers elle» par sa Sainte Présence qui nous habite. Cette
notion rudimentaire porte surtout l'idée de ne pas emprunter sa propre voie, au
lieu de rester dans les limites de l'enseignement autorisé par Dieu,
c'est-à-dire de la révélation que nous avons dans l'Écriture. En d'autres mots
il nous faut délaisser nos opinions, nos préjugés, notre manière de penser, nos
interprétations particulières, notre indépendance, et nous soumettre à la
révélation écrite sans rien y ajouter ou retrancher si nous voulons vraiment
comprendre le message qui nous est donné. L'apôtre Jean lui-même nous transmet
ce message glorieux en nous disant:
1 Ce
qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons
vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, et que nos mains ont touché,
concernant la Parole de vie Lu. 24. 39; Jn. 1.
1; Jn. 1. 14; Jn. 20. 27; 2 Pi. 1. 16;
2 Car la vie a été manifestée, et nous l'avons vu, et nous en rendons
témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était l'expression du
Père même, manifestée à nous.
3 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous
ayez communion avec nous. Or, notre communion est envers le Père, à savoir JÉSUS
LE MESSIE, le Fils lui-même.
4 Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit complète.
5 Alors, ceci est le message que nous avons entendu de lui, et que nous
vous annonçons, c'est que L'ESPRIT DES VIVANTS est lumière, et qu'en lui il n'y
a point de ténèbres Jn. 1. 9; Jn. 8. 12; Jn. 9. 5;
Jn. 12. 35-36;.
― (1 Jean 1:1-5)
Voilà pourquoi dans
l'Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament nous trouvons de nombreux
avertissements de ne pas ajouter à la Parole de Dieu:
«Vous n'ajouterez rien à la Parole que je vous prescris, et vous n'en diminuerez
rien; afin d'observer les commandements de L'ADMIRABLE, votre ESPRIT DES
VIVANTS, que je vous prescris.» (Deutéronome 4:2).
Remarquez qu'il est assez
clair que l'on peut être coupable d'avoir « ajouté » à la Parole par la manière
de l'observer. Qu'on ajoute des mots au texte ou pas, on ajoute à la Parole
quand on introduit dans le christianisme des enseignements, des pratiques, des
rituels, des devoirs, des exceptions, des opinions, des interprétations qui ne
sont pas strictement et clairement mentionnés, et qui ne sont pas soutenus sans
introduire des termes qui en modifient le sens. Donnons par exemple la doctrine
de la trinité qui dit qu'il y a trois personnes en Dieu. Ses défenseurs ajoutent
le mot «personne» qui ne se trouve nulle part dans les passages qu'ils
utilisent pour établir cette notion erronée comme un dogme obligatoire à tous,
sans lequel aucun ne peut être considéré comme étant chrétien. Plusieurs autres
fausses doctrines sont élaborées sur le même principe, et les gens mordent à
l'hameçon, sans ne se soucier ni vérifier si vraiment ces notions sont soutenus
par les Saintes-Écritures dans les textes originaux Hébreu et Grec, et dans
leurs traductions retrouvées dans maintes versions qui souvent sont elles-mêmes
tendancieuses, la Bible dénaturée de Segond étant la plus reconnue. Pour ces
gens il est évident que la révélation des Saintes-Écritures n'est pas
suffisante, puisqu'ils se voient obligés d'en tordre le sens pour supporter
leurs fausses doctrines insidieuses, qui ne sont que des contrefaçons élaborées
pour séduire les crédules et les ignorants.
La Bible, telle que Dieu
l'a donnée, répond à tous nos besoins spirituels. Il ne faut donc pas modifier
son enseignement de quelque manière que ce soit. Mais cela ne signifie
aucunement que nous ne devons pas vérifier le sens des mots dans les
traductions, afin de s'assurer que les termes utilisés sont fidèles aux
originaux, et d'apporter des corrections si nécessaire. Il ne faut pas oublier
que les traductions de la Bible sont faites par des hommes, qui la majorité du
temps, sont des faux chrétiens ou des athées:
«Néanmoins frères, je vous déclare le message de la grâce que je vous ai
annoncé, et que vous avez reçu, et dans lequel vous êtes établi, et par lequel
vous êtes sauvés, pour que vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé;
autrement, vous auriez cru en vain.» (1 Corinthiens 15:1-2). En d'autres
mots, la foi sans fidélité aux originaux est complètement vaine et sans valeur
salutaire, elle n'est que présomption fondée sur des apparences:
«Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un message de la
grâce différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit maudit! Comme
nous l'avons déjà dit, je le dis encore maintenant: Si quelqu'un vous annonce un
message de la grâce différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit damné
éternellement!» (Galatiens 1:8-9).
Dans nos temps modernes,
Dieu, notre Admirable Esprit des vivants, n'enverra pas de message, ni par un
ange ni par un prophète ou soi-disant apôtre, qui soit différent de celui qui
est conservé dans l'Écriture. Comme Jude le dit:
«il était nécessaire pour moi de vous informer et vous encourager à vous
affirmer avec ferveur pour la foi réelle qui a été accordée irrévocablement aux
saints.» (Jude 1:3). Évidemment, puisque tel est le cas, Dieu doit
veiller sur sa Parole qui est la source de la foi. C'est exactement ce qu'il a
promis de faire, car elle doit être préservée afin de remplir son rôle dans le
salut des élus: «Je veille sur ma parole, pour
l'exécuter.» (Jérémie 1:12); «Étant
régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible,
par la Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS, qui vit et qui demeure éternellement. Car
toute chair est comme l'herbe, et toute la gloire de l'homme comme la fleur de
l'herbe; l'herbe sèche, et sa fleur tombe; Mais la Parole de L'ADMIRABLE demeure
éternellement; et c'est par cette Parole que le message de la grâce vous a été
annoncée.» (1 Pierre 1:23-25); «Le ciel et
la terre passeront; mais mes paroles ne passeront point.» (Marc 13:31).
Quand on considère tous
les efforts par des hommes puissants au cours de l'histoire, pour détruire
toutes les copies de l'Écriture, quand on pense à tous les ouvrages des siècles
passés dont pas un seul exemplaire n'existe de nos jours, il serait difficile de
croire que la Bible ait survécu sans l'intervention de Dieu. Il veille
réellement sur ce livre.
Dieu n'a aucun besoin de
donner de nouvelles révélations extra-bibliques aux hommes aujourd'hui, car il a
déjà révélé tout ce dont nous avons besoin; cette révélation a été conservée
dans les Écritures; les Écritures ont été préservées à travers les siècles
jusqu'à nos temps. Toutefois les hommes ne peuvent la comprendre, car la
révélation des Saintes-Écritures, par rapport à la vérité, est donnée seulement
aux élus véritables par la Sainte Présence de Christ qui les habite. Cette
notion essentielle de la foi réelle, n'est pas connue par le christianisme
contrefait moderne qui la rejette. La lumière de la vérité ne peut pénétrer dans
les cœurs enténébrés des réprouvés.
Aucun besoin de traditions humaines pour compléter les Écritures:
Bien que Dieu, notre
Admirable Esprit des vivants, ait donné toutes les instructions dont nous avons
besoin dans la Sainte Bible, les hommes ont toujours eut une tendance à chercher
ailleurs. Ils semblent se considérer comme obligés de se conformer, par exemple,
aux traditions reçues de leurs parents ou de leurs prédécesseurs, plus qu'aux
Écritures. Jésus accusait les Juifs de son temps d'avoir élevé au-dessus de la
Parole de Dieu leurs traditions, qu'il qualifiait de «commandements d'hommes»:
3 Car
les pharisiens et tous les Judéens ne mangent point sans se laver les mains
soigneusement, gardant en cela la tradition des anciens;
Hé. 9. 10;
4 Et lorsqu'ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non
plus sans s'être désinfectés rituellement (baptisés). Il y a aussi beaucoup
d'autres choses qu'ils ont reçues pour les observer, comme de désinfecter
rituellement (baptiser) les coupes, les pots, les vaisseaux d'airain et les
canapés.
5 Là-dessus les pharisiens et les scribes lui demandèrent: D'où vient que
tes disciples ne suivent pas la tradition des anciens, et qu'ils prennent leur
repas sans se laver les mains?
6 Il leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet,
quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres; mais leur cœur est bien éloigné
de moi. És. 29. 13; Éz. 33. 31;
7 Mais c'est en vain qu'ils m'honorent, enseignant des doctrines qui sont
des commandements d'hommes. Mt. 15. 9; Col. 2. 18;
Col. 2. 20; Tit. 1. 14;
8 Car, en abandonnant le commandement de L'ESPRIT DES VIVANTS, vous
observez la tradition des hommes, désinfectant (baptisant) les pots et les
coupes, et faisant beaucoup d'autres choses semblables.
9 Il leur dit aussi: Vous rejetez fort bien le commandement de L'ESPRIT
DES VIVANTS, pour garder votre tradition;
― (Marc 7:6-9)
Si, au lieu de se référer
aux Écritures pour justifier une croyance ou une pratique, on parle du fait
qu'on a toujours cru ou fait de cette façon, c'est qu'il s'agit d'une tradition.
Même si la pratique n'est pas contraire à l'enseignement de la Bible, on n'a pas
le droit de l'imposer aux hommes, et l'on aurait tort de permettre à cette
coutume d'empêcher l'obéissance à ce que Dieu a réellement commandé dans sa
Parole. Le monde dit chrétien est rempli de pratiques transmises d'une
génération à l'autre, mais qui ne sont autorisées nulle part dans le Nouveau
Testament:
Le
baptême par immersion et les cérémonies de témoignages pour impressionner
les gens avec des anecdotes hautement émotives.
L'emploi d'instruments de musique, de bougies, d'encens, d'images et de
danse dans les cultes.
Les
fêtes païennes telles que Pâques, Noël, Toussaint, Assomption, Saint-Jean,
ou encore les anniversaires de naissances et de mariage, etc., qu'on peut
observer en tant que rassemblement de famille pour partager la joie de se
rencontrer, sans attribuer à ces fêtes une valeur chrétienne ou biblique. En
générale, ces fêtes, surtout Noël, sont plutôt commerciales et non plus
l'importance qu'on leur attribuait autrefois dans les anciens temps. On ne
peut condamner les gens pour les observer, mais on peut les utiliser pour
transmettre le message de la grâce, si le Seigneur nous ouvre la porte, sans
les obliger à plier le genou à nos convictions. Des temps de jouissance ne
sont pas interdit dans les Saintes-Écritures mais il ne faut pas en abuser,
comme c'est souvent le cas de nos jours.
Les
hiérarchies ecclésiastiques, les sièges et organisations nationales,
régionales ou internationales, les Synodes, etc..
Construire ce qu'on nomme des supposées églises.
Le
célibat, les ordres monastiques; les ordinations de pasteurs, de ministres,
ou de prêtres; les sacrements ou ordonnances; le chapelet; les statues; les
images saintes; les cérémonies; les pèlerinages; etc..
Les
noms révérencieux protestant, évangélique, catholique, etc.
Au lieu de fournir quelque
chose d'utile qui manquerait à la Bible, les traditions humaines éloignent les
hommes de ce que Dieu demande réellement. Le problème n'est pas que la Bible
n'adresse pas tous les besoins des hommes individuels ou tous les besoins des
chrétiens; notre problème, c'est que nous n'étudions pas suffisamment et ne
connaissons pas suffisamment la Bible pour profiter pleinement de sa lumière.
Les gens préfèrent se faire dire quoi croire et quoi faire plutôt que de sonder
les Écritures, sous la direction de l'Esprit de Christ, pour en obtenir la
révélation. Serait-ce qu'ils n'ont pas l'Esprit pour en rechercher la
profondeur? Tout semble indiquer que c'est généralement le cas.
Aucun besoin de miracles pour compléter les Écritures:
Encore une autre manière
de traiter les Écritures comme insuffisantes, c'est de prétendre qu'il faut des
miracles modernes pour que les hommes soient amenés à la conversion. On se dit
que sans plénitude de puissance, sans baptême mystique, sans guérisons
miraculeuses qui ne peuvent même guérir la grippe commune ou soulager un mal de
dent, sans prophéties inconséquentes et extravagantes, sans jouer avec des
serpents venimeux ou sans boire du poison, sans parler le charabia insensé et
incohérent des langues spirites surnaturelles, sans prodiges impressionnants
comme marcher sur les eaux ou voltiger dans les airs comme un moineau, sans
faire le bouffon en tentant de ressusciter un mort, sans chasser des démons
fictifs de leurs délires névralgiques, sans grimper les murs et marcher au
plafond, la plupart des gens n'accepteront jamais le message de la grâce. Ils
refusent de réaliser que la puissance du message de la grâce repose en Christ
seul, et est réservé strictement aux élus véritables, et que c'est Christ qui en
détermine la cause et l'effet, le temps et le moyen de rejoindre ses élus avec
le message de sa grâce souveraine, et qu'ils n'y sont pour rien dans cette
affaire. On ne le dira jamais assez souvent, le choix du salut appartient à Dieu
seul et non aux hommes.
La Bible elle-même, par
contre, insiste beaucoup sur la puissance de la Parole de Dieu pour produire la
foi ou assurance de Christ, pour transformer des vies, pour sauver les élus
d'entre les hommes perdus:
6 Mais
la justice qui vient de la foi parle ainsi: Ne dis point en ton cœur: Qui
s'élèvera vers le Très-Haut? (C'est amener
Christ à la dégradation de sa divinité: De 30. 12;)
7 Ou, qui s'abaissera dans la profondeur de la séparation? C'est relever
Christ une autre fois d'entre les morts.
8 Mais que dit-elle donc? La déclaration est auprès de toi, dans ta
bouche et dans ton cœur. Voilà la déclaration de la foi que nous proclamons.
9 Alors celui qui confesses de la bouche que JÉSUS EST L'ADMIRABLE, et
qui croit dans son cœur que comme L'ESPRIT DES VIVANTS il a ressuscité des
morts, il sera sauvé.
10 Car du cœur, une personne croit pour déclarer la justice déjà obtenue,
et en le confessant de la bouche elle professe le salut déjà reçu.
11 Car l'Écriture dit: Quiconque croit en lui, n'aura point de honte.
És. 28. 16; Ro. 9. 33;
12 Car il n'y a point de distinction entre le Judéen et le Grec, parce
que tous ont un même ADMIRABLE, qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent.
Ac. 15. 9; Ro. 3. 22;
13 Car celui qui invoquera le nom de L'ADMIRABLE, sera sauvé.
Joë. 2. 32; Ac. 2. 21;
14 Comment donc invoqueront-ils celui auquel ils n'ont point cru? Et
comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en
entendront-ils parler, s'il n'y a pas quelqu'un qui le proclame?
15 Et comment le proclamera-t-on, si l'on n'est pas apôtre? selon ce qui
est écrit: Qu'ils sont précieux les pieds de ceux qui annoncent le message de la
grâce de la paix, de ceux qui amènent cette joie gracieuse et salutaire!
És. 52. 7; Na. 1. 15;
16 Mais tous n'ont pas été soumis au message de la grâce; car Ésaïe dit:
ADMIRABLE, qui a cru à notre proclamation? És. 53. 1; Jn. 12. 38;
17 La certitude vient donc de ce qu'on entend; et de ce qu'on rapporte de
la déclaration de L'ESPRIT DES VIVANTS.
18 Mais je demande, ne l'ont-ils point entendue? Au contraire, leur voix
est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu'aux extrémités de cette
disposition. Ps. 19. 4;.
― (Romains 10:6-18).
Dans Jean 20:30-31:
«Jésus fit encore en présence de ses disciples plusieurs autres miracles, qui ne
sont pas écrits dans ce livre. Et ces choses ont été écrites, afin que vous
croyiez que Jésus est le Messie, le Fils, L'ESPRIT DES VIVANTS unique, et qu'en
croyant vous ayez la vie par son nom.»
Dans Romains 1:16, il est
dit: «Car je n'ai point honte du message de la
grâce de Christ, car c'est la puissance de L'ESPRIT DES VIVANTS, pour le salut
de chacun qui a cette certitude, du Judéen d'abord, du Grec ensuite.»
Puis en Hébreux 4:12, nous
voyons: «Car la Parole de L'ESPRIT DES VIVANTS est
vivante, et efficace, et plus aiguisée qu'aucune épée à deux tranchants, perçant
jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles, et
jugeant les pensées et les intentions du cœur.»
Il est vrai que la Sainte
Présence de Christ convainc les élus d'entre les hommes en ce qui concerne le
péché, la justice et le jugement, comme Jésus l'a dit en Jean 16:8-11, mais la
Sainte Présence de Christ le fait au moyen des Écritures qu'il a inspirées (2
Timothée 3:14-16). Ceux qui insistent sur la nécessité de révélations modernes,
comme dans le christianisme contrefait ou ecclésiastique, déprécient toujours la
Bible, comme c'est toujours le cas avec les sectes évangéliques. Ils pensent que
la Bible est insuffisante et s'imaginent plus intelligent que les auteurs
sacrés. Ils se permettent donc d'interpréter son texte à leurs façons pour
plaire à leurs caprices, et supporter leurs fausses doctrines qui rongent leurs
esprits, car ils n'ont pas la paix de Christ en eux. L'agitation constante dans
leur esprit les pousse inévitablement à la confrontation et des conflits de tous
genres, car ils refusent d'accepter qu'une autre personne, en qui la Sainte de
Christ demeure et qui s'oppose à eux, puisse avoir raison. Ils vont donc tout
faire pour discréditer leurs contradicteurs, allant de la médisance à la
diffamation, l'intimidation, et même la violence, jusqu'à la destruction de
familles qui finissent par le divorce, car ils craignent d'être exposés pour ce
qu'ils sont vraiment: des réprouvés et pseudo-chrétiens, des enfants du diable
déguisés en chrétiens. Tel est le supposé amour de Dieu, de sa Parole, et des
frères chez les évangéliques, nids de vermines insalubres, particulièrement chez
les baptistes et les charismatiques qui déforment la vérité à leur guise.
Comme Paul a exhorté les
Colossiens, que personne ne vous trompe. Dieu vous a vraiment donné tout ce qui
contribue à la vie et à la piété. Son Esprit ou Réflexion a conduit les apôtres
dans toute la vérité, et cette vérité est à notre portée, dans les pages de la
Sainte Bible et par la Sainte Présence de Christ en nous qui nous éclaire, nous
dirige et nous instruit dans son contenu. Nous n'avons pas besoin d'autre
révélation pour nous guider, et les traditions des hommes n'ont rien à ajouter à
la sagesse de Dieu contenue dans sa Parole. Cette Parole n'a pas besoin d'être
complétée par des prétendus miracles, étant confirmée depuis deux mille ans et
déjà capable de produire la foi dans des cœurs honnêtes qui ont reçus l'appel
irrésistible de la grâce souveraine. Or notre Admirable Esprit des vivants et
Sauveur, le Seigneur Jésus, déclare: «celui qui
entre par la porte est le Berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis
entendent sa voix; il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les mène
dehors. Et quand il a mené dehors ses propres brebis, il marche devant elles, et
les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix... JE SUIS le Bon
Berger, et je connais mes brebis, et je suis connu d'elles.» (Jean
10:2-4;14).
LA PAROLE
DE DIEU
MÉPRISÉE
ET RIDICULISÉE
Or depuis environs une
cinquantaine d'années, les malaises dont souffrent les églises protestantes se
sont multipliés grandement, l'infection s'est mise dans la plaie et la contagion
s'est répandue à un niveau alarmant. Une des colonnes qui soutient la réforme
protestante a été ébranlée. Il y a cinq colonnes qui supportent l'édifice du
protestantisme, lesquelles sont appelées Sola Scriptura (les Écritures
seule: la Bible est l'autorité suprême), Sola Fide (la foi seule: le
salut par la foi et non par les œuvres ou choix personnel), Sola Gratia
(la grâce seule est l'origine du salut), Soli Deo Gloria (la gloire à
Dieu seul, car notre salut dépend entièrement de Dieu seul sans aucun choix ni
mérites, ni contributions de la part de l'homme. Sola Christo Salvator
(Christ seul est Sauveur et notre rédempteur). Le choix est à l'Esprit des
vivants seul, et il a déterminé d'avance de toute éternité, le salut de ses élus
pour manifester sa gloire, et la perdition des exclus pour manifester sa justice
(Romains 9:16-23). Tous ces fondements ont été attaqués et nous ne connaissons
pas une seule église en nos temps modernes qui soit véritablement fondés sur
eux. C'est pourquoi nous sommes entrés dans l'apostasie finale qui précède la
Parousie ou apparition finale de Christ en ce monde de ténèbres, que nous
nommons l'Émergence de Christ de ses élus (1 Thessaloniciens 4: 8-12). Notre but
est de dénoncer l'attaque perpétrée par l'esprit ou raisonnement contradicteur
contre la première colonne: Sola Scriptura. L'ennemi a deux façons
d'ébranler cette colonne: soit en quittant à la Bible son autorité, soit en lui
quittant son authenticité.
La méthode classique de
l'antagoniste durant les cent dernières années a été d'utiliser des
scientifiques athées qui en sont la majorité. Ces fils des ténèbres de la nature
humaine déchue, qui forment une espèce de clergé dans ses rangs, attaquent
l'autorité de la Bible par la défiance du choix de la foi issu d'un
libre-arbitre illusoire, les fictions de l'astronomie, les fables de l'évolution
biologique, la critique textuelle sur les anciens manuscrits de la Bible, et les
découvertes archéologiques de copies de la Bible plus anciennes que celles
qu'ont utilisées les réformateurs du XVIe siècle, lesquels utilisèrent le Texte
Massorétique Hébreu dans l'Ancien Testament et le Texte-Reçu Grec dans le
Nouveau Testament (voir:
La Bible authentique quelle version?).
Pour réfuter la théorie
de l'évolution avec des arguments scientifiques, il vaut mieux avoir de bonnes
bases dans les domaines de la science matérielle; bases que la grande majorité
du peuple commun ne possède pas. Cependant tous les scientifiques ne sont pas
des hommes de cavernes, des athées ou théiste évolutionnistes, et les
scientifiques créationnistes avec des prix Nobel en science ne manquent pas. Il
est assez déroutant de se rendre compte que la majorité des français ignore que
Louis Pasteur était créationniste et que son invention de la pasteurisation
avait pour but de détruire la théorie évolutionniste de la génération spontanée,
et non pas la vente de lait sous différents formats. Depuis, il en advient que
le lait de vaches est considéré dangereux pour la santé par les scientifiques
évolutionnistes, et interdit pour la vente: voir: Jacques Nesbitt ― Création et
évolution. Il en est de même avec le lait pur de la Parole de Dieu: «Désirez
avec ardeur, comme des enfants nouvellement nés, le lait authentique de la
Parole non-polluée, afin que vous croissiez par son moyen. Puisque vous avez
goûté que L’ADMIRABLE est gracieux» (1 Pierre 2: 2; Bible Machaira 2020). En
vous approchant de lui; qui est la Pierre Vivante rejetée des hommes, mais
choisie de L’ESPRIT DES VIVANTS, et précieuse; Qui est résigné à Dieu (L'Esprit
des vivants) défend sa Parole, car comme disait Luther: «La Parole de Dieu
c'est Dieu». Le livre de Genèse est la Parole de Dieu, et la théorie de
l'évolution, ridiculise ce livre et le réduit à des contes mythiques d'origine
égyptienne et babylonienne, comme l'Épopée de Gilgamesh. L'homme descend de Dieu
et non du singe qui descend de l'arbre, ni d'un insecte intelligent qui descend
de parmi les étoiles. De plus si le début de la Bible est un ramassis de mythes
antiques, il s'ensuit que la fin ne peut être qu'un récit de mythes allégorique.
Jésus-Christ lui-même devient, dans ces conditions, un menteur ou un ignorant
lorsqu'il parle de Noé (Luc 17:26), de même que Pierre quand il dit que huit
personnes survécurent au déluge (1 Pierre 3:20). Rajoutons aussi que cette
théorie contradictoire de l'évolution détruit l'existence du péché originel et
le besoin d'un Sauveur. En fait, les évolutionnistes ont leur propre sauveur, un
singe, un babouin pouilleux qui a évolué en poli-ti-chien menteur et hypocrite.
Il en advient qu'ils ont aussi un autre dieu, une sangsue glissante et
répugnante qui a évolué en banquier escroc et rapace. Ils ont même érigé une
immense statue de la bête de la mer dans Apocalypse 13: 1-10 qui se rapporte à
la dominstion mondiale de la papauté, devant le siège de l'ONU dans la ville de
New York, et qu'ils nomment par le subterfuge d'une duplicité infernale ― Le
gardien de la paix et de la sécurité internationale.

Une bête féroce appelée
le « Gardien de la paix et de la sécurité internationales » a été installée sur
la place des visiteurs des Nations Unies
(Crédit: Guy Boulianne, auteur, éditeur et journaliste indépendant).
Nous voyons ainsi que
l'apôtre Jean, auteur de l'Apocalypse, eut une vision surnaturelle de nos temps
modernes, dans laquelle le singe humain s'érige comme Dieu pour dominer sur la
race des hommes, dans une tentative futile d'exterminer les élus, mais il ne
peut que temporairement les accabler en contrôlant les aspects de la vie en
société. La pandémie chimérique du coronavirus et son vaccin de l'enfer, sont
les moyens qu'ils utilisent pour atteindre leur but infernal. Nous sommes
assurés que l'Antichrist de Rome se réjouit grandement avec ses agents secrets,
les Jésuites, de la réussite de leurs machinations machiavéliques. Sa majesté
satanique sur le Chien-Siège du Vaticanin a enfin obtenu le pouvoir qu'il
désirait, avec l'aide de la bête de la terre, la nation d'Israël moderne dont le
nombre est 666. Tout indique qu'il se produira un évènement historique hors de
l'ordinaire, le sixième jour du sixième mois de l'an 2022, car le tout donne
666, le numéro de l'homme qui a évolué en babouin écervelé et affolé, et qui est
aussi le nom Israël qui fut donné à Jacob qui est déshonnoré par l'Israël
moderne ou Nouvelle Khazarie, le peuple de Satan. Mais leur domination de tyrans
n'est que pour un court temps, car ils seront tous détruits bientôt par un feu
du ciel venant de Dieu (Apocalypse 20: 9-10). Cela est l'évolution réelle de la
révélation de l'Esprit des vivants, dans l'histoire de l'humanité déchue et
corrompue, en rébellion contre Dieu. Aucun n'échappera à sa volonté souveraine
et absolue, et l'homme n'est qu'une créature minable devant sa Majesté et sa
Toute-puissance.
La Bible dit que par un
homme (la race adamique initiale) entra le péché, et par le péché la mort, et
que la mort passa à tous les hommes car tous ont péché. La Bible est claire
là-dessus: par Adam, la première humanité, entre le péché et la mort et cela se
communique à tous les hommes. Mais par Jésus-Christ appelé aussi le deuxième ou
dernier Adam vient la justification et la vie éternelle, qui se communique à
tous les élus seuls. S'il y a évolution d'espèces; il n'y a pas de chute en
Éden, puisque l'homme émerge peu à peu de l'état animal et arrive à l'état
humain. Or la Bible soutient que l'homme a chuté, qu'il a perdu son état
originel et qu'il est devenu bestial après le péché, (même si avant d'être
bestial il fut d'abord homicide et polygame). Si la théorie de l'évolution est
vraie l'hindouisme et le bouddhisme sont nettement plus près de la vérité avec
leur théorie de la réincarnation que le Christianisme. Accepter l'évolutionnisme
est une apostasie flagrante et une abomination infernale. L'expiation du péché
par Jésus-Christ n'est pas une expiation morale imaginaire ou fiction
théologique comme le prétendait Abélard au XIe siècle; l'expiation est réelle,
c'est une substitution légale où Jésus notre représentant assume toutes les
conséquences de nos transgressions de la loi morale du décalogue, c'est à dire
nos péchés; et par cela nous rend non seulement innocents mais aussi justes
devant l'Esprit des vivants. Nous sommes tous inclus dans la personne d'Adam,
car il fut le père de toute l'humanité, et il nous engendra dans le péché et
nous le communiqua comme un gène dans notre ADN ou code génétique. Par contre
seuls les élus sont inclus dans le second Adam: Jésus-Christ. Si Adam ne fut pas
une personne réelle, une race initiale qui existait comme un seul homme; le
péché originel n'a pas été transmis de génération en génération, et alors la
doctrine d'Augustin, de Luther, et de Calvin, est une hérésie, et l'hérésie de
Pélage, d'Abélard, et d'Arminius est orthodoxe, c'est à dire véritable.
Spécifions que nous ne souscrivons pas à l'orthodoxie ecclésiastique avec ses
Crédos et ses Symboles Œcuméniques, mais à la Bible seule. Or l'Écriture dit
dans 1 Corinthiens 15:22: «et comme tous meurent en
Adam, de même aussi tous revivront en Christ», pour former une nouvelle
humanité. Un des cinq points du calvinisme est la dépravation totale de l'homme
due au péché originel, et le péché originel a été commis par l'homme originel.
S'il y a évolution, il n'y a pas d'homme originel, sinon une soupe nébuleuse
originelle, et donc pas de péché originel. En conséquence l'évangile ou message
de la grâce de Dieu, serait une absurdité totale. En effet, sous cet angle
diabolique, Christ ne serait qu'une sorte d'accélérateur de l'évolution, un
ingrédient, un condiment à la soupe originale! Au diable l'évolution, et
rappelez-vous chers lecteurs que Darwin sur son lit de mort l'a désavouée!
Il y a une vingtaine
d'années, dans le Sud-Ouest de la France, le pasteur d'une église protestante
traditionnelle appelée: «L'Église Reformée de France», prêchait l'évolutionnisme
dans un de ses sermons. Néanmoins le pasteur à l'occasion, comme tous bons
protestants, attaquait Rome et la papauté. Plusieurs années plus tard les gens
de cette fausse église étaient non seulement devenus œcuméniques, mais ils
avaient aussi abandonné le dogme de la prédestination... Tout a commencé par
l'évolution, et cela se terminera aux pieds du pape avec son dieu galette sous
la forme d'un petit soleil adoré par les papistes! Le catholicisme est la seule
religion sur la terre qui mange son dieu, comportement assez bizarre qui fait
penser au cannibalisme mais au niveau d'une spiritualité de barbares incultes.
Dans le domaine religieux, nous le savons, les pires absurdités sont arrivées
avec l'apparition des mouvances pentecôtistes et charismatiques, mais le
phénomène de l'irrationnel n'est pas réservé à ces milieux d'extravagances
diaboliques. L'arrivée des technologies de l'information a contribué largement à
répandre la folie de tous et chacun dans des notions les plus aberrantes jamais
connues, et les andouilles se laissent bourrés comme des saucissons. Lorsqu'on
s'imagine avoir tout vu avec les inepties irrationnelles des sectes extatiques
dites évangéliques, on nous présente l'hypothèse de “dieux” comme étant des
entités extraterrestres qui nous auraient forgés, voire même d'entités qui
auraient créé notre univers, insanité qui est considérée moins ridicule depuis
que notre civilisation est plongée dans l'ère de l'informatique. En effet, nous
nous apercevons que des mondes imaginaires, virtuels et en quelque sorte
autonomes sont des créations à notre portée, mais ici l'imaginaire est pris pour
la réalité par un grand nombre de timbrés.
L'hypothèse d'origines
extraterrestres de ces groupes oligarchiques sont des plus fantasmagorique.
L'origine de l'homme ne serait plus dans le singe de Darwin qui descend de
l'arbre, mais d'un reptilien qui descend d'une autre planète ou galaxie. Vrai
que l'hypothèse reptilienne est plus intéressante que celle du singe de Darwin
et plus dans le contexte de la pensée moderne, mais les deux sont autant
absurdes l'une que l'autre. On nous dit que l'histoire d'Adam et Ève telle que
racontée dans la Bible provient, entre autres, des écrits des tablettes
sumériennes et rapportées par les scribes hébreux lors de leur exil à Babylone.
C'est une histoire bien imagée dont le serpent, en occurrence Enki, est le
reptilien tentateur et instructeur. Mais il n'a jamais existé d'empire Sumérien,
ce n'est qu'une invention d'archéologues évolutionnistes pour discréditer la
Bible. La notion n'est pas nouvelle, la majorité des anciennes religions à
mystères, imprégnées des principes du gnosticisme, présentent le serpent
tentateur ou Satan, comme étant celui qui apporte la lumière de la connaissance,
du nom Lucifer qui signifie «porteur de lumière», rejoignant ainsi
la lumière des sciences modernes de l'esprit contradicteur nommé Satan. Il n'est
donc pas surprenant de voir que nous vivons dans un monde purement satanique à
tous les niveaux. Les adeptes de ces milieux qui enseignent «un salut par la
connaissance», nous disent que «l'homme fût conditionné depuis des millénaires à
nier la vérité de sa descendance, et eut comme palliatif des Mythes et des
Légendes religieuses, développant ainsi une forme d'amnésie, qui entrava son
développement spirituel. Nous avons accepté l'interprétation de l'histoire
propagée par une prêtrise d'érudits et par le monde académique qui veillait qu'à
ses propres intérêts». Dans cette théologie de fiction, on nous dit que «la
vérité ne peut être dissimulée pour toujours. L'espèce humaine aura à apprendre
la vérité sur ses origines et à affronter le fait que ses dieux et ancêtres
furent des reptiles, vraiment des monstres... Il y aura un grand choc culturel
comme jamais vu auparavant!» Propagateurs d'un complot universel qui est à la
mode de l'esprit critique moderne dans le domaine du religieux, ils animent les
gens à une révolution intellectuelle avec des demis-vérités qui plaisent à la
curiosité de la nature humaine déchue. Que l'homme fut conditionné dans des
croyances religieuses et bibliques depuis des millénaires est entièrement vrai,
plusieurs deviennent de plus en plus conscient de ce fait, surtout parmi les
chrétiens authentiques. Mais l'astuce ici est d'attaquer la vérité biblique de
la création avec des notions farfelues qui remplacent le Dieu Tout-puissant, le
Seigneur Jésus, par une créature reptilienne super intelligente qui proviendrait
d'une autre planète ou galaxie. Cette notion aberrante détruit non seulement
l'existence de Dieu, mais aussi le principe de la chute de l'homme et du péché,
et ainsi le besoin d'un Rédempteur. En d'autres mots elle est une attaque
directe au sacrifice de la croix, car s'il n'y a jamais eu de chute ni de péché,
il n'y a aucun besoin d'un Messie pour nous sauver.
Nous devons avouer que
l'imagination exégétique n'y faisait point défaut. Mais il serait dommage que
certaines âmes naïves prennent ces élucubrations pour argent comptant. Avec
cette précieuse indication, on nous demande de croire que le fruit défendu a été
une relation sexuelle entre Ève et le serpent, qui n'était rien de moins qu'une
sorte de beau jeune homme reptilien, qui fut d'ailleurs ensuite condamné par
Dieu à marcher sur son ventre (Genèse 3:14), ce qui est un non-sens total. Le
fruit de cette relation adultérine édénique aurait été tout naturellement Caïn,
devenu maître de l'illumination reptilienne pour le salut de l'humanité. Selon
cette nouvelle version revue et corrigée du péché originel en Éden, nos super
exégètes, en mal de Bible fiction, nous affirment, contrairement à
l'enseignement clair de l'Écriture, que la lignée de Caïn, est celle des
«reptiliens», ayant le serpent pour origine. On croit rêver! Cependant, de
telles insanités étant susceptibles de troubler les esprits, nous encourageons
les gens à faire comme les gens de Bérée: «ils
reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les
Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact.» (Actes 17:11).
Mais laissons le dieu
singe de l'évolution de côté, ainsi que le dieu reptilien de la théologie
fiction à la Star-Trek, et penchons-nous sur l'autre méthode scientifique qui
vise à détruire l'authenticité de nos Bibles par les récentes découvertes
archéologiques.
Les Bibles protestantes
traditionnelles sont généralement le fruit de la traduction des réformateurs du
XVIe et XVIIe siècle. En tout cas pour ce qui est des allemands, des anglais, et
des espagnols. Pour la France protestante, c'est malheureusement la Bible
dénaturée et tendancieuse de Louis Segond qui a été adoptée en général dans
toutes les églises, traduction déficiente et tendancieuse qui s'attaque
sournoisement à la divinité de Christ. Nous recommandons vivement à ceux qui ne
parlent que le français de se procurer plutôt une de ces bibles: la Martin, la
Ostervald, la Machaira, qui sont plus fidèles aux textes originaux, en dépit de
quelques différences dans la traduction. Avec ces trois versions de la Bible à
portée de la main, surtout avec la Machaira 2016-2020, le chrétien francophone
est bien armé et paré au combat!
Hélas de nos jours
beaucoup de croyant se tournent vers des versions modernes basées sur d'autres
textes soi-disant plus anciens. L'archéologie a pourtant démontré la fidélité de
nos Bibles protestantes traditionnelles, mais la mise à jour de certains
fragments plus anciens fait croire à beaucoup que le Texte Massorétique Hébreu
et le Texte Reçu Grec ne seraient pas ce qu'il y a de plus fidèle comme copies
en langues originales. C'est donc la datation qui pourtant est sujette à
erreurs, laquelle détermine la validité de la copie. Le problème étant que ces
dernières copies modifient ou même annulent certaines choses de poids dans notre
théologie. Par exemple durant des siècles ce verset de 1 Jean 5:7 qui dit:
«Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel; le Père, la Parole, et
le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un» se trouvaient dans nos Bibles
protestantes. Il n'existe aucun texte dans toute la Bible qui déclare aussi
ouvertement et précisément l'unité de la révélation de Dieu en Jésus-Christ,
quoique plusieurs en tordent le sens pour lui faire dire qu'il s'agit de l'unité
de trois personnes en Dieu lorsque ce texte ne mentionne aucunement cela (voir:
Historique du Texte Reçu Grec). Mais nos scientifiques et érudits modernes
disent que ce verset ne se trouve pas dans les copies plus anciennes, ou qu'il
est mis en marge. Ils déduisent donc que cela a été rajouté et que ce passage ne
fait pas partie de l'Écriture. Il est même souvent omis dans les dernières
révisions des traductions protestantes traditionnelles. Cela fait évidemment la
joie des Témoins de Jéhovah et autres bestioles du même genre! Voici donc
maintenant deux arguments pour détruire leurs raisonnements fallacieux qui
cherchent à annuler l'authenticité de nos versions de la Bible dans le texte des
réformateurs.
LA RÉFORME PROTESTANTE ET LA BIBLE
Assumons pour un
instant que les copies de la Critique Textuelle humaniste sont plus anciennes
que celle qu'utilisèrent les réformateurs. Ainsi donc ils exhibent une copie
plus ancienne, mais après tout c'est une copie, ce n'est pas l'original! Des
copies il y en a depuis le premier siècle, et depuis des milliers et des
milliers de copies sur papyrus, sur parchemin, ont été faites. Mais une copie ne
peut avoir automatiquement plus d'autorité qu'une autre copie parce qu'elle est
plus ancienne. L'autorité dépend de la fidélité du texte à la divinité de
Christ, à la souveraineté absolue de Dieu, et aux doctrines de la grâce du salut
dans le sacrifice de la croix, et non de son ancienneté. Comme c'est une copie
elle peut tout aussi bien être défectueuse qu'une autre copie plus récente. Les
ébionites du Ier siècle firent des copies du Nouveau Testament, et ils étaient
unitariens car ils ne croyaient pas en la divinité de Christ, ce qui rend
douteux leurs copies. Donc même si les copies qu'utilisent les traducteurs
modernes sont plus anciennes, elles sont défectueuses. Ils exhibent des copies
plus anciennes mais corrompues par des scribes incrédules et sectaires. Une
copie du Xe siècle peut être plus près de l'original qu'une copie du Ve siècle
si la copie du Ve siècle est la quinzième copie faite depuis l'originale, tandis
que si celle du Xe est la septième alors la plus récente est la plus sure! Seul
l'original a une autorité absolue sur toutes les copies, mais tous les textes
originaux ou autographes ont disparu, et ils ne nous restent que des copies, de
copies de copies. Notre affirmation est basée sur notre foi ou certitude en la
providence du Dieu qui, dans sa souveraineté absolue, contrôle l'Histoire des
hommes dans les moindres détails, et si tous nos cheveux sont comptés et
qu'aucun moineau ne tombe par terre sans la volonté de notre Père, le Seigneur
Jésus-Christ, comment douter que Dieu n'ait pas conservé sa Parole écrite au
cours de siècles et des traductions? Il est évident qu'il n'y a aucun doute sur
cela.
Maintenant il est
évident qu'il y a des traductions correctes et des traductions incorrectes,
voire tordues comme c'est le cas avec la Bible Segond et toutes les bibles
modernes dénaturées. En se basant sur la foi en la souveraineté de Dieu et la
providence divine, aucun n'a besoin de savoir lire un seul mot Hébreu ou Grec.
La Bible doit être traduite dans la langue commune du peuple. C'est en effet le
principe vital des premiers réformateurs qui déclencha la Réforme Protestante,
car le peuple commun ne connaît ni l'Hébreu ni le Grec. Si par exemple une
traduction de la Bible contient des mots Hébreux ou Grecs non traduits dans son
texte, cette traduction par ce fait même serait une traduction incorrecte et
téméraire, car elle porterait le lecteur commun dans des interprétations
imprudentes qui détourneraient le sens de l'enseignement donné et annulerait
aussi par ce fait même le principe vital de la réforme que «la Bible doit être
comprise par tous». En d'autres mots, la compréhension de la Bible n'est pas le
domaine des professionnels ou savants en linguistique, en exégèse ou en
théologie, mais de la Sainte Présence de Christ qui enseigne chaque élu dans la
Vérité et la voie du salut. Pour nous et pour tous chrétiens réels, les
traductions correctes basées sur les copies correctes sont celles qui sont
issues de la Réforme Protestante et que depuis des siècles utilisèrent les
églises protestantes jusqu'au moment de l'apostasie générale en 1881, engendrée
par la science de la Critique Textuelle de Westcott et Hort, deux des plus
grands apostats qui se firent une renommée dans l'étude des anciens manuscrits.
En effet c'est au XVIe siècle que la sotériologie (les doctrines de l'expiation)
a été rétablie dans toute sa pureté apostolique et qu'on a vu surgir la
justification par la foi par Martin Luther et la double prédestination par Jean
Calvin. Le salut obtenu exclusivement par la foi dans le sang de l'Agneau est
l'essence même de l'Évangile de grâce qui est nul autre que la double
prédestination d'après la souveraineté absolue du Dieu Tout-Puissant. Cette
doctrine fut extraite uniquement de l'Écriture, puisque la tradition catholique
l'avait enfouie sous ses cérémonies idolâtres, et ce fut Martin Luther qui en
lisant dans Romains 1:17: «Mais le juste vivra par
la foi», reçut la révélation de l'évangile de la grâce qui est selon la
souveraineté absolue de l'Esprit des vivants, et fit exploser la Réforme en
1517. Cela ne veut pas dire que les réformateurs étaient des saints
irréprochables et sans erreurs, ou même des élus véritables, mais que Dieu avait
décidé de les utiliser à ce moment précis de l'histoire pour accomplir ses
plans. Le protestantisme avait besoin d'être purgé de toutes les fausses
doctrines du catholicisme, ce qui malheureusement ne fut pas le cas, car il s'y
trouve encore de nombreuses fausses doctrines comme celles de la Trinité et
plusieurs autres qui ont été érigées en idoles, particulièrement la doctrine du
libre-choix qui a séduit de grandes multitudes avec ses prétentions du «choix de
la foi» ou «choix de croire» qui glorifie les efforts de la nature humaine
déchue et esclave du péché. Dieu donc agit non dans des bordels spirituels qu'on
nomme des églises, mais dans les cœurs que Dieu a choisi d'avance de toute
éternité. Quoique toutes les églises sans exception ont sombré dans l'apostasie,
Dieu agit encore dans les cœurs de ses élus qu'il s'est réservé. Il est
angoissant voire même alarmant que la grande majorité des chrétiens modernes
ignorent ces faits cruciaux, plusieurs en n'ont même aucune connaissance, et
ceux qui en ont reçu quelques perceptions en ont tordu le sens afin d'appuyer
leurs doctrines erronées.
Cette Réforme basée sur
l'Écriture et visant à répandre l'Écriture pour que soit connu ce salut par la
foi, fut manifestement l'œuvre de Dieu, car comment un moine inconnu d'une
petite université de Saxe aurait pu déclencher un tel mouvement qui donna
naissance à une nouvelle civilisation; la civilisation protestante, nettement
supérieure à toutes les précédentes? La Réforme commença officiellement le 31
octobre 1517 et c'est l'affaire des indulgences de Tetzel qui mit le feu au
baril de poudre, mais la vérité c'est que cela avait commencé par la lecture de
la Bible en solitaire du moine Luther! Le protestantisme c'est la religion de la
Bible quoique cela a changé dans nos temps modernes, et le Dieu que nous adorons
et connaissons, c'est le Dieu de la Bible, du moins pour ceux qui ont reçu la
grâce de la révélation à propos de la vérité, car plusieurs proclament un faux
dieu, un faux Jésus, et un faux évangile, sans même en être conscient puisqu'ils
ont reçu un esprit d'égarement de la part de Dieu pour croire au mensonge afin
d'être condamnés (2 Thessaloniciens 2:3-12). Comment donc peut-on douter que
Dieu ne nous ait pas donné les meilleures copies et les meilleures traductions à
cette époque qui allait instaurer la religion de la Bible? Les papistes auraient
été les premiers à railler les traducteurs de la Bible s'ils s'étaient rendu
compte que leurs traductions étaient déficientes, mais au contraire ils les
poursuivirent partout où ils purent car ils savaient que les bibles qui étaient
mises en circulation étaient de bonnes traductions qui mettaient en danger leur
autorité. Puis vint William Tyndale qui regrettait que très peu de gens soient
en mesure de comprendre la Bible. Un jour, il entendit un homme lettré déclarer
qu'il serait préférable de se passer des lois de Dieu plutôt que de celles du
pape. Tyndale lui répondit que, «si Dieu le lui permettait, il ferait en
sorte que prochainement même le simple garçon de ferme sans éducation, en sache
plus que les lettrés sur la Bible». Tyndale fut le premier à traduire la
Bible en anglais à partir des originaux Hébreu et Grec. Ils attrapèrent Tyndale
en Belgique et le brûlèrent sur la place publique le 6 octobre 1536. Toutefois,
avant sa mort, son ami Miles Coverdale utilisa la traduction de Tyndale pour
produire une version intégrale de la Bible. N'importe quel garçon de ferme
pouvait enfin lire la Parole de Dieu dans sa propre langue et comprendre son
enseignement! Même que souvent un enfant pouvait comprendre mieux la Parole de
Dieu qu'un érudit en la matière. Par après la Bible de Coverdale fut utilisée
pour former la célèbre King-James de 1611. Telle fut la grâce de la révélation
sur la vérité que Dieu accorda à ses élus, malgré la résistance des savants qui
recherchent constamment à s'accaparer du monopole de la foi et des consciences.
Si vous comparez les
traductions faites à cette époque, vous vous rendrez compte que les réformateurs
utilisèrent tous les mêmes copies, et leurs traductions sont similaires que ce
soit en anglais ou en espagnol et en français de cette époque; elles se suivent
mot à mot! «Notre Dieu n'est pas un Dieu de
confusion» dit l'Écriture et les traductions de cette époque parlent le
même langage même si c'est en différentes langues. Dieu fut l'auteur de la
Réforme et il a fourni les meilleurs traducteurs et les meilleures copies pour
répondre aux besoins de son peuple. Celui qui doute de cela ne croit pas en un
Dieu historique, ni en un Dieu absolument Souverain sur toutes choses,
c'est-à-dire au Dieu de la Bible. Le mouvement protestant basé sur le «Sola
Scriptura» de Luther, ne s'est pas développé sur des copies défectueuses et
des traductions incorrectes! Le Texte Reçu Grec du Nouveau Testament est le
texte que Dieu a conservé pour que les réformateurs nous le traduisent. Les
nouvelles copies que les modernistes et les sceptiques exhibent ne sont pas
fidèles; c'est un plan de l'ennemi pour miner le fondement du protestantisme
original et de la Bible authentique.
LE COMMA
JOHANNIQUE
DE 1 JEAN
5:7
La Réforme du XVIe
siècle est même le mouvement qui a fixé définitivement le canon des Écritures.
Généralement on affirme que le canon des Écritures a été fixé à la fin du IIe
siècle par un concile des églises, néanmoins les catholiques romains ont des
textes apocryphes qui ne furent pas reconnus par les réformateurs qui
s'alignèrent sur le canon juif quant à l'Ancien Testament, et nous donnèrent les
66 livres qui composent notre Bible protestante. Ce qu'ils reconnurent à
l'époque est depuis reconnu comme la Parole de Dieu infaillible et inspirée. Ils
ne se rendirent pas compte de cela, mais c'est un fait accompli. Par exemple
Martin Luther dans ses commentaires de la première épître de Jean dit à propos
du «comma johannique» nommé aussi «les trois témoins céleste», (1 Jean 5:7):
«Les livres grecs n'incluent pas ces paroles, on dirait que c'est plutôt les
catholiques qui ont inséré ce verset à cause des ariens...» En effet ce
verset ne se trouvait pas dans les manuscrits grecs qui étaient à leur
disposition à l'époque. Il apparaissait seulement à ce temps dans quatre
traductions de la traduction latine de Jérôme, (la Vulgate). La première
apparition de ce verset dans les copies en grec datait de 1215. Néanmoins
Luther, Tyndale, Olivétan, Reina, Valera et tous les traducteurs de la Réforme
inclurent ce verset dans leur traduction. Ils reconnurent tous qu'il fait partie
de la Parole de Dieu en dépit de son absence des copies plus anciennes. Ils
savaient très bien ce que dit Apocalypse 22:18 et donc auraient dû le rejeter,
mais l'Esprit Saint ne leur permit pas car «Dieu
est celui qui produit en nous le vouloir comme le faire, selon Sa bonne volonté»
(Philippiens 2:13). Les copies grecques de 1215 étaient donc certainement plus
sures quant à ce passage que les autres plus anciennes qu'utilisaient les
réformateurs! Les réformateurs nous ont donc donné le Canon définitif des
Écritures car la Réforme protestante fut basée sur la Bible, et Dieu est le Dieu
de la Bible qui fait Histoire dans la Bible et autour de la Bible. Ce verset 7
de Jean ne doit pas être rejeté parce que les nouvelles révisions le rejettent,
mais il doit être accepté car les réformateurs l'ont accepté, et leur mission
n'était pas de vendre de nouvelles éditions de la Bible, sinon de donner la
Bible à un monde perdu dans les ténèbres de l'idolâtrie catholique, et cela au
prix de leur vie si besoin en était; ce qui fut le cas pour Tyndale qui fut le
premier à traduire les Écritures en anglais, suivi par Pierre Louis Olivier dit
Olivétan qui les traduisit en français en 1535.
Le passage de 1 Jean
5:7 qui constitue l'ajout des trois témoins célestes, est la lecture la plus
célèbre de la Vulgate Latine insérée dans le Texte Reçu. Cette insertion
particulière, qui engendra une grande controverse, doit être reçue par la foi
comme étant authentique et légitime. Comme il fut mentionné précédemment, la
compilation du Texte Reçu contient un aspect divin et un aspect humain, tout
comme la Réforme Protestante ou n'importe quelle œuvre de la providence de Dieu.
Lorsque nous considérons l'insertion des trois témoins célestes, nous voyons ces
deux aspects à l'œuvre. Dans l'aspect divin, Dieu dirigea Érasme de Rotterdam
sous sa divine providence à sélectionner cette lecture de la Vulgate Latine et à
l'insérer dans le Texte Reçu. Dans l'aspect humain, nous voyons qu'Érasme
n'ajouta pas les trois témoins célestes dans la première édition de son Nouveau
Testament Grec de 1516, sous la base que cette lecture se trouvait uniquement
dans la Vulgate Latine et non dans aucuns manuscrits grecs connus de ce temps.
Mais pour réconforter les cris d'indignations qui s'élevèrent, il déclara qu'il
était pour ajouter ce passage si on pouvait lui présenter un seul manuscrit Grec
qui la contenait. Lorsqu'un tel manuscrit fut découvert peu après, il inséra ce
passage controversé dans sa troisième édition de 1522, et ainsi cette lecture
trouva une place permanente dans le Texte Reçu.
Le manuscrit utilisé
pour renverser sa position semble être le numéro «61», un manuscrit du XVe ou
XVIe siècle qui se trouve maintenant au «Trinity College» dans la ville de
Dublin en Irlande. Plusieurs critiques croient que ce manuscrit fut écrit à
Oxford vers 1520 dans le but spécifique de renverser la décision d'Érasme, ce
qu'Érasme lui-même suggéra dans ses notes. Mais la lecture des trois témoins
célestes ne se trouve pas uniquement dans ce manuscrit suspect de ce temps, il
se trouve aussi dans le Codex Ravianus, dans la marge du manuscrit «88», et dans
celui du manuscrit «629». Même si l'évidence de ces trois manuscrits n'est pas
regardée comme suffisante par les critiques sceptiques, six autres manuscrits
furent découverts, qui contiennent le passage des trois témoins célestes, le
«61», le «88mg», le «429mg», le «629», le «636mg», et le «918». En plus, il fut
confirmé par après que ce passage se retrouve aussi dans le «634mg», dans «omega
110, 221, et 2318», dans les lectionnaires «-60» et «173», ainsi que dans les
écrits de quatre Père de l'Église: Tertullien, Cyprien, Augustin, et Jérôme.
Ceci est amplement d'évidences pour démontrer que le passage des trois témoins
célestes est authentique. Plusieurs passages furent reconnus comme authentiques
sur la base de moins de preuves que ceci. Plus les recherches se poursuivent
dans l'étude des anciens manuscrits, plus il se trouve d'évidences que ce
passage controversé des trois témoins célestes dans 1 Jean 5:7 provient des
Autographes de la main des prophètes et des apôtres. Ainsi, quoique fut la cause
de son insertion dans le Texte Reçu, en dernière analyse nous pouvons être
complètement assurés que ce ne fut pas une duperie conçue dans le but de tromper
les enfants de Dieu, mais que ce passage fut ajouté sous la direction
infaillible de la providence de Dieu, et qu'il doit être retenu et reçu comme
faisant partie du Texte Original des Autographes. La providence et les évidences
témoignent de son authenticité.
Au niveau des
manuscrits en Latin du nombre de 8000, l'évidence pour l'existence primitive du
passage des trois témoins célestes se trouve dans une multitude de versions
latines, et dans les écrits des Pères de l'Église Latine. Il fut confirmé par le
Dr. Scrivener en l'an 1883, que ce passage fut cité par Cyprien en l'an 250.
Aussi, incontestablement, ce passage se retrouve dans les écrits de deux évêques
espagnols du IVe siècle, Priscillien et Idacius Clarus, qui eurent la tête
tranchée par l'empereur Maximus. Au Ve siècle, ce passage fut cité par plusieurs
écrivains orthodoxes de l'Afrique qui montèrent une défensive pour la doctrine
de la Trinité. Vers la même période, il fut cité par Cassiodorus en Italie. Ce
passage se trouve aussi dans le manuscrit «r», un manuscrit en vieux latin du Ve
siècle, et dans le Speculum, un traité qui contient le texte en vieux latin.
Toutefois il ne fut pas inclus dans l'édition originale de la Vulgate Latine de
Jérôme, mais fut ajouté dans son texte vers l'an 800 à partir des manuscrits en
vieux latin qui datent d'avant la Vulgate. Il se trouva par après dans la grande
masse des manuscrits de la Vulgate Latine. Donc, sur la base des évidences
externes, nous voyons que ce passage disparu d'une manière mystérieuse du texte
des manuscrits en Grec pour être préservé dans le Latin. Les érudits réprouvés
de la Critique Textuelle Néologique qui refusent l'authenticité de ce passage,
déclarent qu'il est une interprétation trinitaire de 1 Jean 5:8. Mais leur point
de vue est invalide par le fait que la formule populaire de la Trinité est «le
Père, le Fils, et le Saint-Esprit», et non «le Père, la Parole, et le
Saint-Esprit» comme l'atteste 1 Jean 5:7 qui, par son unité des trois témoins
célestes contredit la division de Dieu en trois personnes. Ceci est un fait
remarquable qu'il ne faille point oublier, car pourquoi un tel passage serait-il
inclus dans les manuscrits en Latin de l'Église Latine s'il n'était pas
authentique, car il défait sa théologie trinitaire ontologique et sûrement il
aurait été enlevé des manuscrits de la Vulgate Latine à cause de cela. Nous
réalisons ainsi pourquoi Érasme hésita un instant avant d'ajouter ce passage qui
contredit la foi trinitaire dans laquelle il fut éduqué depuis sa jeunesse, et
pourquoi ce passage engendra une si grande controverse non seulement au niveau
du Catholicisme qui le retrancha de ses versions modernes, mais aussi du
Protestantisme qui fait de même. En fait, de nos jours, presque tout le
Protestantisme s'est prostitué au Catholicisme par le truchement de l'œcuménisme
qui supporte fortement le Texte Critique, et dont le pire ennemi est le Texte
Reçu qu'ils ont en aversion.
La raison principale
pour laquelle 1 Jean 5:7 se trouve dans peu de manuscrits en Grec, quoiqu'il
s'en découvre de plus en plus, se rapporte à l'hérésie du Sabellianisme entre
les années 200-270. Sabellius avait repris le Modalisme Patripacien de Noët et
Praexas en y ajoutant le Saint-Esprit. Le Modalisme enseignait que le Père et le
Fils étaient identique, une seule Personne, mais d'après l'hérésie de Sabellius
ces modes d'existences étaient consécutifs et intérimaires. Selon ce concept,
Dieu existait en tant que Père, mais lorsqu'il devint Fils, il cessa d'être
Père; de même le Fils, lorsqu'il devint le Saint-Esprit, cessa d'être Fils.
Cette forme regrettable d'un Modalisme déformé avait pour effet d'annuler
l'existence éternelle du Fils de Dieu comme deuxième personne de la Trinité
Ontologique infernale, et de renier ainsi sa divinité aux yeux de ceux qui
défendaient la position orthodoxe de Nicée/Constantinople qui est la pire des
hérésies. Cette attaque qu'ils considéraient dangereuse à la divinité éternelle
du Seigneur Jésus-Christ, fit que le passage des trois témoins célestes de 1
Jean 5:7, de par son unité des caractéristiques personnels de Dieu qui ne
mentionne aucunement trois personnes distinctes en Dieu, ne fut plus favorisé
par les chrétiens dits orthodoxes qui divisaient Dieu en trois personnes. Ainsi
on remplaça une hérésie par une autre. Puisque l'orthodoxie avait la suprématie
dans l'Église Grecque de l'empire Byzantin, le passage de 1 Jean 5:7 fut
considéré comme un ajout hérétique du Sabellianisme et supprimé des manuscrits
grecs alors existants. Mais comme nous avons vu plus haut, plusieurs copies
échappèrent à cette perversion dû à l'intégrité des scribes qui les produisirent
sous la providence de Dieu. Il en advient que les manuscrits mutilés à cet
endroit furent recopiés graduellement pour former la masse des manuscrits
Byzantins, mais que la lecture authentique fut préservée dans la lignée des
manuscrits latins. Cette succession latine débuta avec la Vestus Itala,
(traduction en ancien latin des textes originaux grecs d'Antioche par l'Église
Italique ou Vaudoise en l'an 157) à la Vulgate Latine, et de là jusqu'à la
version latine utilisée par Érasme. Même que nous retrouvons 1 Jean 5:7 dans la
version Knox de la Vulgate Latine de 1963, qui contient une note de bas de page
disant: «Ce verset ne se trouve point dans aucun bon manuscrit Grec, mais les
manuscrits latins ont probablement préservé le bon texte». Or comme nous
avons vu, il est hors de tout doute que les manuscrits latins ont préservé le
texte authentique, puisque la Vestus Itala, base des traductions latines, était
une traduction directe du texte original des apôtres conservé dans l'Église
d'Antioche. Plusieurs attribuent le manque de ce passage à une omission
malheureuse due à l'indiscrétion des copistes, mais une crise théologique semble
plutôt à l'origine de son exclusion, car seulement un conflit majeur comme celui
engendré par le Sabellianisme, aurait pu être la cause que des scribes
orthodoxes sans scrupules l'auraient retranché pour protéger leur doctrine
hérésiarque de la Trinité Ontologique. C'est la raison pour laquelle ce passage
fut préservé dans les textes latins de l'Afrique du Nord et de l'Espagne, où
l'influence du Sabellianisme se faisait moins ressentir. Quoique la vaste
majorité des manuscrits grecs représentent fidèlement le Texte Original inspiré,
le texte des manuscrits latins préserva sous la providence de Dieu plusieurs
lectures des Originaux dont le passage de 1 Jean 5:7 en fait partie. Nous sommes
donc assurés que ce passage est authentique et entièrement inspiré de Dieu qui
l'a protégé et gardé pour nous sous sa divine providence. Voici la traduction de
ce passage dans la Bible de Machaira 2016-2020 avec son contexte immédiat qui
nous indique, sans l'ombre d'aucun doute, qu'il est le témoignage de Dieu,
l'Esprit des vivants, envers Son Fils dont Il est Lui-Même l'incarnation, c'est
à dire que le Fils est l'enveloppe visible du Père invisible et le Père éternel
manifesté dans la chair:
7 Car il y en a trois qui rendent un
témoignage avec sublimité*, le Père, la Parole, et la Sainte Présence, et
ces trois sont indivisible en Jésus. És. 9. 6; Jn. 10. 30; Ép. 4. 4-6;
*céleste (ce qui est sublime)
8 Et il y en a trois
qui rendent un témoignage avec fermeté*; l'Esprit, l'eau, et le sang; et ces
trois sont pour la condition unique de Christ. Ép. 4. 5; *terrestre (ce qui est
ferme).
9 Si nous recevons le
témoignage de l'aspect des hommes, le témoignage de L'ESPRIT DES VIVANTS est
beaucoup plus puissant; car ceci est le témoignage de L'ESPRIT DES VIVANTS, par
lequel il a témoigné de son Fils. Jn. 5. 37;
10 Celui qui croit dans
le Fils, L'ESPRIT DES VIVANTS même, a le témoignage en lui-même; celui qui ne
croit point L'ESPRIT DES VIVANTS, fait de lui un menteur, puisqu'il n'a pas cru
au témoignage que L'ESPRIT DES VIVANTS a donné à propos qu'il est lui-même le
Fils. Jn. 3. 36; Ro. 8. 16; Ga. 4. 6;
Ponce Pilate écrivit en
trois langues, en Hébreu, en Latin, et en Grec:
«JÉSUS DE NAZARETH ROI DES JUIFS», et c'était une vérité insupportable
pour les autorités religieuses qui firent tout leur possible pour que Pilate
enlevât cet écriteau fixé sur la tête de la croix de notre glorieux Rédempteur,
mais il refusa en disant: «Ce que j'ai écrit, je
l'ai écrit» (Jean 19:19-22). Ce que Pilate écrivit était sans qu'il le
sache Parole de Dieu, et le «comma johannique» que les réformateurs ont inclus
dans leurs traductions est aussi Parole de Dieu, laquelle les autorités
religieuses d'aujourd'hui s'efforcent de supprimer de nos Bibles protestantes.
L'écrit de Pilate nous indique aussi une autre chose très importantes remarquée
par peu. Il s'agit du fait que les textes originaux de la Parole de Dieu se
retrouvent dans les trois langues principales de cette époque, à savoir
l'Hébreu, le Latin, et le Grec. Les russellistes ou Témoins de Jéhovah sont bien
sur les premiers à applaudir cet effort, et même le Vatican appuie tout effort
visant à diminuer l'autorité de nos Bibles sur le témoignage de Dieu envers son
Fils. Le papisme comme toutes les sectes, a inventé un salut qui n'est pas basé
sur la Bible mais sur des suppositions de ce qu'elle dit. Les Témoins de Jéhovah
devancent cependant toutes les sectes dans la mutilation des Écritures. En effet
leurs traductions sont basées sur une traduction anglaise complètement falsifiée
au point qu'il y a des phrases qui n'ont aucun sens. On y trouve non seulement
que Jésus est un petit dieu, (Jean 1:1) mais aussi du pur charabia. C'est le
propre de beaucoup de sectes; soit falsifier la traduction, soit ajouter de
nouveau livres apocryphes (ou mormon), soit imposer une interprétation
particulière de la hiérarchie ecclésiastique. Le protestantisme original a la
caractéristique opposée: les traductions sont fidèles, (cela saute aux yeux
quand on les compare dans leurs différentes langues), aucun livre n'est rajouté
au Canon, et il n'y a pas d'interprétation imposée par une hiérarchie, quoique
ces traductions ont été réalisées sur la base d'une orthodoxie sujette à caution
et en portent les marques, ce qui a causé des divisions multiples lesquelles en
fait on servi à épurer de plus en plus la doctrine, car des églises luthériennes
aux églises presbytériennes on voit à travers l'histoire du christianisme une
affirmation plus claire de la doctrine de la prédestination, et des églises
presbytériennes aux églises baptistes particulières (calvinistes) on voit une
affirmation plus claire de la doctrine de l'élection inconditionnelle.
Malheureusement ce
n'est plus le cas de nos jours car toutes les prétendues églises ont tous sombré
dans l'apostasie rampante de la mouvance évangélique du christianisme contrefait
moderne. Et aujourd'hui l'Apostasie finale dans laquelle sont engagées toutes
les églises sans exception, met en lumière le protestantisme véritable qui
s'accroche à la Bible et laisse tomber les églises, pendant que le
protestantisme officiel s'accroche aux églises et laisse tomber la Bible. Le
protestantisme a commencé par la sortie de l'église officielle qu'était l'église
de Rome, pour la simple raison de vouloir être fidèle à la Bible, et le
protestantisme véritable des amis de Christ ou Christophiliens finit sa course
de la même façon en sortant des églises évangéliques officielles et ses dérives
de tous genres pour être fidèle à la Bible. Le protestant réel ou ami de Christ
(Christophilien) ne dépend pas d'une église protestante: il dépend uniquement de
la Bible qui lui enseigne, par la Sainte Présence de Christ et sa puissance, le
salut par la foi réelle de Christ, et non pas par l'église contrefaite! Mais
cette Bible protestante il faut s'y accrocher et ne pas se laisser égarer par
les nouvelles traductions modernes qui arrondissent les angles pour faire passer
un évangile dénaturé que l'on nomme «l'évangile de disgrâce» qui glorifie les
efforts de la nature humaine déchue, qui veut contribuer à son salut. C'est un
test pour notre foi; ceux qui retiennent les bibles protestantes traditionnelles
(Martin, Ostervald, Machaira) sont ceux qui sont résignés à la Parole de Dieu,
qui la savourent avec délices. Mais ceux qui ne voient pas la différence et
acceptent n'importe quelle nouvelle traduction sont ceux qui ne sont pas
affermis dans le Chemin, et beaucoup ne se sont jamais engagés en esprit dans la
voie de la vérité qu'un grand nombre s'imagine détenir, lorsqu'ils en ont qu'une
approximation présomptueuse. L'argument pour accepter les nouvelles traductions
c'est qu'elles sont plus compréhensibles, plus adaptées à notre langage actuel.
Il est vrai que notre langue évolue et qu'il devient par ce fait même nécessaire
de réviser son texte. Mais cette nouvelle génération est férue d'électronique
mais peu enclin à étudier et à lire, ou cela se fait à travers des bandes
dessinées. Peu, très peu sont en mesure d'accomplir une révision du texte de la
Bible, car la très grande majorité sont tous des chrétiens nominatifs seulement,
ils n'ont que l'apparence mais non la force qui provient de la Sainte Présence
de l'Esprit des vivants dans le cœur de ses élus. En d'autres mots ils sont tous
des imposteurs qui vivent dans les illusions de leurs délires. Tout ce qu'ils
peuvent produire ne serait que corruption, adultération, déformation,
falsification, et perversion subtile de la vérité.
LA SECTE
DES JUIFS MESSIANIQUE
ET LA
BIBLE
À l'opposé il y a des
férus judaïsant; la secte des Juifs Messianiques composée de juifs et surtout de
non-juifs évangéliques et particulièrement de ceux de la secte des «Adventiste
du 7e Jour», pour qui l'observance de la loi, particulièrement des fêtes et du
sabbat, est ce qu'il y a de plus important. Mentionnons aussi que cette secte
détient de fortes racines avec le pentecôtisme des juifs de la Russie. Plusieurs
charismatiques, toutes vagues confondues, font aussi partie de ces groupes et
cela n'est pas surprenant puisqu'ils sont tous déchus de la grâce (Galatiens
5:4). Bref, la secte des Juifs Messianique est un pot-pourri d'immondices
évangéliques à prétentions bibliques. Ce proverbe dit donc vrai: «Qui se semble
se rassemble», même si de sérieuses différences doctrinales sont considérables
entre plusieurs de ses branches. Ils ont au moins un point d'entente, la loi de
Moïse et la reconnaissance de la nation d'Israël moderne, et cela est suffisant
pour en faire une force dangereuse et maléfique qu'il faut combattre à tous
prix. Pour eux l'important c'est la lettre, et même si le Nouveau Testament est
écrit originalement en Grec, ce qui est prouvé amplement, plusieurs d'eux
refusent ce fait en déclarant qu'ils ont plutôt été écrit en Hébreu ou Araméen,
lorsqu'il n'existe absolument aucune preuve de cela, il n'y a en effet aucun
manuscrit de ce genre sur lequel ils peuvent appuyer leur hypothèse loufoque et
extravagante; tandis qu'il existe au-dessus de 6000 manuscrits en Grec du
Nouveau Testament. Ce n'est qu'aux Ve et VIe siècles que nous retrouvons
quelques manuscrits qui représentent une traduction Syriaque composée sur la
base de l'ancienne traduction Araméenne de la Peshitta qui avait été traduite à
partir du Grec et non l'inverse, traduction qui fut par après dénaturée par
l'insertion de lectures en provenance de manuscrits corrompus par Origène
d'Alexandrie en Égypte. La majorité de ces gens sont des amateurs dans ce
domaine et ils s'imaginent tout connaître, attitude néfaste très courante parmi
les sectes évangéliques. Et ceux qui en ont la moindre connaissance en tordent
le sens pour justifier leurs révisions et traductions incongrues des
Saintes-Écritures. Nous en voyons l'exemple avec la «Bible de Chouraqui»; le
Nouveau Testament de David H. Stern, traduction Judéo-Messianique; et récemment
la Bible du gourou Shora Kuetu nommée «Bible de Jésus-Christ»; et viendra
s'ajouter bientôt la Bible des Juifs Messianique nommée «L'Écriture Sainte» qui
traduit des passages comme Romains 12:11 par: «N'étant pas paresseux dans le
zèle; dans le Souffle bouillant; servant YHWH.»; «Mais YHWH est l'Élohim-Emet,
l'Élohim Ch'ay, et le Melek-Olam...» (Jérémie 10:10); «Au commencement était la
parole, et la parole était en Élohim, et la parole était Élohim». (Jean 1:1). La
traduction est élégante et la présentation est plaisante aux yeux, mais y
avez-vous compris quelque chose? Évidemment elle n'est pas conçue pour le commun
du peuple mais pour une secte particulière insatisfaite des traductions de la
Bible par les réformateurs protestants, au point qu'elle est excessive à
l'extrême et porte le lecteur commun à la confusion. Même que certaines de ses
traductions, surtout celle de Jean 1:1 ne porte pas la signification précise du
Grec «pros» dans ce contexte et s'éloigne dans une inexactitude aberrante
qualifiée d'hérésie (voir:
La Parole était AVEC Dieu). Elle s'est fourvoyée dans son interprétation en
nous disant que Dieu (la Parole) est en Dieu, ce qui est un non-sens ahurissant
puisque le terme «pros» est utilisé pour signifier une direction, un
mouvement vers un but spécifique, et dans ce contexte le but est l'incarnation
ou manifestation de Dieu dans la chair (Jean 1:14). Il ne s'agit donc pas d'une
location ou état d'être, comme le laisse sous-entendre cette traduction avec son
«Dieu en Dieu», traduction extrêmement dangereuse qui donne la fausse impression
de l'existence de deux Dieux. Origène d'Alexandrie avait tombé dans le même
panneau, de même que les Témoins de Jéhovah et plusieurs autres sectes. À
remarquer aussi que cette nouvelle traduction a changé le mot «Esprit» par
«Souffle» partout dans le Nouveau Testament, ce qui ne peut être justifié dans
le Grec, même si ce mot, qui détient en réalité plusieurs nuances, porte cette
signification dans certains contextes. Dans la King-James anglaise le
Saint-Esprit est «the Holy-Ghost», expression qui devient en français «la Sainte
Présence» nous indiquant par cela la présence de Dieu dans certains contextes
historiques, et la présence de Christ en nos cœurs, traduction qui est beaucoup
plus précise et raisonnable que celle de «Saint Souffle». La Bible des Juifs
Messianique nommée «Les Écritures Saintes» n'est donc pas à recommander, et
malgré son apparence attrayante il est grandement préférable de s'en éloigner.
Les Juifs Messianiques
sont persuadés dans les rêveries de leurs délires que l'Église de Jésus-Christ
doit retrouver ses racines juives messianiques pour accéder à un temps de réveil
spirituel, tout comme l'enseignent les pentecôtistes/charismatiques et autres
nids de vermines insalubres de la sorte. C'est ainsi selon ces gens retardés que
l'Église expérimentera la plénitude du christianisme, mais d'un christianisme
satanique qui n'est qu'une contrefaçon de sa réalité. Ils veulent restaurer les
pratiques juives au sein de l'Église comme le port de l'étoile de David (en
pendentif), le tallit (châle de prière juif), célébrer les fêtes juives,
pratiquer la circoncision et les interdits alimentaires, revenir à l'observance
du shabbat, etc. Et pourquoi ne pas ajouter aussi à leur liste de sottises le
port de la ceinture de chasteté, la petite casquette à hélice qui tourne aux
quatre vents pour leur indiquer la direction où aller et avec laquelle ils
s'élèveront sûrement dans les airs lors de la supposée enlèvement de l'Église,
et la camisole de force pour retenir leur folie et leurs perversions de la
vérité? Quant aux Juifs d'aujourd'hui, selon les sectes messianiques, ils sont
TOUJOURS LA NATION SAINTE DE DIEU (en majuscules S.V.P.), son PEUPLE ÉLU, même
s'ils ne croient pas et maudissent le christianisme et la grâce souveraine et
disent que le Seigneur Jésus est un bâtard. Ils ne réalisent pas que la nation
moderne d'Israël n'est pas le peuple de Dieu mais le peuple de Satan, et que sa
fondation en Palestine en l'an 1948 n'est pas un miracle mais un plan politique
bien définie par le mouvement Sioniste pour relocaliser l'ancien empire des
Khazars à prétentions judaïque. En d'autres mots, l'ancien Israël n'existe plus,
il a été absorbé avec les gentils (non-juifs) dans le christianisme pour former
un seul peuple (Éphésiens 2:13-16). Même que la Parole de Dieu dit clairement
qu'il n'y a plus ni juifs ni grecs en Jésus-Christ (Galatiens 3:28; Colossiens
3:11). Qui allons-nous croire, la Parole de Dieu ou une meute de loups voraces
qui prétend détenir la vérité (Actes 20:29-30)? On apprend de cette secte que la
majeure partie de la Bible est écrite pour les Juifs Messianiques. Les chrétiens
d'origine païenne n'ont droit qu'à un dixième! Ils donnent la fausse impression
de vouloir éviter le piège du légalisme mais dans l'ensemble, ils propagent le
retour aux pratiques du judaïsme (obligations d'observer la loi,
particulièrement le Décalogue, ainsi que les traditions et les fêtes juives)
tout en reconnaissant l'œuvre expiatoire de Jésus-Christ qu'ils renient par
leurs déviations et leurs agissements, abomination monstrueuse et répugnante
d'un mélange de semi-vérités et d'interprétations forcées et exagérées des
Saintes-Écritures. Ils déclarent que le salut est par la grâce mais que cette
grâce leur donne la capacité d'obéir à la loi pour se sanctifier, renversant
ainsi le sens réel de l'Évangile qu'ils pervertissent avec un légalisme subtil
et hypocrite. Dans ce détournement astucieux de l'Évangile, la grâce ne serait
donc plus une grâce mais un salaire mérité par l'obéissance à la loi. En fait,
il s'agit ici de la pire hypocrisie jamais vue sur la face de la terre, et tous
ceux qui sont destinés à la perdition tombent dans le piège, tout comme un homme
tombe dans un lit avec une prostituée.
Nous vous présentons
ici un article qui provient du Forum «Au Féminin» à propos des sectes qui
concerne cette mouvance exécrable de Juifs Messianique: «Le protestantisme
évangélique représente une conception naïve du christianisme, et les juifs
messianiques ne sont ni plus ni moins que des évangélistes protestants,
n'adhérant pas au concept Catholique, puisque ne croyant nullement en Marie,
plagiant la religion Juive en respectant certaines fêtes Juives, afin de ni plus
ni moins pouvoir garder leur titre de Juif originel, se servant de l'ancien
testament et du nouveau, et n'ayant comme but que la conversion des Juifs
d'Israël afin qu'ils adhèrent à accepter Jésus comme Messie. J'ai lu qu'il y
avait au moins 15 congrégations de Juifs messianiques à YERUSHALAYIM... Ils
représentent une secte, il ne faut pas oublier qu'au sein des protestants
originels, il n'y a jamais eu de Juifs messianiques, et cette amalgame,
mélangeant protestantisme, et judaïsme, donne une composition nauséabonde que je
nomme secte appelée pour les uns Juifs messianiques pour les autres Chrétiens
évangélistes et comme toute secte, ils ont pour vocation, la conversion d'un
maximum des Juifs.» Nous avons trouvé aussi que la secte des Juifs
Messianique reconnaît l'autorité de certains pseudépigraphes, le Livre d'Hénock,
le Livre des Jubilés, et le Testament des douze patriarches. Sur le Forum des
Juifs Messianiques il est écrit en première page: «Notre Calendrier Israélite se
base sur le Calendrer de YHWH décrit dans le Livre d'Hénock et des Jubilés d'où
une différence de dates d'avec le calendrier Juif orthodoxe, karaïte ou
autres...», et cela après nous avoir menti en pleine face en déclarant que la
Bible est l'autorité suprême de leur foi. Il s'agit donc d'une vraie imposture,
une contrevérité de mystifications qui trompe les gens simples et les crédules,
et les dirige dans un labyrinthe sans issue où ils périront tous sans aucune
espérance.
Paul Ghennassia, un des
dirigeants d'une des branches de la secte des Juifs Messianique, nous dit: «Sachant
que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la
foi en Yéshoua le Messie nous aussi, nous avons cru en Yéshoua le Messie, afin
d'être justifiés par la foi dans le Messie, et non par les œuvres de la loi,
parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la lois» (Galatiens
2:15-16). Il faut que nos amis Chrétiens comprennent que nous ne prêchons pas
une «nouvelle doctrine», ni une «nouvelle secte», mais que notre message, qui
était à l'origine juif, doit retrouver pour les Juifs d'aujourd'hui sa vraie
«valeur biblique» afin que la «B'rith Hadasha», la nouvelle «Alliance» ou
«Nouveau Testament» ne soit plus le livre «étranger», le livre des «Goïms»! Pour
combler le fossé et aider notre peuple à retrouver «son livre», il nous faut
employer très souvent les «consonances hébraïques» qui ont été écartées au
profit des mots grecs qui pour un Juif ne signifient rien!».
Ouf, mais quel beau
tissu de mensonges et d'hypocrisies de la part de ce réprouvé, il mérite
sûrement la couronne sur la corne de Satan pour la duplicité infernale dans
laquelle il a été conçue, et dire que des gens croient en de telles pacotilles
insidieuses surpasse l'aspect rationnel d'un esprit sain. Mais il n'y a rien de
nouveau sous le soleil avec une telle déclaration, elle est utilisée depuis des
millénaires par toutes sortes de sectes, particulièrement par celles reconnues
comme étant judéo-chrétiennes comme les Ébionites et les Nazaréens, décrites en
premier lieu au IVe siècle par l'hérésiologue chrétien Épiphane de Salamine. Ils
sont reconnus par le Dr. Bruce Pringle dans son travail remarquable «The Word of
God in English» pour avoir falsifiés les Saintes-Écritures en altérant le sens
de tous les passages qui se rapportent à la divinité de Christ. L'hérésiarque
Origène d'Alexandrie les supportait fortement et leur donna la reconnaissance en
insérant leurs falsifications des Écritures dans son Hexaple ou «Bible à six
colonnes», utilisant leurs textes pour rédiger sa Septante que nous retrouvons
dans la cinquième colonne. Le Dr. Bruce Pringle nous fait remarquer que «Clément
fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements
hérétiques. Il déclara ne vouloir transmettre aucun enseignement chrétien, sans
premièrement l'envelopper de préceptes philosophiques. Il enseigna qu'il n'y a
aucun ciel, aucun enfer, aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés
par le sang de Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu. En dépit de
la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école comme
"le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius, évêque d'Alexandrie, confia la
direction de cette école à Origène qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut
considéré génie et philosophe. David Otis Fuller (Which Bible) nous dit:
"Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus que tous les
autres pour former et donner une direction aux forces de l'apostasie à travers
les siècles". Origène est reconnu pour avoir modifié et pollué les textes de
la Bible, particulièrement ceux du Nouveau Testament. Il agissait ainsi sous
prétexte de rétablir le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées
erreurs de transcriptions; tout comme font les apostats de la Critique Textuelle
Néologique qui suivent dans ses pas. Origène fut essentiellement l'ennemi le
plus dangereux du Christianisme. Il empoisonna la Source de l'eau de vie en
altérant, retranchant, et ajoutant dans la Parole de Dieu ce qui lui plaisait.
Il sema ainsi la confusion afin d'établir l'autorité du texte de la Septante
Mythique dont il est l'auteur. L'œuvre la plus remarquable d'Origène fut son
Hexaple, ou Bible à six colonnes:
La
première contenait un texte Hébreu qui, selon le Rev. James Townley, D.D.
(Townley's Biblical Literature, Vol. 1, 1842), aurait inclus la Pentateuque
Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien Testament qui disparut pour
réapparaître au XVIIe siècle.
La
deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu.
La
troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128). Celui-ci
avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et l'astrologie. Il fut
admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux versions grecques des Écritures
qu'il modifia afin qu'elles soient plus acceptables pour les Ébionites.
La
quatrième fut la version grecque de Symmachus (160-211), un érudit
Samaritain qui devint un Ébionite et un Gnostique. Il fit une traduction
grecque des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement
estimée par les Pères apostoliques, et utilisée dans les communautés
Ébionites. Il rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui
mentionnent le Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien
Testament qui concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans
la chair.
La
cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé "la Septante"
qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament. Les apostats modernes
prétendent que ce fut seulement une copie de la Septante qu'Origène restaura
à partir d'un texte qui, selon eux, daterait vers l'an 285 avant
Jésus-Christ. Mais il n'existe aucune évidence que ce texte mythique
existait avant l'Hexaple d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la
Septante avant le IXe siècle. Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le
Dr. R.H. Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament),
que la célèbre "lettre d'Aristéas", à laquelle se réfèrent les apostats pour
attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure à l'Hexaple, n'est
qu'une forgerie. Il est tout probable qu'elle fut forgée par Origène
lui-même et interpolée dans les œuvres de Philo et de Joséphus.
La
sixième fut la version grecque de Théodote (140-190). Celui-ci avait renié
Christ durant les persécutions, et prétendait n'avoir pas renié Dieu. Tout
comme Clément d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé
une "Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de Dieu, nommé
la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis finalement un Ébionites. Dans
sa traduction, il altéra le texte en ajoutant et retranchant des mots et des
passages, afin de le rendre plus conforme aux principes des Ébionites.» (Fin
de citation.)
Le Juif Messianique,
Paul Ghennassia, que nous avons mentionné plus haut, déclare que cette secte de
Juifs Messianique «croit être justifiée par la foi sans les œuvres de la loi»,
mais cela est un piège bien camouflé. Tout dépend en effet de l'interprétation
que ces réprouvés donnent au sens d'être «justifié par la foi», et évidemment ce
n'est pas le sens biblique que la Réforme protestante lui donna au XVIe siècle.
Pour les Juifs Messianiques, la «justification par la foi» est l'élément
principal qui leur permet d'observer la loi, c'est comme dire l'aberration
suivante: «Maintenant, par la foi, j'ai finalement la puissance d'observer la
loi, ce qui m'était impossible avant de croire.». Il s'agit vraiment d'un
attrape-nigaud par lequel ils capturent les âmes de gens sots et stupides qui ne
peuvent voir plus loin que le bout de leur nez. La justification de Paul
Ghennassia est toute autre que celle enseignée par la Parole de Dieu, elle est
en effet le contraire qui se nomme «une réprobation» et une déformation de la
vérité qui est inversée bout pour bout. Il affirme en plus «que nous ne
prêchons pas une nouvelle doctrine, ni une nouvelle secte», ce que toutes
les sectes dites chrétiennes et évangéliques affirment aussi, même les Témoins
de Jéhovah, les Adventistes du Septième Jour, et les Mormons disent la même
chose. On n'a pas à les croire mais à les condamner et les exposer pour ce
qu'ils sont, des imposteurs et des hérétiques. Paul Ghennassia poursuit sa
notion extravagante en disant: «notre message, qui était à l'origine juif,
doit retrouver pour les Juifs d'aujourd'hui sa vraie «valeur biblique». Ah
bon, on croyait que «la vraie valeur biblique» était pour tous les chrétiens
authentiques «la grâce du salut en Jésus-Christ», faut croire qu'on s'est trompé
depuis des siècles. Non! Que les Juifs Messianique «ne reconnaisse pas la vraie
valeur biblique» est l'indice qu'ils sont tous des faux chrétiens. Mais le
comble de la stupidité de Paul Ghennassia est l'affirmation suivante: «il
nous faut employer très souvent les «consonances hébraïques» qui ont été
écartées au profit des mots grecs qui pour un Juif ne signifient rien.».
Mais rêvons-nous, c'est sûrement un cauchemar, personne ne peut vraiment être
aussi inepte que cela et dire de telles niaiseries. Si les Juifs Messianiques ne
comprennent pas le Grec, il semble toutefois qu'ils comprennent très bien le
français et l'anglais. Pourquoi donc utilisé des «consonances hébraïque» lorsque
les français et les anglais n'y comprennent rien, et que la Bible doit
absolument être traduite dans la langue du peuple commun pour être comprise.
Voyons donc, soyons un peu logique après tout. Il semblerait qu'il y a un
sérieux manque de matière grise entre les deux oreilles des Juifs Messianique.
Mais nous savons qu'ils sont des menteurs et que plusieurs d'eux comprennent le
Grec, et que l'affirmation que «le Grec ne signifie rien pour les juifs»
est plutôt une déjection répugnante d'une langue et d'un peuple qu'ils détestent
pour les avoir supplantés dans la grâce du salut, ce qui fit que le Royaume de
Dieu leur fut enlevé pour l'éternité et donné aux Grecs, c'est à dire aux
Gentils ou non-juifs. Le vrai Juif est le chrétien qui fait partie du Corps de
Christ et l'Israël authentique est celle qui est spirituelle et qu'on nomme
l'Église véritable, c'est à dire «la convocation à renaître dans la vérité», et
les Juifs Messianique n'en font pas partie.
Pour éclaircir le point
davantage, voici ce que dit un des adeptes de Paul Ghennassia, un nommé ZANNOUBO
GERARDO, et remarquez bien sa façon de s'exprimer comme un vrai zigoto qui se
prend pour un être intelligent en rabotant toutes sortes de consonances
hébraïques insensées afin d'être admiré par tout le reste des zouaves de cette
sectes d'énergumènes: «Je bénis Adonai Yeshuah de l'opportunité et de la
grâce qu'il m'a offertes en me dirigeant sur ce site... Je suis originaire du
Bénin... (évidemment, on aurait dû s'en douter) je suis disciple du Christ et
non chrétien... Et depuis quelques années ma conviction était que les chrétiens
devraient s'édifier sur la culture biblique juive pour retrouver le
christianisme originel, le véritable, que les Églises, à cause de l'hérésie
romaine, ont abandonné... Il est courant d'entendre dans les Églises que Christ
ayant tout «accompli», l'observance des commandements, des célébrations
contenues dans l'Ancien Testament n'ont plus leur raison d'être... D'après leur
compréhension «la loi de Moïse a été abolie par la mort du Christ à la Croix»...
Et pourtant, ils ont préféré garder les commandements relatifs à l'observance de
la dîme puisque l'observance de ce commandement arrange les clergés chrétiens.
C'EST TOUT SIMPLEMENT DOMMAGE! YESHUA HA'MASHIAH n'est pas venu abolir la loi de
Moïse mais l'accomplir... Dans Mattyahou 5:17 et 20 nous lisons: «Ne croyez pas
que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour
abolir, mais pour accomplir (...) Celui donc qui supprimera l'un de ces plus
petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé
le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui
enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux
(...) Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des
pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.» Mais comment
comprendre le terme «accomplir» utilisé par YESHUA? Par ce terme le mashiah veut
nous faire comprendre qu'il est venu accomplir tout ce qui a été écrit et
annoncé sur sa personne par Hashem que cela soit dans la loi ou les prophètes...
C'est ainsi qu'il nous invite également par nos actes à réaliser le dessein de
Dieu dans chacune de nos vies. Conscient de principe, moi j'essaie de célébrer
les fêtes juives, «Rosh Hashanna», «Pessah», «Shavouot», «Décompte de
l'Omer».... Cependant je manque de précisions quant aux rituels tels qu'ils sont
pratiqués par les «juifs messianiques»... Pourriez-vous m'apporter de
précisions? Par cette occasion, je voudrais aussi répondre à un appel d'Élohim
et fonder la première communauté messianique... Je serais ravi de prendre
contact avec vous pour voir la possibilité d'ouvrir au Bénin la première
communauté «JUIVE MESSIANIQUE».... Merci... Qu'Adonai Yeshua vous bénisse...».
Quelle théologie lamentable de dépravé spirituel, il faut le dire, cet
énergumène se prend donc pour un grand personnage dans le Royaume de Dieu
lorsqu'il en est complètement rejeté. Il ne fait que refléter l'opinion générale
de tous les Juifs Messianique, à savoir que la loi n'est pas abolie par la grâce
mais qu'elle serait encore en vigueur et demande d'être observée dans une
obéissance totale. Il ne s'agit donc plus d'une grâce inconditionnelle par
laquelle nous sommes sauvé, mais d'une grâce conditionnelle aux caprices de
l'homme et qui se nomme «une disgrâce». Ces gens sont complètement constipés
mentalement et spirituellement, ils ne peuvent comprendre qu'en accomplissant la
loi Christ l'a abolie pour ceux qui sont justifiés par la foi dans son sacrifice
parfait, et que par la foi dans le fait qu'il a accompli la loi en notre faveur,
nous en sommes libérés une fois pour toutes. En d'autres mots, la loi n'est plus
en vigueur pour ceux qui sont sous la grâce autrement nous serions encore sous
l'emprise du péché, car la Parole de Dieu nous dit clairement que loi est la
puissance du péché (1 Corinthiens 15:56). Mais nous avons été délivrés de la
culpabilité et de la condamnation du péché, et cela est un fait que la secte des
Juifs Messianique refuse de reconnaître. En se remettant sous l'observance de la
loi les Juifs Messianique et tous leurs semblables se remettent sous la
condamnation du péché pour leur perdition éternelle, car un tel principe est
clairement le péché contre le Saint-Esprit.
Pour ces mécontents,
fortement orgueilleux et prétentieux, et toujours insatisfait de la révélation
biblique, il faut dire «Yeshoua» et ne pas dire Jésus. WOW ! Quelle
intelligence, quelle érudition, bientôt il va falloir se mettre à genoux et leur
embrasser le cul si nous voulons être sauvé, car après tout ils sont les maîtres
de l'interprétation et malheur à nous si nous ne marchons pas dans leurs
insanités judaïques. Ils ont leur façon de prononcer «Shibolet» et ceux qui
prononcent à la française doivent être exclus de la communion messianique. Ils
ont leur Bible Chouraqui, bourrée de termes comme: Adam le glébeux... Si le
premier homme donc n'est pas glébeux et le deuxième n'est pas Yeshoua, vous êtes
dans les ténèbres! Pour eux la Bible doit être lue de préférence en hébreu et
ils nient que le Nouveau Testament fût écrit en grec, ce qui est complètement
absurde! Ces «glébeux» s'imaginent que toute traduction est défectueuse comme si
la compréhension de la Parole de Dieu dépendait de la langue hébraïque pour être
comprise par les français, ce qui est un non-sens. La langue originale qui se
parlait durant la construction de la tour de Babel s'est perdue comme les textes
originaux qu'écrivirent Moïse, les prophètes et les apôtres. L'hébreu n'est pas
plus original que le chinois, et Dieu a créé toutes les langues, et chacune a
ses avantages et ses limitations. Martin Luther essaya d'utiliser les gloses des
rabbins, mais il se rendit compte qu'elles obscurcissaient le texte plutôt
qu'elles ne l'éclairaient. La Bible ce n'est pas le Coran, et justement comme
c'est la Parole de Dieu elle a la propriété divine de ne perdre ni sa saveur ni
sa clarté dans quelque langue que ce soit. Pour la comprendre il ne faut pas la
lire en hébreu, en grec ou en araméen, il faut la lire en demandant au
Saint-Esprit de nous diriger et de nous y instruire correctement, et non selon
les interprétations particulières de tous et chacun. Certains passages ont plus
de saveur ou plus de clarté dans certaines langues, mais il n'y a pas besoin de
savoir l'hébreu classique ou le grec koïnè pour comprendre l'Écriture quoique ça
peut aider pour ceux qui détiennent une connaissance de ces langues; il faut
l'aide, non du paravent des suppositions, mais du Paraclet, c'est à dire de la
Sainte Présence de Christ, et une Bible protestante traditionnelle, (ou
plusieurs si possible). L'interprétation correcte vient de l'Auteur des
Écritures, Il parle toutes les langues et par la Réforme protestante, Il nous a
donné Sa Parole dans toutes les langues des nations. Ainsi donc l'érudition
n'est pas nécessaire pour avoir une claire compréhension des Écritures. Augustin
ne savait pas beaucoup de grec, et quant à John Bunyan le fameux pasteur
puritain qui écrivit une soixantaine de livres et traités comme «Le Voyage du
Pèlerin» et «La Guerre Sainte»; il ne fit que deux années d'école primaire.
Comme dit la Bible: «Par tes commandements j'ai
acquis intelligence» et encore: «La sagesse
appartient à Jéhovah et de sa bouche viennent la connaissance et l'intelligence»,
et Sa bouche n'est pas limitée à l'hébreu classique ni au grec koïnè! Il ne faut
pas mépriser l'érudition et la connaissance des langues originales des
Écritures, mais elles ne sont nullement indispensables. Un commentateur érudit
dit un jour en parlant de Spurgeon que ce fut vraiment un des prêcheurs les plus
éminents, mais que s'il avait été formé dans un fameux institut biblique il
aurait été encore plus grand. Énorme erreur; car ce qui faisait la grandeur de
Spurgeon c'était sa simplicité en dépit de son érudition. Ses sermons sont
toujours vivants et efficaces car ils sont simples mais ils font cible. Pour le
commun des mortels les préciosités des érudits ne sont qu'un bourdonnement
«épistémologique» propre à plonger l'esprit dans un assoupissement profond, même
si elles font la joie des immortels de l'Académie française! Et oui frères, il y
a des milliers et des milliers d'imbéciles avec des doctorats en théologie et
des diplômes de pasteur, comme des milliers et des milliers de frères éloquents
et puissants dans les Écritures qui ne parlent pas un mot d'hébreu et qui n'ont
même pas obtenu le BEPC! Les imbéciles croient pouvoir enfermer le Saint-Esprit
dans leurs séminaires bibliques, et leurs instituts regorgent d'idiots et de
sottes qui lisent très bien le grec, mais qui ne comprennent rien à ce qu'elles
lisent, sinon elles seraient plutôt restées à la maison qui est l'endroit
indiqué par la Bible, pour les femmes intelligentes qui font profession de foi!
LE PROBLÈME AVEC LA RÉVISION
ET NOUVELLES TRADUCTIONS
Nous en venons ainsi à
notre point principal concernant la traduction et révision de la Bible par des
groupes de Juifs Messianique ou autres vipères venimeuses de la même espèce que
ces réprouvés. Il est évident que nous ne pouvons avoir aucune confiance en ces
gens pour nous transmettre honnêtement la Parole de la Vérité, pas plus que nous
pouvons avoir confiance en des comités de révision du christianisme traditionnel
ou évangélique. Le Seigneur nous a pourvus de très bonnes traductions qui
parfois rendent plus clairement l'intention de l'Esprit dans la langue
vernaculaire que dans l'original. L'hébreu par exemple ne possède que trois
temps, le français en possède beaucoup plus. L'allemand ne possède qu'une seule
parole pour la foi, tandis que l'anglais en possède deux ainsi que les langues
d'origine latine (foi et croyance). Il est donc utile de comparer les Bibles
protestantes et leurs révisions. Supposons que nous sachions parfaitement
l'hébreu et le grec. Cela nous aiderait certainement dans certains cas, mais en
général serions-nous capables de traduire mieux que les réformateurs qui furent
les hommes choisis par Dieu pour donner la Bible aux nations dans leurs langues?
Si Dieu le veut et que cela est dans ses plans, sûrement. La Parole de Dieu nous
dit «qu'il y a un temps pour toutes choses...»
(Ecclésiaste 3:1), et le temps des réformateurs est révolu. Le français parlé de
nos jours n'est pas le français parlé au temps des réformateurs, la langue a
évoluée avec le temps, la connaissance des langues a augmentée, et les principes
de traduction se sont développés davantage. Mais la réforme n'a pas cessé, elle
se poursuit encore de nos jours, et la Bible doit demeurer accessible aux
peuples dans le contexte de ces changements au risque de devenir désuète et
incomprise, d'où donc la nécessité de réviser ses traductions à certain moment
donné. Cela ne veut pas dire qu'il faut nous débarrasser de nos bonnes vieilles
bibles, au contraire car elles vont toujours avoir leur utilité. Le problème
n'est pas avec la révision et les nouvelles traductions qui peuvent en ressortir
pour préciser son texte d'avantage, mais avec les réviseurs et traducteurs
mêmes. En réalité aucun n'est qualifié pour accomplir un tel travail s'il n'a
pas la Sainte Présence de Christ en lui pour le diriger, et là est le problème
car de nos jours nous faisons face à un christianisme contrefait à l'échelle
mondiale qui domine sur tous les aspects de la foi chrétienne, et la très grande
majorité sont tous des faux chrétiens qui marchent dans les illusions de leurs
délires, s'imaginant être sauvé et avoir l'Esprit de Christ, lorsque l'esprit
qu'ils ont reçu est celui de l'Antichrist. Vous comprenez donc toutes les
complications que cela occasionne au niveau de la révision et traduction de la
Bible puisqu'on ne peut faire confiance à personne dans ce bordel spirituel. Si
l'Esprit des vivants ne s'impose pas, de tels projets sont irréalisables, et
l'Admirable n'agit jamais à travers des comités ou associations humaine pour
réaliser ses projets. Malheureusement presque toutes nos versions de la Bible
sont produites de cette façon. Certes au début de la réforme protestante Dieu a
utilisé certains groupes d'hommes pour accomplir la traduction des textes
originaux en la langue commune des peuples, on a qu'à penser aux Vaudois ou
encore au groupe des 57 traducteurs choisis pour réaliser la traduction de la
célèbre King-James anglaise en l'an 1611, tous des chrétiens calvinistes
traditionnels et tous des savants dans leurs propres domaine. Le christianisme à
cette époque était tout frais dans les cœurs et il se produisit des
bouleversements remarquables dans la société. Mais les temps ont changé, le
monde s'est corrompu davantage et le christianisme a sombré dans l'apostasie au
point que la contagion est présentement mondiale. Qui va prendre la relève, qui
va se tenir dans la brèche devant une telle situation insurmontable? Or rien
n'est impossible à Dieu (Luc 1:37) et comme nous dit le Seigneur Jésus:
«Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.» (Luc 18:27), et
ses voies sont au-dessus de nos pensées (Ésaïe 55:8). On peut donc être assuré
que Dieu veille sur sa Parole et qu'il est encore capable de susciter certaines
personnes pour œuvrer dans ce domaine, comme nous voyons dans 1 Corinthiens
1:26-29 de la Bible de Machaira 2016-2020:
26 Considérez, frères, que parmi vous,
qui avez été appelés, il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni
beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Jn. 7. 48; Ja. 2. 5;
27 Mais L'ESPRIT DES
VIVANTS a choisi les choses folles de cette disposition pour déshonorer les
sages, et L'ESPRIT DES VIVANTS a choisi les choses faibles de cette disposition
pour déshonorer les fortes,
28 Et L'ESPRIT DES
VIVANTS a choisi les choses viles de cette disposition et celles qui sont
rejetées, même celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont,
29 Afin que nulle chair
ne se valorise en sa présence.
Or quand on fait une
traduction on est toujours confronté à des expressions idiomatiques qui ne
peuvent être traduite mot à mot, et donc il faut en rendre le sens et oublier la
forme. On ne peut donc traduire constamment dans le sens littéral des mots sans
trahir l'enseignement de l'original. Il en advient même que le sens original des
mots n'est pas saisi par la majorité des traducteurs, car cela dépend du
Saint-Esprit qui donne un esprit de sagesse et de révélation dans la
connaissance de la vérité. Pour nous il est hors de doute que nos réformateurs
possédaient cet esprit de sagesse et de révélation pour nous transmettre une
traduction fidèle à l'intention de l'Auteur des Écritures. Nous n'avons aucune
confiance dans nos traducteurs actuels et leurs nouvelles Bibles basées sur des
manuscrits certifiés par le carbone 14, ou sur des règles d'une orthodoxie
problématique et contestable qui n'a jamais contribué rien de bien à la cause de
la vérité, sauf de la ternir, de la déformer, et de la manipuler.
Dieu est entièrement
Souverain, il est celui qui contrôle et dirige l'Histoire selon son dessein
éternel, et la Réforme s'est faite sur des bases solides tout comme l'Apostasie
est en train de se propager sur l'empirisme et le scepticisme d'érudits qui
sortent de séminaires et d'instituts bibliques infiltrés par les jésuites et la
pensée libérale. Notre foi en la Bible n'est pas basée sur le carbone 14 et les
dernières découvertes archéologiques. Nous ne sommes pas assez diplômés pour
croire que la Réforme a prospéré sur des traductions défectueuses de la Bible et
que l'apostasie maintenant se répand en dépits de meilleures traductions. Ils
ont déjà supprimé le «comma johannique», et en toute probabilité le prochain
papyrus qu'ils découvriront sera plus ancien que tous et donc meilleur, même
s'il s'avère que cela appartenait à une communauté Ébionite du Ier siècle...
Peut-être découvriront-ils une copie plus ancienne qui confirmera que Pierre
était en fait l'apôtre des gentils et que Jésus ne s'adressait pas à sa mère en
lui disant: «femme», sinon: «très sainte
mère immaculée»? L'avenir nous réserve des surprises sur «Discovery Channel»!
Mais nous ne sommes pas de ceux qui doutent de l'authenticité de nos vieilles
Bibles protestantes, et cette épée de l'Esprit qui fut l'épée que Luther prit
des mains du Goliath romain, et que les Vaudois préservèrent des mains de
l'Antichrist, continuera de faire des ravages dans les rangs de l'ennemi si nous
nous maintenons fermes dans la foi de nos pères réformateurs. «Sola Fide,
Sola Scriptura» voilà notre cri de guerre! En avant soldats de Christ, ne
les craignez point, nous en ferons notre pain, leur protection s'est retirée de
dessus-eux, et l'Admirable Esprit des vivants est avec nous.
PRINCIPES DE TRADUCTION
ET DE RÉVISION
Pourquoi une nouvelle
traduction ou révision de la Bible des Réformateurs du XVIe siècle? Une nouvelle
traduction ou révision tient compte de l'évolution du langage. Une langue
évolue, car elle est une réalité vivante, liée à l'histoire des mentalités et
des cultures. Le sens des mots varie dans le temps, parce que l'usage courant
donne à un mot un sens précis qui finit par l'emporter sur les autres. Par
exemple, l'adjectif «formidable» a étymologiquement le sens de terrifiant. Mais
aujourd'hui, formidable signifie magnifique, remarquable, et a perdu le sens
insistant sur la peur. Il est donc dans l'ordre des choses de traduire la Bible
en français actuel. Il s'agit d'une nécessité et d'une richesse incomparable.
Chaque traduction a sa personnalité – et donc, ses forces et ses faiblesses, ses
traits de génie et ses tics de langage. Aucune n'est parfaite. Chaque traduction
a aussi ses objectifs. Toutes sont donc complémentaires. La diversité des
traductions respecte aussi la fertilité de l'inspiration biblique, qui est
esprit, et non pas lettre: chaque mot de la Bible est un diamant aux multiples
facettes qui n'enferme jamais Dieu dans un unique reflet, déjouant par-là la
tentation d'une description objective.
Mais gardez-vous de
penser que la Bible a été écrite en français, ce n'est pas le cas. À cause de la
méconnaissance de ce fait plusieurs abusent de son texte sacré, s'imaginant
qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité ou qu'ils sont en mesure de
reprendre un autre avec la piètre connaissance qu'ils en ont. Œuvrer dans la
traduction et la révision de la Bible nécessite au moins une base de
connaissance de l'Hébreu ou du Grec. On ne peut se baser sur une approximation
de sa révélation dans des traductions courantes dans lesquelles elle est parfois
comparée, celles-ci sont souvent déficientes. Il faut être conscient que la
Bible que nous avons entre nos mains est elle-même une traduction. En fait,
chaque traduction n'est qu'une interprétation d'un original qui est soit en
Hébreu pour l'Ancien Testament, ou soit en Grec pour le Nouveau Testament.
Quoique la majorité des traductions sont assez justes en générale, elles
s'égarent souvent en plusieurs endroits de la signification réelle des mots dans
les originaux. Ceci est dû à ce que la majorité des traducteurs traduisent avec
des partis-pris qui supportent les points de vue d'un comité qui détient
l'autorité sur eux. Il ne faut pas oublier que le traducteur n'est qu'un homme
soumit à des règles de travail et à des influences charnelles et religieuses.
Quoique la révélation écrite soit suprême et impeccable dans son contenu
original, l'objectif de sa traduction souffre de médiocrité, d'irrévérence, de
paralogisme, et d'inexactitudes. En d'autres mots, un traducteur classique ou
académique ne traduira jamais en dehors des règles de l'orthodoxie qui lui sont
imposées par son église ou par le consensus général d'experts de différentes
églises, de crainte de perdre son travail, sa réputation, son prestige, et tous
les honoraires qui lui reviennent. Une traduction fidèle n'a pas ces problèmes,
elle est libre des influences et des inclinations des religions et dénominations
modernes dites chrétiennes qui supportent toutes la fausse doctrine de
l'arminianisme du libre-choix ou «choix de la foi» dans le salut et la
sanctification, et même dans l'éclectisme des principes de traduction. De ce
fait, sa réjection est assurée de la part du christianisme moderne qui a sombré
dans l'hérésie et l'apostasie des derniers temps. Une traduction fidèle qui
reflète la lumière de la vérité sera toujours rejetée des réprouvés, cela est le
sceau de son authenticité, car les imposteurs préfèrent les ténèbres de leurs
raisonnements au rayonnement de la grâce véritable. Elle se garde aussi des
impressions et intimidations politiques et religieuses, choses qui peuvent
ternir l'esprit des hommes les plus honnêtes.
Traduire la Bible est
un travail risqué si on n'a pas réellement l'Esprit ou Réflexion de la Sainte
Présence de Christ en nous pour nous diriger. Même que sélectionner une
traduction d'un terme particulier peut sembler une aventure incertaine,
puisqu'un seul mot peut avoir un grand nombre de nuances ou synonymes qui
peuvent être utilisés dans différents contextes. Les critères de choix sont
multiples: à côté des préférences confessionnelles, on pourra privilégier une
belle expression littéraire, la surprise d'un souffle poétique, l'assurance de
la rigueur scientifique, la proximité avec le langage de tous les jours. Donc
entre dépaysement d'un monde lointain et enracinement dans la vie quotidienne,
pour lire seul ou avec d'autres, quelle Bible, pour quelle lecture? Une
traduction familière permet de se laisser traverser par le texte biblique qui
peut alors habiter la mémoire et irriguer la vie. Mais une traduction
inhabituelle offre un étonnement et des saveurs inconnues: elle déplace le
lecteur pour lui faire découvrir, encore une fois, la nouveauté de cette Parole
inspirée. Une traduction n'est donc jamais parfaite, jamais achevée: elle est
toujours à reprendre, toujours à revisiter, à cause de la flexibilité et de
l'évolution de la langue.
Le XXIe siècle a
radicalement transformé notre façon de lire et de comprendre la Bible. Les
grandes études philologiques, archéologiques et historiques ont permis de
revisiter de fond en comble la matière biblique: les études et les lectures des
textes bibliques ont considérablement évolué depuis les dernières grandes
traductions françaises dénaturées de nos temps modernes, débutant avec la Darby
et la Segond qui a subi un grand nombre de révisions. Néanmoins le principe
s'applique aussi aux traductions des réformateurs comme la Olivétan qui subit
plusieurs révisions: Épée, Genève, Martin, Ostervald, Lausanne, Machaira. Pour
rendre aux mots de la Bible leur épaisseur sémantique, leur mémoire plurielle
qui travaille encore le Livre des livres, ne l'oublions pas, la Bible se
conjugue à plusieurs voix qui se font écho l'une à l'autre ou se jouent en
contrepoint l'une par rapport à l'autre. De la Genèse à l'Apocalypse, il y a
plus de soixante écritures différentes, issues d'un vaste processus collectif
échelonné sur près de deux millénaires pour confronter le livre majeur de notre
culture, de notre mémoire, avec la culture contemporaine. Sans cet effort, les
grands textes de notre patrimoine s'effacent de notre univers. Chaque génération
s'en est emparé et a proposé sa traduction et nous n'en sommes pas l'exception.
Cela faisait plus de quatre cent ans qu'aucun projet individuel de révision et
retraduction de la Bible des réformateurs n'avait été entreprise d'après les
originaux avant la première réalisation et parution d'une nouvelle version. La
traduction de la Bible des Réformateurs a toujours été faite par des individuels
en débutant par Pierre Louis Olivétan, Jean Calvin, Théodore de Bèze, et Robert
Estienne, tous des hommes de foi calviniste. Le dernier à entreprendre un tel
projet fut le pasteur calviniste, David Martin. Tant qu'au pasteur arminien,
Jean-Frédéric Ostervald, il ne fit qu'une révision dans le français des versions
antérieures de ses prédécesseurs, il ne se préoccupait pas de préciser le texte
sur les originaux Hébreu et Grec, mais de le rendre lisible au commun du peuple.
Depuis ce temps la traduction de la Bible devint la charge de comités de
pasteurs, d'experts et de savants dans la science de la Critique Textuelle, et
nous savons que cette science n'est pas en dehors de tout soupçon et qu'il faut
s'en méfier. Ce n'est qu'en ce dernier siècle qu'un autre individuel de foi
calviniste marginale, fut appelé de Dieu pour entreprendre un tel travail car la
nécessité s'imposait, et l'aboutissement de ses labeurs donna naissance à la
nouvelle Bible de l'Épée dite aussi Bible de Machaira.
Quand on traduit, on se
rend bien compte que ceux qui nous ont précédé ont fait des choix difficiles, et
parfois extrêmement ingénieux. Contrairement à tous les travaux existants, notre
position n'est pas d'adopter une méthode au détriment d'une autre: équivalence
formelle (traduction littérale), ou équivalence fonctionnelle (traduction
dynamique), ni même celle du compromis (traduction essentiellement littérale:
méthode en vogue dans le monde anglo-saxon). La traduction, au sens propre
«conduire d'un texte à un autre» est une activité de transport, malheureusement
beaucoup se perd dans ce transfert. Une bonne connaissance de la langue source
(ou de la langue cible selon les cas) n'est pas toujours suffisante. Même si
l'on a suffisamment de vocabulaire, on se heurte toujours au problème des
réalités qui existent dans une culture et pas dans une autre. Le travail de
traduction est en réalité un travail d'interprétation, dans la mesure où l'on
doit donner un sens à ce que l'on traduit. Il faut ici poser la question de la
liberté: la pluralité des sens d'un texte est la condition même de la liberté du
traducteur. La question des traductions parfaites prend ici une ampleur
particulière: Dieu et sa Parole sont par essence ce qui est parfait, alors
comment être à la hauteur dans la traduction? Donc la fidélité au texte original
ne semble être que l'apanage de Dieu lorsque les apôtres parlaient les
différents dialectes hébraïques des nations étrangères. Car être fidèle en
matière de traduction, c'est assurer une adéquation entre le texte source et le
texte cible: une telle adéquation met donc en jeu la vérité, et ce d'autant plus
que Dieu est le garant de la vérité absolue. Mais nous savons, avec assurance,
que la Sainte Présence de Christ qui nous habite nous dirige dans la vérité.
Mais la Bible c'est
aussi un texte littéraire et lorsqu'on la traduit, on est confronté au même type
de questions: dois-je privilégier le sens ou le style? Est-il possible de
concilier les deux? Ma langue permet-elle de concilier les deux? On sent bien
qu'une traduction n'est jamais parfaite de ce point de vue: c'est d'une certaine
manière un travail infini. Cicéron disait dans le De Oratore qu'il faut
traduire sens pour sens et non mot à mot. Donc la traduction suppose des
variations dans le sens des mots. Il semble bien que la perfection d'une
traduction soit en fait liée au but qu'elle s'était fixée. En aucun cas le
littéralisme ne peut être une solution: c'est «l'assassinat du texte», pour
reprendre l'expression de Walter Benjamin (De Jonas à Jonas). On en vient donc à
de véritables théories de la traduction: certains privilégient le sens, et c'est
ce qui caractérise la plupart des traductions de la Bible en français. Le
danger, là encore, est de s'éloigner beaucoup du texte original pour vouloir
faire son propre morceau de bravoure car une telle approche ne considère pas
l'étymologie, ni les contextes historiques, culturel et cultuel. C'est une
pratique qui a eu vent en poupe les siècles précédents. L'infini du sens
engendre donc l'infini du possible des traductions. Une sorte de gigantesque
tour de Babel pour accéder à la perfection de la traduction. Le texte biblique
fut écrit par des hommes qui avaient à leur disposition leur langue. Et au-delà
de la langue, c'est le miracle divin: Antoine Berman, dans «L'Épreuve de
l'Étranger», un essai qu'il consacre à l'histoire de la traduction et à ses
théories, s'oppose fermement à la «négation systématique de l'étrangeté de
l'œuvre étrangère». Il explique que l'on n'a pas le droit, lorsque l'on
traduit un texte, de détacher un texte de la culture dans laquelle il est né. Ce
texte est le fruit d'un autre; et en même temps nous partageons avec lui quelque
chose qui est tout simplement notre expérience du monde, notre expérience du
langage. Selon Walter Benjamin, le langage est pure essence, et donc au-delà des
langues il y a un universel du langage: pour les romantiques allemands, la
traduction est l'occasion de renouveler sa propre langue et d'enrichir sa
littérature par le biais de l'original. Nous sommes donc ramenés à nous-mêmes
quand nous traduisons un texte, et ce d'autant plus dans le cas de la Bible,
puisque se joue notre expérience de Dieu. Car s'il est certain qu'un texte
littéraire de Racine engage des réalités extrêmement complexes, tant du point de
vue sociopolitique que littéraire, la Bible, elle aussi, est marquée
historiquement et culturellement, mais c'est d'abord le texte de deux alliances
de Dieu passées avec les hommes. Il y aurait donc derrière ces textes un
universel à atteindre dans la traduction, qui n'est autre que Dieu. Mais
attention au spectre de la tour de Babel!!! Ne peut-on pas penser plutôt que
dans son travail, le traducteur est porté par l'Esprit Saint? N'allons pas bien
sûr jusqu'aux langues de feu, mais il est certain que l'Esprit est à l'œuvre
dans notre contact à la Bible, quelle que soit la langue lue. C'est la Réforme
qui lance le grand mouvement de traductions, avec l'idée que le vulgaire doit
avoir accès aux textes sacrés, alors que prévalait l'idée que c'était aux
ecclésiastiques, qui avaient reçu la formation nécessaire, de lire le texte pour
ensuite l'expliquer aux fidèles, ce qui a donné naissance à la manipulation
textuelle pour défendre des principes qui ne sont pas clairement enseignés dans
les Saintes-Écritures. Ce concept est à la base des nombreuses fausses doctrines
érigées dans le but de préserver une institution ou organisation ecclésiale
mondaine et charnelle.
L'objectif de tout
traducteur honnête et détaché du giron des comités de professionnels est de
réaliser une traduction fidèle aux originaux. Depuis que l'homme traduit, il n'a
cessé d'émettre des réflexions sur la manière de traduire fidèlement. Les
nombreux points communs existants entre les traductions et certaines disciplines
ont donné naissance à des concepts traductologiques divers: linguistiques,
sociologiques, sémiotiques, interprétatifs. Chacun de ces concepts présente une
vision de la façon de traduire et d'être fidèle.
Les adeptes de la
théorie linguistique de la traduction (J.C. Catford) pensent que bien traduire
c'est remplacer des unités lexicales d'une langue de départ par des unités
lexicales d'une langue d'arrivée. J.C. Catford a écrit que la traduction est «The
replacement of any textual material by equivalent textual material.» (J.C.
1967). Pour Gerardo Vásquez Ayora, il n'y a pas de traduction libre car toute
traduction doit être exacte. Tout élargissement, adaptation, commentaire ou
paraphrase ne sont pas de la traduction. Parlant de la littéralité, Ayora a
expliqué qu'on ne traduit pas la langue mais autre chose. Toutefois, il n'a pas
défini cette autre chose. À côté de ces traducteurs qui n'abordent que le côté
linguistique de la traduction, d'autres chercheurs ont étudié la traduction en
se basant sur le texte. Pour Maurice Pergnier, un message puise son sens dans
une situation précise. Les critères servant à juger la fidélité en traduction se
trouvent dans cette situation et sont déterminés en fonction des destinataires
(Pour être fidèle, le traducteur doit penser au destinataire de sa traduction.).
Le traducteur biblique, J.C. Margot pense que la traduction est fidèle si son
lecteur réagit de la même manière que le lecteur du texte original. Fidélité
implique surmonter les difficultés de la langue de départ et fidélité à la
langue et la culture d'arrivée. J.R.Ladlmiral, parlant de la fidélité: dit que «Toute
théorie de la traduction est confrontée au vieux problème du MÊME et de L'AUTRE:
à strictement parler, le texte cible n'est pas le MÊME que le texte original,
mais il n'est pas tout à fait un AUTRE.» Parlant toujours du «MÊME» et de
«L'AUTRE», Georges Steiner assimile le processus de la traduction a un «parcours
herméneutique», qui commence par un élan de confiance permettant d'aller
vers l'autre afin d'essayer d'établir une cohérence entre des mondes isolés,
puis vient la phase de pénétration du texte pour une plus profonde
compréhension, ensuite le traducteur incorpore la langue cible ce qu'il a
compris afin de préparer une mise en forme et enfin, il restitue ce qu'il a
incorporé dans la langue Cible, en investissant l'Autre pour l'habiter.
Nous remarquons que les
traducteurs s'attachent de moins en moins à l'aspect purement linguistique des
textes à traduire. Ils prennent en considération d'autres éléments qui entrent
en jeu dans la «construction» du texte source, et qui doivent trouver leur place
dans le texte cible. Ces éléments ont été très bien mis en lumière par l'équipe
de Paris de l'ESIT, dans leur théorie interprétative de la traduction ou théorie
du sens. La théorie du sens affirme que la traduction est toujours possible
pourvu qu'elle ne porte pas sur la langue mais sur le contenu des discours ou
des textes. Les adeptes de cette théorie conseillent aux traducteurs de: «ne
pas chercher à traduire, mais de dire ce qu'ils (les traducteurs) comprennent.
Pour comprendre correctement, il faut penser à la qualité en laquelle s'exprime
l'orateur, penser aux interlocuteurs auxquels il s'adresse, aux circonstances
dans lesquelles il parle....» La théorie du sens définit des unités du sens
auxquelles le traducteur doit être fidèle. Une unité du sens peut être une
simple onomatopée comme elle peut nécessiter tout un paragraphe pour
s'éclaircir. Sa formation est fonction de plusieurs paramètres: contexte verbal,
contexte cognitif, situation. Le traducteur doit se rendre compte de tous ses
paramètres afin de bien comprendre et, donc, de bien rendre. L'École de Paris
prône la fidélité au sens et rien que le sens. Bien que cette théorie ait fait
appel à plusieurs disciplines pour se bâtir, on lui reproche néanmoins de ne pas
accorder assez d'importance aux mots qui sont, qu'on le veuille ou non, les
matériaux principaux dont dispose le traducteur, nous dit P. Newmark.
Après ce défilement,
qui n'est, certes, pas exhaustif, des différentes conceptions de la notion de
fidélité en traduction, la question se pose toujours: qu'est-ce que la fidélité
en traduction? Et pourtant la réponse est si simple, il s'agit d'avoir reçu
comme don la grâce de la confiance en Christ qui est le Maître absolu de sa
Parole. Sans la foi, sans cette assurance en Christ et de Christ, il est
entièrement impossible de traduire la Bible correctement et d'arriver aux
désignations et significations réelles des termes qu'elle utilise pour
transmettre le message de la révélation de Dieu. Le Seigneur Jésus nous dit
clairement: «sans moi, vous ne pouvez rien faire»
(Jean 15:5), et pourtant plusieurs travaillent sans Lui dans ce domaine
d'importance capitale et même crucial.
Tout le monde est
d'accord contre la littéralité, d'une part ― et contre la liberté avec tous ses
moyens, d'autre part. Car, on ne cesse de le répéter, les traductions, comme les
femmes, pour être parfaites, doivent être à la fois fidèles et belles. C'est un
idéal qui est loin d'être atteint et qui laisse les traducteurs perplexes. Que
faire? Doit-on rendre la langue, la grammaire, le style? Doit-on «importer» le
texte-source dans la langue et la culture du lecteur? Doit-on «exporter» le
lecteur vers la langue et la culture de l'auteur? Ou bien doit-on s'efforcer
d'assembler tous les processus différents et en faire un seul? Dans un domaine
où la confiance en Christ doit absolument régner, c'est le chaos total dans la
contrefaçon du christianisme de nos temps moderne, c'est le retour à la tour de
Babel avec toute la confusion qui s'en suit. Certains traducteurs, peu qu'ils
sont, en sont conscient, mais perplexes et sans réponse. En attendant, ils
continuent de traduire à la manière qui leur semble «fidèle». Cette manière
consiste à rendre le sens sans se détacher totalement des aspects linguistiques
du texte source: les termes de spécialités, et même d'ordre général, la
terminologie, la ponctuation ― sauf usage différent dans la langue d'arrivée ―
et le style doivent, chacun, réapparaître dans le texte-cible, c'est-à-dire la
traduction. En outre, la traduction doit être aussi lisible que l'original,
autrement personne ne lirait son texte. Nous en avons un exemple pitoyable avec
la Bible des Juifs Messianique, comme nous avons déjà vu dans notre texte.
Mais devons-nous
réellement chercher le sens des mots dans des méthodes de traductions, autant
ingénieuses qu'elles sont, car elles ont tous manquer le but essentiel? Ne
devons-nous pas chercher la réponse à cette question dans la Bible même? Le
verbe traduire apparaît seulement deux fois dans la Bible, une fois dans
l'Ancien Testament et une fois dans le Nouveau Testament, et dans les deux
endroits il signifie une seule et même chose. Dans l'Hébreu le mot est «tirgam»
et dans le Grec le mot est «methermeneuo» et les deux signifient «interpréter»,
littéralement «derrière l'explication», c'est à dire «exposer le sens postérieur
d'un terme dans son essence grammaticale afin d'obtenir sa signification pour sa
transposition envers une différente langue ou expression». Cette faculté n'est
pas la propriété de l'intellect humain, car il s'agit ici de la Parole de Dieu
et non de la parole de l'homme. Tout comme l'interprétation des rêves est
réservée à Dieu seul (Daniel 2:28), l'interprétation du sens des mots qui est
caché au commun des mortels, appartient à Dieu (2 Pierre 1:20-21) et à Dieu
seul. En d'autres mots, l'interprétation ou traduction des Saintes-Écritures
n'est pas du domaine de l'homme, elle est un don de Dieu qu'il accorde en temps
voulu et selon le besoin à qui il le veut (1 Corinthiens 12:18,28) et pour la
réalisation de ses projets. Cela met un sérieux frein aux prétentions de comités
de traducteurs, d'experts, pasteurs, savants, et exégètes qui œuvrent dans la
traduction de la Bible. Dieu n'opère jamais par des comités mais par des
individuels qu'il forme d'avance pour un tel travail, comme nous avons vu plus
haut. Certes cela ne veut pas dire qu'on ne peut rechercher le sens des mots en
utilisant l'étymologie et des dictionnaires spécialisés dans les langues
originales, comme le «Dictionnaire Hébreu-Français de Sander et Trenel» et le
«Dictionnaire Grec-Français de J. Planche». Mais que le Seigneur est fidèle pour
nous diriger dans nos recherches, si du moins nous avons l'Esprit de Christ en
nous (Romains 8:9).
À Christ seul soit la
Gloire
Amen !
Rédigé par Jean leDuc
sous la direction de Christ
pour la communauté mondiale des élus dans les expressions de son renoncement.
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