Page 199 - LES DEUX BABYLONES

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Elle lui frotte les tempes, le front, les lèvres,
Prétendant que la puissance de la magie
Doit le protéger par la vertu de la salive lustrale
Nous voyons donc à quel point le baptême papal est la reproduction exacte du
baptême Chaldéen ; mais il y a un autre point à noter qui complète la
démonstration. Nous le trouvons dans la malédiction suivante, fulminée contre
un homme coupable du crime impardonnable d'avoir quitté l'église de Rome et
qui publia les raisons sérieuses de son action :
"Puisse le Père, qui créa l'homme,
le maudire ! Puisse le Fils qui a souffert pour nous le maudire ! Puisse le Saint-
Esprit qui a souffert pour nous dans le baptême, le maudire
!"
Je ne m'arrête
pas à montrer combien cette malédiction est absolument et entièrement opposée à
tout l'esprit de l'Évangile. Mais ce que je recommande à l'attention du lecteur,
c'est cette affirmation étonnante que le Saint-Esprit a souffert pour nous dans le
baptême. Sur quoi s'appuie-t-on dans l'Écriture pour avancer une pareille
assertion ? Qu'est-ce qui a pu la faire naître ? Mais que le lecteur revienne à la
personnalité Babylonienne du Saint-Esprit et il verra clairement le blasphème
contenu dans un pareil langage. Suivant la doctrine Chaldéenne, Sémiramis, la
femme de Ninus ou Nemrod, divinisée sous le nom de Reine des cieux, fut
adorée, nous l'avons vu, comme Junon la colombe, en d'autres mots, le Saint-
Esprit incarné Quand son mari fut renversé à cause de sa révolte blasphématoire
contre la majesté céleste, ce fut quelque temps pour elle un sujet de douleur. Les
fragments de l'histoire ancienne venus jusqu'à nous racontent sa frayeur et disent
qu'elle s'enfuit, pour se sauver de ses ennemis. Dans les fables de la mythologie,
cette fuite était mystérieusement représentée en harmonie avec les attributs de
son mari. Les bardes grecs disaient que Bacchus, vaincu par ses ennemis, se
réfugia dans les profondeurs de l'Océan
.
Fig. 36 – La figure du taureau coupé est un autre symbole de ce qui