Page 189 - LES DEUX BABYLONES

Version HTML de base

189
fidèle :
"Le mari infidèle est sanctifié par sa femme et la femme infidèle est
sanctifiée par son mari, - autrement vos enfants seraient impurs, tandis qu'ils
sont saints."
. Ils sont donc baptisés à cause de leur
sainteté et pour la proclamer solennellement, avec toutes les responsabilités qui
en découlent. Cette sainteté cependant, est bien différente de la sainteté de la
nouvelle nature ; et quoique le fait du baptême, si on le considère au point de vue
scripturaire et qu'on l'améliore en conséquence, soit dans la main de Dieu, un
moyen important de faire de cette sainteté une glorieuse réalité dans le sens le
plus élevé du mot, cependant il n'assure pas nécessairement dans tous les cas la
régénération spirituelle. Dieu peut donner ou ne pas donner, suivant qu'il lui
plaît, un coeur nouveau avant, pendant ou après le baptême ; mais il est évident
que des milliers qui ont été baptisés sont encore irrégénérés ; ils sont encore
exactement dans la même position que Simon le magicien qui, après avoir été
baptisé par Philippe, était encore
"dans un fiel amer et dans les liens de
l'iniquité"
.
La doctrine de Rome, cependant, est que tous ceux qui sont canoniquement
baptisés, quoique ignorants, quoique immoraux, pourvu qu'ils croient
implicitement à l'Église, et livrent leur conscience aux prêtres, sont aussi
régénérés que jamais ils pourront l'être, et que les enfants sortant de l'eau du
baptême sont entièrement purifiés du péché originel. Aussi voyons-nous que les
missionnaires jésuites de l'Inde se vantent de faire des convertis par milliers, en
les baptisant simplement, sans leur donner la moindre instruction préalable, alors
qu'ils sont encore dans l'ignorance la plus complète des vérités du christianisme
et sur leur simple promesse d'être soumis à Rome. Cette doctrine de la
régénération baptismale est aussi essentiellement Babylonienne. On s'étonnera,
peut-être, à l'idée que la régénération ait été connue dans le monde païen ; mais
qu'on aille seulement dans l'Inde on trouvera aujourd'hui les bigots Hindous, qui
n'ont jamais prêté l'oreille à une instruction chrétienne, aussi familiarisés que
nous-mêmes à cette expression et à cette idée. Les Brahmanes se vantent d'être
des hommes nés deux fois
et dans cette condition, ils se disent assurés d'un
bonheur éternel. Or, il en était de même à Babylone et la nouvelle naissance y
était conférée par le baptême. Dans les mystères Chaldéens, avant de donner