Page 831 - Dictionnaire Westphal

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et de laMéditerranée (sans pourtant oser attaquer Damas et les plusimportantes villes
phéniciennes). En cinq ans, il se vante d'avoirconquis quarante-deux peuples avec
leurs rois. Il battit aussi, dansla suite, Mardouk-nadin-akh, roi de Babylone, en
réduisant sonroyaume en vasselage, bien qu'on ait des raisons de croire que cedernier
sût prendre sa revanche. En tout cas Ashour-bel-kala, fils deTéglath-Phalasar, conclut
un traité de paix avec le roi babylonien etépousa sa fille. Les campagnes militaires
avaient affaibli l'Assyrie, qui traversaune période de décadence et ne put empêcher les
nouvelles provincesplus éloignées de secouer son joug. Les tribus araméennes
enprofitèrent pour pénétrer dans la Syrie du N., en Mésopotamie et mêmedans la
Babylonie méridionale, en y occupant des territoiresfertiles. Les populations de ces
régions devinrent de plus en plusaraméennes de race et la langue araméenne devint
plus tard celle detoute la région entre la Méditerranée et la Perse (Jésus
parlaitaraméen). Adad-nirari II (vers 900) prépara le terrain pour lesgrandes conquêtes
de ses successeurs immédiats. Toukoulti-Ninourta II(vers 890) part en campagne
chaque année et nous a laissé sesitinéraires de marche. Ashour-natsir-pal II (884-880)
nous a laissébien des inscriptions et des monuments, retrouvés dans les ruines desa
capitale, Kalah, qu'il restaura en y faisant travailler sesprisonniers de guerre.
Implacable envers ses ennemis, qu'ilécorchait, empalait, torturait sans pitié, il se battit
dans le N.-E.et le N.-O., et atteignit les bords de la Méditerranée, où lesgrandes villes
phéniciennes s'empressèrent de lui payer tribut, maisil n'osa pas attaquer le royaume
de Damas. Salmanasar III (859-824),son fils, recula encore les frontières de l'empire. Il
se battitsurtout en Syrie; une coalition qui comprend Ihouleni, roi de Hamath,Adad-
idri, roi de Damas, Achab, roi d'Israël, de même que des troupesde la Cilicie, d'Ammon,
et d'Arabie, lui livra bataille à Qarqar(854). Bien qu'il se vante d'avoir massacré ses
ennemis, Salmanasardut rentrer en Assyrie. Dans la suite, il battit Hazaël, roi
deDamas, et l'enferma dans sa capitale, autour de laquelle il détruisittous les
palmiers; mais il ne put pas prendre cette ville fortifiée.Cependant Tyr, Sidon, et Jéhu,
roi d'Israël, lui envoyèrent leurtribut. Il mourut pendant une révolte de son fils
aîné,Ashour-danin-apla, laissant son trône à un autre fils, Shamshi-adad V(824-810),
l'époux de la célèbre Sémiramis. Malgré ses campagnes, ceroi dut réduire l'étendue de
ses frontières. Par contre, son fils,Adad-nirari III (810-782), après quatre ans passés
sous la tutelle desa mère, put se vanter d'avoir reçu les tributs des régionsorientales
de la Médie et de la Perse, du «pays hittite, Amurru danssa totalité, Tyr et Sidon, du
pays de Omri, Édom, Palastu (c-à-d. lepays des Philistins) et de Damas». Il introduisit
en Assyrie le cultede Mardouk et de Nabou; un de ses fonctionnaires put même écrire
àpropos de ce dernier: «Aie confiance dans Nabou, n'aie de confiancedans aucun autre
dieu». Salmanasar IV (782-772) et Ashour-dan(772-754) se battirent contre les
Araméens et contre Damas, mais sousleur règne et sous celui du pacifique Adad-nirari
IV (754-746), quipérit dans une révolte, l'Ourartou (Arménie) se fortifie aux dépensde
l'Assyrie. Téglath-Phalasar III (745-727), un des plus grandsparmi les rois assyriens,