se rappelle que la polygamie, bien que peu estimée des Grecs et des Romains, existait cependant encore
chez eux comme en Orient; or, nous pouvons supposer que des hommes qui avaient deux ou plusieurs
femmes se soient convertis; rien ne nous autorise à croire qu'en pareil cas les apôtres aient contraint le
prosélyte à se séparer de ses femmes. Calvin fait observer avec justesse que cette séparation, ce divorce,
aurait été un nouveau crime; l'Église ne pouvait donc faire autrement que tolérer les conséquences d'un
fait qui s'était passé en dehors de l'Église. Toutefois, et c'est à ces cas que se rapportent les paroles de
l'apôtre, des hommes dans une position semblable, ne pouvant jouir de la considération dont un évêque
doit être entouré, étaient exclus de l'épiscopat, ainsi que ceux qui s'étaient remariés après un divorce
illégitime, ou ceux qui entretenaient une concubine à côté de leur femme légitime. Heidenreich, dans son
commentaire sur les épîtres pastorales, 1826-1828, a soutenu l'opinion que nous combattons, et la plupart
des sociétés de missions agissent dans le même sens, en contraignant les prosélytes polygames à renvoyer
toutes leurs femmes moins une.
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POMMIER.
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Hébreux thapouach. Cet arbre si connu, de la famille des rosacées, n'est nommé que Joël 1:12; Cantique
2:3; 8:5, et ses fruits, Cantique 7:8, où leur agréable odeur est comparée au souffle de la bien-aimée.
Rosenmuller et d'autres ont cru, à cause de cela, qu'il s'agissait dans ces passages du cognassier et du
coing, dont l'odeur est plus forte que celle de la pomme; mais les pommes de Syrie, au rapport
d'Avicenne, ont une odeur plus forte que les nôtres, quoique fine et délicate, et la comparaison du
Cantique pouvait être facilement comprise. Un argument qui prouverait davantage en faveur de l'opinion
de Rosenmuller, c'est que dans le langage de l'amour oriental, le coing joue un rôle plus ordinaire qu'il ne
fait et ne pourrait faire chez nous. Il est possible au reste qu'en hébreu comme en grec, un même mot
désignât l'un et l'autre fruit; mais il ressort de plusieurs noms de villes, Josué 15:34; 17:7, que le thappuah
était un arbre assez commun dans l'ancienne Palestine, et certainement la culture du pommier avec son
fruit légèrement acide, mais doux et rafraîchissant, était plus utile, plus recherchée, que celle du rude et
âpre cognassier. Le Talmud d'ailleurs, par les détails qu'il donne sur le pommier, appuie suffisamment la
traduction généralement adoptée.
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PONT,
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contrée de l'Asie, nommée à côté de la Cappadoce, Actes 2:9; 1 Pierre 1:1, et qui, d'après ces passages,
était habitée par des Juifs. Le Pont, dont le nom, qui signifie mer, venait du voisinage du Pont-Euxin qui
baignait au nord ses rivages, était borné au sud par la Cappadoce, à l'est par la Colchide et la Grande
Arménie, à l'ouest par la Galatie et la Paphlagonie, dont il était séparé par le fleuve Halys. Il était
montagneux vers le sud-est; le reste du pays était plat. Constitué en satrapie par Darius fils d'Hystaspe, le
Pont prit le titre de royaume sous Mithridate qui en fut le premier roi. L'avant-dernier des Mithridates,
Eupator, fit aux Romains pendant quarante-six ans une guerre acharnée et cruelle; son fils, le parricide
Pharnace, soumit sa personne et ses états aux ennemis de son père (66 avant J.-C.), qui partagèrent le pays
en plusieurs petites provinces ou royaumes indépendants, connus sous les noms de Pont de Galatie, Pont
de Cappadoce, et Pont Polémoniaque, du nom de plusieurs rois Polémon, dont le dernier fit une cession
volontaire de ses états à Néron. Cet empereur réunit le Pont et la Cappadoce sous une seule
administration.
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PORC.
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La chair de cet animal était mise par la loi de Moïse, au nombre des viandes impures et défendues,
Lévitique 11:7; Deutéronome 14:8, et les Juifs ont été dans tous les temps fidèles à l'horreur qu'elle leur
inspirait, à tel point que plusieurs d'entre eux aimèrent mieux souffrir le martyre sous Antiochus
Épiphanes, que de consentir à en manger, ou même à faire semblant d'en manger, 2 Maccabées 6:18; 7:1,
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