Page 956 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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(squamus, ou canis carcharias); ce grand poisson répond ainsi aux termes employés dans le livre de
Jonas: ses quatre cents dents placées sur six rangées sont aiguës et tranchantes comme des rasoirs; sa
gueule est si large qu'un homme peut à son aise y passer tout entier: on a trouvé souvent dans son
estomac des hommes, des chevaux, d'autres animaux; et dans un de ces animaux qui ne pesait que 400
livres, on a trouvé jusqu'à dix thons. On raconte qu'un matelot fut un jour avalé vif par un requin, et que
celui-ci ayant été atteint par un boulet de canon, le rejeta immédiatement, sans qu'il eût éprouvé le
moindre mal.
— Nous avons parlé du poisson de Tobie à l'article Cécité, et du culte des poissons à l'article Dagon.
— Voir: aussi Béhémoth et Léviathan.
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POITRINE
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de tournoiement,
— Voir: Lever.
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POIX,
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en hébreu zèphèh ou zèpheth, Exode 2:3; Ésaïe 34:9, substance bien connue, susceptible d'être liquéfiée à
une chaleur peu considérable, et souvent employée comme enduit. On la tire de certaines résines
végétales.
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POLITESSE.
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Cette forme extérieure de bienveillance, cette espèce de bienveillance de surface, provisoire, transitoire,
que son nom caractérise seul parfaitement, et qui accompagne souvent, et supplée quelquefois, la
bienveillance du cœur, la bonté, l'amitié, a eu de tout temps chez les Orientaux un développement et des
proportions beaucoup plus considérables que chez les Européens, moins formalistes et plus positifs. Les
anciens Hébreux ne faisaient pas exception sous ce rapport aux usages des peuples au milieu desquels ils
vivaient isolés, et nous trouvons dans l'Écriture la trace de la plupart de ces coutumes qui se sont
perpétuées jusqu'à nos jours en Orient. En se rencontrant ou en se séparant, 2 Samuel 18:21, les inférieurs
saluaient profondément leurs supérieurs, quelquefois jusqu'à terre suivant la distance sociale qui les
séparait, Genèse 19:1; 23:7; 2 Samuel 9:8, même à plusieurs reprises, Genèse 33:3; 1 Samuel 20:41: devant
des princes, des gouverneurs, des hommes haut placés, on avait même l'habitude de se jeter par terre, à
leurs pieds, ou de se mettre à genoux, Genèse 42:6; 44:14; 50:18; 1 Samuel 25:23; 2 Samuel 1:2; 14:4; 19:18; 2
Rois 1:13; Matthieu 2:11; 27:29; etc. On ne voit pas d'exemples de l'usage actuel démettre la main droite
sur la poitrine, en inclinant la tête devant un supérieur. Si un inférieur étant à cheval rencontrait un de ses
supérieurs, il descendait de sa monture pour faire les révérences d'usage, Genèse 24:64; 1 Samuel 25:23. II
n'est pas dit, mais il est probable qu'en pareil cas les Hébreux de la classe inférieure, comme les anciens
Égyptiens et les Arabes de nos jours, sortaient du chemin pour laisser un libre passage à la personne plus
élevée qu'ils rencontraient. Les formules de la salutation étaient simples; elles exprimaient des vœux de
bénédiction, Genèse 43:29; 1 Samuel 25:6; Juges 6:12; cf. Ruth 2:4, où nous voyons à la fois le salut et sa
réponse; ou bien c'étaient des informations touchant l'état de la santé, 2 Samuel 20:9; 2 Rois 4:26; Juges
18:15; 1 Samuel 10:4, et cette dernière habitude était tellement générale qu'on disait: demander à
quelqu'un comment il se porte, pour: le saluer. Le salamalec des Arabes n'est autre sous ce rapport que le
shalom aléka des Hébreux: paix te soit! On accompagnait les partants d'un souhait de prospérité, Tobie
5:21. Il arrivait quelquefois aussi qu'au lieu de se borner à une simple et courte salutation, les Hébreux qui
se rencontraient s'adressaient de longues et verbeuses formules de bienveillance, 1 Samuel 25:6, et c'est à
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