Saint Paul donne aux poètes païens le nom de prophètes, parce que chez les païens les poètes passaient
pour inspirés; il en cite deux, Aratus, Actes 17:28, peut-être aussi Cléanthe et Épiménide, Tite 1:12. Aratus
était natif de Cilicie, comme saint Paul; il avait dit: «Nous devons commencer par Jupiter, qu'il ne nous
est pas permis d'oublier. Tout est plein de Jupiter, il remplit les rues, les places et les assemblées des
hommes: toute la mer et les ports sont remplis de ce Dieu, et en tous lieux nous avons tous besoin de
Jupiter.» Saint Paul, en faisant un extrait de ce passage lui donne la vérité qu'il n'a pas; il purifie l'erreur et
argue de ces paroles obscures et fausses, pour démontrer que dans toute conscience d'homme il reste un
sentiment secret, une croyance confuse, mais invincible, à l'existence d'un Dieu tout-puissant et présent
partout. Épiménide jouissait, d'après ce que rapportent Plutarque et Diogène de Laërte, d'une grande
réputation de prophète, et ils citent de lui plusieurs prédictions qui, si elles sont vraies, ont été accomplies
d'une manière remarquable.
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POIDS.
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Les poids dont les marchands se servaient ordinairement s'appelaient pierres, parce qu'ils étaient faits de
pierre, matière plus solide et plus durable que tant d'autres, même que le fer qui se laisse user par la
rouille; on les portait dans un sachet, ou bourse, attachée à la ceinture, cf. Proverbes 16:14, ce qui se fait
encore de nos jours en Perse, et cette habitude était d'autant plus nécessaire qu'aucun échange, ni achat,
ne se faisait autrement qu'au poids; l'argent même était pesé, Jérémie 32:10. De faux poids et de fausses
balances étaient sévèrement punis par la loi, Lévitique 19:35; Deutéronome 25:14; mais il paraît que
malgré ces rigueurs, les facilités que l'on avait de commettre ce délit, l'avaient rendu fort ordinaire,
Proverbes 11:1; 20:10,23, cf. Ézéchiel 45:10; Michée 6:11. Quant au sicle du sanctuaire, Exode 30:13,24;
Lévitique 5:15, etc., appelé aussi le sicle au poids du roi, 2 Samuel 14:26,
— Voir: Sicle.
Si l'on admet qu'il y avait dans le sanctuaire des poids spéciaux consacrés à la vérification des poids
généralement en usage, et un lévite chargé de les conserver, comme quelques-uns le voient à la fin de 1
Chroniques 23:29, on se rappellera que les Égyptiens, au dire de Clément d'Alexandrie, avaient une
institution semblable, les Romains également, et que Justinien, par une loi expresse, ordonna que les
poids et mesures seraient gardés dans les églises des chrétiens;
— Voir: Mesures.
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POIREAU
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(allium porrum), plante potagère bien connue; fleur en ombelle à six feuilles; feuilles grandes, étroites et
aplaties; oignon petit et membraneux; on le mange en Égypte soit en salade, soit sans assaisonnement
avec du pain; les anciens Égyptiens déjà l'estimaient pour son goût exquis et en faisaient un
assaisonnement recherché pour une quantité de plats, Juvén. 15, 9. Horace, Epp. 1; 12, 21. Martial 3, 47;
10, 4. Pline 19, 33. Il est nommé, Nombres 11:5, avec l'ail et l'oignon comme un des aliments que les
Israélites regrettaient le plus dans le désert; son nom hébreu est hhatzir, que nos versions rendent ailleurs
par herbe, Job 8:12; 40:15, etc., sur le témoignage des Septante, appuyés par d'autres autorités fort
anciennes; Ludolph en donne une explication différente qui n'a pas prévalu, et les commentateurs sont
d'accord sur ce double sens du même mot suivant le contexte dans lequel il se trouve.
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POISON.
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Il y a en hébreu deux mots différents pour désigner le poison, l'un plus général, rôsh, qui s'applique au
poison animal, Deutéronome 32:33, comme au poison végétal, plus fréquemment cependant à ce dernier;
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