Page 282 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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de celle du pélican. Le cormoran, quoique bon plongeur et bon nageur, reste moins dans l'eau que
plusieurs autres oiseaux aquatiques; il prend fréquemment son essor et se perche sur les arbres ou sur des
rochers, d'où il guette sa proie et s'élance avec la rapidité de l'éclair aussitôt qu'il l'aperçoit: il est d'une
telle adresse et d'une telle voracité, que lorsqu'il se jette sur un étang, il y fait seul plus de dégât, dit
Buffon, qu'une troupe entière d'autres oiseaux pêcheurs.
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CORNE.
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On se servait de cornes, principalement de cornes de bœuf, comme de verres pour boire, ou plus
fréquemment encore, comme de vases pour conserver les liquides, le fard, l'huile, etc., 1 Samuel 16:1,13; 1
Rois 1:39. Une des filles de Job est appelée Kéren-Happouk, corne d'antimoine 42:14. On les employait
aussi, dans l'antiquité, comme instruments à vent, ainsi que le font encore les bergers des Alpes, quoique
les instruments de cuivre, ou d'autre métal, fussent aussi déjà fort anciennement connus, cf. Josué 6:5;
Juges 7:16.
L'autel des holocaustes avait à ses quatre coins des cornes de bois recouvertes d'airain, Exode 27:2. L'autel
des parfums avait aussi quatre cornes, mais recouvertes d'or, Exode 30:2; cf. Jérémie 17:1; Amos 3:14.
Dans le second temple elles étaient, de pierre, et avaient une coudée de longueur. On n'en connaît pas
exactement la destination; peut-être, d'après Psaumes 118:27, servaient-elles à retenir les victimes. Le
souverain pontife les arrosait du sang des sacrifices, Exode 29:12; Lévitique 4:7-18; cf. 8:15; 9:9; 16:18;
Ézéchiel 43:20. Chez les Juifs comme chez les païens, les criminels se réfugiaient auprès des autels dont ils
empoignaient les cornes, et qu'ils regardaient comme des asiles sacrés, 1 Rois 1:50; 2:28.
La corne est souvent prise pour le symbole de la force, en allusion à la force du taureau qui réside dans
son front. Ainsi dans l'original de Jérémie 48:25, on lit: la corne de Moab a été rompue: de même,
Lamentations 2:3, la corne d'Israël. Tu. élèveras ma corne comme celle d'une licorne, dit le Psalmiste,
92:10. Et la corne du juste sera élevée en gloire, 112:9. L'Éternel fera germer la corne de la maison d'Israël,
Ézéchiel 29:21.
— Quoique les dignitaires de l'Orient aient encore aujourd'hui l'habitude d'orner leur coiffure d'une
espèce de corne avancée, ce serait aller trop loin que d'y chercher l'origine de cette manière de parler; le
rapprochement indiqué plus haut est à la fois plus clair et plus simple. Les Latins avaient la même
expression; ainsi nous trouvons dans Horace, Od. 3; 21 (15), 18: Et addis cornua pauperi; les Arabes
appelaient Alexandre le Cornu, pour indiquer sa puissance; et une superstition chrétienne s'est plu à
donner des cornes à Moïse (on les montre encore à Gènes). David appelle Dieu la corne de son salut,
Psaumes 18:2. Enfin les puissances des Perses, des Grecs, de la Syrie et de l'Égypte, sont représentées
dans le livre de Daniel (7 et 8) comme autant de cornes; Daniel et Alexandre sont un bouc et un bélier qui
se heurtent violemment de leurs cornes, l'anti-Christ est la petite corne.
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CORNEILLE
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(Actes 10:1 et sq.), centenier d'une cohorte de la légion appelée italique, habitait à Césarée sur les bords de
la Méditerranée. C'était un homme dévot et craignant Dieu, ainsi que toute sa famille, faisant beaucoup
d'aumônes, et priant Dieu continuellement; mais il était païen de naissance, et jusqu'alors il ne paraît pas
qu'il eût eu connaissance de la vérité. Quelques-uns veulent qu'il ait été prosélyte de la porte, mais dans
ce cas saint Pierre ne l'eût pas regardé comme un étranger impur (10:28), et les frères de la Judée n'eussent
pas été non plus scandalisés que Pierre fût entré chez cet incirconcis (11:3). Corneille était donc bien
disposé pour le royaume des cieux, mais il n'était que cela, quand un jour, vers les neuf heures, à l'heure
du culte lévitique, il vit clairement un ange de Dieu qui vint à lui et qui l'appela par son nom. Effrayé de
la vision céleste, le pauvre centenier tenait les yeux arrêtés sur l'ange, et il s'écria: Qu'y a-t-il, Seigneur?
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