— Il termine en se tournant de rechef contre les faux docteurs, et en particulier contre ceux qui veulent
accaparer seuls le titre de chrétiens, et nuire à l'autorité de saint Paul; il se défend contre eux et prouve
qu'il a plus qu'eux tous des titres à la confiance générale, par sa naissance, par sa conversion, par ses
travaux, par ses souffrances, par les révélations qu'il a obtenues; il ajoute cependant que s'il a de quoi se
glorifier, il se glorifiera plutôt dans sa faiblesse et dans son infirmité. Ses dernières paroles sont des
exhortations à la repentance, à la paix et à l'amour fraternel.
— Commentaire de Heidenreich (1825-1828), Pott (1826), Flatt (1827), Billroth (1833), et Olshausen.
Il existe encore aujourd'hui deux lettres, l'une des Corinthiens à saint Paul, l'autre de saint Paul aux
Corinthiens, toutes deux en langue arménienne; mais leur authenticité ne saurait être prouvée, bien qu'on
ait voulu les faire passer pour ces lettres perdues dont on a parlé plus haut. Celle que l'on attribue à saint
Paul a paru pour la première fois en français dans l'Histoire critique de la république des lettres,
Amsterd., t. X, puis en arménien, à Venise, en 1819.
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CORMORAN.
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C'est ainsi que nos versions traduisent l'hébreu Kaath, Lévitique 11:18; Deutéronome 14:17; Psaumes
102:6; Ésaïe 34:11; Sophonie 2:14; mais les Septante et la Vulgate lisent pélican, et cette version doit être
préférée, si l'on peut préférer quelque chose dans ce dédale d'animaux inconnus dont le nom revient si
rarement, et chaque fois avec des caractères si généraux, qu'ils peuvent s'appliquer à un grand nombre
d'espèces différentes. Le pélican, déclaré impur par la loi de Moïse, habite les contrées chaudes et
maritimes; c'est un oiseau de la grosseur du cygne, assez lourd dans sa forme et dans sa démarche, mais
remarquablement léger quand il étend ses grandes ailes pour prendre son vol; sa couleur est d'un blanc
grisâtre parsemé de petites plumes rose-tendre; la queue et les grosses plumes des ailes sont noires. Ce
qui le distingue surtout, c'est la grande poche qu'il porte sous le bec, et dont il se sert pour pêcher et pour
faire des provisions; elle peut contenir, dit-on, une dizaine de litres (Adanson dit 22 pintes, Voyage au
Sénégal, p. 136); son nom hébreu vient du verbe kô, qui signifie vomir, et se rapporte sans doute à
l'habitude qu'a cet oiseau soit de rejeter devant ses petits, pour les nourrir, le revenu de sa pêche, soit de
rejeter pour son propre compte les moules et les huîtres qu'il a avalées et réchauffées dans son estomac,
afin d'en manger la chair lorsqu'ils se sont entr'ouverts. Il pèse jusqu'à 12 et 15 kilogrammes; sa voix
rappelle, dit-on (Buffon), le cri de l'âne, selon d'autres le cri d'un homme dans l'angoisse et la douleur, cf.
Psaumes 102:6. Le nid du pélican se trouve communément au bord des eaux, à plate terre et plutôt dans
des endroits déserts et isolés, Ésaïe 34:11; Sophonie 2:14.
Quant au cormoran proprement dit, s'il en est parlé dans la Bible, c'est sous le nom de Shalak, Lévitique
11:17; Deutéronome 14:17, que nos versions ont traduit par plongeon. (Au chapitre 11 du Lévitique, au
lieu de: 17. «La chouette, le plongeon, le hibou, 18, le cygne, le cormoran, le pélican;» nous traduirions
conformément aux travaux des savants modernes: «17. La chouette, le plongeon, le butor (?), 18. le cygne,
le pélican, le vautour (percnoptère?).»)
— Le nom du cormoran ne se trouverait donc pas dans la Bible, à moins que l'on ne veuille entendre par
plongeon le cormoran lui-même, et notamment cette espèce qui est connue en grec par le nom de
cataractes qui désignerait (comme fait aussi le nom hébreu) l'impétuosité avec laquelle cet animal fond
sur sa proie: on peut d'autant mieux adopter cette manière de voir que le plongeon appartient plutôt aux
régions tempérées ou froides, tandis que le cormoran habite les pays plus chauds et plus méridionaux; et
les traducteurs n'ont guère pensé au nom de plongeon que parce qu'il leur était présenté par le sens
même étymologique du nom hébreu shalak. Le cormoran a, comme le pélican, les quatre doigts assujettis
par une membrane d'une seule pièce; il a de même le bec garni en dessous d'une peau d'une belle couleur
orangée, qui s'étend sous la gorge de quelques lignes, et s'enfle à volonté, mais sans acquérir la capacité
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