ombelles, et donnent une graine jaunâtre, creuse et très odorante, dont on se sert comme assaisonnement.
C'est à cette graine qu'est comparée la manne pour sa forme, Exode 16:31; Nombres 11:7. Quant à la
couleur, la manne était blanche comme le bdellion.
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CORINTHE
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(Éphyra chez les poètes, Ovid. Met. 2, 240, Virgile, Géorg. 2, 464) Une des villes les plus peuplées, les plus
commerçantes et les plus riches de l'ancienne Grèce, et capitale de l'Achaïe propre sous la domination
romaine. Elle était située entre la mer d'Ionie et la mer Égée (de là le surnom de bimaris, Hor. Od. 1, 7. 2)
et au pied d'un rocher qui portait la citadelle d'Acro-Corinthe. Elle avait 40 stades (8 à 9 kilomètres) de
tour, et trois ports; celui de Lechæon sur la mer d'Ionie, à 12 stades (2 ou 3 kilomètres) de la ville; celui de
Cenchrée sur la mer Égée, et celui de Schænos: non loin de là se trouvait le bois de Cranion. La position
de Corinthe, entre les deux Grèces comme entre les deux mers, lui procurait des avantages commerciaux
dont elle sut profiter, et qui ne contribuèrent pas peu à l'enrichir. Les arts et les sciences y fleurirent
également, et Corinthe jouit ainsi d'une double réputation dans le monde intellectuel et dans le monde
commerçant. Mais avec les richesses le luxe se développa, et avec lui les plus grands débordements et la
plus hideuse corruption, au point que les païens eux-mêmes en étaient frappés, et que l'un d'eux inventa
le verbe corinthiser, comme synonyme de vivre dans la débauche. Après que Mummius s'en fut emparé,
147 avant J.-C., et qu'il l'eut dévastée, Jules-César la rétablit, 43 avant J.-C.; elle ne tarda pas à recouvrer
son importance et sa grandeur première, tellement qu'à l'époque de saint Paul, nous la retrouvons de
nouveau résidence du proconsul romain en Achaïe, Actes 18:12. Saint Paul y passa dix-huit mois, environ
l'an 52. La philosophie et l'impureté furent les grands ennemis que l'apôtre eut à combattre; l'impureté
surtout y était tellement honorée, et presque consacrée par le culte de Vénus et par les prostitutions
publiques des infâmes prêtresses de cette divinité, que l'inceste même y était toléré, et qu'un chrétien fut
trouvé entretenant avec la femme de son père un commerce criminel.
Saint Paul logeait chez les époux Aquila et Priscille, Actes 18:1; sq., faiseurs de tentes, au travail desquels
il s'associa pour n'être à charge à personne; il prêchait tous les jours de sabbat dans la synagogue; il fit
d'abord quelques prosélytes parmi les Juifs; mais bientôt voyant que la plupart d'entre eux, au lieu de
recevoir ses instructions, se détournaient de lui avec des paroles de blasphème, il secoua contre eux ses
vêtements, et leur dit: «Que votre sang soit sur votre tête, j'en suis net!» et il se tourna vers les gentils. Il
alla loger chez un païen converti, Juste, surnommé Tite, et un grand nombre de païens crurent à sa parole
et embrassèrent la foi. C'est de cette ville que Paul, rejoint par Silas et par Timothée, écrivit
successivement les deux lettres aux Thessaloniciens.
Après une longue mission, l'apôtre quitta Corinthe; mais il y revint plus tard, Actes 20:2; 1 Corinthiens
16:3, et écrivit de là à d'autres églises, à Rome, etc. Apollos le remplaça, Actes 19:1. 1 Corinthiens 1:2;
Aquilas et Sosthènes, fidèles et puissants ministres de la parole, y annoncèrent aussi l'Évangile, Actes 18;
1 Corinthiens 1:1; 16:19).
Épîtres aux Corinthiens. Paul écrivit trois lettres à cette église; la première mentionnée 1 Corinthiens
5:9,11, est perdue, et semble avoir été dirigée principalement contre les habitudes d'impureté auxquelles
plusieurs membres de l'église se livraient. La seconde est la première de celles que nous possédons.
L'apôtre était à Éphèse, 1 Corinthiens 16:8, vers l'an 56; c'est là qu'ayant appris par les gens de la maison
de Chloé les querelles de partis qui divisaient l'Église, il écrivit aux Corinthiens pour essayer de ramener
la paix parmi eux, en les réunissant autour du seul chef qui a été crucifié pour les siens, et au nom duquel
ils avaient été baptisés, 1 Corinthiens 1:13. Il cherche ensuite à les mettre en garde contre ces philosophes
à pompeuse parole, qui veulent tout embrouiller pour tout éclairer, et qui veulent faire dépendre la foi de
la sagesse des hommes; puis il se plaint des désordres qui existent dans leurs repas de charité, de leur
tolérance pour le vice et le péché. Dans les chapitres 7 à 15, il répond à diverses questions que les
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