Page 275 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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Production marine, dure, solide, et s'élevant du fond de la mer comme un arbre aux gracieux rameaux.
On trouve du corail noir, du blanc, et du rouge. Cette dernière sorte est celle qui porte par excellence le
nom de corail. à cause de sa plus grande valeur et de l'usage qu'on en fait pour la parure des dames, soit
en l'incrustant dans des métaux, soit en en formant des colliers. Quoique ce ne soit pas une pierre
précieuse, l'auteur du livre de Job, 28:18, le nomme à côté de l'onyx et du saphir. Il faisait partie des objets
du commerce syrien, Ézéchiel 27:16. Cette substance est connue depuis les temps les plus anciens. Pline
nous apprend qu'elle était très estimée, d'abord à cause de sa beauté, puis à cause des idées
superstitieuses que l'on y rattachait: on croyait que celui qui portait un morceau de corail sur lui ne
pouvait jamais courir aucun danger Naguère encore, dans la même contrée, un collier de corail rouge se
vendait aussi cher qu'un collier de perles. Le nom hébreu que l'on a traduit par corail est Ramoth.
D'autres ont voulu voir le corail dans l'Almughim, q.v. On se demande enfin si le mot Peninim, Proverbes
3:15; 8:11; 20:15; 31:10; Job 28:18; Lamentations 4:7, ne désigne pas la même substance; nos versions
portent quelquefois pierres précieuses, quelquefois perles, ce qui est peu probable, soit à cause du
passage des Lamentations qui donne au Peninim la couleur rouge ou vermeille, soit à cause de l'analogie
de l'arabe. Il est bien possible qu'un objet de luxe aussi recherché ait eu chez les Hébreux deux noms
différents; mais l'on ne peut rien décider.
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CORBAN,
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Marc 7:11; (cf. Matthieu 15:5) Ce mot hébreu signifie, ainsi que cela est indiqué dans le texte même, un
don, une offrande; il est employé dans l'Ancien Testament, Lévitique 2:1; 4:12; 10:17, et ailleurs, pour
désigner de simples offrandes, celles pour le péché. Les Juifs juraient quelquefois par ces dons offerts sur
l'autel, Matthieu 23:18.
— Dans le passage de Marc, notre Sauveur reproche aux prêtres leur fausseté intéressée, aux Juifs leur
dureté envers leurs parents. Pour accroître le trésor du temple, et par là leurs richesses particulières, les
prêtres disaient aux enfants d'Israël que tout don (ou corban) fait au temple, les dispensait de soutenir
leurs parents et les personnes de leur famille (cf. 1 Timothée 5:4). Et il paraît que cet abus impie était
devenu assez général à l'époque où parlait notre Sauveur, et qu'un grand nombre de Juifs se croyaient
déliés de leurs devoirs domestiques au moyen des offrandes qu'ils avaient faites pour le service du
sanctuaire. Cependant, pour comprendre une pareille aberration de l'esprit filial, il faut supposer que
l'intérêt se joignait chez les enfants à l'adoption de cette maxime cléricale, et que les prêtres, ou bien
exigeaient pour le temple une portion moins forte que celle qui aurait du revenir aux parents, ou bien
qu'ils séduisaient les Juifs par certaines promesses illusoires, en leur représentants les offrandes faites au
temple comme plus méritoires, et comme entraînant des bénédictions et des avantages particuliers.
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CORBEAU.
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Oiseau appelé en hébreu horeb, et en syriaque croac; de même croak dans le vieux anglais. Il était déclaré
impur par la loi de Moïse, Lévitique 11:15; Deutéronome 14:14. Il habite les lieux solitaires, sauvages et
désolés, Ésaïe 34:11. Salomon, dans le Cantique 5:11, compare les boucles noires de l'épouse au plumage
brillant et noir de cet oiseau.
Le corbeau apparaît pour la première fois dans l'Écriture, Genèse 8:7. Les eaux du déluge commençant à
baisser, et le sommet des montagnes à sortir de l'Océan, l'homme de l'ancien et du nouveau monde
envoie sur la terre, ou plutôt sur les flots, cet oiseau dont il risque la vie pour un essai d'exploration,-et
qui prend ainsi le premier possession de la terre sauvée; mais l'animal va et vient ne trouvant pas à se
poser, puis il quitte l'arche pour n'y plus revenir, et va sans doute sur les montagnes se nourrir des
victimes dont le déluge avait parsemé l'univers. C'est après le départ définitif de l'aventureux oiseau que
Noé laisse échapper une colombe; mais plus timide, elle rentre dans l'arche d'abord, puis ressort huit
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