Le mot royaume des cieux
(littéralement: souveraineté de la divinité)
est employé dans le Nouveau
Testament dans deux sens différents; quelquefois il désigne la prédication de l'Évangile et son résultat
mélangé dans ce monde, c'est-à-dire l'Église extérieure, l'amalgame de bons et de méchants qui professent
la foi en Christ; d'autres fois, il ne s'applique qu'au règne de Dieu considéré dans sa gloire future, ou dans
sa pureté et sa spiritualité; de sorte que, dans ce dernier sens, il ne comprend que les enfants de Dieu, et
présente un tout autre assemblage que dans la première acception de ce mot.
— Voir: A. Bost, Recherches, p. 51 et suivant: «Matthieu est le seul des écrivains du Nouveau Testament
qui emploie l'expression de royaume des deux; les autres disent toujours royaume de Dieu. Les deux
expressions reviennent au même; mais il semble que celle de Matthieu a quelque chose de plus doux, et
que Dieu ait voulu que le livre de la nouvelle alliance s'ouvrît par cette manière si attrayante de
représenter le but divin de l'Évangile dans ce monde, et répandit ainsi sur le début de cette économie
comme une teinte d'aurore qui contraste admirablement avec l'économie sévère de la loi, qui pesait
encore sur le genre humain».
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CIGOGNE,
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hébreu Hhasidah (pieuse, miséricordieuse). Oiseau impur nommé à côté du héron, Lévitique 11:19;
Deutéronome 14:18, renommé pour la beauté de ses plumes, Job 39:16; (— Voir: Autruche), pour la
rapidité de son vol, Zacharie 5:9, et pour son intelligence à connaître les saisons, Jérémie 8:7. Il se loge sur
les hautes branches des sapins, Psaumes 104:17. Ces caractères se rapportent très bien à ce que l'on sait de
la cigogne, et le nom même de cet oiseau rappelle en hébreu l'épithète de avis pia, sous laquelle les latins
aimaient à le désigner, l'oiseau connu pour sa piété filiale, pour les soins qu'il donne à sa progéniture
comme à ses parents, les nourrissant et les défendant jusqu'à la mort. (Les noms allemands et anglais
storch et stork ne viendraient-ils pas du grec στόργη, affection?)
— Quelques auteurs, cependant pensent qu'au lieu de la cigogne il faut entendre le héron (Dahler Winer,
etc.).
La cigogne est un oiseau de passage assez commun dans nos climats, et même à des latitudes plus
élevées; on sait qu'elle aime à construire son nid sur les toits près des cheminées, ou sur les églises, et que
les habitants des campagnes, en Allemagne et en Hollande, se regardent comme honorés et protégés par
la présence de cet animal à moite sauvage, à moitié domestique. Dans l'Orient où les maisons sont plates,
et où les toits sont souvent habités, les cigognes font plus de difficultés pour s'y établir, et gîtent plus
volontiers sur des arbres hauts et élevés, les pins, les sapins, les cyprès. Le prophète Jérémie en appelle à
l'instinct de cet animal, peu doué sous le rapport de l'intelligence, et qui cependant sait distinguer les
saisons et leur retour, pour reprocher aux Juifs l'endurcissement de leur cœur, et leur peu d'intelligence
pour les choses divines, Jérémie 1, c, cf. Ésaïe 4:3.
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CILICIE,
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Actes 15:23,41; 27:5; Galates 1:21, province sud-est de l'Asie Mineure, séparée de la Syrie par les monts
Amanus, mais souvent nommée à côté de cette dernière, avec laquelle elle se trouvait en fréquents
rapports de voisinage; elle était entourée à l'ouest et au nord par le mont Taurus comme d'une ceinture, et
communiquait par des défilés avec l'Isaurie, la Pisidie, et la Paphlagonie. La partie orientale de cette
province, se composait de plaines fertiles et riches en vignobles; à l'ouest, au contraire, le terrain était plus
montagneux, et les belles chèvres de la Cilicie, déjà distinguées par Aristote, y trouvaient de féconds
pâturages. Les premiers habitants de cette contrée furent des Syriens et des Phéniciens, mais au temps
d'Alexandre, il s'y établit des colonies grecques et macédoniennes. D'abord sous le joug des Séleucides, la
Cilicie passa au pouvoir de l'Arménie, et finit par devenir sous Pompée une province romaine; mais les
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