composés (après le retour de l'exil), tout ce qui tenait à la religion était l'objet d'un intérêt beaucoup plus
vif. Les rapports qui se trouvent entre les livres des Chroniques et les livres des Rois, s'expliquent par le
fait que les deux auteurs ont consulté les mêmes sources, savoir les annales des rois de Juda et celles des
rois d'Israël; seulement il paraît que l'auteur des Chroniques avait sous les yeux un recueil contenant ces
deux ouvrages réunis, et il le nomme tantôt avec le titre complet: Livre des rois de Juda et d'Israël, 2
Chroniques 25:26, tantôt en abrégeant, Livre des Rois, 2 Chroniques 24:27, ou Livre des rois d'Israël, 2
Chroniques 20:34, ou Actions des rois d'Israël, 2 Chroniques 33:18. Quant aux différences, elles
proviennent de ce que l'auteur des Chroniques a consulté, outre ces documents généraux, quelques
monographies particulières composées par des prophètes, et dont les annales des royaumes ne
contenaient que des extraits fort courts; ainsi, par exemple pour le règne de Roboam, les monographies
des prophètes Semahia et Hiddo, 2 Chroniques 12:15; pour l'histoire d'Hozias, la monographie d'Ésaïe, 2
Chroniques 26:22, etc.
On a tout lieu de penser que les livres des Chroniques furent composés du temps d'Esdras, après le retour
de la captivité (ainsi 1 Chroniques 9:17, nous voyons nommés les mêmes personnages que Néhémie
12:25-26), et même d'admettre avec la tradition qu'ils le furent par Esdras lui-même. Il y a un rapport très
intime entre la tin du livre des Chroniques et le commencement du livre d'Esdras, comme si le deuxième
de ces ouvrages était destiné à être une continuation du premier.
Pour se débarrasser de la preuve très forte que les livres des Chroniques fournissent en faveur de
l'authenticité du Pentateuque, on a attaqué, comme tant d'autres, la crédibilité de cette partie de l'Ancien
Testament. L'attaque, faite principalement par De Wette et Berthold, a été repoussée avec habileté par les
ouvrages de Keil (Berlin, 1833), et de Movers (Bonn, 1834) Le principal reproche que l'on dirige contre
l'auteur du livre des Chroniques, c'est sa prétendue partialité pour le culte mosaïque, et pour la tribu de
Lévi; mais on a vu déjà que son but était simplement de combler les lacunes des autres livres historiques
sur ce sujet, et l'on ne peut pas prouver que ce point de vue l'ait jamais entraîné à sacrifier la vérité. Si on
remarque des différences entre les livres des Rois et ceux des Chroniques, sous le rapport des nombres et
des noms, il faut observer que comme les nombres se représentaient par des lettres, quelque erreur
pouvait facilement se glisser dans les copies.
— Voir: Nombres.
et quant aux noms de lieux et de personnes, on a vu ailleurs combien chez les Orientaux les noms étaient
sujets à des changements, et combien souvent aussi ils étaient doubles.
— La crédibilité du livre des Chroniques est suffisamment attestée, soit par les morceaux parallèles dans
le livre des Rois, soit, pour les morceaux qui appartiennent spécialement au premier de ces ouvrages, par
les autres livres du Canon. Nous n'en citerons que deux exemples: on a beaucoup attaqué le récit qui est
donné, 2 Chroniques 20, de la victoire de Josaphat sur les rois alliés; mais si on lit attentivement le
psaume 48, on voit que c'est un cantique d'actions de grâce qui ne peut se rapporter à aucun autre
événement. Le récit du grand deuil occasionné par la mort du roi Josias dans la vallée de Méguiddo, 2
Chroniques 35:22-24, est également confirmé par Zacharie 12:11. — (Rochat, Sermons, t. V)
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CHRYSOLITHE,
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pierre précieuse, qui occupait la dixième place dans le pectoral du grand-prêtre, et sur laquelle se trouvait
gravé le nom de Zabulon, Exode 28:20; 39:13. Elle est aussi indiquée comme le septième fondement de la
nouvelle Jérusalem, Apocalypse 21:20; cf. Ézéchiel 1:16; Daniel 10:6. La chrysolithe, ou pierre d'or, car
c'est là ce que son nom signifie, est ordinairement cristallisée, d'un vert pâle, et transparente, semée de
quelques veines. Les anciens paraissent l'avoir confondue quelquefois avec la topaze, les rabbins avec le
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