consultaient sur des objets moins importants que l'union fraternelle, et ce n'est qu'après leur avoir adressé
les sévères avertissements qu'exigeait la lettre de Chloé, qu'il passe enfin, 7:1, à la réponse directe aux
Corinthiens. Quant à la personne même de Chloé, elle est tout à fait inconnue, au point que quelques-uns
ont cru pouvoir en faire un nom d'homme.
________________________________________
CHONJA,
________________________________________
Jérémie 22:24,28; 37:1, un des noms de Jéchonias, q.v.
________________________________________
CHORAZIN,
________________________________________
village ou bourg, nommé deux fois à côté de Bethsaïda. Matthieu 11:21; Luc 10:13, et probablement situé,
comme cette ville, dans la Galilée et sur la rive occidentale de la mer de Tibériade, mais du reste inconnu.
Saint Jérôme le met à 2000 pas de Capernaüm, et Eusèbe, mais certainement par erreur, à 12,000.
Quelques-uns comparent le «Haroseth des nations», Juges 4:2, d'autres le nom hébreu Choraschim (lieux
escarpés, 2 Chroniques 27:4, inexactement traduit forêts); d'autres lisent en deux mots Chora Zin, la
contrée de Zin; quelques voyageurs modernes enfin (Seetzen, etc.) comparent des ruines qu'ils ont
trouvées sur la rive orientale du lac de Génésareth, sous le nom de Kalathel-Hœrsa, ou, d'après
Burkhardt, Kalat el Hossn; mais outre que ce rapprochement de noms est bien vague, bien insignifiant, la
donnée elle-même est en contradiction avec le peu que saint Jérôme nous en a laissé. Il faut donc s'en
tenir à cette simple indication que Chorazin était dans le voisinage de Bethsaïda. Cette malheureuse ville
n'existe plus; elle a vu s'accomplir les menaces du Seigneur, qui l'avait honorée de sa présence, de ses
discours et de ses miracles, qui n'y a recueilli aucun fruit de ses travaux, et qui lui a déclaré avec douleur
et indignation que si les villes païennes de Tyr et de Sidon eussent vu ses œuvres et entendu ses paroles,
elles se seraient depuis longtemps repenties avec le sac et la cendre. Le sort de ces sièges du paganisme
sera moins cruel au dernier jour, que celui des villes juives qui ont été illuminées et sont restées impies.
________________________________________
CHOUETTE,
________________________________________
Lévitique 11:17;
— Voir: Chat-huant.
________________________________________
CHRONIQUES.
________________________________________
Le nom actuel de ces livres leur a été donné par saint Jérôme; les Juifs les nommaient Diberé hayamim,
journaux, paroles des jours; et les Grecs leur avaient donné le nom que les Latins leur conservent encore,
de Paralipomènes ou choses omises , qui correspond à ce que dans notre langue nous appellerions un
supplément. Les neuf premiers chapitres contiennent des tables généalogiques, documents auxquels les
Israélites devaient attacher beaucoup d'importance, soit à cause de l'attente du Messie, soit parce que
toutes les propriétés foncières étaient inséparablement liées à l'existence de la famille. Le reste du premier
livre et les neuf premiers chapitres du second, contiennent l'histoire de David et de Salomon; et la tin du
deuxième livre, l'histoire du royaume de Juda depuis le schisme jusqu'à l'exil. Les livres des chroniques
ne sont cependant pas une simple répétition des livres de Samuel et des Rois. On remarquera facilement
des différences notables dans la manière dont les faits sont présentés dans les Rois et dans les
Chroniques, même des contradictions apparentes. Les livres des Chroniques donnent beaucoup plus de
détails sur tout ce qui tient au culte, (par exemple lorsqu'il s'agit des préparatifs que lit David pour la
construction du temple, 1 Chroniques 22, 28, 29) sur l'organisation des classes sacerdotales, 1 Chroniques
23, 24, 26, sur la musique sacrée, ibid. 26. Ce caractère pour ainsi dire ecclésiastique des livres des
Chroniques, s'explique facilement, si l'on réfléchit qu'à l'époque où ils furent selon toute probabilité
252