continuèrent d'avoir leurs équipages et leur cavalerie: Achab, 1 Rois 22:35; 2 Rois 9:25; Joram, 2 Rois 3:7;
Jéhu, 2 Rois 9:16, etc, cf. 2 Rois 14:16; Jérémie 17:25. Il y avait même à Jérusalem une porte qu'on appelait
la porte des Chevaux. Il ressort des passages 1 Rois 18:5; Amos 4:10; Ésaïe 30:16, que non seulement les
rois, mais aussi les particuliers possédaient des chevaux, lesquels on employait même à fouler le blé,
Ésaïe 28:28. On les nourrissait d'orge et de paille, 1 Rois 4:28.
Les conquérants de l'Asie orientale s'avancèrent souvent contre Israël avec de nombreuses troupes de
cavalerie bien montées, Ésaïe 5:28. Et lorsque les prophètes parlent de l'armée des Caldéens en particulier,
ils ne négligent jamais de mentionner les chevaux de combat qui devaient en faire la force, Jérémie 6:23;
8:16; 50:37; 51:21; Ézéchiel 26:7,10. À ces armées les Israélites, peu confiants dans leur chef céleste,
voulurent en opposer d'autres du même genre, et se cherchèrent des auxiliaires dans la cavalerie
renommée de l'Égypte, Ésaïe 31:1; 36:9; Jérémie 4:13; Habacuc 1:8; Ézéchiel 17:15; cf. Jérémie 46:4; 47:3: ils
oublièrent que l'Éternel avait dit: «Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme, et qui fait de la chair
son bras», Jérémie 17:5. Et ils furent emmenés en captivité, malgré les roseaux du Nil dont ils avaient
espéré se faire une arme et un bouclier.
L'Arménie et la Médie étaient célèbres pour la bonté de leurs chevaux; quant à l'Arabie, elle ne promettait
rien encore de tout ce qu'elle a tenu depuis à cet égard.
On ne ferrait pas les pieds des chevaux comme on le fait de nos jours, mais on cherchait à rendre leur
corne aussi dure que possible, Ésaïe 5:28; ou bien on l'entourait quelquefois de semelle sou de sandales,
comme celle des chameaux. L'équipement des chevaux se composait d'un mors, Psaumes 32:9, d'une
housse ou d'une selle, Proverbes 30:31, quelquefois d'une sonnette, Zacharie 14:20. On se servait de fouets
pour les presser, Proverbes 26:3. Les chevaux blancs étaient regardés comme les plus magnifiques; on les
donnait aux généraux victorieux, cf. Apocalypse 6:2; 19:11,14. Virgile Æneid. 3, 537. Des chevaux d'autres
couleurs sont mentionnés, Apocalypse 6; Zacharie 1:8; 6:2-3,6-7.
— La scène de Haman, conduisant Mardochée sur le cheval du roi et le promenant en triomphe par la
ville de Susan, rappelle les honneurs dont Pharaon combla Joseph, lorsqu'il le fit conduire sur un chariot
royal, en l'établissant le second personnage de toute l'Égypte, Genèse 41:43.
Quant aux chevaux du soleil, et aux chevaux de feu qui enlevèrent Élie dans le ciel.
— Voir: l'article Chariots.
On ne peut terminer cet article sans rappeler au moins la sublime et poétique description que l'on trouve
de cet animal dans le discours de l'Éternel, Job 39:22-28.
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CHEVELURE, cheveux.
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Une longue et forte chevelure passait chez les Hébreux pour un des plus beaux ornements de l'homme,
Juges 16:22; cf. Ézéchiel 8:3; mais il paraît que les jeunes gens seuls avaient coutume de la laisser flotter, 2
Samuel 14:26, tandis que les hommes plus âgés la rasaient davantage et la coupaient avec des rasoirs, à
l'exception des Nazaréens qui ne la coupaient pas, et des sacrificateurs qui se servaient de ciseaux, cf.
Ézéchiel 44:20. Plus tard on regarda les longs cheveux chez un homme comme l'indice d'un caractère
efféminé, 1 Corinthiens 11:14, et il fut défendu aux prêtres de les laisser croître sans les couper
fréquemment. Ce ne fut plus qu'en suite d'un vœu que les hommes purent, et seulement
momentanément, laisser s'allonger leur chevelure, Actes 18:18. Les femmes, en revanche, y attachaient un
grand prix, 1 Corinthiens 11. Elles les arrangeaient en tresses, Cantique 4:1; 1 Timothée 2:9; ou les
frisaient, Ésaïe 3:24; 1 Pierre 3:3, et souvent les ornaient de pierreries ou d'autres joyaux précieux. Les
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