et notre Roi. En Christ nous recevons donc un don particulier que l'on peut nommer «la voyance de la gloire» (Héb.
11:13-16; 12:18, 22-24).
Puisque telle est la condition des Chérubins, il est légitime de se demander comment se fait-il qu'ils ne furent point
affecté par le péché lors de la chute d'Adam ? Or, ayant été créés à part de l'homme comme des créations distinctes,
des créatures hermaphrodites qui ne peuvent se reproduire, les Chérubins ne pouvaient être responsable des actions
de leur chef qui s'écarta de la direction du commandement de Dieu. Le péché d'Adam ne pouvait les affecter car ils
n'avaient pas été créés de son sang. Leur état de pureté demeura donc intact lors de la chute de l'homme. En fait,
nous voyons qu'ils furent utilisés de Dieu pour barrer le chemin à l'arbre de la vie, lorsque l'homme fut chassé de la
présence édénique de Dieu pour avoir déclaré son indépendance (Gen. 3:24). En d'autres mots, les Chérubins sont
les protecteurs de la révélation de Dieu en Jésus-Christ pour le salut des élus.)
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CHEVAL.
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Cet animal était bien connu de l'ancienne Égypte, où il se faisait déjà remarquer par ces belles
proportions, cette vivacité, cette force et cette légèreté qui caractérisent encore aujourd'hui, suivant les
rapports de Sonnini et des autres Æneid.
— Voir: voyageurs,
les chevaux de cette contrée.
— Voir: Genèse 47:17; 50:9; Exode 9:3.
On s'en servait pour la guerre, Exode 14:9,23.
— Les Cananéens, qui demeuraient en Palestine, avaient aussi une cavalerie, et ils l'employèrent contre
les Israélites; qui venaient chez eux pour les déposséder, Josué 11:4; Juges 4:3,7,13; 3:22,28.
Il en fut de même, plus tard, des Syriens 2 Samuel 8:4, qui laissèrent 1,700 hommes de cavalerie au
pouvoir de David, lorsqu'ils se furent levés pour aller recouvrer leurs frontières vers l'Euphrate.
Les Israélites, au contraire, ne connurent que tard l'usage du cheval: au milieu de leurs plaines, les
patriarches nomades ne virent jamais paître que des animaux humbles et débonnaires, et le coursier qui
semble provoquer aux combats n'y frappa jamais la terre de son pied, ni l'air de son hennissement. Puis la
loi de Moïse, qui constituait Israël en république, interdit positivement les «amas de chevaux», défense
nécessaire après le séjour d'Égypte, où les Hébreux avaient appris à connaître et sans doute à admirer ce
noble animal, mais défense qui devait tomber d'elle-même, aussitôt que les Israélites, par leur incrédulité
et leur ambition, auraient amené un changement dans leur constitution, établi la royauté, et ouvert la voie
des conquêtes que la loi mosaïque avait elle-même prévue. Aussi voyons-nous déjà le second des rois,
David, se monter une cavalerie, modeste encore, avec les dépouilles syriennes; et Salomon, par son
alliance avec l'Égypte, multiplier d'une manière inouïe, et en bien peu de temps, l'usage du cheval dans
ses états: il eut bientôt 4,000 étables pour ses chevaux de trait, 12,000 hommes de cavalerie et 1,400
chariots, 1 Rois 4:26; 10:26. Ce commerce était l'un des revenus royaux les plus considérables, car Salomon
percevait sur chaque attelage un droit d'entrée de 600 pièces d'argent (prés de 2,000 fr., si l'on doit
entendre par pièces d'argent des sicles, ce qui serait exorbitant; mais c'est peu probable: quelques auteurs
pensent qu'il s'agit du prix de l'attelage), et sur chaque cheval 150 pièces; aussi faisait-il de ses
innombrables chevaux, plus une affaire de richesse, de luxe et de pompe, qu'une affaire de guerre, et
nous ne voyons pas qu'il les ait employés dans aucune de ses expéditions militaires. Les cours voisines et
les seigneurs des royaumes étrangers, qui voulaient cultiver son amitié, lui envoyaient aussi chaque
année, à côté de beaucoup d'autres présents, des mulets et des chevaux; les rois qui lui succédèrent
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