Page 248 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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représentée par l'homme; la force productrice, représentée par le taureau; la majesté, par le lion, et la
toute science, par l'aigle. Comme les représentants les plus parfaits de la création, des forces divines, il est
naturel que nous les trouvions placés aussi près que possible du trône de Dieu, et que leurs images se
retrouvent dans le tabernacle, et ailleurs, comme une prédication silencieuse de la gloire de Dieu. D'après
Rind, ils seraient les emblèmes de l'Église. Rien n'oblige à douter qu'ils ne soient des êtres réellement
existants.
(Il n'y a aucun doute que le terme «Chérubins» invoque des mystères difficiles à résoudre et à comprendre. Le point
de vue que nous présentons ici n'est qu'une tentative de résoudre ce mystère, nous l'avançons non comme un
dogme mais comme une hypothèse d'un sujet très mystérieux. L'énigme de ces créatures fantastiques est une vérité
de la foi inaccessible à la seule raison humaine et, du fait qu'ils sont enrobés d'un symbolisme qui réagit contre le
réalisme naturaliste s'attachant à l'essence spirituelle des choses et des êtres, ils ne peuvent être connus que par une
révélation divine. Dans l'Écriture, les Chérubins sont généralement accompagnés du terme descriptif «d'animaux»
(Ézch. 1:5; 10:14, 15). Or, il est évident ici qu'il ne s'agit point d'animaux naturels tels que nous les connaissons.
La révélation se trouve donc dans l'étymologie du mot animaux qui, dans le Hébreu signifie littéralement «êtres
vivants», terme qui s'applique aussi bien aux animaux qu'aux hommes, mais avec cette distinction que les
Chérubins ont la capacité de raisonner et de s'exprimer. Il importe aussi de remarquer que les Chérubins
apparaissent pour la première fois dans le Texte Sacré au début de l'histoire de la race humaine dans Gen. 3:24.
Nous voyons ainsi que les Chérubins se trouvent dans le jardin d'Éden avec le premier homme et la première femme.
Mais où dans le texte trouvons-nous leur origine ? En regardant attentivement Gen. 2:19, 20, nous voyons que le
terme «animal» est utilisé pour décrire «les bêtes des champs, les oiseaux des cieux, et tout le bétail». Aurions-nous
ici un indice de l'origine des Chérubins ? Le fait que les animaux naturels ont été créés avant l'homme dans Gen.
1:20, 21 et non après comme l'indique Gen. 2:19, 20, nous donne l'impression qu'il y a plus dans ces passages
énigmatiques que l'on puisse s'imaginer. En fait, le mot «animal» qui s'y trouve signifie précisément «êtres
vivants». Puisqu'il n'y a aucune contradiction dans la Parole de Dieu, l’auteur n’utiliserait-il ici un style imagé
pour nous présenter une vérité spirituelle qui a échappé longtemps à la raison humaine ? L'ancien historien Juif,
Joseph Flavius, semble le penser car il affirme qu'à partir de Gen. 2:4, Moïse commença à s'exprimer d'une manière
figurative. Ceci semble être supporté dans ce passage par l'inversion de l'expression «des cieux et de la terre» à celle
«la terre et les cieux», nous indiquant que l'auteur passe d'une description littérale à une description figurative ou
spirituelle. Cela devient encore plus évident lorsque nous considérons l'étymologie des mots. En utilisant cette
approche on voit par analogie que l'arbre de la connaissance du bien et du mal dans le Jardin d'Éden serait nul autre
que le cerveau humain. Dans cette optique étymologique, nous trouvons dans les passages de Gen. 2:19, 20, la
révélation que Dieu créa une race «d'êtres vivants» à l'image d'Adam qui en fut le roi. L'existence d'une telle race
de Chérubins nommés les Vigilants ou les Perceptifs semble indéniable dans ces passages.
Mais qui sont les Chérubins, comment pouvons-nous les décrire, où résident-ils, et quelle est leur fonction ?
Éloignons immédiatement le concept populaire que Lucifer aurait été un Chérubin, concept que nous savons être
faux de par ses exagérations d'une théologie chimérique qui a introduit dans le Texte Sacré entre Gen. 1:1 et Gen.
1:2 la création d'un monde pré-Adamique peuplé d'anges. Nous savons d'ailleurs que Satan, une des désignations
de Lucifer qui signifie «celui qui brille» est simplement un terme translitéré qui signifie «l'esprit de la chair», c'est à
dire l'intellect ou le raisonnement. Gardons-nous aussi de l'hypothèse que les Chérubins seraient des entités éthérées
que la théologie traditionnelle nomme des anges. Si on peut les caractériser par le mot «anges», c'est seulement dans
le sens que ce mot signifie «messagers». Le fait qu'un homme soit le messager d'un autre ne signifie pas qu'il est
une créature spirituelle incorporelle. Les anges de la cours céleste ne sont pas des créatures, mais des émanations
individuelles des différentes caractéristiques de l'Esprit de Dieu. Mais les Chérubins sont tout autre, ils sont une
race complètement à part. Quoique cela puisse être surprenant pour la grande majorité des savants bibliques et du
commun des chrétiens, les Chérubins sont des êtres humains, une race qui brille des révélations de la connaissance
de Dieu. Ils sont des êtres de sang créés à l'image d'Adam, et comme tels ils sont des reproductions du modèle
primaire. Ils sont reliés à Adam par l'esprit et non par la chair. En d'autres mots, comme des entités individuels
hermaphrodites, dont le nombre est fixe, ils sont l'expansion de la conscience d'Adam dans les diverses sphères de
l'existence de la révélation de la gloire de Dieu. Plus précisément, ils sont le rassemblement de ses forces ou énergies
qui transforment et soulèvent sa perception au-delà du voile de la matière et du temps. Ainsi le mot «Chérubins»
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