Page 245 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Voir: Talion.
Les peines capitales, q, v., jouaient un grand rôle dans cette législation, soit comme châtiments, soit
comme moyens d'intimidation, Deutéronome 17:13. Puis venaient les peines corporelles, le fouet et la
prison, q.v.; enfin des amendes, fixées dans certains cas par la loi, Deutéronome 22:19,29, dans d'autres
abandonnées à la discrétion de l'offensé, Exode 21:22, ou destinées à remplacer pour le coupable les
peines corporelles auxquelles il était condamné, Exode 21:29. La restitution était, en tout cas, la première
peine du dommage causé, si tant est qu'on puisse l'appeler une peine, mais cette restitution, simple dans
le cas de dommage involontaire, Exode 21:33-34, montait jusqu'au quintuple dans le cas d'un dommage
fait avec intention, ou pour une chose volée, 22:1; sq..
— L'exil, l'augmentation de la peine en cas de récidive, et les supplices étaient inconnus à la législation
mosaïque; plus tard ils furent introduits dans les mœurs et dans les traditions rabbiniques: l'ancienne
coutume de l'imputation, par laquelle on enveloppait toute une famille dans la peine d'un coupable, n'est
point sanctionnée dans la loi; elle y est même interdite, Deutéronome 24:16; cf. 2 Rois 14:6; Dieu s'était
réservé de juger des cas dans lesquels elle devrait être pratiquée, Josué 7:15,24, parce que seul il peut
juger de la participation morale d'une famille au crime d'un de ses membres.
— L'ensemble des peines marquées dans la loi mosaïque, comme toutes les autres dispositions de cette
loi, est empreint d'un caractère de douceur bien rare dans les temps anciens, et chez les nations policées,
ou sauvages, de cette époque reculée. Les châtiments sont proportionnés aux délits, la faute est punie,
l'offensé est satisfait, et l'injustice évitée autant que possible; toutes les précautions sont prises pour
abriter l'innocent, et dans plusieurs cas où la perspicacité humaine n'aurait pu se prononcer avec
certitude, le jugement de Dieu intervient, Nombres 5:11, etc. Mais, douces dans la répression des délits
contre la société et contre des citoyens, les peines sont d'une sévérité frappante pour les délits religieux, et
pour de légères infractions aux lois sur la police, ou sur la pureté légale. Ce contraste est du même genre à
peu près que celui que nous trouvons dans le fait que deux chapitres seuls sont consacrés à l'immense
récit de la création, tandis qu'il y en a plus de vingt pour la description des différentes pièces du
tabernacle. Même contraste encore entre les neuf chapitres consacrés à l'histoire des premiers patriarches,
et les trente et un qui nous racontent l'histoire de la seule famille d'Abraham jusqu'à Joseph. C'est que la
partie intellectuelle, spirituelle, vivante de l'homme considéré comme individu, est de beaucoup plus
réelle et sérieuse que son existence matérielle, ou même que la vie de l'humanité tout entière. Ce qui est le
plus important, Dieu le raconte avec le plus de détails, il développe ce qui doit être développé, et laisse
dans l'ombre ce qu'il n'est pas nécessaire de connaître; ainsi le chef de la théocratie a dû faire ressortir
avec une force toute particulière, et frapper de peines extraordinaires, les plus petites infractions à la loi
divine, les moindres manquements à la sainteté, les déviations même extérieures, même cérémonielles,
même physiques, de la loi sainte, juste et pure, qui devait régir le peuple théocratique. Il fallait avant tout
que les Hébreux eussent en horreur le mal, la souillure; et pour que cette nation peu intelligente comprit
la nature de la sainteté, il fallait que des châtiments sévères servissent, par leur influence menaçante, à
préserver les Israélites des moindres impuretés légales, des choses qui n'étaient même impures que
typiquement et parce que le législateur les avait déclarées telles. Il fallait, pour ainsi dire, demander le
plus pour avoir le moins; comme on interdit à un enfant l'entrée d'un jardin, lorsqu'on veut seulement
l'éloigner des fruits qu'il renferme.
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CHAUVE.
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Les têtes chauves pour lesquelles le monde moderne professe une espèce de respect facile à comprendre,
à cause des idées de méditations profondes, ou de grands et intéressants malheurs dont elles semblent
être le symbole, ne jouissaient pas du même privilège chez les anciens. César se trouvait trop heureux de
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