Page 1115 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Le parjure était défendu au point de vue religieux, puisque c'est sur ce point de vue que reposait le
serment, Exode 20:7; Lévitique 19:12; cf. Matthieu 5:33; Zacharie 8:17. On ne voit, du reste, que deux
espèces de faux serments mentionnés, l'un relatif au témoignage, l'autre à la négation d'un dépôt ou d'une
trouvaille, Lévitique 5:1; Proverbes 6:2; 29:24. Pour les deux cas, un sacrifice expiatoire est ordonné, et de
plus, pour le dernier cas, une restitution supérieure à la valeur reçue ou dérobée. La peine paraît légère,
parce que les traditions papales nous ont habitué à toute autre chose; mais la législation juive, plus
avancée que celle du moyen âge qu'on a essayé de ressusciter sous Charles X, mais sans succès, ne
punissait que le délit humain, et laissait à Dieu le soin de venger son nom faussement invoqué.
L'ancienne Rome, la ville païenne, l'avait aussi compris, Cicer. Legg. 2, 9; aux dieux seuls appartenait la
peine du faux serment, le censeur se bornait à noter les parjures. Plus tard, à mesure qu'elle perdait
l'esprit et devenait charnelle, la synagogue introduisit des peines corporelles, le fouet et l'amende, pour
punir ce péché contre Dieu.
— Jésus-Christ paraît avoir défendu le serment, Matthieu 5:33-37; du moins, s'il eût voulu le défendre, il
n'eût pu se servir d'expressions plus claires et plus positives.
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SERPENT.
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La Palestine et les contrées qui l'avoisinent, surtout les lieux déserts de l'Égypte et de l'Arabie, étaient,
dans les temps anciens, fort riches en serpents, gros et venimeux. Forskal a distingué, en Égypte et en
Arabie seulement, huit espèces de couleuvres. Les serpents de Syrie ont, d'après Russel, la réputation de
n'être que peu ou point malfaisants. Toute cette espèce d'animaux fut naturellement classée parmi les
viandes dont l'usage était interdit aux Israélites, Lévitique 11:10,41. On compte au moins huit noms
hébreux pour désigner différentes sortes de serpents. Calmet va jusqu'à onze; mais il met dans cette
catégorie le képhir, qui signifie jeune lion, Ézéchiel 19:2-3, le tsabouah, c'est-à-dire la hyène, ou des bêtes
sauvages en général, Jérémie 12:9, le tsimmaôn, un lieu désert et aride, Ésaïe 35:7, et le shachal, qui est
encore un lion. II convient, du reste, pour ces quatre mots, que la traduction de sa Vulgate est fort loin
d'être sûre. Quant à une désignation bien claire des sept ou huit espèces mentionnées dans la Bible, on ne
saurait la donner, et l'on doit se borner à des présomptions, les noms de ces espèces n'étant généralement
pas accompagnés de détails qui les fassent reconnaître; cependant, lorsqu'à ces détails qui mettent sur la
voie, se joint une analogie du nom dans les langues voisines, l'arabe surtout, la présomption devient
vraisemblable, et la possibilité devient probabilité.
1.
Le tsèphah ou tsiphehoni, et
2.
Le shephiphon, désignent le céraste ou couleuvre cornue, q.v.
3.
Le péthen,
— Voir: Aspic.
4.
Le kippoz, que le prophète représente comme pondant des œufs et les couvant, Ésaïe 34:15. On a
cru d'abord que c'était une espèce d'hirondelles; nos versions même l'ont traduit par martinet. On est
d'accord maintenant à penser qu'il s'agit du serpent que les Grecs nommaient άκοντιάς (le dard), et les
Latins anguis jaculus: il est très commun en Arabie et en Afrique; il se jette sur sa proie avec la rapidité de
la flèche. Les Septante, le caldéen et saint Jérôme, traduisent par hérisson.
5.
Le haksoub, Psaumes 140:3, serpent venimeux, dont l'espèce ne saurait être déterminée de plus
près.
6.
Le ephehéh, serpent venimeux, Job 20:16; Ésaïe 30:6; 59:5. On le trouve, entre autres, en Égypte.
D'après Avicenne, le mot arabe correspondant désigne la vipère à tête plate, au col étroit, à la queue
émoussée, qui fait du bruit en rampant, et fait entendre un léger sifflement; c'est le coluber vipera
d'Égypte, de Hasselquist, et l'animal nommé dans le Nouveau Testament, Matthieu 3:7; 12:34; 23:33; Luc
3:7; Actes 28:3.
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