SÉRÉBIA,
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fils de Mahli, lévite, homme intelligent, établi à Casiphia pendant la captivité, se décida, à l'instigation de
Iddo, à retourner à Jérusalem avec Esdras et sa caravane; les ustensiles sacrés et les présents qu'Esdras
emportait, furent, pendant le voyage, confiés à ses soins et à ceux de ses amis, Hasabia et Ésaïe, Esdras
8:18,24. On le retrouve encore, sous Néhémie, parmi les prêtres qui font dans le temple l'explication de la
loi et les prières solennelles, Néhémie 8:7; 9:5.
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SERGE-PAUL,
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Actes 13:7, sénateur romain, préteur de l'île de Cypre. Homme intelligent, dégoûté des erreurs du
paganisme, désireux de connaître la vérité, il avait admis auprès de lui Bar-Jésu, l'enchanteur, espérant
que peut-être sa doctrine satisferait les besoins de son âme. L'arrivée de l'apôtre Paul excita de nouveau
sa religieuse curiosité; Serge assista à une entrevue qui eut lieu entre l'apôtre et le magicien, et, plein
d'admiration pour la doctrine chrétienne, qu'un éclatant miracle confirma en sa présence, il crut et
embrassa l'Évangile.
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SERMENT.
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Moyen assez ordinaire chez les Hébreux d'établir, soit dans les affaires publiques, soit dans la vie privée,
soit en présence des tribunaux, la vérité de ses paroles passées ou présentes, Genèse 24:37; 50:5; Exode
22:11; Lévitique 6:3-5; Juges 21:5; 1 Samuel 19:6; 20:17; 2 Samuel 19:23; 15:21; 1 Rois 18:10; Esdras 10:5;
Matthieu 26:74. Nous voyons confirmés par serment un traité d'alliance, Genèse 31:53; Josué 9:15; 2 Rois
11:4, et une promesse de secours et d'assistance à la vie et à la mort, 2 Samuel 15:21. Le serment reposait
sur une idée éminemment religieuse; son nom hébreu (une septaine) indique déjà qu'une pensée de
perfection dans la vérité présidait à son usage; c'était dire sept fois la vérité. Quant à sa valeur juridique et
à sa forme, la législation mosaïque ne nous a donné aucun détail, et ce fait semble en faire une œuvre de
conscience et de bonne foi, échappant aux prescriptions légales. Le plus souvent, on jurait par l'Éternel,
Juges 21:7; Deutéronome 6:13; 1 Samuel 24:7; 2 Samuel 19:7; 1 Rois 1:29; 2:23; Ésaïe 19:18; 65:6; Jérémie
38:16, etc.; les Israélites idolâtres juraient par de faux dieux, Jérémie 5:7; 12:16; Amos 8:14; Sophonie 1:5.
On jurait aussi par la vie de la personne à laquelle on s'adressait, 2 Rois 2:2; 1 Samuel 1:26; 20:3; par la vie
du roi, 1 Samuel 17:55; 25:26; 2 Samuel 11:11; plus rarement par sa propre vie, Matthieu 5:36; quelquefois,
chez les païens, par un des membres les plus précieux du corps, par ses yeux, Ovid. Amor. 3, 3, 13; par la
terre, Matthieu 5:35; par le ciel ou le soleil, Matthieu 5:34. Virgile Æneid. 12, 176; par les anges, par le
temple, ou par quelqu'une de ses parties, Matthieu 23:16; par Jérusalem enfin, la sainte ville, Matthieu
5:35, cf. encore l'adjuration de Cantique 2:7. Quant aux cérémonies qui accompagnaient la prestation du
serment, elles étaient simples et peu nombreuses; dans l'époque patriarcale, il paraît que l'on plaçait sa
main sous la cuisse de celui à qui l'on prêtait serment, Genèse 24:2; 47:29; plus ordinairement, on étendait
sa main vers le ciel, Genèse 14:22-23; cf. Deutéronome 32:40; Exode 6:8; Ézéchiel 20:5. Plus tard, à ce que
dit Maïmonides, mais on ne saurait préciser à quelle époque remonte cette coutume, les Juifs jurèrent en
touchant les phylactères. Devant la justice, le serment consistait à répondre amen! à une formule
d'adjuration qui était lue à celui qui devait jurer, 1 Rois 22:16; cf. Nombres 5:19; Matthieu 26:63. Les
femmes et les esclaves n'étaient pas admis à prêter serment. Les principes relâchés des pharisiens, à
l'endroit du serment, sont relevés Matthieu 23:16, et les Juifs paraissent avoir eu généralement une assez
mauvaise réputation sous ce rapport, Martial 11, 95; 7. D'après Philon, quelques docteurs luttaient contre
cette tendance à jurer toujours, pour peu de chose, et, par conséquent aussi, sans respect pour le serment
prêté. Philon lui-même désirait la suppression du serment, cf. Matthieu 5:34, et les esséens l'avaient
réellement supprimé, comme les quakers l'ont fait de nos jours.
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