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produite par une mèche entourée de cire, allumée pour brûler en l'honneur de
ton nom Ce mystère si grand et le merveilleux sacrement de cette sainte veille,
doivent être exaltés avec les louanges qui leur sont dues
"
Si on remarque
avec quel accord unanime les nations les plus éloignées ont fait usage des cierges
dans leurs rites sacrés, on verra bien qu'il y avait quelque mystère caché sous ces
cierges et provenant du système original de l'idolâtrie auquel Rome a emprunté
son rituel. Chez les Tongouses près du lac Baïkal en Sibérie, on place des cierges
devant les Burchans, dieux ou idoles de ce pays
Dans les îles Moluques, on
se sert de cierges dans le culte de Nito, ou le diable, qu'adorent ces insulaires.
"Vingt ou trente personnes s'étant réunies, dit Hurd, on invoque le Nito, en
frappant sur un petit tambour consacré, pendant que deux ou plusieurs
personnes de la compagnie allument des cierges, et prononcent quelques paroles
mystérieuses, qui ont, parait-il, le pouvoir de le conjurer
"
Dans le culte de
Geylan les cierges sont absolument nécessaires.
"À Ceylan, dit le même auteur,
quelques dévots, qui ne sont pas prêtres élèvent des chapelles dans leur maison,
mais dans chacune ils sont obligés d'avoir une statue de Bouddha, d'allumer des
cierges ou des bougies au-devant de cette statue et de l'orner de fleurs
"
Une pratique si générale remonte certainement à une ancienne origine, et doit
avoir eu tout d'abord quelque raison mystique. En réalité, le cierge était un
emblème, comme tant d'autres objets que nous avons déjà vus : il représentait le
dieu Babylonien sous l'un de ses caractères essentiels de grand Médiateur. Le
lecteur au courant des classiques peut se rappeler que l'un des dieux de l'antiquité
s'appelait Ouranos
c'est-à-dire,
"celui qui éclaire"
. Or, c'est sous ce
caractère qu'on adora Nemrod lorsqu'il fut déifié. Il était le dieu-soleil, et à ce
titre il était regardé, non seulement comme illuminant le monde matériel, mais
comme éclairant les âmes des hommes ; on voyait en lui, en effet, le révélateur
de
"la bonté et de la vérité
. Il est évident, d'après l'Ancien Testament, aussi
bien que d'après le Nouveau, que le nom propre et personnel de Notre-Seigneur
Jésus-Christ est le
"Verbe de Dieu"
, car c'est lui qui révèle l'amour et
les desseins de la Divinité. Or, pour identifier le dieu-soleil avec le grand
Révélateur de la Divinité, tout en lui laissant le nom de Mithra, on le représentait
dans les sculptures sous la forme d'un lion ; ce lion avait une abeille à la gueule
.