Page 125 - LES DEUX BABYLONES

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Le Seigneur a en horreur le culte des images, mais un culte pareil doit lui être
particulièrement en horreur. Or si les faits que nous avons admis sont vrais, faut-
il s'étonner que des menaces si terribles soient dirigées par la parole de Dieu
contre l'apostasie Romaine, et que les vases de la redoutable colère divine soient
destinés à se répandre sur sa tête coupable ! Si tout cela est vrai, (et qui peut le
contredire), osera-t-on maintenant plaider la cause de la Rome papale, osera-t-on
l'appeler une Église chrétienne ? Un homme craignant Dieu pourra-t-il, à la vue
de ces lignes, s'empêcher d'admettre que seul le paganisme a jamais pu inspirer
une doctrine semblable à celle que proclamèrent les Melchites au Concile de
Nicée :
"la Sainte Trinité se compose du Père, de la Vierge Marie, et du Messie
leur Fils
! Comment ne pas reculer d'horreur devant une pareille pensée ?
Et que dira dès lors le lecteur d'une église qui enseigne à ses enfants à adorer une
Trinité semblable à celle qui est contenue dans ces lignes :
Coeur de Jésus, je t'adore ;
Coeur de Marie, je t'implore ;
Coeur de Joseph, pur et juste :
En ces trois coeurs, je place ma confianc
Si ce n'est pas là du paganisme, que peut-on appeler de ce nom ? Et c'est là la
Trinité que les catholiques romains d'Irlande apprennent à adorer dès leur
enfance ! C'est là la Trinité que dans les livres les plus récents d'instruction
catéchétique, on présente comme grand objet de dévotion aux partisans de la
papauté ! Le manuel qui contient le blasphème est publié avec l'imprimatur de
Paulus Cullen, archevêque papal de Dublin. Dira-t-on, après cela, qu'il faut
encore appeler l'Église catholique romaine une Église chrétienne, parce qu'elle
retient la doctrine de La Trinité ? Les païens de Babylone, les Égyptiens, les
Hindous, de nos jours encore, ont admis une Trinité dans le même sens que
Rome ; mais adoraient-ils Jéhovah le Dieu en trois personnes, le roi éternel,
immortel et invisible ? Et dira-t-on avec une égale évidence devant les yeux, que
Rome fait ainsi ? Arrière donc cette fatale illusion que Rome est chrétienne ! On
a pu jadis avec quelque raison soutenir une pareille hypothèse ; mais chaque jour
le mystère d'iniquité se révèle de mieux en mieux sous son vrai caractère. Il n'y a
pas, il ne peut y avoir la moindre sûreté pour les âmes dans
"Babylone"
.
"Séparez-vous d'elle, mon peuple"
, tel est l'ordre distinct
et formel de Dieu. Ceux qui y résistent, le font à leurs risques et périls !