MYTHE DU DIEU ENVOYÉ DE DIEU

 

par Jean leDuc

Juillet 2018

 

MYTHE DU DIEU ENVOYÉ DE DIEU

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Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Jean 3:17)

Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. (Jean 17:18)

 

INCOHÉRENCES ET PARADOXES

 

SIGNIFICATION DU MOT «ENVOYÉ».

 

JÉSUS-CHRIST L'APÔTRE DE LA FOI

 

LE CIEL EST-IL UN ENDROIT RÉEL ?

La vérité sur le Ciel

 

LA SIGNIFICATION DU MOT PERSONNE

A- Le mot personne dans la Bible

B- L'Étymologie du mot personne

 

QUI PARLE DANS LA BIBLE ?

 

LA RÉVÉLATION DE DIEU LE PÈRE

 

LA COMPLEXITÉ DE LA SIMPLICITÉ

 


 

INCOHÉRENCES ET PARADOXES

Il est fort reconnu que JÉSUS EST DIEU, cela est incontestable et absolument véridique. Par contre ce qui est questionnable est l'affirmation que «Jésus est le Fils de Dieu envoyé du Père». Puisque Jésus est Dieu cela voudrait dire que «Dieu envoie Dieu» car le Père est considéré comme étant Dieu aussi. Mais il y a quelque chose qui ne va pas avec une telle notion. Dans la doctrine de la Trinité populaire il est dit que les trois personnes sont distinctes mais inséparables dans leur unité d'une substance indivisible: «nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance» (Symbole d'Athanase). Par «substance» on est dit qu'il s'agit de l'essence de Dieu, sa nature divine. Si tel est le cas le Père ne peut envoyer le Fils sans s'envoyer Lui-même car les deux sont inséparables dans l'unité divine, ce qui est impensable pour ceux qui soutiennent cette doctrine, car pour eux le Fils est conçu comme étant séparé du Père puisqu'ils sont deux personnes différentes, trois avec le Saint-Esprit. Le fait que le Fils s'aurait manifesté dans la chair met encore plus d'emphase sur l'idée de séparation d'avec les deux autres personnes dans l'essence divine. Mais si les trois personnes sont Dieu et inséparable l'une de l'autre, cela voudrait dire que lorsque la Bible déclare avec autorité que Dieu a été manifesté en chair, que les trois personnes ont été manifestées en chair. Il y a donc une contradiction flagrante ici entre la distinction et l'union des personnes.

 

Aussi qui a prit la décision d'envoyer le Fils, le Père, le Saint-Esprit ou les trois; et si le Père a envoyé le Fils, le Père serait supérieur au Fils donc il n'y aurait pas d'unité ni d'égalité entre les personnes, car celui qui envoie est toujours plus grand que celui qui est envoyé car il est celui qui donne l'ordre. Il y aurait donc une subordination dans la trinité, ce qui contredit catégoriquement le concept de l'unité et de l'égalité des personnes: «dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.» (Symbole d'Athanase). En plus, dans ce contexte, être «envoyé» signifie clairement «être séparé», si Jésus serait séparé de Dieu il ne serait plus Dieu à cause du concept de l'unité inséparable. Il est donc impossible que le Fils soit envoyé du Père dans le domaine céleste de la divinité pour venir en ce monde. Et si Jésus est le Fils du Père, comment ce fait-il que la Bible dit qu'il a été engendré par le Saint-Esprit et non par le Père ? (Luc 1:34,35). Serions-nous en plein milieu d'une famille divine dysfonctionnelle ?

 

Il y a tellement d'incohérences et de paradoxes dans le concept de trois personnes en Dieu qu'il ne peut être abordé sérieusement comme étant véritable. Sans aucun doute cette doctrine artificieuse ne vient pas de Dieu, mais de l'esprit Antichrist. Aucun enseignement de confusion et de duplicité ne provient de la Vérité. Il ne s'agit donc pas d'un mystère, comme les gens aiment souvent dire, mais d'une aberration absurde au plus haut degré qui n'a ni queue ni tête, une doctrine de chambre ronde si nous pourrions dire. Et pourtant le monde dit chrétien persiste dans une telle croyance illogique sans question demandée, mais avec l'obsession d'un aveugle qui dirige d'autres aveugles à leur perte. La honte est donc portée sur la révélation de la Parole de Dieu et sur Dieu Lui-même qui ne sont plus regardé comme étant crédible, car notre Dieu serait un Dieu de confusion et la Bible une fiction théologique sans fiabilité. Conséquemment, le Jésus de cette trinité fantaisiste est un faux Jésus et le dieu qu'elle présente n'est qu'une fabulation théorique élaborée à partir de notions en provenance du néo-platonisme et des anciennes religions à mystères babyloniennes. Le Dieu qui envoie Dieu ou Dieu envoyé de Dieu n'est pas le Dieu du chrétien ni celui de la Bible. Il est vraiment douloureux de voir que le christianisme moderne est encore esclave d'une philosophie païenne dite chrétienne depuis le 4ie siècle. L'homme n'a pas évolué spirituellement, mais régressé davantage dans les ténèbres de sa conscience aveugle obsédée par des subterfuges théoriques d'une philosophie captieuse.

 

Cette notion d'un Dieu envoyé de Dieu est un mythe sortie directement de la mythologie grecque ou nous voyons Zeus (Ba'al), le roi des dieux, dieu de la lumière et de la foudre, envoyé son fils Apollon, dieu des purifications et de la guérison, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie, la femme de Deucalion, le Noé de la Bible. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l'ont adopté très rapidement sans changer son nom et lui élevèrent des temples. Apollon, le brillant, était le dieu de l'empereur Constantin qui convoqua le Concile de Nicée en l'an 325 dans lequel fut formulé la doctrine de la Trinité de trois personnes en Dieu. Apollon, connu aussi sous le nom de Mithra, le fils du dieu Soleil, fut enrobé de caractéristiques bibliques et adoré par les chrétiens de l'empire comme le Fils du Dieu Suprême. La lettre X (CH dans le grec) fut le symbole de son nom et puisqu'elle fut aussi celui de Christ qui débute par la même lettre, les deux furent confondus et les peuples ignorants furent aisément séduit.

 

Nous avons reproduis ici le symbole d'Athanase (296 - 373 après J.C.), un Égyptien d'Alexandrie, capitale de l'idolâtrie et de la Trinité Égyptienne de Isis, Horus, Seth, qui était pleinement engagé dans la bataille pour défendre la supposée orthodoxie trinitaire catholique et protestante. Nous vous le présentons au complet afin que vous puissiez voir de vos yeux les subtilités et les aberrations de cette doctrine insidieuse et dangereuse. Premièrement, vous remarquerez qu'il s'agit de la foi catholique et non de la foi biblique. Vous remarquerez aussi que le Seigneur Jésus est présenté encore comme étant né deux fois (engendré du Père et de la vierge Marie), qu'il est dit aussi que cette foi est orthodoxe (droite), et qu'il est absolument nécessaire d'y croire pour être sauvé. En plus, ce symbole déclare clairement qu'il y a trois dieux mais qu'ils est interdit par la religion catholique de le dire, c'est à dire qu'il n'est pas interdit de le dire par la foi biblique en un seul Dieu.

 

Il est à remarquer que ce Symbole déclare que si les trois personnes qui composent la divinité sont séparées l'une de l'autre elle ne sont pas Dieu, car c'est seulement l'union des trois qui est Dieu. En d'autres mots le Fils ne serait pas Dieu puisqu'il s'est séparé lui-même des deux autres personnes par son incarnation dans la chair. Cette notion subtile et diabolique est la doctrine de l'Antichrist. D'après leur propre aveu, les trinitaires déclarent que c'est Dieu le Fils qui s'est incarné et non Dieu le Père ni Dieu le Saint-Esprit. Il y a clairement une séparation et une révolte dans leur concept inconséquent et irrationnel de la divinité. Mais la Bible ne déclare pas que c'est Dieu le Fils qui s'est incarné, elle affirme plutôt que Dieu s'est manifesté dans la chair (Jn. 1:14; 1 Tim. 3:16). Selon la logique insensée des trinitaires, il faudrait dire que les trois personnes ce sont incarnées dans la chair puisque seulement l'union des trois est Dieu d'après leurs aberrations contradictoires.

 

LE SYMBOLE DIT D'ATHANASE

«Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique: s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité

 

Voici la foi catholique: nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance: autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. 

 

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit: incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs

 

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères; un Fils, non pas trois Fils; un Saint-Esprit, non pas trois Saints-Esprits. Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité

 

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi à l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. Voici la foi orthodoxe: nous croyons et nous confessons que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes: ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique: si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé

 

SIGNIFICATION DU MOT «ENVOYÉ».

Or la Bible dit clairement que le Père a envoyé son Fils dans le monde (Jean 3:17; 17:18). Le problème réside donc sur la signification qu'on donne au mot «envoyé». Cela va peut-être en surprendre quelques-uns car le mot «envoyé» dans le Grec est «apostello» d'où nous avons le mot «apôtre», un mot composé de «apo» qui signifie «distancer, éloigner, écarter, séparer»; et de «stello» qui signifie «mettre, placer, mettre en ordre, arranger, se déplacer, se retirer, s'en aller. ou s'abstenir de relation familière avec quelqu'un». Le «Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales» nous donne la signification du verbe «envoyer» comme étant: «Faire aller, partir vers un lieu, une situation, un travail. - Nommer pour une fonction (au niveau politique ou religieux). - Faire partir à une certaine distance une chose à laquelle on a communiqué une énergie. - Faire partir, parvenir quelque chose à quelqu'un par l'intermédiaire d'une personne ou d'un service public. - Faire parvenir, adresser à quelqu'un un signe ou la manifestation d'un sentiment (plier le genou, donnez ou embrassez la main, hochez la tête, clignotez des yeux, soulever et les laisser retomber les épaules.)».

 

Clairement la position pour interpréter la signification du mot «envoyé» doit être au niveau terrestre et non céleste. La difficulté ici est que pour les pseudo-chrétiens les personnes de la trinité sont regardés comme étant des personnes distinctes littérales, comme des êtres humains semblables à vous et moi. Ils imaginent Dieu à l'image de l'homme, ils interprètent tout dans la divinité de cette même façon. En plus, le ciel où résiderait cette trinité loufoque est regardé par un grand nombre comme étant une localité quelconque, un endroit littéral duquel on peut partir et revenir, comme on partirait de notre maison pour y revenir après une longue journée de travail afin de se reposer. Même que certains pentecôtistes s'imaginent que le Ciel est une planète qui se trouverait dans le Nord de l'univers, selon les notes dans la Bible de Finis Jennings Dake, un pasteur pentecôtiste américain (1902-1987) qui affirme aussi que Dieu voyage de place en place à bord d'un vaisseau spatial qu'il nomme «le vaisseau des chérubins» de la vision d'Ézéchiel.

 

Interprété la Bible littéralement conduit souvent à des exagérations aberrantes de l'archi-littéralisme, surtout au niveau des prophéties. La majorité des gens dans ce domaine n'ont pas de juste milieu, c'est tout ou c'est rien. La même chose se produit avec le mot «envoyé» dans la fiction trinitaire que nous venons de voir dans le chapitre précédent. L'interprétation courante est celle d'une personne divine se tenant au côté d'une autre personne divine, à l'image de l'être humain, qui est envoyé en ce monde pour prendre un corps humain sous la forme corporelle d'un homme qui serait le Messie ou Sauveur du monde. Ils affirment en plus que les personnes de la trinité ont déjà un corps quelconque d'une substance inconnue. De cette façon ils cherchent justifier le fait qu'une personne puisse envoyer une autre personne en mission de sauvetage puisqu'il s'agit d'individuels distincts l'un de l'autre. Mais une telle notion décrit Dieu à l'image de l'homme, et non pas l'homme à l'image de Dieu. C'est le revers de la médaille, comme on dit souvent dans de tel cas, un repli sinueux de la vérité qui est présentée avec des approximations subtiles conçues artificieusement dans le but de séduire ceux qui sont destinés pour croire au mensonge.

 

La notion que le Fils a été envoyé du Père doit être écartée à la lumière des faits que la doctrine de la trinité est une fiction théologique et qu'il n'y a donc pas trois personnes en Dieu ni personne pour envoyer une autre personne, et surtout du fait que Dieu est un Esprit incorporel et non une personne corporelle. Que le Fils a été envoyé du Père a donc une signification autre que celle qui lui est généralement attribuée. Nous voyons dans le Dictionnaire Crisco qu'être envoyé signifie aussi se donner une charge à accomplir, de prendre en charge un travail ou une mission, de s'imposer une condition ou une obligation, d'en prendre la responsabilité sur soi et de s'élancer dans la voie pour assurer sa réalisation. Ainsi le mot «envoyé» prend la signification d'être délégué dans le sens de se confier une mission avec tout le pouvoir pour l'accomplir et d'en transmettre les attributions à d'autres, de leur en faire grâce, et cela est exactement le ministère du Seigneur Jésus.

 

Or, comme nous avons vu, le terme «personne» s'applique uniquement à des entités corporels individuels qui sont de chair et d'os, tandis que Jésus affirme clairement que «Dieu est Esprit» et non une personne, et encore moins trois (Jean 4:24). En plus, l'Épître aux Hébreux nous dit même, en parlant du Fils: «et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne...» (Héb. 1:3). Or il est bien dit que le Fils est «l'empreinte de sa personne» (singulier) et non «l'empreinte de ses personnes» (pluriel). Même si le mot «personne» ici est une traduction captieuse et inepte du mot grec «hupostasis» ou «essence», il en advient que le terme est singulier et non pluriel. Aucun exégète ni théologien compétents n'oseraient dire qu'il y a «trois essences en Dieu», et puisque Dieu est d'une seule essence, il en advient que traduire ce terme par le mot «personne» indique aussi par inadvertance qu'il y a une seule et unique Personne en Dieu, à savoir le Seigneur Jésus qui est Lui-même le Dieu éternel qui a pris un corps de chair parmi nous, puis étant retournés avec son corps glorifié dans sa gloire première dans laquelle son corps fut attribués tous les aspects de la divinité. Ce qui nous indique que JÉSUS EST LE NOM DE DIEU et que CHRIST EST SON NOM DANS LA MISSION QU'IL S'EST DONNÉ comme L'OINT, c'est à dire CELUI QUI EST ÉLU OU CHOISI, et Christ a été élu dès avant la fondation du monde (1 Pierre 1:18-21) pour le rachat de ses élus seuls. L'Élection de Christ n'est pas d'un autre mais de Jésus Lui-même qui en a prit la charge comme il l'a déterminé par Lui-même et en Lui-même de toute éternité selon le bon plaisir de sa volonté souveraine et absolue. Ainsi nous voyons que la providence divine va même jusqu'à étendre sa main sur la maladresse d'un traducteur pour maintenir sa vérité intact. Donc, en gros, les gens ont besoin de réapprendre à lire sans ajouter des mots qui ne se trouvent point dans un texte qu'ils lisent, et de se laisser instruire par le Saint-Esprit qui n'est pas une troisième personne en Dieu, mais la Sainte Présence même de Christ en nous qui nous est donné par le Seigneur Jésus dans son ministère d'exaltation. Qui peut dire que les choses qui viennent d'être dit ne sont pas la vérité sans être réprouvé et destiné aux peines d'un châtiment éternel.

 

JÉSUS-CHRIST L'APÔTRE DE LA FOI

Nous savons tous que Jésus, l'Apôtre de la foi  que nous professons (Hébreux 3:1), est Sauveur et que de ce fait il est le Messie (L'Oint, l'Élu, le Christ) venu en chair, inutile d'en développer la doctrine pour en spécifier tous les détails. Sauf de dire que l'Apôtre de la foi ou l'Envoyé de l'assurance en son sacrifice sur la croix pour le rachat de ses élus, est Lui-même l'Esprit des vivants, le Père éternel de notre salut qui en détermina la voie. Comment pouvons-nous donc concilier ces faits véridiques avec ce que disent les prophètes de l'Ancien Testament: «Car JE SUIS l’Eternel (Yahweh), Ton Dieu (Élohym), le Saint d’Israël, Ton sauveur... Il n'y a point eu de Dieu (El) formé avant moi, et il n'y en aura point après moi. C'est moi, c'est moi qui suis l'Éternel (Yahweh), et il n'y a point de Sauveur que moi. C'est moi qui ai annoncé la délivrance, qui l'ai donnée, et qui l'ai fait connaître; et ce n'a point été parmi vous un dieu étranger; vous êtes mes témoins, dit l'Éternel, que JE SUIS Dieu (El).» (Ésaïe 43:3,10-12); «Il n’y a de sauveur que Moi» (Osée 13:4). De même David dit: «Tu es mon Père, mon Dieu (El) et le rocher de mon salut.» (Psm. 89:27). Dieu est le Rocher de notre salut et son Nom est JÉSUS dont la signification est «YaHWeH le Sauveur» que nous traduisons par l'ADMIRABLE SAUVEUR car son Nom est vraiment MERVEILLEUX, il est le Dieu qui habite pleinement en son propre Nom, il est l'INCOMPARABLE et le TOUT-PUISSANT.

 

Le premier, le plus grand des apôtres, l'envoyé qui est la manifestation du Dieu Éternel, l'Apôtre par excellence, est le Seigneur Jésus-Christ, telle que le proclame la Parole de Dieu: «Et Jésus s'écriait donc dans le temple, enseignant, et disant: Vous me connaissez aussi, et vous admirez la source de mon existence, et que je ne me suis pas édifié moi-même. Toutefois celui qui m'a introduit est véritable, et vous ne le connaissez point. Moi, je le connais; car JE SUIS son existence, moi celui qui le manifeste.» (Jean 7:28,29; Bible de Machaira 2016). Ici la racine du verbe «manifester» est «apostello», un envoyé, celui qui manifeste ou exprime un état d'être ou un message. Une telle révélation était bouleversante, elle était inacceptable pour les judéens (juifs) qui en étaient frustrés au plus haut degré, c'est pour cela qu'ils voulaient le saisir car ils considéraient une telle affirmation comme un blasphème sérieux qui méritait la mort: «Ils cherchaient donc à se saisir de lui; mais personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue.» (Jean 7:30) L'Apôtre divin, l'Envoyé qui était la manifestation même de Dieu dans la chair, était le Père Éternel qui s'était révélé à Moïse sous le nom de JE SUIS, et eux qui prétendirent connaître les Saintes-Écritures ne purent en saisir la Vérité. Pourtant Jésus leur déclara à maintes reprises la même vérité, les avertissant même qu'ils étaient pour périr dans leur péché s'ils ne la recevaient point: «C'est pourquoi je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE SUIS (YHWH), vous mourrez dans vos péchés... Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du Père... li leur dit: En vérité, en vérité je vous le dis: Avant qu'Abraham fût, JE SUIS... Alors ils prirent des pierres pour les jeter contre lui...» (Jean 8:24,27,58,59). Mais leur conscience déréglée était hostile à une telle révélation. Qu'un homme puisse se déclarer comme étant l'Esprit Éternel lui-même qui s'était révélé à Abraham et à Moïse comme étant le Père céleste, et qui avait prit un corps de chair parmi eux, était un concept aberrant qui ne pouvait point être toléré. Il en arrive de même à tous vrais disciples qui en reçoivent la révélation (Luc 10:22; Jean 15:20). Les répliques hostiles et menaçantes de prétendus chrétiens, traditionnels comme évangéliques, contre cette même révélation sont suffisantes pour en indiquer la vérité.

 

Comprenons que les imposteurs sont fiers d'affirmer que Jésus est Dieu, mais pour eux cela signifie qu'il est un être spéculatif qu'ils nomment «Dieu le Fils», deuxième personne d'une trinité chimérique, lorsque l'expression biblique est plutôt «Fils de Dieu» qui dans l''original est «Le Fils, Dieu même». Pour ces déformateurs de la vérité, Jésus aurait été engendré du Père dans l'éternité et né sur la terre de la vierge Marie, donc né deux fois. Ils refusent obstinément de comprendre que les mots «engendré» et «naître» signifient une seule et même chose dans tous bons dictionnaires, autant français, anglais, que grec. Même que les synonymes de ces termes nous indiquent tous la même chose: «accoucher, concevoir, créer, donner la vie, enfanter, faire naître, procréer, se multiplier, se reproduire.». Mais certains de ces énergumènes y voient seulement la signification de «donner une forme, une consistance à quelque chose» dans une tentative futile de justifier leur aberration que le Fils fut donné une forme du Père dans l'éternité avant sa naissance en ce monde, notion blasphématoire inexcusable. Quelques-uns citent même Proverbes 8:22 comme justification: «L'Éternel m'a possédée dès le commencement de ses voies, avant qu'il fît aucune de ses œuvres.» (Bible Ostervald). Mais ce passage ne parle pas de Jésus mais de la sagesse que Dieu possédait avant la création de toutes choses. En aucune façon peut-on interpréter la sagesse dans ce passage clair et précis comme étant une personne divine qui serait le Fils du Père. Il y aurait même un sérieux problème en faisant cela car la Bible Segond traduit ce passage par: «L'Éternel m'a créée la première de ses œuvres, Avant ses œuvres les plus anciennes.», ce qui voudrait dire que le Fils aurait été créé et ne serait donc pas Dieu qui est sans commencement ni fin. Mais heureusement il s'agit ici d'une personnification imagée de la sagesse et non du Seigneur Jésus. Devant de telles évidences irréfutables, il faudrait être complètement idiot pour ne pas en reconnaître les faits, pire, il faudrait littéralement être possédé d'un esprit malsain et maléfique pour dire le contraire. Ne vous y trompez pas, il existe encore de telles personnes en ce monde qui se disent chrétiens mais qui sont plutôt des crétins malicieux.

 

Nonobstant qu'il ne s'y trouve aucun passage dans tout le corpus des Saintes-Écritures qui affirme une telle chose, sans y introduire des conjectures qui font dire au texte ce qu'il ne dit pas, ils persistent dans leurs aberrations à diviser le Dieu indivisible en trois personnes ou subsistances distinctes et individuelles, ce qui est nul autre que du trithéisme. Tout comme les judéens (juifs) du temps de Jésus, ils ne peuvent saisir que Jésus est le Père manifesté dans la chair comme Fils et qu'il est lui-même le Saint-Esprit qui se forma un corps de chair dans le sein d'une vierge (Luc 1:35). Si tel ne serait pas le cas Jésus aurait deux pères, la personne du Père et la personne du Saint-Esprit, et il arriverait même que Marie serait une courtisane qui aurait trompé la personne du Père avec la personne du Saint-Esprit et Jésus serait un bâtard, car il est bien clair dans Luc 1:35 qu'elle est tombée enceinte du Saint-Esprit et non du Père. Mais notre Dieu n'est pas un bâtard, notre Sauveur est bel et bien Fils légitime puisqu'il est Dieu Lui-même manifesté dans la chair. En d'autres mots, Jésus qui est le Dieu Éternel s'est formé un corps de chair dans le sein d'une vierge et se révéla au monde comme Fils, Dieu même, et non comme Dieu le Fils deuxième personne du Cerbère Nicéens. Le texte sacré et inspiré des Saintes-Écritures affirment clairement que Jésus est «Dieu manifesté dans la chair» (1 Tim. 3:16) et non pas «Dieu le Fils manifesté dans la chair». Même que l'Évangile de Jean nous dit: «Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du seul Fils engendré du Père.», ou comme dit l'original «... une gloire comme celle du seul Père engendré comme Fils.» (Jean 1:14) (le mot «Fils» ne se trouve pas dans le texte Grec et est ajouté en italique). Il n'est donc pas écrit que «Dieu le Fils a été fait chair», mais que «la Parole a été faite chair» et tous ceux qui sont sain d'esprit savent très bien qu'une parole n'a pas de forme mais qu'elle est esprit, ni est-elle une personne car ce terme s'applique uniquement à des entités corporels individuels qui sont de chair et d'os, tandis que Jésus affirme clairement que «Dieu est Esprit» et qu'il est Lui-même l'Esprit éternel manifesté dans la chair comme Fils. Il s'agit donc de l'engendrement de l'Esprit dans un corps de chair qui est l'enveloppe visible du Dieu invisible. En d'autres mots, le Père est l'Esprit qui habite en Christ comme nature divine depuis son incarnation, non deux personnes mais un seul Esprit en une seule Personne incomparable qui forme le Nouvel Homme, Chef Suprême d'une nouvelle race céleste et éternelle composée de tous ses élus transformés en son image.

 

Les Saintes-Écritures nous révèlent que les deux sont identique et cela est indéniable, ces textes prophétiques n'indiquent aucunement qu'il s'agit de deux personnes, une qui se nommerait le Père et l'autre le Fils. Jésus est donc YaHWeH le Père Éternel manifesté dans la chair comme Fils, et puisque Dieu est Esprit et qu'il est Saint, il est évident que Jésus est le Saint-Esprit qui se forma un corps dans le sein de la vierge Marie pour devenir notre salut. En effet, les écrivains du Nouveau Testament se réfèrent de nombreuses fois à Jésus-Christ comme Sauveur (par exemple 1 Jean 4:14; Tite 2:13). En fait, son nom même l’identifie comme tel. L’ange a déclaré à Joseph, au sujet de la vierge Marie: «Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JÉSUS, car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» (Matt. 1:21) Lorsque nous savons ce que signifie ce nom, ce verset prend toute sa signification. Car le mot français «Jésus» est en fait la forme grecque du nom hébreu «Joshua». Et «Joshua» signifie «Sauveur». Même qu’en Matthieu 1:21, les formes hébraïque et araméenne de «Jésus» et «Il sauvera» sont similaires. Le fait serait suggéré par une traduction plus littérale: «Tu lui donneras le nom de Sauveur, parce qu’Il sauvera… » Comme nous avons signalé, le mot «Jésus» est l’orthographe grecque de la forme hébraïque de «Joshua». Il est aussi à remarquer que «Joshua» peut être traduit «Sauveur». Cela est correct, toutefois, la traduction «Sauveur» ne rend qu’une partie de la signification hébraïque. Dans l’Hébreu original, «Josué» signifie littéralement «YaHWeH sauve» ou «YaHWeH-Sauveur», car la première syllabe de «Joshua» dans l’Hébreu est «Yah», une forme abrégée de YaHWeH. Et le nom simple «Yah» comme autre forme de YaHWeH, a été utilisé de nombreuses fois par le Roi David et d’autres écrivains de l’Ancien Testament. Or puisque le nom «Jésus» signifie, dans la langue hébraïque, «YaHWeH-Sauveur», et que selon les prophètes il y a un seul Sauveur et non deux, un qui se nommerait le Père et l'autre le Fils, il est indéniable que Jésus est le Père Éternel manifesté dans la chair comme le Messie promit et attendu depuis si longtemps. Ainsi Jésus, dans son nom même, est directement identifié au Dieu des Écritures de l’Ancien Testament. Le grand JE SUIS, le Rocher, le Berger, le Créateur – YaHWeH Lui-même – est devenu notre Sauveur, et le nom «Jésus» affirme cela. Ainsi dit le prophète Ésaïe: «Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et l'autorité est mise sur son épaule: on l'appellera l'ADMIRABLE, le CONSEILLER, le DIEU fort, le PÈRE ÉTERNEL, le PRINCE de la paix.» (És. 9:6).

 

Or, dissocier le Fils du Père pour en faire deux personnes distinctes, trois avec le Saint-Esprit, est une des pires perversions de la vérité en existence. Premièrement elle fait de YaHWeH, le Tout-Puissant, un menteur puisqu'il a dit «qu'il est le seul Sauveur et qu'il n'y en a point d'autre»; deuxièmement elle détruit l'autorité des Saintes-Écritures qui affirment la vérité, tout en prétendant défendre la divinité de Christ; et troisièmement elle revient à nier ou rejeter que le Seigneur Jésus est YaHWeH venu en chair comme Messie. En cela elle rejoint l'aberration doctrinale qui dit que Jésus ne serait pas de la postérité de David biologiquement. Ces deux blasphèmes hautains nous indiquent que ceux qui les proclament sont des «antichrists»: «Petits enfants, c'est ici la dernière heure; et comme vous avez entendu dire que l'Antichrist vient, même qu'il existe déjà plusieurs antichrists qui inversent la foi; par où nous connaissons que c'est la dernière heure. Ils sont sortis d'entre nous, mais ils n'étaient pas des nôtres; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous; mais c'est afin qu'il fût manifesté que tous ne sont pas des nôtres. Pour vous, vous avez reçu l'onction de la part du Saint, et vous connaissez toutes choses. Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce que nul mensonge ne vient de la vérité. Qui est menteur, si ce n'est celui qui nie que Jésus est le Messie? Celui-là est l'antichrist, qui nie que le Père soit le Fils. Car celui qui nie le Fils, n'a pas non plus le Père; mais celui qui confesse le Fils, a aussi le Père.» (1 Jean 2:18-23; Bible de l'Épée) Avec de telles fausses doctrines ils en arrivent inévitablement à la proclamation d'un faux évangile, d'un faux Jésus, d'un faux esprit et d'une fausse foi. Il en advient que l'Apôtre de la foi que nous confessons n'est pas le même que le leur, et qu'ils doivent être exposé et condamné publiquement. «Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé…qu’il soit anathème (maudit, damné)» (Galates 1:8).

 

LE CIEL EST-IL UN ENDROIT RÉEL ?

Aller au ciel serait-il réalisable s'il est en endroit réel ? C'est ce qu'on a tendance à croire au sein du christianisme traditionnel et évangélique. Si tel serait le cas, l'homme pourrait-il un jour s'y rendre dans un vaisseau spatial qui voyagerait à la vitesse de la lumière ou plus ? Serait-il plus facile d'atteindre le ciel de cette façon que de l'atteindre par la foi ? D'ailleurs, comme disent certains idiots, Dieu ne voyage-t-il pas dans une soucoupe volante comme nous voyons dans Ézéchiel ? Le mot ciel est souvent utilisé pour décrire une saveur, un sentiment, une expérience particulièrement agréable. Mais est-ce un endroit véritable ? Plusieurs croient que la Bible nous dit qu’il y a un endroit réel qui s’appelle le ciel, un lieu précis avec une population et quelqu’un qui règne. On tente d'utiliser quelques passages des Écritures afin de prouver une telle notion subtile et aberrante: Ésaïe 6:1-2a nous dit, «L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes…». 1 Rois 22:19 nous dit, «Et Michée dit: Écoute donc la parole de l'Éternel! J'ai vu l'Éternel assis sur son trône, et toute l'armée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche.».

 

Mais ces passages ne parlent aucunement du ciel comme un endroit réel, ils sont des révélations accordées aux prophètes pour expliquer la toute puissance de Dieu en termes figuratifs. Mais on persiste obstinément, contrairement à la vérité, à dire que le ciel est le lieu où Dieu demeure, étant aussi habité par des hôtes célestes et angéliques. Ces hôtes seraient d'après eux les messagers de Dieu qui exécutent ses ordres, en particulier envers ceux qui appartiennent à Dieu. Pour prouver ce point on utilise des passages comme Psaume 91:11 qui nous dit, «Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies…» Théologiquement parlant, cela se nomme de la manipulation textuelle avec laquelle on fait dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas explicitement. Cette pratique néfaste et maléfique d'interpréter les Écritures est malheureusement très populaire au sein du christianisme contrefait de nos jours. On affirme hypocritement que la Bible est la seule règle de notre foi, tout en y ajoutant toutes sortes de conjectures sophistiquées qui déforment sa révélation dans le but de donner de la crédibilité à un système de pensée qui se veut maître des consciences de tous. Vous n'avez qu'à parler avec des chrétiens dits évangéliques et vous réaliserez rapidement que la spéculation sur ce que dit la Bible est plus importante que ce qu'elle dit réellement.

 

Un des arguments des plus insensés qu'on utilise dans une folle tentative futile de prouver que le ciel est un endroit qui détiendrait des caractéristiques spirituels tout en étant une localité physique est qu'il est dit que «Jésus priait Dieu, levant ses yeux vers le ciel». Lorsqu’on lit que «Jésus leva ses yeux vers le ciel», pouvons-nous conclure que le ciel se situe physiquement au-dessus de la terre ? Lorsque Jésus déclare qu’il vient d’en haut, est-ce que cela signifie que Jésus provient d’une place située au-dessus de la terre, de sur une autre planète peut-être située dans une autre Galaxie que la nôtre, ou encore de sur la planète Uranus car Uranus signifie «Ciel» ? Lorsqu'il dit qu'il est «le pain descendu du ciel», cela signifierait-il qu'il est descendu littéralement d'un endroit physique. Et lorsque Jésus monta au ciel parmi les nuages lors de son ascension, comment haut monta-t-il, jusque dans l'espace sidérale, ou est-ce qu'un vaisseau spatial l'attendait dissimulé dans les nuages pour entreprendre le grand voyage vers une localité matériel indéterminé où il habiterait corporellement ? La folie des gens au niveau du christianisme traditionnel comme Évangélique ne connaît aucune borne, leurs imaginations fertiles et détraquées les amènent dans toutes sortes d'aberrations, et le pire est que la majorité n'en sont pas conscient. Aussi étrange que cela puisse être, ces gens ne savent pas lire, ils ne font pas attention aux mots et sautent trop rapidement à des fausses conclusions, car ils aiment juger les autres sans être jugé en retour. Très peu prennent le temps d'étudier le sens des mots qu'il lisent et les appliquent inévitablement hors contexte pour prouver un prétexte, au point que c'est une maladie sérieuse dans ces milieux. Or nous devons réaliser que dans le cadre d’une étude sur le ciel, il faut savoir en distinguer le sens physique et le sens spirituel si nous ne voulons pas nous égarer de la vie avec toutes sortes de suppositions insensées.

 

L'argument conjectural n'étant pas suffisante pour les réprouvés, ils procèdent à l'utiliser en y ajoutant celui de la science moderne, ennemi de la révélation de Dieu, qui plaît à l'homme naturel de ce monde ténébreux pour expliquer le pourquoi de l'existence de toutes choses. Dans cet amalgame infernal, on nous dit que «Le ciel existe au-delà du voile qui sépare le royaume visible de celui qui est invisible. L’homme ne peut pas voir des microorganismes à l’œil nu, et pourtant nous savons qu’ils existent au milieu de nous et qu’ils ont des propriétés et des caractéristiques. De la même façon, nous savons par la foi que le ciel existe et que c’est le lieu où Dieu règne». Avec cette notion émise par les réprouvés, on rejoint la physique quantique qui nous dit que chaque atome est entouré de neutrons et de preutons, en d'autres mots un univers microscopique qui serait un duplicata de l'univers macroscopique, l'homme étant situé entre les deux. Or pouvons-nous dire que de cette même façon le ciel existe ? Ce que ces gens ne réalisent pas, du moins je l'espère quoique je ne serais pas surpris du contraire, est qu'avec un tel amalgame on côtoie ici les propriétés du microcosme et du macrocosme souvent utilisées dans les rituels de la haute magie, comme ils sont décris surtout dans la Kabbale juive et le Grimoire ancien de sorcellerie dont la devise principale est: «Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, afin que les deux soient UN», principe subversif de la Table d'Émeraude d'Hermes Trismegiste par lequel les hommes dépravés deviennent des dieux, et dont le symbole est l'hexagramme ou étoile à six pointes connu aussi comme le sceau de Salomon ou étoile de David que nous retrouvons sur le drapeau de la nation moderne d'Israël. Serait-ce pour cela que les évangéliques, surtout les Pentecôtistes et les Charismatiques, supportent tous le peuple de Satan de cette nation diabolique en prétendant qu'ils sont encore le peuple élu de Dieu ? Que les chrétiens traditionnels comme évangéliques s'en remettent à de tels arguments dans le but de prouver que le ciel est un endroit, une localité physique située à quelque part dans l'univers, est l'évidence qu'ils se retranchent eux-mêmes de l'héritage éternel qui est destiné uniquement aux élus.

 

Nous savons tous que la Parole de Dieu évoque souvent le ciel, sa beauté, sa perfection, son harmonie. Malgré cela nos connaissances restent souvent vagues et superficielles du temps que nous cherchons à raisonner les Écritures avec notre intellect charnel qui est soumis à la loi du péché, et donc insuffisant pour en obtenir la moindre lumière. A la vérité biblique se mêle souvent la fiction comme nous voyons avec la définitions des anges qui les représentent comme des êtres splendides, vêtus de robes blanches et d'énormes ailes. Pour connaître la vérité, la Parole de Dieu doit rester notre source unique. Toutefois, en affirmant ce principe, certains apostats comme John MacArthur, un prétendu calviniste, un imposteur et un réprouvé dont la théologie est arminienne à sa base et dont l'évangile est celui du libre-choix, affirme que «Le ciel est bien plus qu'un symbole d'émerveillement. C'est un endroit, un endroit réel, où les croyants se retrouvent après leur mort... le ciel est un endroit réel qui peut être contemplé, touché et habité par des êtres ayant un corps matériel. Nous affirmons cette vérité sans aucune équivoque». Nous voilà donc revenu au ciel de la science-fiction des évangéliques, un ciel limité à un endroit spécifique, un ciel physique ou matériel, un ciel imaginaire digne des plus grands illusionnistes, un ciel imparfait qui n'est qu'une contrefaçon de sa réalité, bref, un faux ciel avec un faux dieu pour des faux chrétiens qui détiennent une fausse espérance.

 

La vérité sur le Ciel

Il est temps maintenant de quitter ces folies des réprouvés et de se pencher sur la question primaire: Qu'est-ce que le ciel ? Dans la Bible Martin, une des versions françaises la plus fidèle aux originaux, le mot ciel est employé 234 fois et celui de cieux 531 fois, pour un total de 765 fois. Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu «shamayim», que l'on traduit habituellement par «ciel», est un nom pluriel souvent traduit "cieux" qui signifie littéralement "les hauteurs". Quant au mot grec, «ouranos» (que l'on a utilisé pour désigner la planète Uranus), il signifie littéralement «ce qui est élevé» ou plus précisément «ce qui est très haut». L'étymologie des ces deux termes, hébreu et grec, nous donne exactement la définition de ce qu'est le ciel. Mais avant comprenons bien que les mots «shamayim» et «ouranos» sont utilisés dans l'Écriture pour décrire trois choses différentes. Cela explique d'ailleurs pourquoi Paul dit avoir été ravi au "troisième ciel" (2 Co 12:2), car une des nuances de «ce qui est très haut» est reflétée dans le mot «suprématie», nous indiquant que l'apôtre Paul a été ravi ou saisi par la troisième suprématie qui domine sur le monde des hommes, c'est à dire que Paul a été captivé et émerveillé dans la révélation de la Toute-Puissance de Dieu même par l'Esprit de sa Sainte Présence qui habitait en lui (Gal. 1:15,16; Éph. 1:17-21; 3:3-5, 16-19). Une telle révélation surpasse toute la connaissance des deux premiers cieux qui dominent sur le monde physique selon l'ordre naturel des choses.

 

Le premier ciel: Il y a tout d'abord «le ciel atmosphérique», que nous appelons encore la troposphère – couche d'air qui enveloppe la terre et nous permet de respirer. En rapport avec ce premier ciel, le livre de la Genèse dit que "les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits" (Ge 7:11-12). Dans ce passage, le mot "ciel" se réfère à cette couche atmosphérique qui enveloppe la terre, et qui est le lieu où les cycles hydrologiques se forment. Le Psalmiste nous dit également que Dieu "couvre les cieux de nuages" (Ps 147:8). Ceci est le premier ciel.

 

Le second ciel, «le ciel planétaire» ou «espace sidérale», est le lieu où se trouvent les étoiles, la lune et les planètes. L'Écriture utilise le mot "ciel" pour décrire l'univers entier avec ses galaxies innombrables connues seulement de Dieu. Ainsi, toujours dans le livre de la Genèse, nous pouvons lire: "Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années; et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre." (Genèse 1:14-17).

 

Le troisième ciel, ou «ciel spirituel», celui dont parle Paul en 2 Corinthiens 12, est le ciel de la révélation de Dieu, de son existence éternelle, de sa Majesté et de sa Toute-Puissance. Il n'est pas un endroit dans une localité physique, il désigne plutôt l'état d'être d'une existence suprême et glorieuse qui n'est pas accessible au commun des hommes, mais qui est donnée gratuitement et uniquement aux élus. Il implique une métamorphose ou transformation totale dans une nouvelle nature céleste et divine de tous ceux qui sont donnés d'y participer, ce qui est nommé figurativement «le festin des noces de l'Agneau». En d'autres mots, il s'agit de l'existence du Nouvel Homme, d'une race céleste suprême et éternelle dans laquelle Dieu habitera pleinement et sans réserve. Les implications d'une telle existence bafouent toute notre compréhension et notre imagination, on en obtient seulement quelques lueurs que Dieu nous accorde dans sa grâce merveilleuse. Puisque le mot «éternel» implique d'être sans commencement et sans fin, il devient difficile d'expliquer un tel principe, surtout du fait qu'on se retrouve présentement de l'autre côté du voile. Toutefois nous savons que les deux autres cieux passeront (2 Pi 3:10), mais ce troisième ciel est éternel.

 

Nous avons vu que «le ciel est identifié de manière étroite avec Dieu même dans la conception hébraïque», mais il est faux de dire, comme certains réprouvés le font, qu'il était devenu «un euphémisme qui remplaçait le nom de Dieu lui-même». Ces imposteurs, dépourvus de la révélation suprême de la grâce divine et souveraine, s'imaginent que «le mot ciel a été substitué au nom de Dieu par ceux qui craignaient d'utiliser son nom en vain». Ils disent même «qu'à l'époque du Nouveau Testament, cette façon de procéder était tellement ancrée dans les coutumes que la plupart des références concernant le ciel ont été comprises comme des références à Dieu lui-même». Une telle notion indique l'ignorance crasse de ceux qui sont trop paresseux pour analyser le sens des mots qu'ils lisent, s'en remettant aux dires farfelus de tous et chacun, spécialement de ceux qui sont reconnus comme étant accrédité d'une érudition académique quelconque. Tous les réprouvés plient le genoux devant les érudits du Culte de l'Intelligence, ils font de ces bouffons orgueilleux, pédants et prétentieux, des petits dieux qui déterminent ce qu'ils doivent croire ou non. Mais ces gens se fourvoient dans leurs délires, car l'intelligence de l'homme ne peut saisir la révélation de Dieu, elle est un don de Dieu qu'il accorde à qui il veut selon le bon plaisir de sa volonté souveraine.

 

Maintenant, nous savons sans l'ombre d'aucun doute que le mot ciel signifie littéralement «le ou ce qui est très haut». Or, comme nous venons de voir, l'expression «très haut» n'indique pas un endroit ou une localité, mais un état d'être, et rien n'est plus haut que la divinité même. Nous comprenons maintenant exactement c'est quoi le ciel, il est un état d'existence divine, ce qui veux dire que ceux qui sont désignés pour le ciel sont désignés pour la divinité. Ils ne deviennent pas «comme des dieux» (Gen. 3:5) comme fut le raisonnement fautif de l'homme charnel, ils deviennent Dieu même. Ils ont été créés et désignés pour cela depuis avant la fondation du monde. Le grand Augustin avait dit: «Dieu devint un homme afin que l'homme devienne Dieu», mais Augustin manqua de précision car la divinité n'est pas accordée à tous les hommes mais aux élus seuls. Évidemment plusieurs argumenterons contre cette révélation qui fait de l'homme Dieu même, mais l'enseignement du Seigneur Jésus est clair sur ce sujet pour ceux qui ont des yeux pour voir. Contemplez ces passages merveilleux dans l'Évangile de Jean, et si vous êtes un de ceux qui ont été élus à la gloire éternelle, une lumière glorieuse percera votre âme pour vous en accordez la révélation: Jean 17:20-24 «Or je ne prie point seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole. Afin que tous soient un, ainsi que toi, Père, es en moi, et moi en toi; afin qu'eux aussi soient un en nous; et que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé. Et je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un. Je suis en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que c'est toi qui m'as envoyé, et que tu les aimes, comme tu m'as aimé. Père, mon désir est touchant ceux que tu m'as donnés, que là où je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, laquelle tu m'as donnée; parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.» Puis dans 2 Thessaloniciens 1:6-10, il est écrit: «Puisque c'est une chose juste devant Dieu, qu'il rende l'affliction à ceux qui vous affligent; Et [qu'il vous donne] du relâche à vous qui êtes affligés, de même qu'à nous, lorsque le Seigneur Jésus sera révélé du Ciel avec les anges de sa puissance; Avec des flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et contre ceux qui n'obéissent point à l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ; Lesquels seront punis d'une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par la gloire de sa force; Quand il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et pour être rendu admirable en tous ceux qui croient

 

Pour préciser davantage, le ciel est un état d'être éternel, sans commencement et sans fin, dans lequel les élus sont assimilés à la divinité de Christ, car ils font parti de son Corps. Ils deviennent Dieu comme Christ est Dieu, ceci est l'héritage éternel qui nous attend et que nous possédons déjà, et comme Christ est l'Alpha et l'Oméga, le Commencement et la Fin, il en advient que les élus qui sont en Christ depuis avant la fondation du monde, se retrouve au commencement et à la fin de toutes choses, surtout du fait que le temps n'existe pas dans l'éternité. L'aspect étonnant et époustouflant de cette révélation extraordinaire et inimaginable est que les élus existaient déjà en Christ avant la fondation du monde. En d'autres mots, nous étions présent lors de la création de toutes choses et nous serons présent lors de la destructions de toutes choses pour la création d'un nouveau monde. Nous comprenons donc mieux la signification du terme hébreu «Elohim» qui est traduit par le mot Dieu dans l'Ancien Testament. Ce terme est un singulier qui représente un pluriel tout comme le mot famille. Puisque Christ est Dieu, c'est à dire Elohim, et que nous sommes en lui, il en advient que nous sommes aussi Elohim, c'est à dire «l'Être des êtres» ou plus précisément «l'Esprit des vivants». Ceci ce comprend davantage lorsque nous disons que nous sommes christiens car nous sommes de Christ, mais il ya plus car nous serons Christ lui-même puisque nous sommes identifiés à lui par sa Toute-Puissance, et il nous donne sa gloire afin que nous soyons un avec lui lorsque nous serons transformé en son image, à sa ressemblance. Ce que nous sommes nous ne le voyons pas présentement, mais lorsque nous le verrons face à face nous serons tel qu'il est, il n'y aura plus aucune différence, aucune distinction. Le péché n'existera plus, la mort sera vaincu, et la réalisation de Dieu sera complète. Dieu vivra en nous pleinement et sans restriction, au point même que nous serons identique. Tel est le ciel et tel nous serons, car nous étions auparavant et nous le serons éternellement. Ainsi se complète le cercle de la vie pour les élus.

 

Or lorsque nous voyons des passages comme Jean 6:38 où le Seigneur Jésus dit: «Car je suis descendu du ciel...», nous savons maintenant que Jésus n'est pas descendu d'un endroit ou d'une localité particulière. Puisque le verbe «descendre» porte aussi la notion de «abaisser» et que le mot «ciel» porte la notion de «divinité», nous comprenons mieux les paroles de Jésus en ce qu'elles signifient: «Car je me suis abaissé de la divinité». N'est-ce pas exactement cela que l'apôtre Paul nous dit dans son Épître aux Philippiens en parlant de Christ: Philippiens 2:5-11 (Bible de Machaira 2016):

5 Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, Mt. 11. 29; Jn. 13. 15; 1 Pi. 2. 21; 1 Jn. 2. 6;

6 Lequel étant la transformation unique de L’ESPRIT DES VIVANTS éternel, ne s'est point attribué injustement la conformité à L’ESPRIT DES VIVANTS; 2 Co. 4. 4; Col. 1. 15; Hé. 1. 3;

7 Mais s'est privé lui-même de cette conformité, en assumant sur lui l'aspect d'un serviteur, devenant semblable à tous genres d'hommes; Ps. 8. 5; Mt. 20. 28; Jn. 13. 14;

8 Et, ayant paru dans la nature du genre humain, il s'est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. Hé. 2. 9; Hé. 2. 14; Hé. 2. 17; Hé. 4. 15; Hé. 12. 2;

9 C'est pourquoi aussi, comme ESPRIT DES VIVANTS exalté à la suprématie, il lui a été donné un Nom qui est au-dessus de tout nom; Ac. 2. 33; Hé. 1. 4;

10 Afin qu'au nom de JÉSUS, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou, És. 45. 23; Ro. 14. 11;

11 Et que toute langue confesse Jésus-Christ comme étant L’ADMIRABLE, le Père de gloire, et L’ESPRIT DES VIVANTS éternel. És. 9. 6; Jn. 13. 13; 1 Co. 8. 6; 1 Co. 12. 3;

 

Dorénavant, lorsque vous verrez le mot ciel dans les Saintes-Écritures, surtout dans l'Évangile de Jean, traduisez le automatiquement dans votre tête par le mot «divinité» et vous serez rempli des richesses inimaginables de la gloire éternelle.

 

LA SIGNIFICATION DU MOT PERSONNE

Michel Servet avait dit: «Un monstre à trois têtes est chose concevable, mais non la trinité. Car, pour copier le Catéchisme du Diocèse et de la Province de Paris, «chacune des trois personnes est Dieu et possède la trinité tout entière» et cependant «les trois personnes ne sont qu’un seul et même Dieu». Or si chaque personne est Dieu et que Dieu est une trinité, il y a donc en réalité neuf personnes en Dieu selon ce système ridicule. Et encore si chaque personne est Dieu et que Dieu est trois personnes, il y aurait donc trois personnes dans chacune de ces neufs personnes, ainsi de suite à l'infini. Malebranche avoue (Recherche de la vérité, livre III, deuxième partie, chapitre VIII) : «On croit, par exemple, le mystère de la Trinité, quoique l’esprit humain ne le puisse concevoir». Qu’est-ce que croire quelque chose qu’on ne conçoit pas ? Malebranche continue: «Et on ne laisse pas de croire que deux choses qui ne diffèrent point d’une troisième ne diffèrent point entre elles, quoique cette proposition semble le détruire». Semble est indulgent. C’est qu’«on est persuadé qu’il ne faut faire usage de son esprit que sur des sujets proportionnés à sa capacité et qu’on ne doit pas regarder fixement nos mystères». Il faut donc répéter des mots sans leur donner aucun sens et affirmer qu’on croit sans savoir ce qu’on croit. L’aveu célèbre de saint Augustin au livre VII de son traité De la Trinité, est plus court et plus net: «On parle de trois personnes, non pour dire quelque chose, mais pour ne pas se taire». Dictum est tamem tres personœ, non ut illud diceretur sed ne taceretur.

 

Les trois dieux (pardon ! il n’y en a qu’un); les trois morceaux de Dieu (pardon ! chacun « possède la divinité tout entière »): les trois ce que vous voudrez; les trois personnes, - puisqu’il est entendu, depuis Saint Augustin, que le mot n’a aucun sens, - sont également éternelles et pourtant le Fils est engendré par le Père; le Saint-Esprit n’est pas engendré mais, pour l’Église grecque et pour les Pères de Nicée, il procède du Père, pour l’Église latine, il procède du Père et du Fils. Prière de ne donner aucun sens aux mots engendrer et procéder, si on ne veut pas tomber dans quelque hérésie. N’essayons pas une histoire de ce dogme ou de tout autre dogme. Croyons-les et croyons qu’ils remontent tous aux apôtres. Car, affirme Bossuet (préface de l’Histoire des Variations), « le Saint-Esprit répand des lumières pures et la vérité qu’il enseigne a un langage toujours uniforme... Tout ce qui varie, tout ce qui se charge de termes douteux et enveloppés, a toujours paru suspect et non seulement frauduleux mais encore absolument faux, parce qu’il marque un embarras que la vérité ne connaît point ». Car « la vérité catholique, venue de Dieu, a d’abord sa perfection ». Et « l’Église, qui fait profession de n’enseigner que ce qu’elle a reçu, ne varie jamais ». C’est pourquoi, dans le Symbole dit des Apôtres, le Père est le seul créateur; mais, au symbole de Nicée, c’est par le Fils que « toutes choses eurent l’existence », si je traduis littéralement le texte grec; et, si je m’en tiens au latin, «par lui toutes choses ont été faites». Acceptons ce changement d’une Église «qui ne varie jamais» et ne lui rappelons pas que «tout ce qui varie a toujours paru... absolument faux». Après avoir étudié l’article du Symbole des Apôtres qui présente le Père comme le « créateur du ciel et de la terre », il ajoute: « En voilà assez pour l’explication de ce premier article, pourvu toutefois que nous donnions encore cet avertissement que l’œuvre de la Création est commune à toutes les personnes de la Trinité sainte et indivisée. Car nous confessons ici, d’après la doctrine des Apôtres, que le Père est créateur du ciel et de la terre». Après ce précieux aveu, on ajoute le Fils et le Saint-Esprit, en se référant - mais terriblement on «se charge de termes douteux et enveloppés» - à des textes de la Sainte Écriture tendancieusement ou plutôt follement commentés.

 

Ceux qui sont perspicaces remarquerons que tout, absolument tout dans la doctrine de trois personnes en Dieu est axé sur le mot «PERSONNE». Enlevez ce mot de l'équation et leur forteresse trinitaire s'écroule en ruines. Il est évident que ceux qui croient dans une telle doctrine de trois personnes en Dieu manquent d'une sérieuse compréhension par rapport à la signification réelle du mot «PERSONNE». Ce mot porte quatre synonymes intéressants: créature, mortel, particulier, et quiconque. Il s'applique toujours à des êtres humains ou corporels, puisque sa notion de base est celle d'être «une créature». Le mot PERSONNE est le contraire du mot «ESPRIT» qui se rapporte à des êtres divins ou incorporels. D'après les définitions de nos Dictionnaires modernes: «une personne est un individu de l'espèce humaine, sans distinction de sexe, défini par la conscience qu'il a d'exister, comme être biologique, moral et social. Un être humain considéré comme un être conscient de son existence, possédant la continuité de la vie psychique et capable de distinguer le bien du mal. Un individu qui se distingue des autres par sa descendance biologique, la couleur de sa peau, sa croyance, ses agissements, son état civil.» Si par méconnaissance issue d'une programmation doctrinale qui existe depuis des siècles, plusieurs dictionnaires appliquent le mot «PERSONNE» à chacun des trois êtres (Père, Fils, Saint-Esprit) qui constituent un même Dieu dans le supposé mystère de la Trinité, ce n'est pas le cas avec le Seigneur Jésus qui est l'Autorité Suprême et qui déclare lui-même que «Dieu est Esprit» (Jean 4:24) et comme il l'affirme clairement «un esprit n'a ni chair ni os» (Luc 24:39). Qui oserait faire de Jésus un menteur, et pourtant c'est bien cela que tous les adeptes de la doctrine de trois personnes en Dieu font. Clairement un esprit n'est pas une personne, et une personne n'est pas un esprit, on ne peut avoir de meilleure explication que celle qui provient de la bouche même de Dieu.

 

A- Le mot personne dans la Bible

Dans toute la Bible jamais le mot «PERSONNE» n'apparaît dans aucun des passages clés utilisés pour démontrer qu'il y a trois personnes en Dieu. Prenons par exemple Mat. 28:19 qui dit dans la Bible Segond: «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.» Il n'est pas dit «au nom de la personne du Père, de la personne du Fils et de la personne du Saint-Esprit». Pourquoi donc ajouter à la Parole de Dieu le mot «PERSONNE» lorsqu'il ne s'y trouve pas, si ce n'est pour déformer la vérité des Saintes-Écritures afin de prouver un prétexte qui dissimule la vraie cause, celle de séduire les gens afin de s'accaparer du monopole de la foi et des consciences. On présume (croire d'après certains indices, se faire une conviction sans preuves, considérer comme probable) qu'il s'agit ici de trois personnes, mais le mot «PERSONNE» n'apparaît nul part dans le texte de ce passage et de tous les autres qui lui sont similaires.

 

Quoique nous savons avec certitude que le Fils est une Personne puisqu'il a prit un corps de chair parmi nous, on ne peut dire la même chose spécifiquement du Père et du Saint-Esprit en les considérant séparément, à moins que ceux-ci soient identique comme un seul Être manifesté dans la chair comme Fils, celui-ci étant l'enveloppe visible du Dieu invisible, mais malheureusement une telle notion biblique n'a jamais été considérée sérieusement par les réprouvés. Néanmoins la Bible indique clairement que le Père est un Esprit incorporel et non une Personne corporelle et que le Saint-Esprit est un Esprit incorporel et non une Personne corporelle. Seul le Fils est une Personne corporelle car il est Dieu manifesté dans la chair comme une Personne unique, et puisque Dieu est Esprit il est évident qu'il s'agit d'un seul Esprit et non de trois (Éph. 4:4). Cela nous indique, sans l'ombre d'aucun doute, que le Seigneur Jésus est la seule Personne en Dieu, que Jésus est le NOM de Dieu, et que Jésus est lui-même le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Nul part dans toute la Bible est-il dit que Jésus est la deuxième personne d'une Trinité qui s'incorpore comme Fils à part du Père et du Saint-Esprit, laissant ces deux derniers accrochés sur le coin d'une étoile à quelque part dans l'univers comme s'ils existeraient séparément de Lui. Autrement Jésus n'aurait pu jamais dire «le Père est en moi», et si le Père est en lui il est évident que le Saint-Esprit l'est aussi, car Dieu est Esprit et il est indivisible. Jésus est donc la forme corporelle de Dieu, l'enveloppe visible du Dieu invisible en qui repose «toute la plénitude de la divinité» (Col. 2:9).

 

B- L'Étymologie du mot personne

Anciennement le mot personne ne portait pas la signification moderne qu'il détient comme nous voyons dans les grands dictionnaires de notre époque. L'étymologie du mot personne provient du vieux latin de l'empire romain, là où fut élaboré en premier la doctrine de trois personnes en Dieu, car une telle notion n'existait pas dans la grammaire hébraïque des premiers chrétiens, il a fallu l'inventer à partir de concepts philosophiques platoniciens et de personnifications théâtrales qui représentaient les divinités des religions à mystères. En latin le mot personne est «persona», un terme employé pour désigner le masque de l’acteur qui jouait le rôle d'un personnage ou d'une divinité quelconque sur une scène théâtrale, il désigne proprement et essentiellement «un caractère» ou plus précisément «une caractéristique», que cette caractéristique soit celle d'un dieu, d'une personne, ou d'un animal. Le rôle joué sur scène désignait donc la caractéristique représentée par le masque, incarné par un acteur qui s'en enveloppait pour traverser son message à la foule sous les aspects d'une divinité, d'un héro quelconque, ou d'un animal. La même chose se produit dans nos temps modernes avec les acteurs qui jouent différents rôles dans des films.

 

Dans le théâtre romain, plusieurs caractères étaient ainsi personnifiés par l'acteur, le masque qu'il portait permit au public d'identifier immédiatement le personnage ou divinité représenté. Utilisé pour désigner le rôle interprété par l’acteur de théâtre, le terme «persona» évolua à travers l'histoire pour décrire dans une œuvre de fiction une individualité, une personnification. Un personnage peut être fondé sur un archétype particulier, lequel appartient à l'un des types communs de personnage reconnu. Ces archétypes tirent souvent leur source dans la mythologie, la religion, les légendes et le folklore. Un unique personnage peut remplir plusieurs rôles archétypiques. Un personnage complexe peut en effet puiser ses caractéristiques dans les lignes énergétiques de différents archétypes, à l'instar de personnages réels. Toutefois il ne faut pas confondre le personnage principal avec le protagoniste, même s'il est courant pour les scénaristes de fusionner ces deux personnages pour créer le héros.

 

Dans les anciennes traditions romaines, le mot «persona» signifia «un rôle, une représentation, une personnification, un caractère» dont l'acteur prenait les caractéristiques. Dans l'usage philosophique de la conception trinitaire, le mot «persona» désigna proprement les trois rôles ou caractères que Dieu joue dans l'histoire de la race humaine comme Père, Fils, et Saint-Esprit. En aucune façon fut-il désigné à l'origine pour représenter trois personnes distinctes en Dieu dans le sens moderne que nous lui attribuons. Le mot personne est dérivé du latin où il se référait initialement à un masque de théâtre et proprement aux différents rôles joués par un acteur. Un seul acteur pouvait jouer plusieurs rôles en une seule représentation, et cette notion fut adaptée par les théoriciens en un concept philosophique qui représentait Dieu de la même façon. A la base cette notion fut juste, elle est pleinement scripturaire, mais sa composition en corps doctrinal chrétien par les théoriciens des Conciles de Nicée-Constantinople déforma subtilement sa signification primaire. Le mot latin de «persona» est dérivé du mot étrusque "phersu" qui porte la même signification, ainsi que du grec «prosopon» qui désigne «la contenance, l'aspect, l'apparence». Sa signification dans la dernière période romaine a changé pour indiquer un «caractère» d'une représentation théâtrale. La signification de «persona» suppose une tradition romaine qui a été abandonnée pendant la période médiévale. Le sens du mot a évolué pour finalement trouver sa place dans notre grammaire moderne avec une nouvelle signification qui départ de son sens original.

 

Un fidèle peut donc confesser: «Je crois en un Dieu trinitaire Père, Fils, et Saint-Esprit» et en cela il est juste, il dit la vérité qui est supportée par les Saintes-Écritures. Mais s'il ajoute le mot «personne» dans le sens moderne du mot pour causer des distinctions, il déforme la vérité et est condamné comme menteur et faux chrétien. Cela nous indique qu'il existe une vraie Trinité et une fausse trinité. La vraie Trinité biblique est une Trinité de révélation, la fausse trinité chrétienne est une trinité de spéculation. La Trinité de révélation dévoile les trois principales caractéristiques de Dieu qui se révèle à son peuple à travers les pages des Saintes-Écritures, non trois personnes distinctes mais trois caractéristiques ou consciences d'existences d'un seul Être dans sa révélation unique, soit la caractéristique d'un Père, soit la caractéristique d'un Fils, soit la caractéristique d'un Esprit-Saint, qui reflètent toutes les consciences d'existences d'un seul Être des êtres. En d'autres mots, notre Dieu, le Seigneur Jésus, est conscient éternellement d'être Père, Fils, et Saint-Esprit en même temps et jamais il n'eu un moment ou il ne le fut pas. La comparaison, quoique limitée, peut se faire avec un homme qui est conscient d'être le père de son fils, le fils de son père, et le conseiller de sa famille, il n'est pas trois personnes distinctes mais il détient trois consciences d'existences dans la vie d'une seule personne. Notre comparaison doit s'arrêter là, car quoiqu'un homme a en lui l'essence même de son père et de son fils, il est évident qu'il ne peut être son père même ni son propre fils. Mais l'existence de Dieu est toute autre, elle n'est pas limité par la chair et le péché comme celle de l'homme. Le Seigneur Jésus porte aussi en lui-même éternellement l'essence de Père, de Fils, et de Saint-Esprit, mais comme Dieu qui est Esprit il se manifeste à nous dans le contexte historique et biblique comme Père, le Créateur de toutes choses et celui qui donne l'Alliance à Moïse et au peuple Hébreu, comme Fils afin de nous transmettre la grâce de la Nouvelle Alliance du salut par son sang versé sur la croix, comme Saint-Esprit dans son ministère d'exaltation afin de venir habiter dans le cœur de ses élus et les instruire dans toute la vérité. Ainsi, Jésus ne cesse d'être Père lorsqu'il se manifeste comme Fils, et ne cesse d'être Fils lorsqu'il se manifeste comme Saint-Esprit, et il demeure une seule Personne en tout temps et éternellement. Tout ce qui existe, existe en lui, par lui, et pour lui, car il est le Dieu Souverain et Tout-Puissant. Ceux qui refusent de le reconnaître comme la seule et unique Personne en Dieu, refusent par ce fait même la grâce du salut et sont perdu éternellement, car le Seigneur a déclaré: «C'est pourquoi je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE SUIS (YEHOVAH), vous mourrez dans vos péchés.» (Jean 8:24; Bible de Machaira).

 

Même si de nombreux adeptes de la Trinité admettent facilement qu’on ne trouve dans les Saintes-Écritures aucune mention précise de cette doctrine, la plupart insiste néanmoins obstinément qu’il existe dans le corps des Écritures le fondement d'un tel enseignement, par l’association entre deux passages, ou, comme certains le suggèrent, par l’insinuation collective de tels textes. En d'autres mots, par une telle pratique ils ajoutent leurs conjectures au Texte Sacré et font dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas. La suffisance des Écritures est ainsi anéantie par les spéculations des partisans d'un christianisme bâtardise qui s'illusionnent être dans la vérité. Dans la Bible, le seul vrai Dieu se révèle comme Père, Fils et Saint-Esprit, mais jamais comme une trinité de trois personnes distinctes, une telle doctrine lui est complètement étrange et ne fut proclamé par aucun des apôtres ni par l'Église primitive. Ceux qui sont honnête admettrons qu'aucun passage dans la Bible ne mentionne spécifiquement une tel concept, et que les Écritures n'enseignent aucunement que la foi en une telle doctrine est nécessaire au salut, comme le prétendent les Symboles ou Confessions de Foi œcuméniques de Nicée, d'Athanase et de Chalcédoine. Les réprouvés persistent à nous dire que la doctrine de la Trinité n'est pas une doctrine inventée par les chrétiens, mais une vérité précieuse révélée dans la Bible, donnant ainsi l'évidence qu'ils sont en sérieux manque de discernement et de connaissance historique, car les évidences sont toutes autres de ce qu'ils affirment. Le problème est beaucoup plus sérieux que la majorité le pense, car cela voudrais dire que tous ceux qui confessent une telle doctrine, qu'ils en soient conscient ou non, proclament un faux Dieu, un faux Christ et un faux Esprit, et donnent l'évidence qu'ils ne croient aucunement en l'autorité des Écritures même si dans leurs délires ils disent le contraire. Nous ne pouvons, selon les faits, arriver à aucune autre conclusion que de dire qu'ils sont des faux chrétiens qui marchent dans l'illusion d'une prétendue foi qui les égare de plus en plus dans l'obscurité d'un raisonnement charnel erroné. Mais soyons clair, cela ne signifie pas que Dieu n'utilise ou n'a jamais utilisé de telles personnes pour l'accomplissement de ses desseins. L'histoire chrétienne nous témoigne de ce fait, surtout du temps des Vaudois et de la Réformation où nous voyons les grands Réformateurs tel que Martin Luther, Jean Calvin, et plusieurs autres réanimer et développer les précieuses doctrines chrétiennes de la justification par la foi, du salut par la grâce et de la double prédestination. Puisqu'en réalité  la doctrine de la Trinité n'est pas essentielle au salut, leur conviction de ne faire foi qu'à ce qui est expressément écrit dans les Écritures rejetait ainsi dans le néant toutes les constructions théologiques postérieures.

 

QUI PARLE DANS LA BIBLE ?

On entend souvent dire que Dieu nous parle à travers la Bible. Mais est-ce bien lui qui nous parle ? Qui a traduit les textes de la Bible en notre langue ? Pouvons-nous nous fier en leurs traductions ? Dans l'ensemble, il est évident que les traducteurs de la Bible, surtout depuis la Réformation, sont soit catholiques, soit protestants, et que ceux-ci y apportent les principes de la religion à laquelle ils appartiennent. Cela est incontestable et c'est exactement là que se trouve le gros du problème. Toutes nos traductions et versions de la Bible ont été faites par des trinitaires qui adhèrent au cerbère nicéen, et ce qui est pire est que toutes ces bibles reflètent la stagnation de la réformation. Nous avons, il est vrai, de très bonnes versions de la Bible des Réformateurs comme la Bible Martin et la Bible Ostervald dont la source est la Bible Vaudoise d'Olivétan, première traduction française à partir des originaux Hébreu et Grec, mais on ne peut dénier que celles-ci porte aussi l'influence de l'orthodoxie de leurs traducteurs. Il est presque inutile de mentionner que les versions issues de la Critique Textuelle, telles que la Segond, la Darby, la Tob, la Jérusalem, la Français Courant, et plusieurs autres, sont encore pire et ne sont digne d'aucune confiance. Ne vous trompez point, nous avons le plus grand respect pour la Bible des Réformateurs dans ses différentes versions et nous avons combattu pour de longues années afin qu'elles soit disponible de nouveau aux chrétiens de langue française. Nous utilisons régulièrement la Bible Martin et la Bible Ostervald dans nos lectures personnelles et dans nos études, et nous reconnaissons très bien qu'elles sont à la base même de la Réformation qui nous a amenée les grandes vérités de la justification par la foi, du salut par la grâce et de la double prédestination. Mais le christianisme en général a négligé de voir que la Réformation se continue, elle n'a pas cessé avec les grands réformateurs comme Martin Luther et Jean Calvin, ainsi que plusieurs autres. La Bible des Réformateurs doit aussi suivre cette continuité et doit être épurée et révisée afin d'être libérée totalement des éléments que les réformateurs ont apporté avec eux du catholicisme. Malheureusement l'influence séductrice de l'orthodoxie demeure tellement forte que personne n'ose entreprendre un tel travail de crainte d'être rejeté ou étiqueté comme antitrinitaire. Pour ces gens, l'apparence est plus importante que la vérité, ils préfèrent prostituer leur foi plutôt que de combattre pour la précieuse liberté qui nous a été acquise par le sang de Christ, afin de ne plus être sous le joug de la servitude (Gal. 5:1). Il faut considérer aussi que la servitude aux différentes religions dites chrétiennes est très rentable pour plusieurs qui ont vendu leur âme à Mammon.

 

Néanmoins la puissance de Dieu ne peut être arrêtée et le Seigneur Jésus suscita des nouveaux ouvriers en ces temps de stagnation. Un renouveau d'intérêt se fit sentir depuis une vingtaine d'années au sein des chrétiens francophones pour le Texte Reçu Grec ainsi que pour la Bible Martin et la Bible Ostervald. Un tel intérêt avait engendré une première réforme au seizième siècle et maintenant une réforme des derniers temps est dans le vent, non une réforme des institutions, mais une réforme de la foi dans les cœurs et les foyers et nous sommes heureux d'en faire partie. Mettons-nous cela dans la tête une fois pour toute, il n'y a pas de réforme possible sans purger les éléments parmi nous qui n'avaient pas été purgés lors de la première, ou comme le dit si bien l'apôtre Paul: «Ne portez pas un même joug avec les infidèles; car quelle participation y a-t-il de la justice avec l'iniquité ? et quelle communication y a-t-il de la lumière avec les ténèbres ? Et quel accord y a-t-il de Christ avec Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? » (2 Cor. 6:14,15). Nous savons que la majorité d'entre vous allez faire la sourde oreille à ce que nous disons, cela nous importe peu car nous suivons le seul vrai Dieu, Jésus-Christ, et non le dieu à trois têtes de la trinité ontologique nicéenne.

 

Nos recherches ont démontrées que nous faisons face à un problème sérieux ici, car les traducteurs du Nouveau Testament on ajouté des articles français dans la traduction d'un texte Grec qui ne doivent pas s'y trouver. Ceci a pour résultat de changer radicalement le sens d'un enseignement donné dans le texte sacré, c'est à dire qu'ils ont littéralement falsifié la Parole de Dieu. Il est très significatif de voir que ce sont surtout des passages qui touchent l'unicité de Dieu en Jésus-Christ qui ont subis de telles aberrations. En ajoutant des articles là où il n'est pas supposé en avoir, les traducteurs ont créé des distinctions de personnes entre le Fils et le Père ou entre le Père et le Saint-Esprit, lorsque ces distinctions n'existent pas dans le texte grec original. Ces choses sont considérées sans importance pour la grande majorité des gens qui se disent chrétiens, et cela est malheureux car le salut de leurs âmes est en danger. Pour démontrer que notre critique n'est pas sans fondement, nous en donnons ici quelques exemples:

 

- Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus Christ: (2 Pierre 1:1; Bible Segond)

 

Vous remarquerez que dans la dernière partie de ce verset qu'il s'y trouve deux articles: l'article de et l'article du. Premièrement, nous trouvons une rare occasion ou l'article Grec «του» a été traduit, mais non comme un article défini comme il est supposé l'être, mais comme un article partitif, violant ainsi les règles de traduction car «de» en Grec est «απο» et non ««του». Tant qu'au deuxième article, celui de «du», il fut ajouter illégitimement par le traducteur car il n'est pas dans le texte Grec. Ce deuxième article cause une distinction dangereuse entre Dieu et le Sauveur Jésus-Christ, car il indique que Dieu et Jésus-Christ seraient deux personnes différentes, ce qui a pour résultat d'enlever la divinité à Christ et d'en faire un simple homme. Or, dans le texte grec de 2 Pierre 1:1, «συμεων πετρος δουλος και αποστολος ιησου χριστου τοις ισοτιμον ημιν λαχουσιν πιστιν εν δικαιοσυνη του θεου ημων και σωτηρος ιησου χριστου» il n'y a effectivement qu'un seul article défini «tou» devant les deux noms «Dieu» et «Sauveur» reliés par la conjonction «et» (kai), si bien que l'on peut traduire littéralement «notre Dieu et Sauveur Jésus Christ», ce qui est en réalité la seule et bonne traduction de ce passage, comme nous retrouvons dans la Bible de Machaira: «Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont eu en partage une foi du même prix que la nôtre, dans la justice de notre Dieu et Sauveur, JÉSUS LE MESSIE Or il n'y a aucun doute qu'il y a falsification intentionnelle ici de la part des traducteurs qui traduisent «...par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus Christ» dans le but délibéré de séduire les gens, car les traducteurs sont sans excuses, ils sont supposé connaître très bien le Grec. De tels exemples déplorables sont très nombreuses dans le Nouveau Testament de presque toutes les différentes versions de la Bible.

 

Regardons maintenant le verset de 2 Thessaloniciens 1:12 dans la Bible Segond qui traduit: «pour que le nom de notre Seigneur Jésus soit glorifié en vous, et que vous soyez glorifiés en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.» Encore ici nous voyons que l'article français «du» a été ajouté illégitimement juste avant l'expression «Seigneur Jésus-Christ». Cet article ne se trouve aucunement dans le Grec qui dit: «οπως ενδοξασθη το ονομα του κυριου ημων ιησου χριστου εν υμιν και υμεις εν αυτω κατα την χαριν του θεου ημων και κυριου ιησου χριστου.» La bonne traduction de ce passage se retrouve encore une autre fois dans la Bible de Machaira qui donne: «Afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.» La Bible de Machaira indique clairement que Jésus-Christ est Dieu et Seigneur. On comprend ainsi facilement pourquoi cette Bible est tellement détestée et dénigrée de la part des prétendus chrétiens traditionnels et surtout de ceux qui se disent Évangéliques. Avec une telle traduction comme nous voyons dans la Segond et la grande majorité des versions de la Bible, nous ne pourrions arriver à aucune autre conclusion que de dire que Jésus-Christ n’est pas Dieu, car l'article «du» établit une distinction pernicieuse entre Dieu et le Seigneur Jésus-Christ, faisant de lui un simple homme par rapport à Dieu. Il n'y a aucun doute que ces traductions sont des attaques directes à la divinité du Seigneur Jésus et aussi à l’inspiration perpétuelle et la préservation providentielle des Saintes Écritures, tout en prétendant défendre la divinité de Christ.

 

Un autre verset clé qui démontre clairement qu'un article a été ajouté par les traducteurs dans le but de déformer la vérité est Romains 1:7, tel que nous voyons dans la Segond et presque toutes les autres versions dénaturée, oui même avec la Martin et l'Ostervald qui sont les versions les plus fidèles (?) que nous possédons: «à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!» Au moins ici les traducteurs ont traduit «de» correctement du Grec «απο», mais l'article «du» ne se trouve aucunement dans le Grec de ce passage: «πασιν τοις ουσιν εν ρωμη αγαπητοις θεου κλητοις αγιοις χαρις υμιν και ειρηνη απο θεου πατρος ημων και κυριου ιησου χριστου.» La seule et bonne traduction de ce passage est: «À tous les bien-aimés de Dieu, appelés et saints, qui sont à Rome; la grâce et la paix vous soient données de Dieu, notre Père et Seigneur, Jésus-Christ!», telle que nous trouvons encore dans la Bible de Machaira qui reflète fidèlement l'original. Pourquoi traduire «de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!» si ce n'est pour cacher le fait que la Parole de Dieu déclare clairement que le Seigneur Jésus-Christ est lui-même le Père Éternel manifesté dans la chair comme le dit le Grec: «απο θεου πατρος ημων και κυριου ιησου χριστου» - «de Dieu, notre Père et Seigneur, Jésus-Christ!». Il est évident que les traducteurs ont ajouté l'article «du» dans le but spécifique d'établir une distinction entre le Père et le Seigneur Jésus-Christ pour maintenir l'illusion d'une Trinité chimérique avec laquelle ils séduisent les gens. Ceux qui sont honnêtes doivent admettre que l'article «du» ne se trouve pas dans l'original de ce texte et qu'ils ont été dupé à croire une des plus grandes fourberie qui existe. Il est beau de dire que «nous croyons en la Parole de Dieu comme seule règle de notre foi», mais quand la traduction de cette Parole contredit ce que nous croyons, il faut soit se plier devant la vérité et se repentir, ou se rebeller contre la vérité claire et précise qu'elle enseigne afin de maintenir devant les gens l'illusion d'être chrétien. Ceux qui choisissent cette deuxième option sont des réprouvés et ils récolteront le salaire qui leur est dû au temps déterminé. Il n'y a rien de plus horrible que de se détourné de la vérité tout en prétendant être dans la vérité. La traduction de la Bible de Machaira est donc précise et suit exactement le texte Grec sans aucune falsification, sans ajouter et sans retrancher, et les accusations de ses antagonistes leur retombent sur la tête.

 

La même chose se produit de la part des traducteurs dans toutes les salutations qui se trouvent dans les Épître de Paul. Citons par exemple 1 Corinthiens 1:3 dans la Bible Segond que nous utilisons pour représenter presque toutes les autres versions, car elle est reconnue comme étant la plus populaire de tous: «que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!» Encore une fois nous voyons que l'article «du» a été ajouté dans le texte, et cela est évident pour tous ceux qui ont des yeux pour voir, car le Grec dit autrement: «χαρις υμιν και ειρηνη απο θεου πατρος ημων και κυριου ιησου χριστου.» La traduction littérale et précise de ce texte nous dit: «Que la grâce et la paix vous soient données de Dieu, notre Père et Seigneur, JÉSUS-CHRIST!» (Bible de Machaira). Le fait que le Seigneur Jésus-Christ est le Dieu et Père Éternel manifesté dans la chair a été dissimulé intentionnellement par un article partitif français afin d'établir une distinction qui soutient la fausse doctrine de la Trinité de trois personnes ou subsistance distinctes en Dieu. Quel horreur que d'avoir déformé la Parole de Dieu ainsi dans le but de se donner à l'idolâtrie d'un faux dieu, d'un faux Jésus (2 Cor. 11:3,4).

 

Bible Machaira - Jean 1:1 Au commencement était la Parole, la Parole était l'expression unique de Dieu, et Dieu était la Parole.

Bible Ostervald - Jean 1:1 Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Dans ce passage, la préposition «avec» n'a pas manquée de donner l'impression qu'il y a ici un rapport de relation ou d'association entre deux éléments, Dieu et la Parole, et évidemment les trinitaires ont sauté à la conclusion qu'il s'agit ici d'une distinction entre deux personnes. Or nous savons qu'une telle conclusion est fausse, même que le mot personne n'apparaît nul part dans le texte et que le seul moyen qu'il puisse s'y trouver est par conjecture. Ce n'est pas sans raison que la Bible de Machaira a remplacé la préposition «avec» par le terme «expression», car dans le Grec le terme utilisé est «PRÖS», un terme varié à plusieurs nuances qui exprime généralement «l'identité, la présence, le mouvement, une direction», et cela entre toute une gamme de différentes significations. L’expression grecque n'implique aucunement l’idée d’une orientation du Logos vers Dieu car le Logos est Dieu lui-même, mais plutôt il implique une action ou un mouvement concret du Logos qui est celui «d'exprimer Dieu», de mettre en évidence sa révélation, son message, son existence même. Ainsi la bonne traduction est précisément «la Parole était L'EXPRESSION de Dieu» ou encore «la Parole était L'EXPRESSION UNIQUE de Dieu», traduction qui révèle le but du Logos qui est d'apporter un message. En d'autre mots, le Logos est la Présence même de Dieu, le message même qui incorpore l'évidence de son identité parmi les hommes, c'est à dire que le Logos est la révélation de Dieu qui prend forme parmi nous. Il importe de souligner que la Parole n'est pas une personne, la Parole est Esprit, elle n'a pas de forme comme prétendent certains réprouvés qui s'imaginent que la Parole est une des trois personnes en Dieu, elle est l'Esprit de Dieu en voie de s'incarner parmi nous pour devenir une Personne dans le sein d'une vierge. Puisqu'il y a un seul Dieu et que la Parole est identifiée à Dieu dans ce passage, et que Dieu est Esprit, il est évident que le terme «expression» est celui qui va le mieux dans le contexte pour indiquer l'incarnation de Dieu dans un corps de chair, comme le démontre clairement le contexte (v.14). En révisant ainsi le texte d'après le Grec, la semblance de distinction entre Dieu et la Parole disparaît complètement. Il n'y a donc pas deux personnes dans ce texte, une qui se nommerait Dieu et l'autre la Parole, car si tel serait le cas la Parole ne serait pas Dieu, car elle se tiendrait devant Dieu comme un entité complètement à part, et c'est exactement de cette façon que les Témoins de Jéhovah le voient et pourquoi ils traduisent le mot «dieu» avec une lettre minuscule pour indiquer que l'autre entité qui se tient devant Dieu, d'après leur interprétation, est un petit dieu. C'est aussi la raison pour laquelle ils disent que Jésus est un être créé au début des temps comme un petit dieu car ils se basent sur Prov. 8:22-24. Or le texte ne supporte pas une traduction basée sur la distinction, mais sur l'uniformité démontrant ainsi que les Trinitaires sont dans l'erreur autant que les Témoins de Jéhovah. Les Écritures indiquent clairement et à maintes reprises que Jésus est Dieu et que Jésus est la Parole manifestée dans la chair comme Fils unique (v.14), il n'y a aucune distinction ici mais un seul Dieu qui se révèle dans la Personne unique de Jésus-Christ. Il est question aussi du mot «unique» que nous voyons en italique dans la traduction de la Bible de Machaira. Il s'agit de l'article «ton» qui est généralement ignoré par les traducteurs quoiqu'il se trouve dans le Grec de ce passage. Ce terme est considéré comme un adjectif démonstratif qui met l'emphase sur un sujet donné pour indiquer l'unicité du sujet qui précède «προς» (expression) à celui qui l'accompagne «θεον» (Dieu), et dans ce sens il porte la notion de «l'UN» ou «l'UNIQUE». Il signifie ainsi «le» ou plus précisément «l'unique», et dans la structure de la phrase de ce passage, la traduction donne: «l'expression unique de Dieu». Il n'existe aucune raison valide pour qu'il ne soit pas traduit, car il met l'emphase sur l'unicité de la Parole avec Dieu, enlevant toute distinction entre les deux, indiquant qu'ils sont identique. La seule raison que les traducteurs orthodoxes ne le traduisent jamais, est pour préserver l'illusion de distinction entre la Parole et Dieu qui sont considéré comme étant deux personnes distinctes dans leur théologie trinitaire putride. Pour atteindre leur but abominable ils vont jusqu'à falsifier la Parole de Dieu.

 

Bible Machaira - Gal. 1:3 La grâce et la paix pour vous, de sa part, le Dieu, le Père et Seigneur de nous tous, JÉSUS LE MESSIE,

Bible Ostervald - Gal. 1:3 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ,

Comme nous voyons, la Bible de Machaira a changée l'expression «de notre» pour celle «de nous tous» qui se trouve dans le Grec original, puis l'a placé après le mot Seigneur pour but de fidélité et de clarté. Le résultat est évident, l'impression d'une distinction entre le Père et le Seigneur Jésus-Christ disparaît, et la pureté de l'original ressort davantage à la gloire de Christ. Remarquons aussi que l'article «de» (de notre Seigneur) qui fut ajouté par les traducteurs dans l'Ostervald et la Martin ne s'y retrouve plus, remettant le texte dans son état de pureté originale. On ne cesse d'être étonné devant la duplicité des trinitaires avec leurs aberrations subtiles et absurdes. Voici le même passage dans le Texte Reçu Grec: χαρις υμιν και ειρηνη απο θεου πατρος και κυριου ημων ιησου χριστου.

 

Bible Machaira - Éph. 1:2,3 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et Seigneur, JÉSUS LE MESSIE!

3 Béni soit le Dieu et Père, le Seigneur de nous tous, Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, en le Messie promit;

Bible Ostervald - Éph. 1:2,3 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ!
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ;

Encore ici il est question de l'article «du» dans le v.2 et l'article «de» dans le v.3. La Bible Martin porte l'article «par» dans le v.2 et l'article «de» dans le v.3. Aucun de ces articles n'a été mit en italique pour indiquer qu'ils ne sont pas dans l'original. Les évidences de corruptions textuelles sont criantes, et dire que la fripouilles Évangéliques appellent la Bible de Machaira «une traduction écervelée et une Bible aberrante», montrant qu'ils n'ont aucun respect pour la Parole de Dieu et qu'ils sont des ennemis de la vérité. Le texte Grec de ce passage, comme de tous les autres, montre clairement que la Bible de Machaira suit l'original sans falsifications ni corruptions:

1:2 χαρις υμιν και ειρηνη απο θεου πατρος ημων και κυριου ιησου χριστου
1:3 ευλογητος ο θεος και πατηρ του κυριου ημων ιησου χριστου ο ευλογησας ημας εν παση ευλογια πνευματικη εν τοις επουρανιοις χριστω

 

Nous pourrions continuer dans les salutations de tous les Épîtres de Paul, la même chose se répète en chacune d'elle. Inutile aussi d'ajouter tous les autres passages qui ont été épurés et révisés, ils sont trop nombreux et demanderaient un livre à eux-mêmes. Nous avons amplement prouvé notre point et nous nous en remettons à la grâce de Dieu, le priant qu'il ouvre les cœurs enténébrés de ceux qui s'opposent à l'amour de la vérité et qu'il leur accorde le pardon et la grâce de son salut, si cela est encore possible car plusieurs ont blasphémés contre son Saint-Esprit en s'attaquant à sa Parole.

 

LA RÉVÉLATION DE DIEU LE PÈRE

Personne n'a jamais vu L’ESPRIT DES VIVANTS; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair. (Jean 1:18); «C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés.»... «Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du Père dont il était l'enveloppe visible. (Jean 8:24,27)

 

C'est un réveil très brusque et inattendu des Saintes-Écriture dont la rudesse saisit notre conscience d'étonnement, et qui devrait susciter votre attention à moins que vous ayez la conscience cautérisée au fer rouge (1 Timothée 4:1,2). Dans un tel cas vous seriez sans espérance et destiné à la perdition éternelle. Nous parlons ici de l'existence de Jésus-Christ qui n'est pas un simple point de spéculation, ce n'est pas une chose indifférente que vous y croyez ou non; mais de ce qui concerne votre salut éternel, car si vous ne le croyez pas qu'il est le Grand JE SUIS, le YéHoWaH de Gloire, l'ADMIRABLE, le Père Éternel (Jean 8:27; 14:8,9; Ésaïe 9:5,6), vous mourrez dans vos péchés, et vous devrez comparaître devant le tribunal de Dieu pour recevoir votre condamnation. Ce sujet devrait donc vous intéressez puisqu'il vous concerne directement, vous qui ne croyez pas que Jésus est le Père Éternel manifesté dans la chair comme Fils, et non le faux Jésus d'une trinité hautement spéculative du dieu des philosophes d'une pseudo-orthodoxie. Il ne s'agit pas du Fils de Dieu qui s'est manifesté dans la chair, mais de Dieu Lui-même qui s'est manifesté dans la chair comme Fils (1 Timothée 3:16; Jean 1:1,14), la différence est capitale pour le salut de votre âme. N'est pas que chacun de nous est concerné par ce qui va nous arriver après la mort. Le Seigneur Jésus nous avertis à propos de ceux qui nient sa divinité. Ils mourront dans leurs péchés et porterons sur leur dos tous les péchés du monde entier dans des souffrances sans fin, isolés dans leur malheur éternellement. C'est pour cela que Jésus le répète deux fois dans le texte, afin de plus fortement impressionner ses paroles sur leurs souvenirs. Et qu'est-ce donc mourir dans leurs péchés ? Est-ce peu une question tellement insignifiante qu'elle ne vaut pas la peine pour vous de l'examiner soigneusement ?

 

Mourir au milieu de la corruption d'une vie de péché, être pris avec toutes la culpabilité de celle-ci sur vos têtes, et d'être trouver après la mort sans expiation, avec l'absence d'un Médiateur qui veut vous protéger de la juste indignation du très saint Dieu qui vous tiendra responsable de toutes les conséquences de vos iniquités, n'est certainement pas une chose à désirer. Mais pourtant plusieurs refusent d'examiner les circonstances d'une telle profondeur de la misère qu'ils devront subir. Le péché et la misère sont inséparablement liés, et aucun ne peut vous délivrer du péché et de son fardeau insupportable qui vous écrase de plus en plus dans l'abîme vertigineux de vos doléances. Mais celui qui est venu ôter les péchés de cette disposition mondaine; et qui peut vous délivrer en tant qu'homme, doit être Dieu Lui-même qui peut avoir suffisamment de mérite dans son sacrifice sur la croix pour vous racheter de tous vos péchés et vous libérez de son fardeau et de sa condamnation une fois pour toutes. Par conséquent si vous refuser de reconnaître en Lui le Père Éternel, vos péchés demeurent, et la misère la plus grande doit être votre lot. Vous aurez donc à souffrir parmi les esprits condamnés en enfer pour toujours et à jamais.

 

Chacun de vous est concerné par son bonheur éternel à venir qui a été déterminé d'avance et par conséquent permettez-moi de vous pressez d'examiner la question strictement et solennellement. La divinité de Jésus Christ est le fondement même de la foi chrétienne authentique. Tout repose sur elle, même ce qu'on appelle la morale de l'évangile reçoit son obligation de son être du vrai Dieu. S'il n'y aurait pas de distinction entre le Fils qui est chair et le Père qui est Esprit, le Fils ne serait pas l'enveloppe visible de l'Esprit invisible qui demeure en Lui comme nature divine, si le Fils n'est pas le Père manifesté dans la chair le christianisme serait tout à fait le plus stupide et absurde système de croyance et d'idolâtrie qui n'a été jamais inventé dans le monde. Malheureusement l'Église Chrétienne qui est en réalité l'Église Antichrétienne, a depuis sa formation au Concile de Nicée en l'an 325, toujours reconnu un faux Jésus pour être un dieu Co-égal et Coéternel avec un être divin qui serait supposément «le père» (mais le père des dieux des religions à mystères) comme étant une différente personne d'un Fils imaginaire, et d'un Saint Esprit mystique comme représentation de la déesse babylonienne, puis a offerte des prières et des louanges à l'idole abominable de leurs imaginations philosophiques platonicienne et l'a servi avec chaque acte de culte. Puis l'église d'Angleterre qui a suivi dans les détournements de sa mère «ivre du sang des saints», lui a donné l'honneur divin de la même manière pleine et entière. Ce qui a donné pour résultat que tous honorent le pseudo-fils, deuxième personne du dieu chimérique, comme ils honorent le père fantasmagorique de cette abomination trinitaire du Cerbère mythologique. Pour ceux qui ne le savent pas, le Cerbère était le chien à trois têtes qui gardait les portes de l'enfer et qu'Hercule a tué, dans un de ses douze travaux, afin  de pénétrer dans le Hadès pour sauver une âme et la ramener avec lui à la surface de la terre. Tout cela est figuratif pour indiquer l'enseignement des religions à mystères que l'homme détient lui-même la puissance de la régénération pour revenir à la vie par son propre pouvoir. En d'autres mots il s'agit du salut par les œuvres du désir de la volonté humaine. Ainsi les théoriciens ecclésiastiques, catholiques et protestants, ont descendu le vrai Dieu dans la poussière de l'homme impur, l'ont traîné dans leur soue à cochon ecclésiale puis l'ont recréé à leur image, le forçant à accepter leur définition de son existence éternelle; comme si le seul vrai Dieu avait besoin de théoriciens ecclésiastiques réprouvés, des lâches, des traîtres, des hypocrites, des pervers, des escrocs, et des meurtriers pour valider sa divinité et décrire l'essence de son Existence. Ces chrétiens imposteurs ont souillé le sang de l'Alliance et ont crucifié Christ de nouveau sur l'autel de leurs spéculations philosophiques, s'érigeant ainsi comme des petits dieux sur une foi prétendument chrétienne et biblique qu'ils ont déformés à leur guise.

 

Deuxièmement, «si vous ne le croyez pas, vous mourrez dans vos péchés; c'est pourquoi je vous l'ai dit, que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés.»

Tout d'abord, l'existence de Jésus Christ est déclaré en ces termes, «croire que JE SUIS, que JE SUIS même l'existence de toutes choses et que j'existe par moi-même. J'ai fait toutes choses, et sans moi rien n'existe de ce que j'ai fait. Je suis le Créateur et vous êtes mes créatures. Et le Créateur doit essentiellement exister d'une manière différente de ses créatures. Toutes les choses dépendent de moi, et n'ont qu'une existence dérivés de ce que j'ai fait, et ils continuent tant que je les approuve selon le bon plaisir de ma volonté souveraine. Jamais aucune créature est entrée dans la vie sans mon pouvoir, et quand j'enlève leur souffle, ils meurent, et retournent de nouveau à leur poussière. JE SUIS mon Nom incommunicable et je vie en mon Nom que je révèle seulement à ceux que je désire, car je l'ai déterminé ainsi de toute éternité.».

 

Ainsi, notre Sauveur béni est le grand JE SUIS, le Souverain absolu sur toutes choses, LE PÈRE ÉTERNEL et SOURCE de notre salut. Il existe en dehors du temps d'une manière différente de tous les êtres humains et de toutes les choses, ayant ni commencement ni fin, ne détenant aucune forme ni contour, il est notre ADMIRABLE ESPRIT DES VIVANTS, l'Être des êtres dont l'Existence est insondable. Les écrivains réellement chrétiens, tant peux ils sont, demeurent unanimes dans leur interprétation du nom divin de JE SUIS; ils sont tous d'accord qu'il est en rapport à l'existence de l'essence divine, et est descriptif de cette propriété indépendante parce que l'Éternel a l'existence en lui-même, alors que tous les autres êtres et choses tirent leur existence de lui. Le peuple hébraïque et les Juifs reconnaissaient que ce Nom signifie l'essence qui existe nécessairement. Maintenant, notre Sauveur et Seigneur, Jésus est souvent appelé l'Admirable ou l'Éternel dans l'Ancien Testament, et ainsi l'auto-existence de la nature divine lui est attribué, car il est Lui-même l'ESPRIT DES VIVANTS manifesté corporellement dans la chair comme Fils unique. Ainsi le prophète Ésaïe déclare par l'Esprit de Dieu: «C'est moi, c'est moi qui suis L’ADMIRABLE, et il n'y a point de Sauveur que moi. C'est moi qui ai annoncé la délivrance, qui l'ai donnée, et qui l'ai fait connaître; et ce n'a point été parmi vous un être divin étranger; vous êtes mes témoins, dit L’ADMIRABLE, que JE SUIS L’ESPRIT DES VIVANTS.» (És. 43:11,12). Ces textes disent clairement que Jésus et l'ADMIRABLE, connu comme le Père Éternel par l'ancien Israël, sont un et le même. Il n'y a pas deux sauveurs ici, un qui serait le Père et l'autre qui serait le Fils, ni même trois, mais un seul. Le dieu cerbère de trois personnes adoré par les zigotos ecclésiastiques, n'est donc pas un sauveur mais un fossoyeur et un destructeur (Jean 10:10) dont le désir est votre ruine et votre perdition éternelle. Cet argument est très clair et complet, et sa force peut être résumée ainsi: Jésus Christ est l'Éternel Lui-même, l'Admirable JE SUIS.

 

Or les traducteurs, dont tous supportent la prétendue orthodoxie des théoriciens ecclésiastique qui érigèrent la doctrine insidieuse du Cerbère Nicéen d'origine babylonienne,  ont fait beaucoup de dommage sensible à ce passage des Écritures (Jean 8:24) en mettant les mots «je suis» en lettres minuscules, comme nous voyons dans la Bible tendancieuse de Segond;  ou encore «c'est moi» comme nous trouvons dans la Bible dénaturée de Darby, qui ne reflètent aucunement le sens de l'original détruisant ainsi le principe de l'adoption, et aussi la force de l'argument de Jésus avec les pharisiens qui est de leur parler du Père (Jean 8:27) dont il est la forme ou enveloppe visible. Ce détournement ou déformation de la vérité s'oppose catégoriquement à ce qui est dit à Moïse dans le livre de l'Exode pour la délivrance du peuple d'Israël, ce qui s'applique à nous aussi concernant notre salut en Christ: «Dieu lui dit: JE SUIS CE QUE JE SUIS, et tu diras aux enfants d'Israël, JE SUIS m'a envoyé vers vous.» Ne serait-il pas absurde et abominables de lire les paroles de Jésus autrement que dans le sens: «JE SUIS CELUI QUE JE SUIS, et JE SUIS venu pour votre délivrance de l'esclavage du péché, tout comme il était venu pour délivrer Israël de l'esclavage de l'Égypte. Il s'agit du même Dieu et non d'une deuxième personne imaginaire dans un dieu chimérique à trois têtes. Quand le seul vrai Dieu s'est révélé à Moïse et aux Israélites comme Père Éternel, il était pur Esprit et donc invisible aux yeux de la chair; mais lorsqu'il s'est révélé à nous il avait prit une forme corporelle, se manifestant ainsi comme Fils, engendrement de l'Esprit dans le sein d'une vierge, Dieu même enveloppé de chair humaine et donc visible aux yeux de tous à cette époque de l'histoire. JE SUIS c'était manifesté dans la chair sous le Nom de JÉSUS dont la signification littérale en notre langue est: «JE SUIS SAUVEUR». JÉSUS est le NOM de Dieu de toute éternité, Christ ou Messie est le NOM qu'Il porte dans son ministère de délivrance envers ses élus depuis le début et jusqu'à la fin des temps. Le premier est son identité, le deuxième est sa fonction; un seul Dieu, une seule Personne en Dieu à savoir Jésus-Christ retourné à sa gloire première, en qui nous sommes, par qui nous sommes, et pour qui nous sommes éternellement: «Si vous ne croyez pas que JE SUIS dit le Christ, vous mourrez dans vos péchés».

 

LA COMPLEXITÉ DE LA SIMPLICITÉ

Le théologien Réformé, Louis Berkhof, mentionne dans sa Théologie Systématique: On dit souvent que le Nouveau Testament a présenté un nouveau nom de Dieu, à savoir, Pater (père). Mais ce n’est pas correct. Le nom de Père est utilisé de la divinité même dans les religions païennes. Il est utilisé à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament pour désigner la relation entre Dieu et Israël (Deut. 32:6; Ps. 103:13; Ésaïe 63:16; 64:8; Jérémie 3:4,19; 31:9; Malachie 1:6; 2:10), alors qu’Israël est appelé le fils de Dieu (Exode 4:22; Deutéronome 14:1; 32:19; Ésaïe 1:2; Jérémie 31:20; Osée 1:10; 11:1). Dans ce cas le nom exprime la relation théocratique spéciale dans laquelle Dieu se trouve en Israël. Dans le sens général de l’Auteur ou Créateur, il est utilisé dans les passages suivants du Nouveau Testament: (I Corinthiens 8:6; Ep. 3:15; Hébreux 12:9; Jacques 1:18). Dans tous les autres endroits, il sert à exprimer la relation spéciale ... en Christ comme fils de Dieu dans une métaphysique ou un sens de médiateur, ou la relation éthique dans laquelle Dieu se présente à tous les croyants dans son Alliance spirituelle. Mais ne vous y trompez pas, Berkhof est fortement trinitaire et ecclésiastique dans toute sa théologie, qui malgré ce défaut demeure néanmoins utile pour l'étude en ce que le lecteur peut s'argumenter avec l'auteur dans la formation de ses propres pensées sur les sujets donnés.

 

Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que le Père et le Fils portent le même Nom et qu'ils sont identique. La seule distinction qui s'y trouve est que le Père est Esprit et que le Fils est chair. Malgré cette notion relativement simple qu'un enfant peut comprendre, la grande majorité des gens qui se disent chrétiens ne peuvent en comprendre le sens et s'obstinent dans leur folie à dire que le Père et le Fils sont deux personnes différentes et distinctes l'une de l'autre. Même les plus intelligent d'entre eux, théologiens, exégètes, professeurs, académiques, pasteurs et autres vermines de la sorte, se refusent de voir autrement. La simplicité est une complexité qu'ils ne peuvent surmonter. Étrange créatures qui contestent la simple révélation de leur Créateur. Jésus avait bien dit sur cela lorsqu'il prophétisa: «Je te loue, ô Père, Souverain du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux obstinés et aux rusés, et que tu les as révélé à ceux qui sont discrets.» (Matthieu 11:25). Nous voyons l'accomplissement de cette prophétie à tous les niveaux de notre société, particulièrement parmi les religions dite chrétiennes. Pourtant Jésus dit clairement que le Père est en Lui et non accroché sur le coin d'une étoile à quelque part dans l'univers, où sur une planète mystérieuse qui se nommerait «le Ciel», ou encore dans quelque royaume invisible séparé de notre réalité. Non, le Père est dans le Fils, mais encore faut-il se poser la question: Depuis quand est-il dans le Fils, à quel moment précis a-t-il pénétré en lui ? Ces questions simples peuvent paraître stupides à ceux qui sont perdus dans le labyrinthe de leurs complexités théologiques et philosophiques, mais demandent néanmoins un réponse satisfaisante. Si le Père qui est Esprit est dans le Fils c'est qu'il est en Lui depuis son incarnation, et puisque tel est le cas cela signifie clairement que le Père, qui est Esprit, est celui qui s'est manifesté dans la chair comme Fils. En d'autres mots, le Fils n'existait pas avant ce moment là puisque le Fils est l'enveloppe corporelle de l'Esprit Éternel. Nous entendons les démons dits chrétiens grincer des dents devant cette vérité absolue, les dentistes évangéliques vont surement faire une petite fortune avec cette révélation. Toutefois nous pouvons leur recommander un Denturologue céleste qualifié qui peut leur faire des dentiers très résistants qui leur permettra de manger de la nourriture solide telle que prévue pour les élus. Le Fils ne pouvait exister auparavant en forme distincte de Fils puisqu'il est le Père Lui-même de toute éternité. Jésus est le Père en tant que Fils comme Sainte Présence, et est conscient éternellement de cette triple représentation de Lui-même en Lui-même et par Lui-même. En un sens métaphysique, Dieu renonce éternellement à Lui-même pour se retrouver Lui-même dans son renoncement à Lui-même dans sa triple conscience d'Existence de Lui-même.

 

Or le nom de «Père» signifie littéralement «la Source, l'Origine, le Concepteur qui engendre toutes choses, le Producteur» et désigne proprement «le Créateur, le Fondateur, le Conducteur, le Générateur» ou encore «l'Ancien des jours». Le Père ou plus précisément «la Source» de toutes existences est un «Esprit» éternel et incorporel qui est sans commencement et sans fin, et dont la disposition de son essence comporte les facultés ou dispositions existentielles de la Volonté, de la Parole, et de la Pensée, ce qui fait de Lui un seul Être Vivant. De la Source provient la Vie, de son Expression provient la stabilité de l'Existence, de la Réflexion provient l'assurance de l'Existence. Il y a donc une triple conscience d'existence en Dieu dans l'essence des facultés ou dispositions de sa nature divine, à savoir «sa Volonté, sa Parole, sa Pensée», c'est à dire «la Volition, l'Expression, la Réflexion». Dans cette triple conscience d'Existence, la Volonté est la Vie, la Parole est la Vérité, et la Pensée est la lumière ou réflexion de la Vie et de la Vérité dans l'essence de son Existence éternelle, et non trois personnes distinctes l'une de l'autre comme dans le Cerbère Nicéen des théoriciens. Cette Source d'Existence Suprême n'est évidemment pas un homme corporel et donc n'est forcément pas «une personne», puisque le mot «personne» se rapporte strictement et uniquement à l'homme corporel comme créature, considéré comme un être de chair et os conscient de son existence, possédant la continuité de la vie psychique et capable de distinguer le bien du mal, et dont la caractéristique prédominante est l'individualité. En d'autres mots, le terme «personne» ne peut s'appliquer à Dieu en aucune façon sans violer la vérité de son existence, sauf dans le cas où Jésus s'est formé un corps de chair qui a été par après glorifié ou transformé lors de son exaltation, et attribué tous les aspects de la divinité. Seulement dans ce sens pouvons-nous dire qu'il y a une seule Personne en Dieu et s'il y en a plusieurs c'est que nous sommes tous en Lui, en tant qu'élus comme membres de son Corps Spirituel afin de former une nouvelle race céleste et éternelle. Ces trois consciences en une seule sont éternellement vivantes et ne sont comme trois aspects sans vie d'un même sujet littéraire qui cherche à les expliquer en quelques petits chapitres, car la notion en est inconcevable à l'esprit de l'homme.

 

Mais l'Église dite chrétienne dans toutes ses branches, groupements ou assemblées, s'obstine et insiste que Dieu est une personne et ajoute en plus dans son viol de la vérité, que nous venons de voir, qu'il y a trois personnes distinctes dans son essence et appelle cela un mystère, ce qui est plutôt un blasphème et une aberration des plus odieuses (Apoc. 13:1-6) puisqu'elle a créé Dieu à l'image de l'homme avec sa trinité loufoque qu'elle s'imagine, dans ses délires exaltés, être la vérité même. L'emphase ici est sur le mot «personne» et nous avons vue qu'il est impossible que ce terme puisse être utilisé pour décrire Dieu qui est Esprit (Jean 4:24), car un esprit n'a ni chair ni os (Luc 24:39). Pourquoi donc insister à dire le contraire si ce n'est le fait que l'esprit de la nature humaine déchue recherche constamment à s'élever au niveau de la divinité par la philosophie et par une théologie captieuse et mystifiante, élaborée en principes purement charnel pour donner gloire à l'homme qui en a rédigé les prémisses en un système de pensée purement hypothétique dans le but de dominer sur la foi et les consciences.

 

Or pour expliquer la notion plus clairement d'une triple conscience en Dieu: la Volonté de l'Esprit des vivants est la Volition ou manifestation même de l'existence ou Source de la Vie qui correspond au mot Père (car le mot Père signifie aussi Source); la Parole est l'Expression ou manifestation de l'Existence de l'Esprit des vivants dans la Vérité absolue de la certitude en la Source qui correspond au mot Fils (car le mot Fils porte aussi le sens d'engendrement, de manifester ou mettre en évidence); la Pensée est la réflexion de la Volition et de l'Expression de l'Esprit des vivants dans sa Présence au sein de la lumière de la Source de l'Existence et correspond au Saint-Esprit (car Saint-Esprit signifie aussi Sainte Présence, celle de l'Esprit des vivants qui est Lui-même la Volition, l'Expression, et la Réflexion de sa propre existence). En d'autres mots, la Source est aussi l'Expression en tant que Sainte Présence, il n'y a pas de distinctions dans l'Esprit Éternel; les trois sont une même activité dans la disposition d'une seule Existence Suprême dont la profondeur est insondable. La triple conscience de l'Esprit des vivants éternel s'est manifesté corporellement dans la chair sous le nom de Jésus, l'enveloppe visible de la Source invisible, la seule et unique Personne en Dieu du fait de son incarnation et de son exaltation ou retour à sa gloire première avec son corps glorifié et transformé qui est donné tous les attributs de la divinité. Le principe ainsi expliqué ne viole en aucune façon la vérité sur l'existence de l'Être de Dieu, mais glorifie Jésus comme étant le Dieu Suprême, la Source de toutes existences, c'est à dire «le Père éternel manifesté dans la chair comme Fils». Il ne s'agit donc pas du Fils comme deuxième personne d'une trinité hautement spéculative qui s'est incarné dans la chair, mais du Créateur et Maître de l'univers qui s'est formé un corps dans le sein d'une vierge, se révélant ainsi comme Fils, le seul engendré de la sorte dans toute l'histoire de la race humaine.

 

A Christ seul soit la Gloire