ou mort, produites 1° par des coups (195-214), 2° par un mauvais traitement de
la part d'un chirurgien (215-220) ou d'un médecin (221-223); c) Perte pécuniaire
produite par la négligence d'un vétérinaire (224-225) ou d'un marqueur d'esclaves
(226-227).B. Obligations de contrat, a) Emploi d'ouvriers: l° contrat à forfait (228-
267); 2° contrat au jour (268-277); b) Achat d'esclaves (278-282).
Il y a des ressemblances entre le code de l'alliance (Ex 20:22 àEx 23:33) et le code de
Hammourapi: dans les deux les injuressont généralement punies d'après la
lex talionis
(oeil pour oeil,dent pour dent); et dans le détail, on peut comparer Ham. 250s avecEx
21:28
et suivant
; Ham. 8 avec Ex 22:1; Ham. 21 avecEx 22:2; Ham. 57s avec Ex 22:5;
Ham. 266s avec Ex22:9-13, etc. Cependant le code babylonien contient seulement
deslois civiles, pénales et commerciales, tandis que le code bibliquecontient des
sections de caractère purement moral et religieux. Il ya aussi beaucoup de différences
de détail qui font entrevoir deuxcivilisations assez différentes. Il n'y a donc pas de
raisonsuffisante pour supposer que le législateur biblique a connudirectement le
recueil des lois babyloniennes. Pour l'Assyrie, nous n'avons pas un code aussi
complet, mais on aretrouvé à Assour trois fragments de codes, dont le premier,
presquecomplet, date de la fin du deuxième millénaire. Le deuxième traite du droit
rural (succession, déplacement desbornes des champs, (cf. De 9:14) creusage de puits
ou cuisson debriques sur le champ d'autrui, etc.); le troisième, du vol et ducommerce.-
-Le premier ne présente pas l'ordre logique des lois deHammourapi et s'occupe surtout
des femmes. Les sujets suivants y sonttraités: vol (1-6); obscénité (7-9); meurtre (10);
adultère (12-18;22s); sodomie (19s); coups portés à une femme enceinte (21; 49-
51);fuite de l'épouse (24); succession (25-29; 46); fiançailles (30-33;47s); mariage d'une
veuve (35); absence du mari (36; 45); divorce(37-38); saisie d'une femme pour dette
(39; 44; 48); habillement desfemmes en un lieu public (40); concubines (41); sorcellerie
(47);avortement volontaire (52); séduction d'une vierge (54s); punition del'épouse (56-
58).
9. Littérature.
Dans la grande masse de documents cunéiformes en langueassyro-
babylonienne que les fouilles ont mis au jour, une très petiteproportion seulement a un
caractère littéraire marqué; le resten'était pas destiné au grand public. Mais même
dans ces productionslittéraires proprement dites, il n'y a rien qu'on puisse
comparer,pour la beauté de forme et la solidité de fond, aux plus belles pagesde l'A.T.
Les ouvrages poétiques que nous connaissons ont étéretrouvés dans les écoles (un bon
nombre sont des copies trèsdéfectueuses des élèves) de Nip-pour, de Sippar, d'Assour,
et même deTell-el-Amarna en Egypte, et dans les bibliothèques royales, dont laplus
complète est celle de Ninive, où Assourbanipal fit réunir descopies des principaux
textes poétiques, magiques, scientifiques, etc.La production poétique est
essentiellement religieuse, liturgique: onrécitait les épopées et on chantait les hymnes
dans le culte desdieux. Il n'y a que de rares fragments de chansons populaires
etseulement la première ligne de quelques chants d'amour (semblables àceux du
Cantique des cantiques) dans un catalogue retrouvé à Assour.Dans le genre épique,
les poèmes plus importants sont le récit de lacréation du monde par Mar-douk après
son combat avec le monstreTiâmat; l'histoire légendaire de Gilgamesh (contenant le
récit dudéluge), le mythe d'Adapa, la descente d'Ishtar aux enfers, etl'ascension
d'Étana au ciel. Dans le genre lyrique nous possédons unbon nombre d'hymnes en