Page 834 - Dictionnaire Westphal

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Psammétik, entre 658 et 651, réussit à délivrer pourtoujours l'Egypte du joug assyrien
et à fonder la XXVI e dynastie,Gygès s'allia avec lui et, privé du concours assyrien, fut
battu parles Cimmériens (652); son fils, Ardys, s'allia de nouveau avecAssourbanipal
en 646. Une lutte féroce entre Shamash-shoum-oukin,soutenu par l'Élam, et
Assourbanipal (652-648), se termina par lesuicide du premier, mais l'Assyrie dut
continuer les opérations enCaldée et en Arabie, et dut entreprendre deux expéditions
trèscoûteuses contre l'Élam (646 et 641), qui ruinèrent complètement cepays et
préparèrent par là les conquêtes de Cyrus. Assourbanipaltriompha ainsi de tous ses
ennemis, son empire atteignit le zénith dela puissance, les arts et les sciences
florissaient comme jamaisauparavant, mais l'Assyrie, saignée par tant de guerres,
allait vitesuccomber sans espoir de relèvement. Les faibles souverains quisuivirent
Assourbanipal virent toutes les provinces se déclarerindépendantes. Enfin Ninive
tomba sous les coups de Cyàxare, roi desMèdes; de Nabopo-lassar, roi de Babylone; et
des Scythes, dans l'étéde 612; Nahum (Na 2-3) chanta sa ruine dans un péan superbe.
La luttese poursuivit jusqu'en 605: à cette date la nation assyrienne cessad'exister.
5.
Institutions politiques.
On peut supposer que, à une époque très reculée, le
clan
était àla base de l'organisation sociale et que le terme sumérien pour roi(
lu-gal
=homme grand) indiquait à l'origine le chef du clan, quisurpassait les autres en
stature, force, intelligence et possessions.Mais déjà au commencement de l'époque
historique nous trouvons enCaldée une organisation territoriale plutôt qu'ethnique: le
pays estdivisé en de petits États, des cités dont le dieu local estthéoriquement le roi,
mais qui sont gouvernés par des gouverneurs
(patesi
ou
isak)
ou des rois choisis par
les dieux eux-mêmeset qui, comme Naram-Sin, reçoivent les attributs de la divinité
déjàavant leur mort. Cette apothéose tomba en désuétude à partird'Hammourapi, bien
que ce roi s'appelle encore «le dieu des rois». Cequi était essentiel pour un roi était
d'appartenir à une lignée desouverains légitimes et les usurpateurs devaient avoir
recours à desgénéalogies imaginaires ou bien prétendre avoir reçu des dieux
unevocation spéciale à la royauté. Les titres des souverainscorrespondaient
théoriquement à l'étendue de leurs domaines: roid'une ville, roi de Sumer et d'Accad,
roi des quatre régions(Babylonie, Élam, Amurru et Assyrie), et enfin, en Assyrie, roi
dumonde
(shar kishshati).
Comme chef de l'État, le roi s'occupaitdes relations avec les
autres États, de l'administration de lajustice, de la conduite de la guerre, du
développement agricole etcommercial du pays, de la construction des temples et des
palais, duculte public. La correspondance de Hammourapi nous montre les
milledétails qui retenaient l'attention du roi. D'ailleurs l'armée desfonctionnaires alla
croissant et devint une bureaucratie trèsdéveloppée dans l'empire des Sargonides.
Dans le palais royal, il yavait un majordome, un échanson, un panetier en chef, un
chef desprovisions, mais ces titres avaient perdu leur significationprimitive et
indiquaient simplement de hauts fonctionnaires ou dehauts officiers (cf. le «rab-
shakè», échanson, dans 2Ro 18:17).Parmi les hauts fonctionnaires, il faut aussi