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inscriptions découvertes près de Palmyre, et qui datent du commencement de
l'ère chrétienne, paraissent être aussi de l'araméen. Les officiers d'Ezéchias
prétendaient connaître cette langue (2 Rois, XVIII, 26. Esaïe, XXXVI, 11)
(l'original porte araméen et non syriaque); et ce qui prouve qu'elle était aussi en
usage à Babylone lorsque l'empire babylonien florissait, c'est surtout le livre du
prophète Daniel.
Le caldéen et le syriaque sont deux dialectes issus de l'araméen proprement
dit. Le nom de langue caldéenne ne fut donné au dialecte araméen parlé à
Babylone que parce que les Caldéens étaient au pouvoir et que la dynastie de
Nébucadnetsar était caldéenne; mais c'est une désignation inexacte; la langue
réelle des Caldéens, celle dont il est parlé dans Dan., I, 4, était, comme on peut
le voir par les noms propres, tout-à-fait étrangère à la famille sémitique, et
n'avait aucun rapport avec le dialecte araméen du même nom que l'on devrait
appeler plutôt le dialecte babylonien. Tout ce qui nous reste de cette langue se
trouve dans la Bible (Jér., X, 11. Dan., Il, 4; VII, 28. Esdras, IV, 8; VI, 18; VII,
12-26), dans les Targums, dans les écrits des rabbins et dans les liturgies
juives.
Le caldéen si pur d'Onkélos est appelé babylonien, en opposition au langage
des Targums postérieurs, qu'on désigne sous le nom de dialecte de Jérusalem
ou de Palestine, et qui n'est en effet qu'un mélange d'hébreu et de syriaque.
Quant à cette dernière langue, le syriaque ou l'araméen occidental, elle n'est
guère connue que depuis l'ère chrétienne; elle se conserva ou se développa
parmi les chrétiens d'Emesse et des environs; les Juifs de l'époque apostolique
la parlaient généralement, et plusieurs mots appartenant à ce dialecte ont
passé dans le texte même du Nouveau-Testament. Le syriaque eut de bonne
heure une littérature ecclésiastique et théologique dont le point de départ fut
peut-être la version du Nouveau-Testament, connue sous le nom de Peshito.
S'il disparut vers le treizième siècle comme langue vivante, il s'est conservé
comme langue ecclésiastique dans presque toutes les sectes chrétiennes de
l'Orient, et les Maronites du Liban s'en servent encore comme langue savante
et écrite.