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nous révéler d'autres vérités encore; sans doute aussi la vérité qu'elle proclame
peut nous frapper par sa grandeur et sa sublimité. Mais ce ne sont là que des
choses secondaires. C'est pour enseigner, convaincre, corriger, instruire, que
l'Ecriture a été inspirée. Toute étude peut être utile; une seule, celle-là, est
nécessaire. C'est d'elle qu'il est écrit: “Embrasse l'instruction et ne la lâche pas;
garde-là, car c'est ta vie (Prov., IV, 13).”Il en résulte:
1°
Que nous ne devons pas demander à l'Ecriture-Sainte autre,chose que ce
qu'elle veut bien nous donner. Il en est qui cherchent les morts parmi les
vivants, dit lord Bacon, et qui cherchent dans la Bible des renseignements de
philosophie naturelle ou de science humaine. D'autres voudraient lui arracher
les secrets de Dieu, et l'interrogent sur un avenir dont les détails ni les temps
ne nous ont point été révélés. La Bible refuse de répondre à ces questions, ou
profanes, ou indiscrètes; elle ne répond qu'à cette seule question: Que dois-je
faire pour être sauvé?
2°
Le devoir du chrétien est de mettre en pratique toutes les vérités révélées,
les appliquant à tous les détails de la vie. La foi ne peut se séparer des oeuvres.
Il est mal de repousser la vérité; il est mal aussi de rejeter la morale
évangélique; il n'est pas moins mal de les disjoindre en isolant l'une de l'autre.
La vertu n'est complète que lorsqu'elle est en quelque sorte moulée sur la
vérité.
.
§ 68. La Bible n'est pas en désaccord avec la science.
- De ce qui précède
sur le but exclusif de la Parole de Dieu, l'on aurait tort de conclure que pour
tout le reste elle participe des faiblesses humaines, et que dès qu'elle redescend
de sa sphère céleste pour parler le langage des hommes, elle leur emprunte
leurs erreurs et cesse d'être inspirée par la sagesse souveraine. Ce que nous ne
serions pas en droit de lui demander, elle nous le donne encore dans son
inépuisable richesse.
Alors que tous les anciens systèmes religieux ou philosophiques, alors que les
sages de toutes les nations de l'antiquité, alors que les Pères de l'Eglise eux-
mêmes fourmillent d'erreurs astronomiques ou géologiques, la Bible subit, sans