Page 944 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— On sait quel était et quel est encore le luxe en pierreries des rois de l'Orient, et ce n'est pas une chose
rare ou inouïe de voir ces monarques donnant audience, tellement surchargés de joyaux de toutes
espèces, qu'on peut à peine distinguer les différentes parties des vêtements ainsi déguisés.
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PI-HAHIROTH
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(passage de la liberté), campement des Israélites à leur départ de l'Égypte; il était situé entre Migdol et la
mer Rouge, Exode 14:2,9. Nombres 33:7; mais on ne peut déterminer davantage sa position. D'après
Shaw, il aurait été dans l'étroite vallée de Bédéah, à 5 milles de Suez; d'après Pococke, il serait identique
avec la ville d'Arsinoë ou Cléopatris. Si Étham est le Bir-Suez actuel, comme le présume Bois-Aymé dans
sa Description de l'Égypte, VIII, 113, Pi-Hahiroth pourrait être le village de Hadjeroth, situé à 3 milles de
là; en le faisant précéder de l'article pi, ce serait en effet presque le même nom.
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PILATE
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(Ponce), que Théophylacte croit avoir été originaire du Pont, à cause de son nom de Pontius, que d'autres
font natif du Dauphiné, d'autres enfin de Rome, ou au moins de l'Italie, fut, selon les uns, le cinquième,
selon d'autres, le sixième procurateur de la Judée; il succéda à Valérius Gratus vers l'an 25 ou 26 de l'ère
chrétienne, gouverna pendant dix ans sous le règne de Tibère, donna, par des mesures arbitraires et
violentes, naissance à plusieurs émeutes des Juifs, qui crurent voir leur religion menacée (Flavius Josèphe,
Antiquités Judaïques 18, 3, 1; 4, 1. Guerre des Juifs 2, 9; 2), fit massacrer un grand nombre de Samaritains
dans le village de Tirabata, à l'occasion d'un rassemblement du peuple qui, sous la conduite d'un
imposteur, se disposait à monter sur le Guérizim pour y chercher des trésors enfouis; accusé devant
Vitellius, gouverneur de la Syrie, il fut suspendu de ses fonctions et envoyé à Rome pour y rendre compte
de sa conduite à l'empereur; il n'y arriva qu'après la mort de Tibère, qui eut lieu le 16 mars de l'an 37. Dès
lors on n'a rien de certain sur la fin de sa vie; quelques traditions douteuses portent qu'il fut envoyé en
exil à Vienne, dans les Gaules, et qu'il s'y donna la mort en se précipitant; d'autres, plus incertaines
encore, disent qu'il fut décapité sous Néron; d'autres enfin portent qu'il se jeta dans un petit lac de la
Suisse, situé sur la montagne à laquelle il a donné son nom.
Parmi les cruautés qui lui furent reprochées, l'Évangile n'en rapporte, qu'une seule, Luc 13:1, la mort de
quelques Galiléens dont il mêla le sang avec leurs sacrifices. Fut-ce un massacre ou un supplice? Les
termes dont se sert l'historien sacré favorisent plutôt la première supposition; mais ils sont trop vagues
pour pouvoir suppléer au silence de l'histoire contemporaine, et ils ne peuvent se rapporter ni à l'émeute
suscitée par Judas Gaulonite, qui enseignait que les Juifs ne devaient pas payer le tribut à des princes
étrangers, ni à celle que fit naître Pilate par son projet de construire un aqueduc aux dépens du trésor du
temple, ni au rassemblement de Guérizim, qui n'eut lieu qu'après la mort de Jésus. Pilate fit tuer des
Galiléens dans le temple pendant qu'ils sacrifiaient, c'est tout ce que nous apprend l'énergique et belle
expression de saint Luc; mais cet acte de violence s'est perdu au milieu de toutes les autres iniquités de
Pilate, dont l'administration, souvent brutale et tracassière, a continuellement troublé le repos de la Judée,
mais a pu se justifier parfois en présence des préjugés et de l'esprit opiniâtre et irritable de la nation qu'il
gouvernait. Du reste, il n'a rien fait de grand, et son nom serait resté obscur comme celui de tant d'autres
personnages, sans le rôle qu'il a joué dans l'histoire de la passion de notre Seigneur. Il habitait Césarée,
mais selon l'habitude des magistrats romains résidant en Palestine, de se rendre à Jérusalem aux époques
des fêtes solennelles, soit pour surveiller les mouvements populaires, soit pour se procurer le spectacle de
ces solennités, soit simplement pour faire acte de présence, il s'était rendu à Jérusalem pour la fête de
Pâque. Il se trouvait au prétoire au moment ou les sacrificateurs et les anciens, craignant d'entrer dans sa
demeure, lui amenaient Jésus: il sortit au-devant d'eux, leur demanda quel était le crime de l'accusé, et ne
reçut qu'une réponse évasive: il ne s'en contenta pas, et les anciens, obligés de formuler une accusation,
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