Page 638 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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3.
Joram, neuvième roi d'Israël, second fils d'Achab et de Jézabel, monta sur le trône à la mort de
son frère Achazia, et régna douze ans (896-884). Il n'imita pas entièrement les égarements de son père,
mais n'alla jamais jusqu'à une réforme véritable de ses mœurs et de celles de son royaume. Il renonça au
culte de Bahal, mais conserva celui des veaux d'or, qui paraît avoir été comme le fondement de la
politique d'Israël, sa base à défaut de la base théocratique. Les Moabites s'étaient révoltés contre Israël
peu de temps après la mort d'Achab; grâce au secours de Josaphat, roi de Juda, et surtout à celui du
prophète Élisée, dont les divins avertissements le mirent longtemps à même de déjouer les plans et les
projets de ses ennemis, Joram réussit à ramener les Moabites à l'obéissance. Élisée lui rendit de plus
grands services encore dans ses guerres contre les Syriens, qui envahissaient continuellement ses états,
qui finirent même par assiéger sa capitale Samarie, et lui firent souffrir toutes les horreurs de la famine
(Sermon de Gaussen). Il reçut une grande blessure dans une de ces campagnes, se retira à Jizréhel pour
s'y faire soigner, laissant son armée sous les ordres de Jéhu, et bientôt après fut assassiné par ce même
Jéhu, que, sur l'ordre de Dieu, Élisée avait oint roi d'Israël, 2 Rois 3-9. C'est sous le règne de ce prince
qu'eut lieu la guérison miraculeuse de Naaman; d'autres miracles encore, également admirables, ont été
faits sous ses yeux; le ministère et les soins d'Élisée semblaient appeler ce fils d'Achab à se repentir et à se
soustraire ainsi, lui et ses descendants, aux coups d'un Dieu si puissant, et si terrible quand on l'irrite;
mais ces appels furent vains, Joram ferma les yeux, et sa dynastie, la quatrième d'Israël, fut vouée à la
destruction.
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JORIM,
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fils de Matthat, un des ancêtres de Jésus par Marie, Luc 3:29, du reste inconnu.
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JOSAPHAT
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(jugement de l'Éternel),
1.
le quatrième roi de Juda, fils et successeur d'Asa, régna vingt-cinq ans (914-889), et fut
certainement l'un des meilleurs princes que ce royaume ait possédé. Son histoire nous est rapportée avec
beaucoup de détails dans le livre des Chroniques, 2 Chroniques 17-20, dont l'auteur s'est plu à conserver
le souvenir de tout ce que Josaphat fit pour bannir l'idolâtrie et restaurer le culte du vrai Dieu. Il s'occupa
avec zèle d'une bonne organisation de la justice; il construisit des forteresses, établit des greniers publics,
créa des magasins de blé; en même temps il se rappela l'essentiel, il n'oublia pas de pourvoir au bien-être
spirituel de son peuple, en chargeant des lévites de répandre partout l'instruction religieuse. Sa piété, sa
confiance entière dans le secours du Dieu de ses pères, se manifesta d'une manière particulière, lorsque,
menacé par une peuplade arabe, il convoqua tout son peuple à un grand jeûne national, 2 Chroniques 20,
qui fut de navire à laisser dans l'âme de tous une profonde impression. Le succès justifia sa confiance, et il
eut le bonheur de voir triompher ses armes contre les Syriens. Mais, d'un autre côté, l'alliance et les
relations trop intimes qu'il forma avec l'impie Achab, roi d'Israël, furent de sa part un acte de faiblesse qui
ne lui attira que des revers, en particulier lorsqu'ils entreprirent d'équiper une flotte à frais communs. La
flotte des deux rois réunis fut brisée par une tempête dans le port d'Hetsjon-Gué-ber, et Josaphat,
comprenant cette leçon, refusa, malgré les instances d'Achab, de renouveler cette entreprise. C'est ainsi
que l'on peut très bien concilier les passages en apparence contradictoires de 1 Rois 22:50; 2 Chroniques
20:35. L'alliance qu'il forma plus tard avec Joram fut plus heureuse; la campagne qu'ils firent ensemble
pour soumettre les Moabites révoltés fut couronnée de succès, mais Dieu lui montra par des miracles que
c'était à sa faveur seulement, et non point aux forces de son allié, qu'il était redevable de ses victoires, 1
Rois 22:41; 2 Rois 3:14; 2 Chroniques 17:10. Sa mémoire est restée bénie et respectée, 2 Chroniques 22:9, et
l'on peut dire qu'il fut à la fois homme de bien et homme de talent, vaillant à la guerre, sage pendant la
paix. Juda n'a peut-être joui sous aucun de ses rois d'autant de bonheur que sous Josaphat.
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