Page 632 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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Il n'y a donc que deux dates principales entre lesquelles il faille opter: ou le livre de Job est fort ancien, ou
il est tout à fait moderne; et alors le choix n'est nullement douteux. Quanta des hypothèses de détail sur le
temps et la personne de Fauteur, il serait absurde d'en faire; on ne peut rien décider que négativement.
Quelques Allemands modernes, par un esprit d'hyper-critique, ont imaginé de nier l'authenticité de
quelques portions de Job; ils ont rejeté le prologue, l'épilogue, et le discours d'Élihu; (Bærenstein, De
Wette, Ewald). Ils trouvent en particulier qu'Élihu, en répondant à Job, montre qu'il ne l'a pas compris;
«mais, dit Hævernick, toute la question consiste à savoir, puisque ces théologiens ne comprennent pas Job
de la même manière qu'Élihu, si c'est Élihu, ou si ce ne sont pas eux qui ont mal compris. Il leur paraît
encore singulier que Job ne réponde rien à ce discours: c'est probablement que le point de vue de Job est
qu'il ne faut pas répondre quand on se reconnaît battu, tandis que ces disputeurs voudraient qu'on
discutât éternellement.»
En fait de commentaires on n'en a pas beaucoup sur Job; en français, on peut se procurer celui de Bridel
de Lausanne; en allemand, l'un des meilleurs et des plus modernes est celui d'Umbreit, deuxième édition,
bon à étudier pour la langue et pour l'esprit.
Quant à la maladie de Job, c. Lèpre.
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JOBAB.
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1.
Genèse 10:29, peuplade arabe nommée avec Ophir et Havila, mais du reste inconnue. Bochart
compare les Jobarites de Ptolémée, tribu qui habitait la côte orientale de l'Arabie; il suppose avec
Saumaise qu'il faut lire Jobabites, et Michaélis s'est joint à cette idée, mais elle ne tient qu'à un fil.
2.
Jobab, fils de Pérah de Botsra, 1 Chroniques 1:44, ou de Zérah, Genèse 36:33, un des chefs de
l'Idumée. C'est sans aucune raison que quelques auteurs ont voulu l'identifier avec Job.
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JOËL
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(Dieu l'Éternel, ou celui dont l'Éternel est le Dieu).
1.
Fils de Samuel.
— Voir: Abija #1.
2.
Joël, fils de Péthuel, le second des petits prophètes. On ne sait rien de particulier sur sa famille et
sur son histoire. Ce qu'il y a de sûr, c'est que c'est dans le royaume de Juda, et pour ce royaume, qu'il
exerça son ministère prophétique. L'examen de ses prophéties, dans lesquelles on peut reconnaître
plusieurs rapports avec celles d'Amos,
— Voir: p. ex. Joël 3:4; Amos 1:9; et Joël 3:16; Amos 1:2,
a engagé la plupart des critiques à le placer sous le règne d'Hozias, en 758, (Abarbanel, Vitringa,
Rosenmuller, De Wette, Preiswerk). Les circonstances dans lesquelles il prophétisa sont donc celles qui
sont décrites 2 Chroniques 26.
— Le contenu de son livre est assez général, et ce serait mal l'interpréter que de considérer ses prophéties
comme épuisées par tel ou tel événement particulier. Elles annoncent d'abord, sous l'image d'un fléau de
sauterelles, les châtiments que l'Éternel se propose d'envoyer à Juda par le moyen des peuples étrangers;
puis, un retour de la bénédiction divine provoqué par la repentance, l'humiliation sincère du peuple, et
comme le point le plus élevé de cette bénédiction, l'effusion du Saint-Esprit; enfin, comme un autre côté
du tableau, le châtiment des ennemis du royaume de Dieu. La période messianique est dépeinte par le
prophète, et même avec beaucoup de clarté, de vigueur et de magnificence, mais il s'attache plutôt aux
caractères de l'œuvre du Messie qu'à sa personne. Le langage de Joël est élevé et pur; son style est des
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