Page 1091 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— Insurrections, batailles sanglantes, massacres affreux, dévastations inouïes entre l'an 100 et l'an 138 de
notre ère. Cinq-cent quatre-vingt mille Juifs sont exterminés par les gentils; un plus grand nombre de
gentils le sont par les Juifs.
Le troisième sceau:
le cheval noir, emblème de deuil et de calamité. La balance, signe de la rareté des vivres. On pèsera à
chacun sa nourriture exactement, comme cela se fait dans une compagnie réduite à l'extrémité. Le denier
était la journée de l'esclave, et le chénix, ce qu'il lui fallait, à lui seul, de pain pour un jour; à présent,
qu'aura sa famille?
— Grande famine de 138 à 193.
Le quatrième sceau:
le cheval fauve porte la mort, suivie de l'enfer ou sépulcre (hadès).
— De 193 à 270, l'empire a plus de vingt chefs qui, pour la plupart, le gouvernent avec une tyrannie
révoltante. En outre, plus de trente usurpateurs périssent dans le même intervalle avec des multitudes de
leurs partisans. La guerre est suivie de la famine et la famine de la mortalité, qui règne pendant quinze
ans avec une fureur presque sans exemple. Les bêtes sauvages désolent les terres, les hommes se battent
avec des lions, des loups et des tigres.
Le cinquième sceau:
grande persécution dioclétienne. Le sang des âmes sous l'autel crie vengeance: «Jusques à quand,
Seigneur, supporteras-tu ces crimes? jusques à quand tarderas-tu de venger le sang de tes élus, coulant à
flots dans tout l'empire?»
Encore un peu de temps, le sixième sceau sera brisé, Rome idolâtre tombera. Enfin, le septième sceau,
renfermant les sept trompettes et les sept fioles, ou sept plaies, comprend tous les fléaux qui doivent
châtier le monde et toutes les épreuves paternelles qui doivent épurer l'Église, depuis la chute de Rome
idolâtre jusqu'à la grande délivrance des élus, c'est-à-dire jusqu'au millénium.
(Il faut veiller pour ne pas tomber dans l'hérésie des sectes millénaristes. Le millénium est spirituel et se
rapporte au temps de la grâce entre les deux avènements de Christ, et non à un règne littéral de mille ans
sur la terre.)
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SCÉBA, ou Sheba.
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1.
Descendant de Cam et de Cus par Rahma, nommé à côté de Dedan, Genèse 10:7; cf. 1 Chroniques
1:9.
2.
Descendant de Sem et de Héber par Joktan, Genèse 10:28; cf. 1 Chroniques 1:22. La tradition
arabe a conservé cette origine pour une de ses peuplades.
3.
Fils de Joksan, et petit-fils d'Abraham et de Kétura, Genèse 25:3. Il est également nommé à côté de
Dédan. (Quant à Séba, fils aîné de Cus, — Voir: Séba.) Ces trois hommes du nom de Sheba sont-ils
différents? sont-ils des chefs d'autant de peuplades différentes? Rosenmüller le pense, et il retrouve la
troisième famille Job 1:15, où cependant il est plus naturel de l'entendre des Arabes en général, de troupes
d'Arabes. L'identité de nom des deux frères pourrait faire penser à une identité des individus, #1 et #3, si
la descendance n'était pas différente, la première étant camite et la troisième sémite. Quant aux deux
premiers chefs, Michaélis essaie de les fondre en une seule famille, ou plutôt en une alliance de familles,
tellement que le pays de Sheba aurait été habité en partie par des Cusi-tes, en partie par des Joktanides;
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