Page 1090 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— Cette nuée de sauterelles couvrit et ravagea pendant un siècle et demi la chrétienté tout entière, soit en
Orient, soit en Occident; mais deux pays, ceux dans lesquels étaient cachées les vraies Églises du moyen
âge, les Albigeois et les Vaudois, furent presque exemptés de cette plaie, et si les Sarrasins, ayant franchi
les Pyrénées, s'abattirent un moment sur le centre de la France, les Pauvres de Lyon sauvèrent le royaume
par leurs prières et leur fidélité. Charles-Martel, suscité de Dieu, remporta sur les Sarrasins une victoire
décisive sous les murs de Poitiers. Digby fait observer encore «qu'il ne fut pas permis à ces sauterelles de
tuer les hommes, mais seulement de les tourmenter», et qu'en effet, après avoir tourmenté pendant
longtemps les états de la chrétienté qui étaient tombés dans l'apostasie, ils finirent par se retirer sans avoir
pu, ni renverser l'empire romain, ni établir (comme les Turcs le firent plus tard) un empire mahométan
sur les ruines d'un empire chrétien. La durée du pouvoir de ces sauterelles symboliques devait être de
cinq mois prophétiques, c'est-à-dire de cent cinquante ans, et l'histoire nous apprend que cent cinquante
ans après le commencement de la carrière de Mahomet (612), les Sarrasins, fatigués de la guerre et las
d'errer depuis si longtemps, se tournèrent vers l'agriculture, et bâtirent sur les bords du Tigre, en 762, la
ville de Bagdad, à laquelle ils donnèrent le nom de Cite de la Paix, en témoignage de leur nouvelle
résolution. Quant au roi de ces sauterelles, Digby le voit naturellement dans Mahomet lui-même.
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SAVON,
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— Voir: Nitre.
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SCEAU,
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— Voir: Cachet.
Les sceaux de l'Apocalypse 5:9; sq., qui tiennent fermé le livre de l'avenir, désignent le mystère dont les
choses futures sont encore enveloppées, et que Jésus-Christ seul a acquis le droit de connaître et de
pénétrer.
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SCEAUX.
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L'explication suivante des sept sceaux apocalyptiques a de l'intérêt comme résumé des vues d'une école,
l'école allégorique ou école des prophéties accomplies. Nous ignorons si son auteur, M. Guers, persiste
dans ce point de vue qui, à bien des égards, nous paraît trop spirituel. La deuxième édition de son
histoire de l'Église, qui est annoncée, nous dira ce qui en est. Dans tous les cas, l'auteur ferait bien de
justifier par une introduction sur l'étude de la prophétie, un système qui a été bien des fois attaqué et qui
n'a pas encore été solidement défendu.
Les sceaux apocalyptiques, dit-il, paraissent se rapporter à de grands jugements que Dieu déploie, dès les
premiers siècles de l'Église, contre Rome idolâtre et persécutrice, et les autres ennemis de sa parole et de
son nom. Au milieu de ces jugements, l'Église a beaucoup à souffrir; mais les justes fléaux qui châtient le
monde, servent à la purifier.
Le premier sceau:
Jésus, vainqueur miséricordieux, étend partout sa domination spirituelle. Rome païenne voit ainsi se
miner le ténébreux empire de l'idolâtrie. Bientôt elle recevra des échecs d'un autre genre.
Le deuxième sceau:
le cheval rouge, emblème de l'effusion du sang. Jésus, Don plus dans sa grâce, mais dans sa providence,
frappe Rome persécutrice.
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