Page 950 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Voir: Cormoran.
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PLUIE,
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— Voir: Température.
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POÊLE,
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2 Samuel 13:9, instrumenta frire, dont la forme nous est inconnue, mais qui ne peut avoir été
essentiellement différent des ustensiles de même nom dont on se sert dans nos cuisines; elle était d'airain,
si l'on en juge par son étymologie (massreth).
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POÉSIE, Poêles.
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Il est peu de sujets sur lesquels on ait plus écrit que celui de la poésie des Hébreux. Depuis les temps
anciens jusqu'à nos jours, on a écrit les volumes sur la métrique, le rythme et la musique de ces chants; on
les a considérés dans le fond et dans la forme, dans leur contenu et dans la diction; on a recherché la
pensée et son enveloppe; on a distingué les genres de poésie, et l'on a pesé es phrases, les mots, les
syllabes, les lettres. Les poètes et les commentateurs ont consacré, les uns leurs talents, les autres leurs
travaux, à pénétrer bien des mystères, à signaler bien des beautés. Et cet ensemble de travaux qui pourrait
faire croire soit à des découvertes intéressantes, soit à une grande difficulté de la matière, n'a à peu près
rien produit, rien expliqué de ce qui eût dû être expliqué.
Ce que l'on connaît généralement sous le nom de poésie des Hébreux se réduit pour nous au contenu des
livres poétiques de l'Ancien Testament; si nous les divisons d'après les formes de notre esthétique, nous y
trouvons des écrits didactiques et des poésies lyriques, les premiers s'adressant davantage à la réflexion,
les autres au sentiment, au cœur. Quelques critiques, anciens ou modernes, ont voulu voir dans le livre de
Job, et dans le Cantique des Cantiques, une troisième forme de poésie, un germe de poésie épique ou
dramatique; mais ce point de vue, qui embrassait même le Pentateuque, ne résiste pas à l'examen, et,
réfuté depuis longtemps, il est presque généralement abandonné.
— Plusieurs oracles des prophètes sont un mélange de poésie lyrique et de poésie didactique, comme
aussi dans les écrits à proprement parler didactiques, on trouve par intervalles des fragments purement
lyriques.
La poésie a été chez les Hébreux ce qu'eue a été chez tous les peuples du monde; elle a pris naissance
dans de profondes et vives impressions, et s'est manifestée d'abord sous la forme qui exprime le mieux
les émotions de l'âme, sous la forme lyrique; dans le principe, elle s'unissait presque toujours à la
musique, peut être même à la danse, Juges 16:25; 1 Samuel 18:6. De grands événements nationaux, de
grandes victoires, de grandes délivrances, turent les premiers sujets de ses chants, et comme au point de
vue des Hébreux fidèles, toutes choses procédaient immédiatement de Dieu, la poésie lyrique prit dès son
origine une couleur théocratique, elle eut une tendance éminemment religieuse, et avec elle cet élan, cette
hauteur, cette grandeur saisissante qui la caractérise. Il semble que des femmes surtout furent dès les
premiers temps remplies de cet esprit lyrique; nous les voyons, en effet, se produire au milieu du peuple
avec tout t'enthousiasme de l'inspiration, Exode 15:20; Juges 5:1; 11:34; 21:21; 1 Samuel 18:7; Psaumes
68:25. La poésie lyrique atteignit sa plus haute perfection sous David, ce grand maître en qui elle se
personnifia pour ainsi dire, et qui ne fut sans doute pas sous l'influence des écoles de prophètes autant
qu'on a voulu le croire; il l'introduisit avec toute sa grandeur et sa pompe clans le sanctuaire national, où
elle devint un des ornements les plus beaux et les plus .bénis du culte public. Après David, il paraît que
les prophètes et les lévites continuèrent seuls de la cultiver,
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