Page 269 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Les colonnes de la terre, Job 9:6, les piliers du pays, Psaumes 75:3, et les colonnes des deux, Job 26:11,
sont des expressions métaphoriques qui représentent le ciel et la terre comme des édifices bâtis parla
main de l'Éternel, comme des temples du Dieu vivant, taillés à la ressemblance des ouvrages de l'homme,
et soutenus comme ces derniers par des colonnes, cf. Job 38:4-6.
L'Éternel, en envoyant Jérémie prêcher aux Gentils, lui annonce qu'il lui a donné les forces et la
consistance d'une colonne de fer, Jérémie 1:18; dans le Nouveau Testament, Jacques, Céphas et Jean sont
appelés les colonnes de l'Église, Galates 2:9; et Apocalypse 3:12, l'Esprit dit encore: «Celui qui vaincra, je
le ferai être une colonne dans le temple de mon Dieu.» Le sens est le même dans ces trois passages; la
colonne désigne des hommes forts, qui sont les fermes soutiens de l'œuvre du Christ, la force et
l'ornement de la maison de Dieu. Enfin l'Église elle-même est nommée de ce nom par saint Paul, 1
Timothée 3:15, parce qu'elle est le gardien extérieur des vérités divines et des oracles de Dieu.
Quant aux colonnes du temple,
— Voir: Temple.
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COLOQUINTE.
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2 Rois 4:39. Élisée étant venu à Guilgal à l'époque d'une grande famine, voulut faire préparer un repas
pour les prophètes de l'endroit, mais ils furent presque empoisonnés avec un plat de coloquintes
sauvages que quelqu'un avait cueillies et mises dans la chaudière sans savoir ce que c'était. L'homme de
Dieu prit un peu de farine, la jeta dans le potage et le rendit mangeable et sain.
— Les coloquintes sont une espèce de courge ou de concombre sauvage, dont la tige jette autour d'elle
des sarments et des feuilles semblables à celles des concombres de nos jardins, ou à celles de la vigne: le
fruit, dont l'enveloppe charnue est d'un jaune-vert, est de la grosseur d'une orange, mais allongé comme
le concombre, et si amer qu'on l'a surnommé le fiel de la terre; lorsqu'il est mûr, il éclate à la moindre
pression. La ressemblance de la coloquinte avec le concombre a facilement pu faire cueillir l'une pour
l'autre, d'autant plus qu'en temps de famine on n'y regarde pas toujours de très près. Quant au moyen
employé par le prophète pour assainir ce mets affreux, on n'y peut voir qu'un miracle; cependant on sait
que certains légumes, d'un goût amer, perdent cette amertume quand on y mêle de la farine.
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COLOSSES.
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Située sur le Lycus, à 8 parasanges (environ 50 kilomètres) du Méandre, et à 35 kilomètres de Laodicée,
cette ville était une des plus considérables de la Phrygie au temps d'Hérodote. Xéno-phon encore l'appelle
une cité peuplée, prospère et grande. Au temps de Strabon ce n'était plus qu'une ville médiocre, un
bourg, quoique Pline ait pu la classer encore au nombre des villes célèbres de l'Asie-Mineure. Elle fut
renversée par un tremblement de terre la septième année de Néron, 60-61, mais reconstruite
immédiatement. Au onzième siècle, et déjà du temps de Théophylacte, on l'appelait Chônaï (fentes,
fissures), peut-être à cause de la nature de son sol limoneux, qui sèche en été et se crevasse au point que,
près de Colosses, le Lycus disparaît sous terre comme englouti. Au douzième siècle elle avait recouvré
quelques traces de sa première grandeur. Elle fut longtemps une résidence épiscopale. Maintenant ce
n'est plus qu'un gros village qui porte encore le nom de Chonus, avec un château-fort dans le voisinage.
On a varié sur l'orthographe de ce nom, les uns voulant l'écrire Colasses; mais les meilleurs manuscrits,
de même qu'un grand nombre de médailles, l'écrivent comme nous faisons, et leur autorité l'emporte.
Pour la géographie de cette contrée, il faut consulter surtout le commentaire de Steiger sur l'épître aux
Colossiens, p. 13 et 368.
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